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Bauxite de Minim-Martap : l’OPA d’A2MP sur Canyon Resources échoue faute d’atteindre le seuil de 75 %

(Investir au Cameroun) – L’offre publique d’achat lancée par A2MP Investments sur Canyon Resources, société australienne qui porte le projet de bauxite de Minim-Martap au Cameroun à travers Camalco, a définitivement échoué. Dans une annonce publiée le 23 septembre 2026, Canyon indique que l’offre, arrivée à échéance le 21 septembre à 19 heures, heure de Sydney, est devenue caduque. Toutes les acceptations reçues sont désormais « nulles et sans effet » et les actionnaires concernés retrouvent la libre disposition de leurs titres.
A2MP avait lancé son offensive le 29 juillet avec une offre en numéraire de 0,05 dollar australien par action Canyon. L’investisseur et ses associés disposaient alors d’un « relevant interest » sur 55,56 % du capital et cherchaient à acquérir les titres restants. L’opération était notamment subordonnée à l’atteinte d’un seuil minimum de 75 %.
Appliqué aux 2 062 115 055 actions composant actuellement le capital de Canyon, le prix proposé valorisait l’ensemble de l’entreprise à environ 103,1 millions de dollars australiens, soit près de 41,8 milliards de FCFA selon le taux de conversion retenu lors du lancement de l’offre.
A2MP n’a pas réussi à rallier suffisamment de minoritaires
L’échec était devenu probable avant même l’échéance. Le 11 septembre, A2MP déclarait disposer, avec ses associés, d’un « relevant interest » sur 1 167 690 402 actions Canyon, soit 56,63 % du capital. Ce chiffre comprenait toutefois des acceptations qui n’avaient pas été traitées en raison des mesures imposées par le Takeovers Panel australien.
Il manquait donc encore 18,37 points de pourcentage pour atteindre la condition minimale de 75 %. A2MP avait alors reconnu que son offre n’avait plus de « perspective raisonnable de succès » et déclaré son prix de 0,05 dollar australien « best and final », sauf apparition d’une offre concurrente.
L’annonce du 23 septembre permet désormais de lever une ambiguïté : les acceptations recueillies pendant l’OPA étant annulées, les 56,63 % annoncés le 11 septembre ne peuvent pas être considérés comme une participation définitivement acquise à A2MP. L’investisseur et ses associés restent néanmoins majoritaires sur la base des titres qu’ils détenaient avant l’opération.
L’offre avait été rejetée par le comité indépendant de Canyon. BDO Corporate Finance Australia, mandaté comme expert indépendant, avait conclu qu’elle n’était « ni équitable ni raisonnable ». Le cabinet avait retenu une valeur comprise entre 0,14 et 0,446 dollar australien par action, avec une estimation privilégiée de 0,32 dollar, soit 6,4 fois les 0,05 dollar proposés par A2MP.
A2MP contestait notamment les hypothèses utilisées pour valoriser les ressources de Minim-Martap qui ne sont pas intégrées au scénario de production initial. L’investisseur avait néanmoins reconnu que la recommandation du comité indépendant et l’évaluation de BDO avaient pesé dans la décision des actionnaires de ne pas apporter davantage de titres à son offre.
L’OPA avait parallèlement été placée sous la surveillance du Takeovers Panel. Le 28 août, cet organisme avait interdit à A2MP, sans autorisation préalable, de traiter les acceptations reçues ou de libérer l’offre de ses conditions. Ces mesures conservatoires visaient à maintenir le statu quo pendant l’examen d’une procédure ouverte à la demande d’un actionnaire minoritaire.
Le prêt de 82 milliards de FCFA reste suspendu
Pour le Cameroun, la disparition de l’OPA remet surtout au premier plan le financement de Minim-Martap. Canyon avait annoncé le 24 août qu’AFG Bank Cameroon avait suspendu les nouveaux décaissements sur la facilité syndiquée de 82 milliards de FCFA accordée à Camalco.
