Actualités locales
Bientôt le lancement de la phase 2 de l’autoroute Yaoundé-Nsimalen
C’est l’un des projets phares du Mindhu, porté par la ministre Célestine Ketcha Courtès, pour marquer son passage à la tête de ce département ministériel.
Les travaux de la phase 2 de l’autoroute Yaoundé-Nsimalen, longue de 12,3 km, viennent de voir leur budget réévalué à environ 409 à 434 milliards de FCFA, avec une livraison prévue à l’horizon 2030. «Cette réévaluation intervient seulement deux ans après le lancement du projet. En effet, la pose de la première pierre de la phase 2, correspondant à la section urbaine de l’autoroute Yaoundé-Nsimalen, a eu lieu le 18 décembre 2023 à Yaoundé», explique le journaliste Albin Njilo.
Pour lui, la première pierre d’un projet a été posée alors même que son coût global n’était, semble-t-il, pas définitivement arrêté. «Voilà qui soulève une nouvelle fois des questions sur le mode de conception, de budgétisation et de pilotage des grands projets publics au Cameroun. La première phase de l’autoroute Yaoundé-Nsimalen avait démarré en 2014. Initialement estimé à 35 milliards de FCFA, le projet, porté par le MINDHU, aurait finalement coûté 154 milliards de FCFA pour 8 km d’autoroute», explique le journaliste.
«Cette semaine encore, le MINDHU aurait sollicité 225 millions de FCFA auprès du Trésor public pour la réalisation de grilles de sécurité destinées à empêcher l’accès des animaux à l’autoroute. Une enveloppe supplémentaire de 25 millions de FCFA serait par ailleurs destinée au cabinet chargé de superviser les travaux du prestataire qui sera sélectionné. Autoroute Yaoundé-Nsimalen, phase 2 : ce gouvernement a-t-il les capacités de mener ce projet à son terme dans les délais et les coûts annoncés ? Mettons cela en prière», conclut Albin Njilo de Construire Ensemble.
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le parcours du général Nchankou Oumar célébré à Yaoundé

Le Général de Brigade Nchankou Oumar a célébré, le vendredi 25 septembre 2026, sa récente élévation au rang d’Officier Général au cours d’une réception conviviale organisée au restaurant Les Cascades du Mfoundi, à Yaoundé.
Promu par décret présidentiel du 03 août 2026, le nouvel Officier Général a réuni autour de lui famille, camarades d’armes et personnalités de rang pour partager ce moment de fraternité, fidèle à la tradition militaire d’« arrosage » des galons.
La cérémonie, rehaussée par la présence très remarquée du Ministre Délégué à la Présidence chargé de la Défense, a revêtu une dimension particulièrement solennelle, consacrant une nouvelle étape majeure dans la brillante carrière du Général de Brigade Nchankou Oumar.
Cette distinction vient couronner un itinéraire d’excellence militaire, forgé au fil des exigences de la formation académique, du commandement des troupes et de l’engagement sur les théâtres d’opérations.
Ancien élève de la prestigieuse École Spéciale Militaire de Saint-Cyr et breveté de l’École Supérieure de Guerre de Yaoundé, le Général de Brigade Nchankou Oumar s’est constamment illustré par son dévouement à la patrie. Son parcours, riche en responsabilités au sein de l’État-Major des Armées, de la 21ᵉ Brigade d’Infanterie Motorisée et du Bataillon d’Intervention Rapide (BIR), témoigne d’une solide expérience des réalités du terrain et du haut commandement.
Au cours de ces moments de communion, camarades et autorité de tutelle ont salué le parcours exemplaire d’un homme de devoir, mû par le courage et le sens du service. Cette promotion ouvre désormais au Général de Brigade Nchankou Oumar les portes de hautes responsabilités au sommet de la hiérarchie militaire républicaine.
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Actualités locales
Route Maroua-Bogo-Pouss : la clôture du prêt BAD laisse 12 milliards de FCFA d’impayés aux entreprises chinoises

(Investir au Cameroun) – Les entreprises chinoises CGCOC Group et Xinjiang Communication Construction Group, chargées de l’aménagement de la route Maroua-Bogo-Pouss dans l’Extrême-Nord, cumulent environ 12 milliards de FCFA de créances impayées sur leurs travaux. Selon un document présenté lors de la revue des projets routiers à financement conjoint, le 23 septembre 2026 à Yaoundé, cette situation découle notamment de la clôture, le 31 décembre 2024, de l’accord de prêt de la Banque africaine de développement (BAD), alors que les deux chantiers étaient encore en cours.
Depuis janvier 2025, les décomptes correspondant à la contribution de la BAD ne sont plus réglés, indique le document consulté parInvestir au Cameroun. La Banque finance 85 % des dépenses concernées, contre 15 % pour l’État camerounais.
CGCOC Group, titulaire du lot 1, fait état d’environ 9 milliards de FCFA d’impayés. Le document ventile notamment 8 milliards de FCFA sur la part BAD et 849 millions sur la contribution de l’État. Xinjiang Communication Construction Group, qui réalise le lot 2, affiche pour sa part environ 3 milliards de FCFA de créances, avec 2 milliards imputés à la part BAD et 346 millions à celle du gouvernement.
Le problème de paiement est désormais présenté par CGCOC comme la principale contrainte sur son chantier. Lors de la revue du 23 septembre, un responsable de l’entreprise a affirmé que celle-ci n’avait plus reçu de paiement depuis près de deux ans. Le ministère des Travaux publics reconnaît également que des décomptes non réglés ont ralenti l’exécution du lot 1, qui atteint néanmoins 84 %. Les informations publiées par sa cellule de communication situent le coût de cette section à 24,71 milliards de FCFA hors taxes.
