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Fonction publique : Environ 6 000 agents bientôt suspendus de solde

Dans un communiqué récemment publié par Louis Paul Motaze, ministre en charge des Finances (Minfi), en dépit des éclaircissements apportés par les administrations utilisatrices de ces personnels, ils demeurent classés comme non-résidents. Cette mesure s’inscrit dans le prolongement de l’Opération de comptage physique des personnels de l’Etat (COPPE), initiée en 2018 par le Minfi.
Louis Paul Motaze, ministre en charge des Finances (Minfi) a récemment publié une note relative à l’absence de 5 971 agents publics de leurs postes. Ils sont considérés comme ne résidant plus au Cameroun à l’issue de l’opération de collecte et de traitement des données relatives aux mouvements des personnes aux frontières. Au-delà du 31 octobre 2026, l’absence de justification entrainera la radiation pure et simple du fichier solde, conformément aux dispositions d’assainissement en vigueur.
Leurs rémunérations seront assignées à la Trésorerie paierie générale de Yaoundé I durant les mois de septembre et octobre 2026 à titre conservatoire, et afin de leur permettre de justifier eux-mêmes leur situation. Le Minfi renseigne que les intéressés sont invités à se présenter dans les locaux de la Direction de la dépense de personnel et des pensions (DDPP), munis d’une photocopie de leur passeport, du motif de leur séjour à l’étranger ainsi que d’une attestation de présence effective au poste datant de moins de trois mois.
Les intéressés ont jusqu’au 31 octobre 2026 pour apporter les justifications si non, ils seront simplement radiés du fichier sol de l’Etat. A titre conservatoire, pour ce qui est de leur rémunération, le Minfi précise que le mécanisme conservatoire instaure encore le versement des émoluments par l’intermédiaire de la Trésorerie de Yaoundé I pendant deux mois.
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Extrême-Nord : L’exportation de certains produits vers les pays voisins interdite

La décision du gouverneur de la région de l’Extrême-Nord intervient au moment où cette partie du pays fait face à des défis agricoles liés à une pluviométrie insuffisante, susceptibles d’affecter la production agricole dans cette partie du pays et par conséquent, l’approvisionnement des marchés.
Il est désormais interdit d’exporter du riz paddy et certains produits de grande consommation dans la région de l’Extrême-Nord Cameroun. La décision a récemment été prise par Midjiyawa Bakary, gouverneur de ladite région. En effet, ce dernier justifie sa décision suite à un constat fait sur le terrain, celui selon lequel, l’on observe une persistance de sortie frauduleuse de ces produits vers les pays voisins.
La décision du gouverneur de la région de l’Extrême-Nord intervient au moment où cette partie du pays fait face à des défis agricoles liés à une pluviométrie insuffisante, susceptibles d’affecter la production agricole dans cette partie du pays et par conséquent, l’approvisionnement des marchés.
Le communiqué de Midjiyawa Bakary indique que «sont également interdites de réexportation vers les pays voisins, les produits de grande consommation importés par notre pays sous le régime de l’allègement des droits et taxes de douane pour des besoins exclusifs du marché national, à l’instar du riz et du sucre» tout en précisant que les contrevenants s’exposent aux sanctions prévues par réglementation en vigueur.
«Les autorités administratives, les forces de maintien de l’ordre ainsi que les services régionaux du ministère en charge du Commerce, de l’Agriculture, des Transports et des Douanes sont chargés de l’application de cette mesure» mentionne le communiqué. Cette mesure a pour but de garantir la disponibilité des denrées essentielles pour les populations locales, tout en renforçant la surveillance des circuits commerciaux dans cette partie du pays, confrontée à plusieurs difficultés alimentaires et sécuritaires.
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Google Maps change sur Android Auto : vous pouvez enfin personnaliser votre voiture depuis l’écran du véhicule

Google Maps ajoute une petite nouveauté qui devrait plaire aux utilisateurs d’Android Auto. Il est désormais possible, pour certains conducteurs, de modifier directement depuis l’écran de la voiture l’icône utilisée pour représenter leur véhicule sur la carte.
Google Maps permet de changer son avatar depuis la voiture
Jusqu’ici, personnaliser son véhicule dans Google Maps demandait de passer par le smartphone. Cette étape disparaît progressivement avec la nouvelle mise à jour d’Android Auto.
Selon 9to5Google, Google déploie actuellement une option permettant de modifier le « driving avatar » directement depuis l’écran du véhicule. Cette fonction donne accès aux différents modèles de véhicules proposés par Google Maps ainsi qu’à plusieurs couleurs.
Dans Google Maps sur Android Auto, une nouvelle rubrique « Driving avatar » apparaît dans les réglages de navigation. Elle se trouve aux côtés d’options comme le domicile, le lieu de travail ou les alertes.
