Actualités locales
la famille demande une enquête indépendante

La famille de Moukoko Essoe Ozanne, une élève de 11 ans et 11 mois décédée vendredi 18 septembre au collège de La Salle à Douala, demande l’ouverture d’une enquête indépendante pour établir les circonstances exactes de sa mort.
Dans une lettre adressée aux médias et à l’opinion publique, la famille indique que la jeune fille, scolarisée en classe de 5ᵉ A, se trouvait dans l’enceinte de l’établissement dans le cadre de sa scolarité lorsqu’elle est décédée.
« Un enfant confié à l’école pour apprendre et grandir ne devrait jamais y perdre la vie », écrit la famille, qui dit vouloir « la vérité, la justice et la sécurité de tous les enfants scolarisés ».
Les proches de la victime demandent aux autorités compétentes de diligenter une enquête « sérieuse et transparente », afin de déterminer les circonstances du décès et d’établir d’éventuelles responsabilités. Ils souhaitent également que les conclusions des investigations soient officiellement communiquées à la famille.
Lire la lettre de la famille :
Famille Moukoko
Tél : 677013526 / 699385357
À Messieurs les Directeurs de Publication,
Aux Responsables des médias (presse écrite, radio, télévision et en ligne),
À l’Opinion publique, Douala – Cameroun
Objet : Appel à la solidarité et à la transparence suite au décès de notre fille, Moukoko Essoe Ozanne, survenu dans l’enceinte du collège de La Salle
Mesdames, Messieurs, Chers concitoyens,
C’est avec une douleur profonde et une grande consternation que nous, famille Moukoko, nous adressons à vous aujourd’hui par le biais des médias, afin de porter à la connaissance de l’opinion publique le drame qui a frappé notre foyer.
Notre fille, Moukoko Essoe Ozanne, âgée de 11 ans et 11 mois, élève en classe de 5ème A au collège de La Salle à Douala, est décédée le Vendredi 18 Septembre 2026, alors qu’elle se trouvait dans l’enceinte de son établissement scolaire, dans le cadre normal de sa scolarité.
Un enfant confié à l’école pour apprendre et grandir ne devrait jamais y perdre la vie. C’est pourquoi, au-delà de notre douleur, nous estimons qu’il est de notre devoir, en tant que parents et en tant que citoyens, de rendre publique cette tragédie et d’en exiger toute la lumière.
Nous lançons donc un double appel :
1. Aux autorités compétentes – Nous demandons qu’une enquête indépendante, sérieuse et transparente soit ouverte afin d’établir les circonstances exactes du décès de notre fille, d’identifier les éventuelles responsabilités et d’en communiquer officiellement les conclusions à notre famille.
2. À l’opinion publique et aux témoins – Toute personne ayant été témoin, de près ou de loin, des faits survenus ce jour-là au collège de La Salle, ou détenant des informations utiles, est priée de se manifester et de nous contacter aux numéros suivants : 677550361 / 677532235. Chaque témoignage compte pour la manifestation de la vérité.
3. Aux médias – Nous vous remercions de bien vouloir relayer cette information avec dignité et respect de la mémoire de notre enfant, afin que ce drame ne sombre pas dans l’oubli et que des mesures soient prises pour protéger d’autres enfants. Nous ne cherchons pas de polémique.
Nous cherchons la vérité, la justice et la sécurité de tous les enfants scolarisés. Nous comptons sur votre compréhension, votre solidarité et votre professionnalisme.
Fait à Douala, le Samedi 18 Septembre 2026
Pour la famille Dr. Seppo Martin Emmanuel Patrick
Représentant de la famille
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Actualités locales
plus de 106 kg de médicaments de contrebande saisis par la Douane
Les éléments de la Zone II de l’Opération HALCOMI IV ont intercepté une importante cargaison de produits pharmaceutiques de contrebande au poste de contrôle de Djaglassi, dans la région de l’Est. La saisie a été effectuée le 15 septembre 2026.
La lutte contre le trafic illicite de médicaments se poursuit dans la région de l’Est. Le mardi 15 septembre 2026, les éléments de la Zone II de l’Opération HALCOMI IV (Halte au Commerce Illicite) ont saisi 106,4 kilogrammes de produits pharmaceutiques présumés de contrebande au poste de contrôle de Djaglassi.
La cargaison a été découverte lors de la fouille manuelle d’un véhicule de tourisme en provenance de Douala et à destination de Batouri. Cette saisie s’inscrit dans le cadre de l’Opération CRIPHARM, destinée à lutter contre les circuits illégaux d’approvisionnement et à contribuer à l’assainissement du marché national des produits pharmaceutiques.
Les services douaniers poursuivent ainsi leurs contrôles sur les principaux axes de circulation afin de freiner la circulation des médicaments issus de circuits illicites.
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Actualités locales
CITS26 : le Cameroun veut accélérer son ambition de hub numérique en Afrique centrale