Yaoundé demande la réouverture du financement BAD
Pour apurer les arriérés relevant du financement extérieur, le ministère de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire a saisi la BAD par courrier le 20 août 2026 afin d’obtenir la réouverture de l’accord de prêt, selon le document de revue. Le ministère des Travaux publics estime que cette procédure permettrait de reprendre le règlement des décomptes correspondant à la part de la Banque.
Les paiements relevant de la contrepartie camerounaise se poursuivent pour leur part, tandis que de nouvelles ressources sont annoncées au titre de l’exercice 2026.
La réouverture du prêt ne règle toutefois pas à elle seule le financement de tous les travaux restant à exécuter. Parmi les options examinées figure le transfert du reliquat des activités et des ressources vers un autre projet encore actif financé par la BAD, notamment le Projet d’aménagement territorial et de promotion du secteur privé dans l’Extrême-Nord.
La situation intervient alors que les deux lots présentent des niveaux d’exécution très différents. CGCOC Group réalise la section Carrefour Bogo-Guirvidig, longue de 32,86 km, ainsi que des voiries à Bogo et Maroua. Avec 84 % d’avancement, ce chantier est entré dans sa phase finale. Le MINTP a demandé à l’entreprise de renforcer sa mobilisation pour achever les travaux.
Le lot 2, confié à Xinjiang Communication Construction Group, couvre 30,86 km entre Guirvidig et Pouss ainsi que des voiries à Maga et Guirvidig. Il n’affiche que 42 % d’exécution pour un marché de 24,07 milliards de FCFA hors taxes. Le 23 septembre, le ministre des Travaux publics a demandé à l’entreprise de produire un nouveau chronogramme précisant les contraintes, les travaux restant à réaliser et les moyens nécessaires à leur achèvement. Xinjiang a annoncé pouvoir terminer le chantier dans un délai maximal de huit mois.
Les deux marchés s’inscrivent dans la deuxième phase du Programme d’appui au secteur des transports (PAST 2), approuvée par la BAD en novembre 2016. La fiche publique de la Banque classe encore le programme comme étant en cours. Celui-ci comprend également les axes Yaoundé-Bafoussam-Babadjou et Grand Zambi-Kribi.
Ludovic Amara
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le tribunal se déclare incompétent
Le Tribunal de Grande Instance (TGI) du Mfoundi s’est déclaré incompétent ratione materiae (en raison de la matière) le 24 septembre 2026 dans l’affaire opposant le député Jean-Michel Nintcheu à Ferdinand Ngoh Ngoh, Secrétaire Général de la Présidence de la République (SGPR).
Introduite le 28 février 2024 par le biais du Collectif Sylvain Souop, cette action judiciaire de Jean-Michel Nintcheu visait à obtenir un « order of prohibition » (une interdiction judiciaire) à l’encontre de Ferdinand Ngoh Ngoh. L’opposant accusait le SGPR d’usurpation de fonction et de gouvernance illégale à travers l’usage systématique de la formule des « Hautes instructions » présidentielles.
La requête demandait qu’il lui soit formellement interdit de poser tout acte assimilable aux prérogatives exclusives du Chef de l’État. D’après les comptes-rendus, le tribunal a statué par défaut en raison de la non-comparution de Ferdinand Ngoh Ngoh.
Les juges ont relevé que les mécanismes juridiques issus de la Common Law (dont s’inspirait la demande d’« order of prohibition ») ne produisent pas encore pleinement leurs effets dans le système unifié par rapport au droit civil latino-germanique, conformément aux textes régissant l’organisation judiciaire.
Au cours de la même audience du 24 septembre 2026, le TGI du Mfoundi a examiné une seconde procédure portée par le Front pour le Changement au Cameroun (FCC) contre le président Paul Biya, concernant le non-respect du calendrier électoral. Ce volet a quant à lui été renvoyé au 26 novembre 2026.
Focus
Le compte-rendu de Me Hippolyte BT MELI.
Ce matin du 24 septembre 2026,
TGI du MFOUNDI
1- Affaire Hon. NINTCHEU Jean Michel contre Ferdinand NGOH NGOH.
Le Tribunal,
Par défaut contre Ferdinand NGOH NGOH, se déclare incompétent
»ratione materiae »
La requête introduite en date du 28 fév 2024 tendait à obtenir un ORDER OF PROHIBITION du Tribunal, interdisant à Monsieur F. NGOH NGOH l’usurpation des fonctions du Président de la République du Cameroun .
L’apparente uniformisation du droit, Common Law et droit latino germanique, par un texte unique ou unifié, ne produit pas encore ses effets voulus par les dispositions de l’article 18 de la Loi n° 2006/015 du 29 décembre 2006 portant organisation judiciaire.
2- Affaire FCC vs PR/CMR
Le Tribunal,
Renvoi au 26 novembre 2026 pour attendre les réquisitions du parquet.
Par une requête introduite en date du 04 avril 2024, le FCC sollicitait un ORDER OF PROHIBITION, du Tribunal interdisant au Président de la République de continuer à proroger le mandat des députés à l’Assemblée Nationale et de l’inviter au respect du calendrier électoral.
Le Président de la République, lui aussi, comme dans la précédente affaire, est non comparant et ne s’est pas fait représenté par un conseil.
Certainement, les juges et les Procureurs de la République se chargeront de sa défense. Un gros problème qui affecte l’indépendance du pouvoir judiciaire tel que conçu dans un présidentialisme souverain.
Les réquisitions du Parquet restent attendues.
L’opinion sera tenue informée des suites.
Pour le Collectif Sylvain SOUOP
Me Hippolyte BT MELI.
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