Il suffit ensuite de sélectionner l’avatar souhaité et sa couleur. Le changement reprend donc les possibilités déjà présentes dans l’application Google Maps sur smartphone.
Une fonction attendue depuis plusieurs mois
Le changement de l’icône bleue de navigation n’est pas nouveau. Google Maps permet depuis quelque temps de remplacer la traditionnelle flèche bleue par une représentation de véhicule.
Mais jusqu’à présent, les utilisateurs d’Android Auto devaient effectuer la modification sur leur téléphone. Android Authority avait repéré dès février 2026 que Google préparait un sélecteur directement intégré à l’interface automobile.
La nouveauté commence maintenant à apparaître chez certains utilisateurs. Android Authority indique l’avoir constatée avec Android Auto 17.8.163744 et Google Maps 26.38.01.980791571. Le déploiement ne semble toutefois pas encore généralisé.
Cela signifie qu’avoir les dernières versions des applications ne garantit pas forcément l’accès immédiat à cette option. Le changement semble en effet dépendre d’un déploiement côté serveur.
Android Auto multiplie les nouveautés
Cette personnalisation arrive alors que Google accélère les changements apportés à Android Auto.
En mai 2026, Google annonçait une importante évolution de son système embarqué avec une nouvelle interface, des widgets et une navigation Maps plus immersive. Google indiquait alors que plus de 250 millions de voitures compatibles avec Android Auto étaient en circulation.
Ces dernières semaines, Google Maps a également commencé à déployer sur Android Auto l’affichage permanent de la limitation de vitesse et du compteur de vitesse, même lorsqu’aucune destination n’est programmée. Le déploiement reste lui aussi progressif.
Une autre évolution pourrait bientôt arriver : Android Authority a repéré des travaux sur une fiche de destination plus complète dans Google Maps, avec notamment des photos et des résumés générés par Gemini directement sur l’écran de la voiture. Cette fonction reste toutefois en développement.
Pour les automobilistes, le changement d’avatar reste une petite fonction plutôt qu’une révolution. Mais elle illustre la volonté de Google de transférer davantage de réglages de Maps directement sur l’écran du véhicule, sans obliger le conducteur à reprendre son smartphone en main.
Le déploiement étant progressif, certains utilisateurs d’Android Auto devront encore patienter avant de voir apparaître la nouvelle option.
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Pêche artisanale au Cameroun : le coût du carburant et des filets réduit les marges des pêcheurs

Au Cameroun, à Londji comme à Kribi, les pêcheurs artisanaux naviguent plus loin pour trouver du poisson. Chaque mile supplémentaire pèse sur leurs revenus, dans un secteur déjà fragilisé par la pêche illicite et l’embargo européen.
À Londji comme à Kribi, les pêcheurs artisanaux naviguent plus loin pour trouver du poisson. Chaque mile supplémentaire pèse sur leurs revenus, dans un secteur déjà fragilisé par la pêche illicite et l’embargo européen.
William Mbomba connaît chaque recoin de l’embouchure de Londji, un village côtier situé à environ 15 kilomètres de Kribi, dans le Sud-Cameroun. Maître pêcheur, marié et père de trois enfants, il vit encore dans la concession familiale, le temps de terminer la maison qu’il construit. Sept employés dépendent de lui. Deux embarcations aussi. La première, longue de 9,5 mètres, travaille l’embouchure au filet de sol. La seconde part en haute mer chercher les grosses pièces, carpes, capitaines, brochets, parfois des requins. « J’ai gagné le prix du meilleur pêcheur de l’Océan à Londji », rappelle-t-il. Un titre qui ne protège pas des réalités économiques de son métier.
UN MOTEUR À PLUS DE DEUX MILLIONS DE FRANCS
Pour lui, tout commence par le Programme d’appui à la rénovation et au développement de la formation professionnelle dans les secteurs de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche (AFOP), une initiative native du partenariat entre le Cameroun et la France dans le cadre du Contrat de désendettement et de développement (C2D), un mécanisme par lequel la France reconvertit la dette qu’un pays lui rembourse en subventions destinées à financer des projets de développement dans ce même pays. William s’inscrit dès l’arrivée de la structure à Londji, passe un concours, puis reçoit une subvention en binôme de 5 millions de FCFA. Le matériel coûte cher. Un moteur Yamaha revenait alors à 2,3 millions de FCFA, son prix a grimpé depuis. Une embarcation s’achète autour de 700 000 FCFA. Moteur compris, la mise de départ dépasse 3 millions. Après deux ans, William se sépare de son binôme et poursuit seul, jusqu’à posséder ses deux pirogues.