La banque demandait une révision du calendrier de développement, du modèle financier et de plusieurs paramètres du projet, ainsi qu’une visite du site, avant d’envisager de nouveaux tirages. Canyon avait dans la foulée retiré son objectif d’effectuer une première expédition de bauxite au quatrième trimestre 2026.
Dans sa réponse à l’OPA, la société précisait qu’aucun événement de défaut n’avait été constaté sur cette facilité. Son conseil financier Jefferies travaillait parallèlement sur d’autres sources de financement, notamment des mécanismes liés aux contrats d’enlèvement de la bauxite, des prépaiements et l’arrivée éventuelle de nouveaux investisseurs.
Or, l’annonce du 23 septembre consacrée à l’expiration de l’OPA ne signale ni reprise des décaissements d’AFG Bank Cameroon, ni bouclage d’un financement alternatif, ni nouveau calendrier pour la première exportation.
Canyon continue d’évaluer les ressources minérales de Minim-Martap à 1,102 milliard de tonnes, dont 144 millions de tonnes de réserves. L’échec de l’OPA met donc fin, au moins à ce stade, à la tentative d’A2MP d’accroître son contrôle sur Canyon. Il ne résout pas la question qui conditionne désormais le démarrage effectif du projet camerounais : le financement de la suite des travaux et de la chaîne logistique nécessaire à l’exportation de la bauxite.
Baudouin Enama
Lire aussi:
14-09-2026 – Bauxite de Minim-Martap : le Takeovers Panel encadre les échanges d’A2MP avec AFG Bank sur le prêt de 82 milliards de FCFA
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02-09-2026 – Bauxite de Minim-Martap : A2MP conteste une valorisation de l’action Canyon 6,4 fois supérieure à son offre
31-08-2026 – Bauxite de Minim-Martap : un expert indépendant conclut que l’offre d’A2MP sous-évalue l’action Canyon de 84 %
26-08-2026 – Bauxite de Minim-Martap : l’offre d’A2MP pour racheter Canyon contestée en Australie par Jeremy Raper
24-08-2026 – Bauxite de Minim-Martap : AFG Bank suspend ses décaissements, Canyon retire son calendrier d’exportation
30-07-2026 – Bauxite de Minim-Martap : A2MP veut retirer Canyon de la cote et remet en cause la rentabilité du projet
29-07-2026 – Bauxite de Minim-Martap : doute sur la capacité du projet à rembourser la facilité AFG de 82 milliards FCFA
11-03-2026 – Bauxite de Minim Martap : les actionnaires de Canyon Resources bloquent l’entrée d’Afriland au capital
25-09-2025 – Bauxite de Minim Martap : Canyon mobilise 215 millions AUD et accueille le groupe Afriland au capital
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les gendarmes mettent la main sur un réseau accusé d’avoir volé plus de 50 millions FCFA

Le Service de Recherches Judiciaires et de Lutte contre le Grand Banditisme de la Première Région de Gendarmerie a démantelé un réseau de cybercriminels spécialisé dans la vente de faux tickets et billets de voyage ainsi que le piratage de comptes Mobile Money à Yaoundé.
Les investigations ont été menées suite à la plainte d’une dame qui a déclaré avoir payé en ligne une somme de 19 000 FCFA pour l’achat de son ticket de voyage en direction de Douala via une page Facebook de l’agence Touristique Voyages le 30 juillet 2026. Mais le lendemain à l’embarquement, son nom ne figurait pas dans le bordereau de voyage.
Après vérification, les responsables de ladite agence ont constaté que le ticket de voyage a été acheté sur un faux site et cinq autres passagers se sont aussi fait arnaquer par les mêmes individus. La victime s’est également rendu compte que son compte Mobile Money a été débité d’une somme de 230 000 FCFA.
Les recherches, en collaboration avec les éléments de la Garde présidentielle, ont conduit à l’interpellation du cerveau du réseau, le nommé Suffo Patrick, alias « Le Suspendu », au quartier Awae. Son exploitation a permis de mettre également la main sur son complice au quartier Nkomo.
