Actualités locales
le géant américain ARM prépare un investissement de 85 millions de dollars au Cameroun

L’entreprise américaine ARM, basée à Washington D.C., est en discussions avancées pour le développement du projet cobalt-nickel-manganèse de Nkamouna, situé dans l’arrondissement de Lomié, département du Haut-Nyong, région de l’Est.
Un investissement initial de 85 millions de dollars est prévu avec une mise en production dans les 18 mois.
Le partenariat minier entre Yaoundé et Washington se renforce. ARM, entreprise spécialisée dans les minéraux stratégiques dont le siège est à Washington D.C., mène des discussions en vue de conclure un accord pour le développement du gisement polymétallique de Nkamouna, localité située dans l’arrondissement de Lomié, département du Haut-Nyong, région de l’Est.
Cet accord prévoit un investissement initial d’environ 85 millions de dollars dans une première usine de traitement modulaire sur le site minier, avec une mise en production prévue dans les 18 mois suivant l’entrée en vigueur du permis, ainsi que des investissements supplémentaires dans des modules additionnels.
ARM apporte son expertise en traitement des minerais, sa capacité de financement et son expérience mondiale. L’initiative bénéficie de capitaux américains, du soutien du gouvernement des États-Unis et d’un engagement en faveur d’un développement responsable, en partenariat avec le Cameroun et une entreprise locale.
Le gisement de Nkamouna, considéré comme l’un des plus prometteurs d’Afrique centrale pour le cobalt et le nickel, est au cœur de la stratégie des métaux critiques pour la transition énergétique.
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Après le Cameroun, le Pape Léon XIV en visite en France

Le souverain pontife est bien arrivé en France ce vendredi 25 septembre 2026. Son avion a atterri peu avant 10h00 à l’aéroport de Paris-Orly, marquant le début d’une visite d’État historique de quatre jours.
Il a été accueilli sur le tarmac par le président Emmanuel Macron et son épouse Brigitte Macron, pendant que toutes les cloches des églises de France sonnaient à l’unisson pour saluer son arrivée. Le souverain pontife s’est entretenu en tête-à-tête avec Emmanuel Macron avant de prononcer un discours très attendu dans la salle des fêtes du palais présidentiel, abordant notamment les thèmes de la laïcité, de la fin de vie et de l’intelligence artificielle.
Pour cette première journée, le pape doit également se rendre au siège de l’Unesco à Paris, avant de rejoindre une grande veillée qui réunira plus de 80 000 jeunes au Stade de France. D’ici au lundi 28 septembre, le chef de l’Église catholique se déplacera également à Saint-Denis, Metz ainsi qu’au sanctuaire de Lourdes.
Le pape Léon XIV a prononcé un discours officiel en français ce vendredi 25 septembre 2026 au Palais de l’Élysée, marquant le début de sa visite apostolique de quatre jours en France aux côtés du président Emmanuel Macron. Devant les autorités politiques, civiles et le corps diplomatique, le premier souverain pontife américain a abordé des sujets géopolitiques et sociétaux majeurs.
Face au retour du « bruit des bottes » en Europe et dans le monde, le pape a insisté sur la vocation de la France à demeurer un « artisan infatigable de paix ». Il a exhorté le pays à assumer son rôle international jugé irremplaçable pour désamorcer les conflits actuels.
Dans un ton direct, Léon XIV s’est exprimé sur les débats éthiques qui traversent la société française. Il a fermement critiqué le recours à l’euthanasie et à la gestation pour autrui (GPA). Le souverain pontife a appelé à un dialogue approfondi pour préserver la diversité des consciences et protéger le tissu social contre les dérives autoritaires.
Le pape a rappelé que la devise française « Liberté, Égalité, Fraternité » ne doit pas se limiter à de simples mots. Il a invité la France à appliquer une « juste laïcité », capable d’intégrer les racines chrétiennes du pays tout en respectant le pluralisme culturel et religieux.
Léon XIV a salué l’excellence des artisans et des institutions impliqués dans le vaste chantier de restauration de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Il a remercié personnellement le président français pour l’attention accordée à ce monument emblématique.
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le sacre de Louis Din Dika Akwa plongé dans une bataille administrative