La rentabilité ne dure qu’un temps. « Il y a une saison pendant laquelle nous arrivons au moins à couvrir nos coûts », explique William. Cette période s’étale sur trois mois environ. Le reste de l’année, il faut travailler seulement pour maintenir l’équilibre. La raréfaction du poisson pousse les embarcations à s’éloigner des côtes. Chaque mile de plus consomme du carburant. William s’adapte en changeant régulièrement d’engins, ces filets qu’on jette à l’eau. Il en possède quatre, un cinquième est en construction. Chaque engin coûte environ 600 000 FCFA. À Kribi, cette pression se traduit directement sur les étals. Le prix du poisson y augmente sans relâche.
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LES CHALUTIERS ÉTRANGERS ACCUSÉS DE TOUT RAFLER
Peter, jeune pêcheur de Kribi, envisage de changer de métier. « Les bateaux industriels ratissent tout, de jour comme de nuit, même les petits poissons », dénonce-t-il. « À cause de ça, les poissons s’éloignent et deviennent rares. Et pour tout aggraver, ils viennent encore vers les côtes détruire nos filets. »
En janvier 2026, l’ONG Global Fishing Watch a documenté, images satellite à l’appui, la présence de bateaux chinois dans des aires marines protégées, interdites de pêche, autour d’Édéa et Douala. Chaluts, produits chimiques, filets à petites mailles qui capturent les juvéniles, les techniques dénoncées par les pêcheurs artisanaux fragilisent le renouvellement des stocks.
LE CARTON ROUGE EUROPÉEN, UN CHOC SALUTAIRE
Depuis 2023, le Cameroun ne peut plus exporter ses produits de mer vers l’Union européenne, son principal débouché. Un « carton jaune » avait été adressé au pays dès 2021, sans réformes suffisantes. Le « carton rouge » a suivi. « Ce fut certes un électrochoc, mais aussi un catalyseur qui a réveillé les autorités et mobilisé les partenaires du pays », reconnaît une source autorisée au ministère de l’Élevage, des Pêches et des Industries animales.
Face à cette pression, le Cameroun accélère la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée — un fléau qui dépasse largement ses côtes. Dans le monde, près de 260 millions de personnes dépendent, directement ou indirectement, de la pêche maritime. Et la ressource s’amenuise. Selon l’Organisation mondiale du commerce (OMC), 37,7 % des stocks mondiaux sont aujourd’hui surexploités, contre seulement 10 % en 1974. En cause, notamment, les subventions publiques accordées aux flottes industrielles — 35 milliards de dollars par an, dont 22 milliards jugés néfastes — qui permettent à ces navires de pêcher toujours plus longtemps et toujours plus loin, au détriment des ressources partagées avec les pêcheurs artisanaux.
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C’est pour freiner cette dérive que l’accord de l’OMC sur les subventions à la pêche a vu le jour en 2022, avant d’entrer en vigueur le 15 septembre 2025, une fois le seuil des deux tiers des membres atteint. Le Cameroun, de son côté, l’a ratifié dès décembre 2024 — un engagement dont William, à des kilomètres de tout ça, filet à la main, n’a probablement jamais entendu parler. C’est justement à Yaoundé, lors de la 14ᵉ Conférence ministérielle de l’OMC (CM14) tenue du 26 au 30 mars 2026, que l’instrument est entré en vigueur.
Il s’agit en effet de limiter les aides publiques excessives que certains pays développés versent à leurs pêcheurs, et qui contribuent à l’épuisement des stocks partout dans le monde. L’accord prévoit aussi un fonds d’assistance destiné aux pays en développement. Pendant la Conférence ministérielle de Yaoundé, la directrice générale de l’OMC, Ngozi Okonjo-Iweala, a annoncé que 11,362 milliards de FCFA (20 millions de dollars) avaient déjà été mobilisés et reversés dans ce fonds — un geste concret pour les communautés de pêcheurs du monde entier, camerounaises comprises. « Cet accord démontre la détermination dont vous pouvez faire preuve pour mettre le commerce au service des populations et de la planète », a-t-elle déclaré. Reste que sur les berges de Londji, ces négociations multilatérales semblent encore loin des filets qu’on répare à la main.
PRÉPARER SA RETRAITE TOUT SEUL
Face à ces vents contraires, William mise sur son autonomie. Grâce à l’AFOP, il cotise volontairement à la CNPS. « C’est quelque chose qui m’encourage à mieux travailler, parce que je sais qu’à 60 ou 65 ans, je pourrai déjà m’asseoir et prendre ma retraite », confie-t-il. Deux de ses trois enfants ont rejoint l’armée, le troisième poursuit ses études dans une grande école. Son ambition immédiate reste concrète : un second moteur, pour ne plus dépendre de la location. « Là, je serai vraiment indépendant », dit-il. Une indépendance à plusieurs millions de francs, que la mer rend chaque jour plus coûteuse à conquérir.
Par Fabrice BELOKO
Défis Actuels du 17/09/2026
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