D’après le Capitaine Njalong Nan, Chef Bureau Suivi et Statistiques au SRJ/PRG, le principal suspect est un expert en création de faux sites de voyages nationaux et internationaux et repris de justice, déjà condamné à deux reprises pour les mêmes faits.
Ces présumés cybercriminels avaient pour mode opératoire de créer de faux sites des agences de transport interurbain ou international puis d’exiger à leurs victimes la capture d’écran de la transaction effectuée pour l’achat du ticket ou billet de voyage sur leurs sites afin de vérifier le solde de leur compte Mobile Money. Ils les mettent par la suite sous pression pour les pousser à effectuer de multiples transactions qui leur permettront de retirer aisément de l’argent de leurs comptes électroniques.
L’exploitation du listing des numéros utilisés a révélé que ces derniers ont déjà soutiré plus de 50 millions de FCFA à leurs multiples victimes.
Les suspects ont été mis à la disposition de la justice pour répondre de leurs actes. L’enquête ouverte se poursuit à la recherche d’autres complices.
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pourquoi Garoua peut devenir le premier allié de David Pagou
Ce jeudi 24 septembre, le Stade Roumdé Adjia de Garoua sera le théâtre des retrouvailles entre les Lions Indomptables et leur public. Pour David Pagou, cette rencontre face aux Comores, comptant pour la première journée des éliminatoires de la CAN 2027, aura une dimension particulière. Nommé récemment à la tête de la sélection camerounaise, le technicien va pour la première fois diriger les Lions sur le sol camerounais. Et le choix de Garoua pourrait bien jouer en sa faveur.
Avant même le coup d’envoi, Pagou dispose d’un avantage qu’il connaît particulièrement bien : la ville de Garoua et son environnement footballistique. Entraîneur de Coton Sport, l’un des clubs phares de la région, le technicien camerounais évolue au quotidien dans cet environnement. Il connaît les réalités locales, l’ambiance du stade et, surtout, la ferveur d’un public qui vit le football avec passion. Cette proximité pourrait faciliter son intégration auprès du public et offrir aux Lions un supplément de confiance.
Un public qui peut pousser les Lions
À Garoua, le Stade Roumdé Adjia n’est pas simplement une enceinte sportive. Lorsque les Lions jouent dans le Nord, le public répond généralement présent et peut rapidement devenir un acteur à part entière de la rencontre. Dans un match d’ouverture des éliminatoires, où la pression du résultat est importante, cette ferveur peut peser dans les moments difficiles.
Pour Pagou, l’enjeu sera donc aussi de faire de cette proximité un levier. Une équipe qui démarre bien, qui impose son rythme et qui montre de l’engagement peut rapidement entraîner le public dans son sillage. À l’inverse, une rencontre fermée ou un début de match poussif pourrait laisser davantage de place au doute.
Le souvenir du dernier passage du Cameroun à Garoua nourrit justement cette confiance. Face au Burundi, les Lions s’étaient imposés 1-0 dans une rencontre particulièrement disputée. Vincent Aboubakar avait inscrit l’unique but de la partie, dans une ambiance où le public du Roumdé Adjia avait accompagné les siens jusqu’au coup de sifflet final.
Pagou connaît déjà les lieux et le contexte
L’autre particularité de cette rencontre réside dans la connaissance du terrain et du contexte local dont dispose David Pagou. Son expérience avec Coton Sport lui permet d’arriver à ce rendez-vous sans avoir à découvrir Garoua, son stade ou les conditions dans lesquelles évoluent les joueurs.
Cette familiarité peut également faciliter la préparation du match. Le sélectionneur sait à quoi s’attendre en matière d’ambiance, de déplacement et d’environnement. Il peut ainsi concentrer davantage son énergie sur l’essentiel : la préparation tactique et mentale de son équipe.