À quinze jours du sacre de Louis Din Dika Akwa, prévu le 10 octobre sur les berges du Wouri, un point du programme reste bloqué : l’étape rituelle au sanctuaire de Mbanya, considérée par les chefs du canton comme le passage obligé pour que l’intronisation ait une pleine valeur coutumière. Sans cette onction, disent les traditionnalistes, un roi Akwa ne gouverne pas pleinement.
C’est dans ce contexte que les chefs traditionnels du canton se sont tournés, ces derniers jours, vers les autorités administratives du Littoral pour obtenir un feu vert clair sur l’accès au site. Les réponses obtenues se contredisent frontalement. Le gouverneur du Littoral, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua, a donné son accord pour que le rite se déroule « en paix ». Le préfet du Wouri, Sylyac-Marie Mvogo, a lui affirmé qu’aucune cérémonie sacrée ne pourrait s’y tenir.
Le désaccord n’a rien d’anodin. Il s’enracine dans un contentieux administratif ouvert depuis 2020, année où une chefferie de troisième degré avait été créée sur le site par arrêté préfectoral, avant que le Tribunal administratif du Littoral n’annule cet acte en mai dernier, décision aujourd’hui frappée d’appel.
Le Ngondo, l’assemblée traditionnelle sawa, a tranché de son côté en confirmant, dès août, que le sacre se tiendrait bien à Mbanya. Dix-neuf chefs du canton ont tenté, le 19 septembre, une clarification en distinguant plusieurs parcelles sur le site, sans pour autant réconcilier les positions du gouverneur et du préfet.
À ce climat de confusion administrative s’ajoutent des relations personnelles tendues entre les deux responsables, publiquement affichées en mai dernier. Aucune instruction officielle du ministère de l’Administration territoriale n’est venue trancher, à trois semaines d’une cérémonie déjà annoncée aux invités et aux populations sawa.
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deux listes retenues pour la convention du 17 octobre
La Commission électorale du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) a validé deux des trois listes déposées pour l’élection du président national du parti. Le scrutin est prévu le 17 octobre 2026 à l’occasion de la convention extraordinaire à Yaoundé.
Réunie sous la présidence du Secrétaire général adjoint Roger Justin Noah, la Commission électorale du MRC a examiné les dossiers de Djolako Ronnic Bris, Tiriane Balbine Nadège Noah et Binyam Pierre Emmanuel, au regard des dispositions des articles 29(b) et 32 des statuts du parti.
En effet, à l’issue de l’examen, la liste conduite par Tiriane Balbine Nadège Noah a été déclarée conforme à l’ensemble des critères, notamment en matière d’ancienneté, de cotisations et de pièces administratives.
La liste de Binyam Pierre Emmanuel a également été retenue, mais à titre exceptionnel. La Commission a relevé plusieurs irrégularités concernant le dépôt du dossier et la situation des cotisations de certains candidats. Après examen des justificatifs produits, elle a toutefois décidé de l’admettre à la compétition, tout en constatant un reliquat de cotisations de 35 000 FCFA.
En revanche, la candidature de Djolako Ronnic Bris a été rejetée. La Commission a relevé l’absence de cotisations à jour, de caution et de plusieurs pièces administratives requises, ainsi que la non-désignation d’un candidat au poste de cinquième vice-président. Il faut préciser que Djolako Ronnic Bris avait annoncé la veille son retrait de la course et apporté son soutien à Tiriane Nadège Noah.
Selon le procès-verbal signé par les membres de la Commission et deux représentants des trois listes, deux candidatures sont donc en lice pour la présidence nationale du MRC. La Convention extraordinaire est maintenue au 17 octobre 2026, au siège national du parti à Odza, Yaoundé. Le vainqueur succédera à Maurice Kamto, qui a démissionné de son poste le 8 septembre 2026. Un départ justifié par la nécessité de préserver l’intérêt supérieur du parti.
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