Réunis lors d’une conférence de presse le 18 septembre 2026, les organisateurs de la Cameroon innovation and Tech Summit (CITS) ont de nouveau évoqué leur volonté de faire du Cameroun un pôle majeur des services digitaux en Afrique centrale.
En prélude à la deuxième édition du Cameroon innovation and Tech Summit (CITS), CITS26, qui se tiendra du 15 au 17 octobre 2026 au Palais des Congrès de Yaoundé, les acteurs clés de l’écosystème numérique camerounais ont échangé avec les professionnels des médias pour expliquer les enjeux technologiques et économiques du pays. La question centrale sera : ‘’ Comment le Cameroun peut-il tirer parti de la technologie, de l’entrepreneuriat et de son capital humain pour accélérer le développement durable ? L’évènement de trois jours réunira plus de 10.000 participants en présentiel et en ligne. En ligne de mire, innovateurs, entrepreneurs, jeunes talents, investisseurs, décideurs politiques et partenaires internationaux.
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Au cours de l’échange avec les journalistes, le directeur général de la CITS, Ayuk Etat a fait savoir qu’il s’agit d’une plateforme destinée à transformer les talents, l’innovation et l’ambition du Cameroun en opportunités durables. Il a rappelé l’urgence d’absorber le volume massif de diplômés arrivant sur le marché du travail. « Sur 120.000 jeunes diplômés des universités chaque année au Cameroun, le marché local ne propose que 6000 emplois formels, laissant environ 114 000 jeunes sans emplois » regrette le promoteur du CITS. Pour absorber le mal, le dirigeant préconise l’externalisation des services numériques à l’instar du modèle indien.

Ayuk Etat évoque les atouts stratégiques énormes pour se positionner comme un géant du numérique dans la sous-région. Il cite entre autres, le bassin de talents bilingue que regorge le pays et un fuseau horaire aligné sur celui de l’Europe. Toutefois, relève le promoteur, la concrétisation de cette ambition est conditionnée par le renforcement des infrastructures de base notamment la fourniture de l’énergie électrique et l’accès à un internet de haut débit.
« Avant de déployer l’I.A, le pays doit d’abord résoudre la question énergétique et mener à bien la digitalisation, le nettoyage et la sécurisation des données administratives, encore largement sur format papier.» Ayuk Etat pense que, sans ces prérequis, le pays continuera de consommer les modèles étrangers inadaptés aux besoins locaux.
Présent sur le panel, le président de Cameroon digital tank, Lionel Mbiandjeu a relevé qu’il est important qu’aujourd’hui les acteurs de la Tech au Cameroun dans un endroit se retrouvent, montrent leurs compétences, leurs solutions, se questionnent sur les problématiques, essayent de les adresser en synergie pour qu’à la fin : « le potentiel que nous avons du Cameroun d’être un leader de la transformation digitale en Afrique puisse être une réalité. »
Les intervenants ont également souligné que l’importance du CITS26 est de faire connaître et adopter les solutions développées au pays par des talents locaux, afin de créer des success-stories capables de rivaliser avec les géants régionaux.
Actualités locales
Cabral Libii et Maurice Kamto à couteaux tirés

Si Cabral Libii demande au chef de l’État de nommer enfin son vice-président, Maurice Kamto affirme pour sa part qu’il s’agit d’une véritable supercherie.
Ce 21 septembre 2026, Maurice Kamto, dans sa pensée Nᵒ 126-2026, condamne l’idée de nommer au Cameroun un vice-président. Pour lui ce serait bien de la laisser mourir.
« Une fois n’est pas coutume : je suis d’accord, mais pas pour les mêmes raisons, avec ceux du pouvoir qui disent de ne plus parler de vice-président de la République au Cameroun. Car il s’agit d’une véritable supercherie imposée à la hussarde par des personnes qui se rêvent en dauphin constitutionnel avec la complicité d’un Parlement réuni à la hâte en un Congrès d’enregistrement. Il s’agit surtout d’un fantôme introduit par effraction dans notre architecture institutionnelle par violation flagrante et outrageante de l’article 64 de la Constitution de notre pays. Oui, il ne faut plus parler de vice-président nommé successeur du président de la République « élu » dans notre pays, afin que le changement anticonstitutionnel de gouvernement qui l’a créé meure de sa belle mort, par désuétude », écrit-il.
Pour rappel, il y a de cela quelques temps, Cabral Libii, président du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN), demandait au chef de l’État de nommer enfin son vice-président. Regardant l’action collective, il pense que cela suffirait à mettre fin aux guerres intestines au sommet de l’État.
« MONSIEUR LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE, NOMMEZ VOTRE VICE-PRÉSIDENT ! Le vice-président n’est pas un poste administratif de plus à pourvoir. Nommer votre vice-président, c’est sécuriser votre magistère. Je suis conscient de la crise de confiance qui ronge votre entourage. Cependant, en plus de quatre décennies au sommet de l’État, vous avez une ou deux personnalités qui cochent toutes les cases de la loyauté, de la discrétion et de l’expérience dans la gestion de l’État. Un vice-président de cette nature pourrait aider à atténuer les luttes de succession qui paralysent actuellement l’action collective », a-t-il écrit.
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