Face aux Comores, le Cameroun devra toutefois se méfier d’une sélection qui n’a rien d’un adversaire à prendre à la légère. Les Cœlacanthes ont progressivement gagné en expérience sur la scène africaine et pourraient chercher à jouer sans complexe. Pour les Lions, l’équation sera donc simple : imposer leur statut sans tomber dans la précipitation.
Une victoire pour lancer une nouvelle dynamique
Pour David Pagou, cette première à domicile représente aussi l’occasion de poser les premières bases de son aventure à la tête des Lions. Après plusieurs regroupements effectués loin du Cameroun, le sélectionneur va enfin évoluer devant un public qui attend beaucoup de la sélection.
Dans ce contexte, Garoua peut constituer bien plus qu’un simple lieu de rencontre. Le soutien du public, la connaissance de l’environnement par Pagou et le souvenir d’une victoire récente peuvent contribuer à créer un climat favorable aux Lions. Mais cet avantage devra être concrétisé sur le terrain.
Le Cameroun vise ainsi les trois points pour démarrer idéalement sa route vers la CAN 2027, prévue au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda. Au Roumdé Adjia, Pagou aura l’occasion de transformer la ferveur de Garoua en énergie pour ses joueurs. Une première victoire permettrait surtout au nouveau sélectionneur de lancer son mandat sous le signe de la confiance.
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Caoutchouc, pâte de cacao, bananes : le Cameroun gagne une place dans trois classements mondiaux en 2025

(Investir au Cameroun) – Le Cameroun a gagné une place en 2025 dans les classements mondiaux des exportateurs de caoutchouc naturel, de pâte de cacao et de bananes, selon le Rapport sur l’état de la compétitivité de l’économie camerounaise en 2025. Le document du Comité de compétitivité place le pays au 7e rang mondial pour le caoutchouc naturel, au 6e pour la pâte de cacao et au 12e pour les bananes. En 2024, il occupait respectivement les 8e, 7e et 13e places. Le Cameroun conserve par ailleurs son 9e rang pour le beurre de cacao.
Pour le caoutchouc, le rapport évalue à 23 millions d’euros, soit 15,1 milliards de FCFA, la valeur des exportations camerounaises en 2025, contre 20,7 millions d’euros, environ 13,6 milliards de FCFA, un an plus tôt. Ces données conduisent le Comité à faire progresser le Cameroun du 8e au 7e rang mondial.
Ces montants doivent toutefois être distingués des statistiques nationales du commerce extérieur. L’Institut national de la statistique (INS), qui exploite les données de la Direction générale des douanes, comptabilise 43,46 milliards de FCFA d’exportations de « caoutchouc brut » en 2025, contre 46,29 milliards en 2024. Les volumes sont passés de 58 067 à 50 631 tonnes, soit une baisse de 12,8 %, tandis que la valeur a reculé de 6,1 %.
L’écart avec les chiffres utilisés pour le classement mondial peut notamment provenir du périmètre des produits retenus et de la base statistique utilisée. La méthodologie détaillée permettant de réconcilier précisément les deux séries n’est pas disponible dans les sources publiques consultées. Il serait donc excessif de déduire du seul gain de rang que les recettes douanières tirées du caoutchouc ont augmenté : selon l’INS, elles ont au contraire diminué en 2025.
La pâte de cacao progresse aussi en volume
Le mouvement apparaît plus net pour la pâte de cacao. Le Comité de compétitivité évalue les exportations camerounaises à 442,5 millions d’euros en 2025, soit environ 290,3 milliards de FCFA, contre 320,2 millions d’euros, environ 210 milliards de FCFA, en 2024. Sur cette base, le Cameroun passe du 7e au 6e rang des exportateurs mondiaux de pâte de cacao.
Les statistiques de l’INS, bien que différentes en valeur, confirment cette fois une progression simultanée des quantités expédiées et des recettes. Le Cameroun a exporté 73 261 tonnes de pâte de cacao en 2025, contre 61 527 tonnes un an plus tôt, soit une hausse de 19,1 %. Leur valeur est passée de 210,05 à 261,34 milliards de FCFA, en progression de 24,4 %.
