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Football : le Roumde Adjia maintient le cap de l’invincibilité des Lions indomptables

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Football : le Roumde Adjia maintient le cap de l’invincibilité des Lions indomptables
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Belle rentrée des classes pour les Lions indomptables ce 24 septembre 2026. Dans l’antre du stade Roumde Adjia de Garoua, le Cameroun a battu les Comores (3-1), en début de campagne éliminatoire de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2027. Les Lions indomptables ont très vite pris de l’ascendant sur leurs adversaires. Si le Cameroun n’a pu trouver le chemin des filets adverses qu’en fin de première mi-temps avec Dave Roy Nyengue (39ème), la suite sera un exercice quelque peu facile. Un second but inscrit par Bryan Mbeumo (47ème), suivi d’une réduction de score comorienne par Omari (51ème).

Un but qui semble libérer les Cœlacanthes qui font douter les Lions indomptables largement remaniés, et avec un groupe presqu’entièrement rajeuni. Beaucoup sont à leur première convocation. Il faudra attendre la 81ème minute pour voir le Cameroun reprendre le dessus, avec le 3ème but signé Dany Namasso, à la conclusion d’un centre d’Yves Tchamadeu. Le Roumde Adjia qui a fait le plein œufs pousse la sélection nationale à l’effort.

Sans Vincent Aboubakar, mais…

En l’absence de Vincent Aboubakar, fraîchement éjecté de la sélection, le public de Garoua a eu droit à deux autres fils du Grand-Nord: Aboubakar Nagida et Saïdou Alioum Moubarak, tous deux alignés au coup d’envoi. Si aucun des deux n’a trouvé le chemin des filets comme semblait le vouloir une certaine tradition, ces deux novices n’ont pas manqué de jouer une partition glorieuse dans la victoire du Cameroun.

5ème match sans défaite

De toutes les façons, David Pagou et ses poulains n’ont pas fait déshonneur au stade Roumde Adjia de Garoua qui vient de confirmer qu’il porte bonheur aux Lions indomptables. Construit en 1978, ce stade a jusqu’ici enregistré des victoires du Cameroun chaque fois que les Lions indomptables l’ont choisi pour affronter leurs adversaires. Avec ce duel Cameroun-Comores, le bilan est de cinq victoires en autant de sorties pour les Lions indomptables.

Leur premier match dans cette cuvette remonte au 17 juin 2007 et comptait pour les éliminatoires de la CAN 2008. Les Lions s’étaient imposés face au Rwanda (2-1), grâce à des réalisations d’Idrissou Mohamadou et de Gérémi Njitap. La seconde victime fut la République démocratique du Congo le 09 octobre 2010, en éliminatoires de la CAN 2012. Les Léopards avaient contraint les Lions indomptables au partage des points (1-1). C’est le seul match à ce jour dans ce bilan qui n’a pas vu la victoire du Cameroun. Treize ans plus tard, en septembre 2023, ce sont les Hirondelles du Burundi qui devaient subir la revanche des Lions indomptables (3-0). Cette victoire qualifiait le Cameroun pour la CAN 2023. En septembre 2024, dans un stade Roumdé Adjia archi-comble, les Lions indomptables démarrèrent la campagne qualificative de la CAN Maroc 2025 sur des chapeaux de roue. Les Brave Warriors de la Namibie étaient neutralisés par le Vincent Aboubakar (1-0), fils du village.

Dans ce groupe G, la Namibie dicte le ton grâce à sa victoire (3-1) sur le Congo. Le match du 29 septembre prochain est une explication difficile entre Lions indomptables et Diables rouges. L’hôte du Cameroun aura à cœur de se relancer après la chute d’entrée face aux Comores. Les lions indomptables feront le déplacement avec pour souci de prendre le contrôle du groupe. Le stade Roumde Adjia a souri aux quintuples champions d’Afrique. A eux de savoir saisir le témoin pour la suite.

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Comment le Cameroun tente de convertir son potentiel agricole en levier d’industrialisation

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Comment le Cameroun tente de convertir son potentiel agricole en levier d’industrialisation
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L’intérêt de cet ouvrage tient d’abord à son approche historique. Les auteurs remontent aux politiques agricoles de la période postcoloniale pour montrer comment l’État a progressivement fait de l’agriculture un instrument de développement, de stabilisation sociale et de création de revenus. L’introduction rappelle que le secteur mobilise environ 70 % de la maind’œuvre active et qu’il a longtemps constitué un socle essentiel de l’économie nationale. Les cultures d’exportation — cacao, café, banane, huile de palme, coton — ont notamment participé à l’insertion du Cameroun dans les échanges internationaux.

Cette trajectoire n’est toutefois pas linéaire. À travers quatre chapitres répartis en deux grandes parties, l’ouvrage met en évidence les politiques publiques successives, leurs résultats et leurs limites. Les auteurs évoquent notamment les plans quinquennaux, les investissements publics, les Zones d’Actions Prioritaires Intégrées (ZAPI), le Programme de Développement Rural Participatif Décentralisé (PDRP) ou encore le Programme National de Développement Participatif (PNDP).

Cette rétrospective permet de mesurer la permanence d’un même enjeu : transformer les politiques agricoles en gains durables de productivité et de revenus ruraux. L’un des apports majeurs du livre réside dans l’identification des contraintes qui continuent de peser sur la compétitivité agricole. Les auteurs pointent l’insuffisance du financement, la faiblesse des infrastructures rurales, les difficultés d’accès aux marchés et aux facteurs de production, les problèmes de stockage et de transport, ainsi que les limites de la transformation locale. Ils soulignent également le déficit d’accès aux technologies de l’information et aux services permettant aux producteurs de mieux valoriser leur offre.

