Actualités locales
Alex Petang, nouveau renfort offensif du Moralo CP

Le Moralo CP tient une nouvelle recrue pour sa campagne 2026/27. Le club espagnol a officialisé l’arrivée d’Alex Petang, en provenance de l’Hércules de Alicante CF, où le jeune attaquant évoluait avec l’équipe B.
Âgé de 19 ans, l’international camerounais poursuit ainsi son parcours en Espagne après avoir effectué ses premières gammes à la TDHA Academy de Douala. Formé au poste d’attaquant, Petang s’est notamment distingué par sa puissance, sa mobilité et sa capacité à prendre la profondeur pour exploiter les espaces.
Avec cette arrivée, le Moralo CP mise sur un profil offensif encore jeune, mais déjà habitué au football espagnol. Petang aura désormais l’occasion de franchir un nouveau cap sous les couleurs du club verdiblanco et d’apporter davantage de dynamisme à son attaque pour la saison 2026/27.
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Actualités locales
Jean-Marc Soboth raconte Anani Rabier Bindji, « l’enfant de la Deuxième Guerre mondiale »

Le journaliste Jean-Marc Soboth a rendu hommage à Anani Rabier Bindji, figure du journalisme camerounais, dans un témoignage retraçant leur rencontre et plusieurs décennies de compagnonnage dans les médias.
Jean-Marc Soboth raconte avoir fait la connaissance d’Anani Rabier Bindji il y a environ trente ans, lorsque celui-ci fréquentait les locaux du quotidien La Nouvelle Expression, à Akwa, à Douala. D’abord venu pour y publier des articles d’opinion, il s’était progressivement rapproché de la rédaction jusqu’à devenir, selon son témoignage, un chroniqueur occasionnel.
Les deux hommes n’appartenaient pas à la même génération de journalistes. Soboth décrit un homme plus âgé, à l’élégance discrète, qui maîtrisait notamment plusieurs langues camerounaises et avait déjà une longue expérience de la presse panafricaine.
Lire le témoignage de Jean-Marc Soboth :
« Témoignage pour Anani Rabier Bindji
J’ai connu Anani Rabier Bindji il y a trois décennies à Douala.
C’était une rencontre du hasard. Il venait au journal La Nouvelle Expression à Akwa-Douala pour publier des articles d’opinion.
Au passage, il devisait rapidement avec les journalistes. À la fin, parce qu’il était un jusqu’au-boutiste, il était devenu un chroniqueur occasionnel, à l’instar des Vincent Ndoumbè Doualla, Jean Takougang, Ndzana Seme, Boh Herbert Yusimbom, Suzanne Kalla Lobè…
C’est que, nous ne faisions pas partie de la même génération. On ne l’avait pas connu. On découvrait cet inconnu des médias à l’élégance sobre, s’exprimant couramment en Duala, Ewondo, Eton…
À la faveur du retour au pluralisme politique des années 1990 et à la libération des médias, nous étions en effet la jeune génération qui avait pris le pouvoir éditorial dans les tout nouveaux médias dits indépendants qui, alors, se résumaient à de tabloïds populaires comme Le Messager de Pius N. Njawe, La Nouvelle Expression de Séverin Tchounkeu et Challenge Hebdo de Benjamin Zébazé.
D’autant que les médias audiovisuels privés n’étaient pas encore formellement autorisés par le régime Biya.
Anani Rabier Bindji a donc réussi à infiltrer une génération qui n’était pas la sienne. La nôtre.
Il avait pourtant l’âge de nos parents sans en avoir l’apparence. Il appartenait à la génération des Abodel Karimou (La Gazette) mais avait plutôt exercé à Paris où régnaient de grands reporters célèbres comme son congénère malgache Sennen Andriamirado.
Il avait plusieurs fois parcouru toute l’Afrique francophone. Il s’en était manifestement bâti une petite fortune. À Douala, il vivait quasiment seul dans sa grande villa de Bonabéri.
Il m’avait fait visiter sa maison quelquefois pour me faire découvrir de nombreux souvenirs, ces grandes photos encadrées avec une pléthore de chefs d’État africains avec lesquels il semblait très ami. En cela, je pense qu’il avait précédé des globetrotters comme Blaise Pascal Talla de Jeune Afrique Économie.
Même s’il était très discret sur sa vie privée, j’avais pu lui arracher quelques bouts de phrase sur sa vie conjugale à Paris notamment. Elle se serait terminée de manière chaotique, avec en l’occurrence une série de procès autour d’un divorce qui ont manqué de le ruiner.
Au moment où il travaillait pour les panafricains parisiens, Anani Rabier Bindji excellait dans le relationnel, d’où sa proximité presque amicale avec les chefs d’État africains, dont la plupart n’existent plus.
