Connect with us

Actualités locales

la CDHC alerte sur les nouveaux dangers de la désinformation au Cameroun

Published

on

la CDHC alerte sur les nouveaux dangers de la désinformation au Cameroun
Spread the love

Dans une déclaration de 13 pages signée le 30 septembre 2026 à Yaoundé par son président James Mouangue Kobila, la Commission des Droits de l’Homme du Cameroun (Cdhc) fait le bilan à l’occasion de la journée internationale de l’accès universel à l’information. Elle salue les efforts du Mindef et du Mincom contre les fake news, mais s’inquiète de la montée des deepfakes et du silence de certaines administrations.

Chaque 28 septembre, le monde célèbre la Journée internationale de l’accès universel à l’information (JIAUI). Pour 2026, le thème retenu est : « Préserver l’intégrité de l’information à l’ère numérique : le rôle de l’accès à l’information face au désordre informationnel ».

Dans sa déclaration annuelle, la Cdhc rappelle que cette journée est née en 2002 à Sofia, proclamée Journée africaine en 2012, puis Journée internationale par l’UNESCO en 2015 et par l’ONU en 2019. Pour la Commission, l’accès à l’information est un « droit-racine » qui permet d’exercer tous les autres droits.

Ce que la Cdhc salue en 2026

La Commission salue les efforts des pouvoirs publics et de leurs partenaires pour favoriser une information fiable. Il s’agit des Forces de défense face à la cyber-désinformation. A ce sue, la commission fait référence au communique de la Défense du 4 septembre 2026 qui dément un faux communiqué sur les résultats des concours de la Gendarmerie, et celui du 10 juin 2026 qui dément une rumeur virale sur un prétendu commerce de chair humaine à Yaoundé.

C’est aussi le cas du Conseil national de la communication (CNC) dans sa décision du 13 août 2026. Laquelle suspend de trois mois, puis de six mois M. Martial Owona et avertissant le directeur de Vision 4 pour des propos tenus le 2 juin 2026 et jugés attentatoires à la dignité de Me Félicité Esther ZEIFMAN. Une décision récente du CNC suspend la chaine, sanctionne trois journalises du Groupe l’Anecdote.

Dans le même sillage, la commission liste le ministre de la Communication qui a publié une mise au point le 30 juin 2026 pour neutraliser un faux décret nommant un vice-président de la République ; L’Unesco qui a organisé un séminaire le 5 mai 2026 à Yaoundé pour former les lanceurs d’alerte et créateurs de contenus à la communication responsable, et l’atelier du 9 février 2026 à Yaoundé 3 sur l’éducation aux médias et à l’IA (EMA-IA) pour 200 jeunes.

Sans oublier le Minpostel qui a lancé le programme PATNUC le 21 septembre 2026 pour former 15 000 agents publics à la transformation numérique, et le projet InReach pour l’accessibilité des sourds à l’information. Cependant, malgré ces efforts, la commission exprime ses craintes.

Les six grandes inquiétudes de la Commission

La commission demeure préoccupée par la circulation récurrente de contenus faux ou manipulés, qui affecte la confiance dans les sources ; les risques liés à l’IA générative, notamment la production de deepfakes audio et vidéos qui rendent difficile la vérification de l’authenticité ; le fait que plusieurs administrations ne publient pas de manière proactive les informations d’intérêt public.

Leur réticence crée un « vide informationnel qui alimente spéculations et propagation de rumeurs » ; la persistance des disparités territoriales : pas de connexion internet fiable et abordable en zones rurales ; la fragilité économique des médias locaux : coûts de production en hausse, précarité structurelle qui anéantit les capacités d’investigation ; le coût élevé des forfaits data mobiles, obstacle pour les ménages à faibles revenus.

La CDHC recommande pour améliorer

Rappelant que sur les 220 recommandations acceptées par le Cameroun lors de l’Examen Périodique Universel (EPU) le 26 mars 2024, deux concernent l’accès à l’information, la Commission recommande au Mincom de finaliser le cadre législatif général sur l’accès universel à l’information et le soumettre au Parlement, avec des procédures d’accès claires et des voies de recours effectives.

Au Minpostel, Mincom, ANTIC et Minjustice la commission recommande d’élaborer un cadre national pour un usage responsable de l’IA générative, avec des mécanismes de détection des hypertruquages.