Cette évolution permet de nuancer l’effet des prix : pour la pâte de cacao, l’amélioration ne provient pas uniquement de la valorisation du produit. Les volumes exportés ont augmenté de près de 11 734 tonnes. Rapportée arithmétiquement aux quantités expédiées, la valeur moyenne ressort à environ 3 567 FCFA le kilogramme en 2025, contre 3 414 FCFA en 2024, soit une progression d’environ 4,5 %. La hausse des recettes s’explique donc principalement par l’augmentation des volumes, accompagnée d’une amélioration plus limitée de la valeur unitaire.
La situation est différente pour le beurre de cacao. Le rapport de compétitivité maintient le Cameroun au 9e rang mondial et chiffre les exportations à 470,1 millions d’euros en 2025. Mais les données douanières nationales font ressortir une baisse des volumes : 21 494 tonnes ont été exportées, contre 24 819 tonnes en 2024, soit -13,4 %. Leur valeur a néanmoins progressé de 16,5 %, de 99,24 à 115,57 milliards de FCFA. La hausse en valeur s’est donc produite malgré la contraction des tonnages.
Des statistiques divergentes sur la banane
Le Cameroun gagne également une place dans le classement du Comité pour la banane, passant du 13e au 12e rang mondial. Le rapport retient une valeur d’exportation de 251,4 millions d’euros en 2025, environ 164,9 milliards de FCFA, légèrement inférieure aux 252,6 millions d’euros enregistrés un an auparavant.
Là encore, les différentes sources disponibles ne mesurent pas exactement la même chose. L’INS chiffre à 218 518 tonnes les exportations de la catégorie « bananes, y compris plantains » en 2025, contre 243 428 tonnes en 2024, soit un recul de 10,2 %. Leur valeur douanière atteint pourtant 67,72 milliards de FCFA, contre 36,67 milliards un an plus tôt, soit une hausse de 84,7 %.
De son côté, l’Association bananière du Cameroun (Assobacam), qui suit la banane dessert commercialisée par les producteurs de la filière, comptabilise 225 345 tonnes exportées en 2025, contre 210 686 tonnes en 2024, soit une progression de 7 %. Ces différences de périmètre rendent hasardeuse toute comparaison directe entre les volumes de l’Assobacam, les données douanières de l’INS et les valeurs utilisées pour établir le classement international.
Les gains enregistrés sur ces marchés ne signifient pas pour autant que les exportations camerounaises ont progressé dans leur ensemble. L’INS évalue les recettes totales d’exportation à 3 084 milliards de FCFA en 2025, en baisse de 168,1 milliards, soit 5,2 %, par rapport à 2024. Les quantités exportées ont reculé de 10,7 %. À l’inverse, les exportations hors pétrole brut ont progressé de 5,7 % en valeur, et celles hors hydrocarbures de 9,8 %.
Cette amélioration sur quelques produits ne modifie que marginalement le positionnement global du Cameroun. Le Comité de compétitivité classe le pays au 114e rang mondial des exportateurs en 2025, contre le 116e rang en 2024. Il estime que sa part dans les exportations mondiales reste très faible :« sa part de marché demeure (…) faible, bien qu’en légère progression », passant, selon le rapport, de 0,002 % à 0,003 %.
Le contraste est également visible à l’échelle africaine. Avec un poids estimé à 1 % des exportations du continent, le Cameroun occupe le 21e rang, deux places de moins qu’en 2024. Le Comité relève aussi des positions plus éloignées sur les produits transformés, avec une 103e place mondiale pour les produits manufacturés de base et une 131e pour les aliments transformés. Le rapport parle à ce sujet de« rangs mondiaux modestes », montrant que les gains enregistrés sur le caoutchouc, la pâte de cacao et la banane restent concentrés sur quelques filières.
Brice R. Mbodiam
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