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la justice suspend les sanctions du CNC, la fermeture de septembre reste en suspens

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la justice suspend les sanctions du CNC, la fermeture de septembre reste en suspens
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Le Tribunal administratif du Centre, à Yaoundé, a rendu, le 1er octobre 2026, l’ordonnance n°048/OSE/CAB/PTA/YDE/2026 accordant le sursis à exécution de sanctions prises par le Conseil national de la communication (CNC) au cours du mois d’août 2026 à l’encontre de responsables et de professionnels du groupe de médias L’Anecdote et de la chaîne Vision 4.

Cette ordonnance, signée par Aïssatou Abdoulaye Oumarou, présidente par intérim du Tribunal administratif du Centre, intervient dans le cadre du recours numéro 215/SUR/G/2026, enregistré au greffe le 19 août 2026 sous le numéro d’ordre 2117.

La procédure avait été engagée par Boni Menyene Philippe, directeur général des médias du Groupe L’Anecdote, et Owona Thaddée Martial, journaliste en service à Vision 4, représentés et assistés par Maître Njambe Agnès Felina, avocat au Barreau du Cameroun. Deux recours, deux objets distincts. Le premier recours, enregistré en août 2026, porte spécifiquement sur les sanctions et mesures restrictives prises par le CNC au cours du mois d’août.

C’est exclusivement dans le cadre de cette procédure que les requérants ont sollicité le sursis à exécution et que le Tribunal administratif du Centre a rendu, le 1er octobre, l’ordonnance numéro 048/OSE/CAB/PTA/YDE/2026. Le second recours est distinct du premier. Il concerne la mesure de fermeture temporaire de l’antenne de Vision 4 intervenue en septembre 2026.

Cette décision du CNC n’est pas l’objet de l’ordonnance rendue le 1er octobre dans le dossier numéro 215/SUR/G/2026. Elle fait l’objet d’une procédure contentieuse autonome, introduite séparément devant le Tribunal administratif du Centre et actuellement en cours d’examen. Il importe donc de ne pas confondre les effets des deux procédures : le sursis à exécution prononcé le 1er octobre porte sur les sanctions d’août et non sur la fermeture de septembre.

Le recours relatif à cette fermeture suit son propre cours juridictionnel et devra faire l’objet d’une décision distincte. En d’autres termes, l’ordonnance du 1er octobre ne statue pas sur la légalité de la fermeture de septembre et ne suspend pas, par elle-même, cette mesure. Le sort juridique de cette dernière relève du recours distinct actuellement pendant devant la juridiction administrative.

Source : Esbimedia

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Le barreau dénonce l’arrestation arbitraire de l’arrestation de 4 journalistes

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Pour Me Dorcas Nkongme, vice-présidente de la commission des droits de l’homme du barreau camerounais, « ces arrestations et gardes à vue illégales et arbitraires sont […]

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Réhabilitation -Route Douala-Bafoussam : Paul Biya autorise la signature d’un accord avec Banque Islamique

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Le chef de l’État camerounais a signé ce vendredi 2 octobre 2026 un décret autorisant le ministre de L’économie, de la planification et de l’aménagement […]

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les enseignants sommés de payer jusqu’à 20 000 FCFA pour financer leur propre Journée mondiale

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les enseignants sommés de payer jusqu’à 20 000 FCFA pour financer leur propre Journée mondiale
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C’est une célébration qui vire à la polémique. À Wum, dans la Menchum, région du Nord-Ouest, enseignants et chefs d’établissements dénoncent une circulaire préfectorale qui leur impose de financer la Journée mondiale des enseignants du 5 octobre.

La circulaire du 29 septembre, signée du préfet Abdoullahi Aliou, fait suite à une réunion préparatoire tenue le 25 septembre à la mairie de Wum. Elle fixe une grille de contributions obligatoires. Ladite grille répartit les montants de contribution en fonction du niveau de responsabilité des personnels éducatifs.

Les délégués départementaux doivent contribuer à hauteur de 20 000 FCFA, les proviseurs 10 000, les inspecteurs d’éducation de base 15 000, les directeurs du premier cycle 7 500, les délégués d’arrondissement 5 000, les directeurs d’écoles publiques 3 000, les enseignants du public 2 500 et les enseignants du privé 2 000 FCFA. Toutes les sommes doivent être remises au deuxième adjoint au préfet. Aucune mention du caractère volontaire, aucun budget détaillé, juste la précision, pour le « succès de l’événement ».

La mesure qui suscite l’indignation auprès des enseignants interroge quant à la finalité de la collecte au moment où le domaine éducatif traverse une période de turbulence depuis des années. Cette contribution imposée résonne comme une provocation pour un corps enseignant qui, depuis 2022, multiplie les cris d’alarme.

On se souvient du mouvement « On a Trop Supporté » (OTS) lancé en février 2022 par les enseignants du secondaire. En 2023, le mouvement OTA « On a Trop Attendu » du primaire a pris le relais, avec presque les mêmes doléances. Leurs revendications restent d’actualité : des mois, voire des années sans salaire pour les nouvelles recrues, bloquées par le système de gestion des personnels de l’Etat ; des avancements et reclassements gelés ; des primes d’enseignement dérisoires ; des rappels d’arriérés de salaires jamais payés ; un statut particulier de l’enseignant jamais adopté ; des états généraux de l’éducation jamais organisés.

Dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, à ces difficultés nationales s’ajoute la crise anglophone : écoles incendiées, enseignants enlevés ou tués, déplacement forcé. Dans ce contexte, demander à un enseignant de débourser 2 500 FCFA pour financer les discours ou pour fêter à la place de réfléchir sur l’amélioration de ses conditions de travail et de vie est mal perçu par plus d’un.

À Wum, les enseignants ont le sentiment de financer eux-mêmes l’hommage que la Nation est censée leur rendre. Un symbole, disent-ils, d’un système qui leur demande toujours plus tout en leur donnant toujours moins.

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