Elle recommande aussi aux institutions concernées d’intégrer des modules d’éducation aux médias et à la vérification des faits dans les programmes scolaires, comme déjà expérimenté en Algérie, Kenya et Nigéria ; de renforcer la coordination pour améliorer l’accès à l’électricité, la couverture réseaux et l’accessibilité économique d’Internet, particulièrement en zones rurales ; de s’approprier les outils d’éducation au numérique et systématiser le recoupement des sources avant toute diffusion ;

Aux utilisateurs des réseaux sociaux, elle demande d’adopter des pratiques cybercitoyennes responsables, en substituant « à la culture du partage instantané celle de la vérification de l’authenticité, afin de tarir collectivement les flux de désinformation ».

La Cdhc marque ainsi sa contribution pour améliorer l’accès à l’information, dans un pas où les journalistes sont encore à certains espaces interdis d’accès pour collecter les données.

CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR camerounactuel.com

Click to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Actualités locales

un administrateur des greffes emporté par les eaux au radier du Mayo Kaliao

Published

on

un administrateur des greffes emporté par les eaux au radier du Mayo Kaliao
Spread the love

Le radier du Mayo Kaliao, sur la Nationale N°1 à Maroua, a de nouveau été le théâtre d’un drame.

Dans la soirée du 29 septembre, vers 19h, le véhicule de Njofang Chuekou Angilbert, administrateur principal des greffes au Tribunal de grande instance de Maroua, a été emporté par les eaux. Les sapeurs-pompiers ont retrouvé le véhicule et repêché le corps de la victime mercredi matin.

Les opérations de secours se sont déroulées en présence des autorités locales, dont le maire de Maroua, Dr Sani Babani. Selon des riverains, un conducteur de moto serait également porté disparu et les recherches se poursuivent. Ce nouveau drame relance les préoccupations autour de la sécurité sur ce radier. Les autorités ont annoncé le début prochain des travaux de construction d’un pont afin de renforcer la sécurité et faciliter la circulation.

CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR camerounactuel.com

Continue Reading

Actualités locales

Coopération sanitaire : le Cameroun et l’OMS fixent le cap pour 2025-2029

Published

on

Spread the love

Le ministre de la Santé publique, Dr Manaouda Malachie, a présenté ce 30 septembre 2026 à Yaoundé la 4e Stratégie de coopération pays (SCP) entre […]

Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Actualités locales

une imprimerie clandestine de manuels scolaires contrefaits démantelée à Tsinga

Published

on

une imprimerie clandestine de manuels scolaires contrefaits démantelée à Tsinga
Spread the love

Selon le Chef de la Brigade Nationale des Contrôles et de la Répression des Fraudes, des ateliers du même genre fonctionnent ailleurs dans le pays.

Au quartier Tsinga, à Yaoundé, l’adresse n’avait rien d’une imprimerie officielle. C’est pourtant là que sortaient des manuels scolaires contrefaisants, prêts à rejoindre les rayons des librairies, jusqu’à ce que la Brigade Nationale des Contrôles et de la Répression des Fraudes du Ministère du Commerce, y mette fin.

L’affaire commence par une alerte. Un groupe d’éditeurs saisit le Ministère : les livres agréés par le Conseil National d’Agrément des Manuels Scolaires et des Matériels Didactiques (CNAMSMD) sont copiés, et les copies circulent. Le Ministre du Commerce donne des instructions fermes. Mme Barbara Aline Elemva-Amana, Chef de la Brigade Nationale des Contrôles et de la Répression des Fraudes, lance ses équipes sur tout le territoire.

Avec la Gendarmerie Nationale, les agents visitent des librairies de Yaoundé, Douala et Bafoussam, où des saisies sont opérées. Puis ils remontent la filière jusqu’à sa source : l’usine de Tsinga, aujourd’hui démantelée. Au total, plusieurs milliers de manuels contrefaisants ont été saisis. Les responsables du site ont été interpellés et devront répondre de leurs actes devant la justice. Mais la fermeture de Tsinga n’est pas le point final.

Selon le Chef de la Brigade Nationale des Contrôles et de la Répression des Fraudes, des ateliers du même genre fonctionnent ailleurs dans le pays. « Nous travaillons à les débusquer », déclare Mme Elemva-Amana. Les contrôles se poursuivent et doivent s’intensifier.

CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR camerounactuel.com

Continue Reading

Trending

Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infosCliquez ici