Au moment de sa reconversion dans la nouvelle presse écrite et ensuite audiovisuelle, il a laissé exploser sa passion pour le journalisme pur et dur, de manière essentiellement autodidacte.
Je ne vendais pas cher sa peau au départ.
Il s’est largement impliqué dans la création à Douala en mai 2002 du Syndicat National des Journalistes du Cameroun (SNJC) dont j’étais le premier président. J’étais évidemment surpris lorsqu’il a déclaré à la télé un jour que le Syndicat des journalistes avait été confisqué par « Soboth et ses petits copains ».
Je pense lui avoir suggéré, lorsqu’il avait l’intention de lancer l’émission La Tribune de l’histoire l’importance de travailler avec des historiens de métier et des témoins connus. Il a vite botté en touche ma prétention « académique ». Pour un journaliste travaillant bénévolement, cette perspective était utopique parce que coûteuse et complexe dans un contexte de carriérisme des enseignants d’histoire.
J’étais donc assez sceptique quant à l’avenir d’une émission où il entendait être à lui tout seul journaliste, historien et témoin principal.
C’était minimiser la mémoire phénoménale de l’enfant de la Deuxième Guerre mondiale devenu une véritable bibliothèque vivante. C’était faire fi de la détermination du gars de New-Bell et de ce sens relationnel exceptionnel qui l’ont fait traverser trois générations de journalistes – y compris celle, actuelle, qui ne nous connaît même pas! – en tant qu’acteur et actif.
Il s’est imposé à la chaine Canal 2 International de notre ami Emmanuel Chatué à travers d’innombrables faits inédits de l’histoire méconnue du Cameroun.
Il a montré que l’absence d’une histoire décolonisée de l’Afrique dans notre système académique est une niche inimaginable dans l’univers médiatique du continent.
Nous te remercions pour ta vie.
Nous célébrons ta vie.
Merci beaucoup, mon cher Anani Rabier Bindji,
Jean-Marc Soboth »
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Actualités locales
plus de 600 Nigérians trouvent refuge au Cameroun
Fuyant les conflits entre agriculteurs et éleveurs, plus de 600 Nigérians ont franchi la frontière avec le Cameroun pour se réfugier dans la région du Nord-Ouest du Cameroun.
En provenance du Nord du Nigeria, plus de 600 personnes, dont des enfants et des femmes, se sont réfugiés à Nwa, dans le Donga-Mantung, région du Nord-Ouest. Elles ont fui les conflits récurrents entre agriculteurs Mambila et les éleveurs peuls. À leur arrivée, elles ont été accueillies par les autorités locales.
Le sous-préfet de Nwa, Esapa Jim Esapa, a organisé leur accueil et leur prise en charge. L’autorité a évalué la situation et assure travailler de commun accord avec la mairie pour prendre les mesures qui s’imposent afin d’aider ces réfugiés à vivre dans des conditions dignes.
Les conflits entre agriculteurs et éleveurs sont récurrents au Nigeria, ce qui provoque souvent une ruée des populations vers le Cameroun. Plusieurs réfugiés nigérians vivent sur le territoire camerounais. C’est une pression supplémentaire pour les autorités du Nord-Ouest du Cameroun, en proie à la crise sécuritaire.
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Actualités locales
Carlos Baleba, parmi les débutants les plus chers de la Ligue des champions

Carlos Baleba s’installe déjà parmi les joueurs les plus valorisés pour leurs débuts en Ligue des champions. Le milieu de terrain camerounais figure dans le XI des débutants de la compétition 2026/27 affichant les plus grosses valeurs marchandes, avec une estimation de 55 millions d’euros selon les données présentées par Transfermarkt.
Le joueur de Manchester United partage notamment l’entrejeu avec Ryan Gomes, tandis que d’autres jeunes talents comme Amadou Onana, Rômulo ou encore Mamadou Diomandé composent cette équipe très valorisée. Avec un XI estimé à 484 millions d’euros, cette sélection illustre le poids grandissant de jeunes joueurs appelés à découvrir la plus prestigieuse compétition européenne.
Pour Baleba, cette présence constitue surtout une nouvelle reconnaissance de sa progression. À seulement quelques années du début de sa carrière professionnelle, le milieu camerounais s’impose déjà comme l’un des joueurs les plus cotés de sa génération. Son entrée dans ce cercle très fermé souligne les attentes qui entourent désormais ses premiers pas sur la scène européenne.
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