Le propos prend une dimension particulièrement économique lorsqu’il relie agriculture, industrialisation et souveraineté alimentaire. La production agricole ne constitue pas seulement une source d’emplois et de revenus : elle peut également réduire les importations, alimenter l’industrie agroalimentaire et élargir la base productive nationale. L’ouvrage rappelle ainsi que le développement agricole doit être pensé en articulation avec la transformation, le financement, les infrastructures et l’accès aux marchés.

La dernière partie ouvre précisément cette réflexion sur l’avenir. Les auteurs préconisent notamment davantage d’investissements, le développement des infrastructures de transformation, l’amélioration des transports et du désenclavement rural, ainsi qu’une implication accrue des collectivités territoriales. Ils insistent également sur la nécessité de sécuriser le foncier et de favoriser une agriculture respectueuse de l’environnement.

À travers cette lecture du Cameroun agricole, le livre pose finalement une question de politique économique : comment convertir le potentiel agricole du pays en croissance productive, en emplois et en réduction durable de la dépendance extérieure ? Son intérêt réside moins dans la célébration du potentiel agricole que dans l’examen des conditions économiques et institutionnelles nécessaires à sa transformation en véritable moteur de développement.

Fabrice BELOKO

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Patrimoine culturel : Le peuple Mvog Manga en quête d’une reconnaissance nationale de leur festival

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Patrimoine culturel : Le peuple Mvog Manga en quête d’une reconnaissance nationale de leur festival
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Les conditions de cette inscription dans le répertoire national ont récemment été présentées par le ministère en charge des Arts et de la culture.

Pierre Ismaël Bidoung Kpwatt, ministre en charge des Arts et de la culture (Minac) a récemment reçu une délégation composée de quelques autorités traditionnelles venant de la communauté Mvog Manga, basée dans les régions du Centre et du Littoral. Ces membres de l’association Anyang Mvog Manga sont allés solliciter auprès du Minac, la reconnaissance nationale de leur festival qui se prépare.

Lors de l’audience, SM Serge Amougou qui était à la tête de la délégation a indiqué que «prendre en compte notre festival, c’est considérer la culture, c’est avoir une vision très poussée de ce que nous voulons faire pour pérenniser la culture ancestrale en pratiquant les rites, us et coutumes des Ekang en général, des Beti et des Mvog Manga en particulier. Nous voulons tenir à ce qu’il n’y ait pas la disparition des pratiques ancestrales. Notre identité culturelle doit être remarquée et remarquable ».

Cette reconnaissance nationale requiert plusieurs préalables. Marie Thierry Edjoa Akoa, directeur du patrimoine culturel au Minac a expliqué qu’il est nécessaire de disposer d’un ancrage historique culturel. La deuxième condition c’est la gouvernance communautaire. Il faut donc avoir une périodicité fixe connue, un comité d’organisation traditionnel légitime reconnu, une chefferie et la participation effective de toute la communauté.

Comme troisième critère, le festival doit être un concentré de patrimoine vivant avec des rites, danses, chants et savoir-faire originel d’art oratoire, la pharmacopée, la lutte traditionnelle, les contes en langue maternelle.

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Gaz domestique : 5 mesures gouvernementales pour rétablir l’approvisionnement

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Gaz domestique : 5 mesures gouvernementales pour rétablir l’approvisionnement
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Dans une lettre circulaire signée le 23 septembre 2026, le ministre de l’Eau et de l’énergie, Gaston Eloundou Essomba fixe désormais des obligations précises aux différents acteurs, avec pour objectif de corriger les dysfonctionnements constatés et améliorer durablement la disponibilité du gaz domestique pour les consommateurs.

Gaston Eloundou Essomba, ministre en charge de l’Eau et de l’énergie (Minee) a publié le 23 septembre 2026, une lettre-circulaire fixant les prescriptions relatives à l’approvisionnement du marché national en gaz et pétrole liquéfié (GPL). Cette note ministérielle fait suite à de nombreux dysfonctionnements qui perturbe les approvisionnements depuis plusieurs semaines.

Pour mettre un terme à ces dysfonctionnements et garantir un approvisionnement régulier du marché national en GPL et assurer la disponibilité du produit dans les points de vente, le membre du gouvernement prescrits 5 mesures.

D’abord, le strict respect par les importateurs du calendrier prévisionnel des livraisons, tel qu’arrêté par le Comité mensuel de suivi du marché du GPL. Ensuite, le membre du gouvernement prescrit le paiement effectif des factures relatives aux importations du GPL dans le strict respect des délais contractuels.

La répartition des cargaisons de GPL par la Société camerounaise des dépôts pétroliers (SCDP), conformément aux parts de marché de chaque marketer et dans le respect des contrats commerciaux qui ont une prééminence sur les partes de marché. Le Minee recommande la priorisation de la réception des importations destinées aux pays voisins et enfin, Gaston Eloundou Essomba recommande l’obligation pour les sociétés agrées à l’exercice de distribution du GPL de disposer au préalable d’un parc d’au moins 10 000 bouteilles avant tout enlèvement dudit produit à destination des points consommateurs.

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