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S&P prévoit pour le Cameroun 3,5 % de croissance et des déficits budgétaire et courant de 2,5 % et 4,4 % en 2026

(Investir au Cameroun) – S&P Global Ratings a révisé à la baisse sa prévision de croissance économique du Cameroun pour 2026, désormais attendue à 3,5 %, et relevé ses projections de déficits budgétaire et courant à respectivement 2,5 % et 4,4 % du PIB. Ces nouvelles estimations accompagnent la décision de l’agence, publiée le 18 septembre 2026, de maintenir les notes souveraines de long et court terme du pays à « B-/B », avec une perspective stable.
Les nouvelles projections sont moins favorables que le scénario présenté par S&P en mars 2025. À cette date, l’agence tablait sur une croissance moyenne de 4,3 % entre 2025 et 2028 et sur des déficits budgétaires proches de 1 % du PIB en moyenne sur cette période. Ces chiffres ne sont toutefois pas directement comparables aux 3,5 % prévus pour la seule année 2026 : les 4,3 % constituaient une moyenne pluriannuelle.
Pour 2026, S&P explique sa révision par une contraction importante du secteur des hydrocarbures et des performances inférieures à ses attentes dans l’agriculture, l’industrie manufacturière, l’agro-industrie et la construction. Ces évolutions devraient peser sur l’activité économique.
La prévision de S&P reste légèrement supérieure à celle du Fonds monétaire international (FMI). Dans les projections publiées à l’issue de la consultation Article IV en mars 2026, le Fonds tablait sur une croissance de 3,3 % cette année, après une estimation de 3,1 % pour 2025. Il anticipait une progression de 3,4 % du PIB hors pétrole et de 0,8 % du PIB pétrolier.
Hydrocarbures, cacao et subventions pèsent sur les comptes
S&P prévoit parallèlement un déficit budgétaire équivalant à 2,5 % du PIB en 2026. Selon l’agence, la baisse des volumes de production d’hydrocarbures, l’augmentation des subventions et le recul des prix du cacao devraient contribuer à creuser les déficits budgétaire et extérieur. Les prix élevés des hydrocarbures apporteraient en revanche un soutien aux recettes publiques et aux exportations.
Le cacao constitue un changement notable dans l’environnement extérieur du pays. La baisse des cours est également identifiée par le FMI comme un facteur de détérioration du compte courant camerounais en 2026.
S&P prévoit un déficit courant de 4,4 % du PIB en 2026. Sa projection est moins déficitaire que celle du FMI : en mars, le Fonds anticipait un déficit courant de 5,2 % du PIB, dons officiels compris. Hors dons, le déficit projeté par le FMI atteignait 5,3 %.
La différence entre les deux institutions est également visible sur la croissance. S&P se situe 0,2 point au-dessus de la projection du FMI, tandis que son déficit courant attendu est inférieur de 0,8 point de PIB à celui projeté par le Fonds, dons compris.
La dette devrait reculer après 2026
Malgré la dégradation de ses prévisions à court terme, S&P maintient les notes souveraines de long et court terme du Cameroun à « B-/B », en monnaie locale comme en devises, avec une perspective stable. L’évaluation du risque de transfert et de convertibilité reste à « BBB- ».
L’agence estime que la dette publique devrait atteindre un pic en 2026 avant de diminuer progressivement pour s’établir autour de 36 % du PIB en 2029. Elle prévoit également que les intérêts de la dette absorberont en moyenne moins de 8 % des recettes publiques entre 2026 et 2029.
Cette trajectoire est proche de celle retenue par le FMI. Le Fonds prévoit un ratio de dette publique de 39,6 % du PIB en 2026, puis 38,9 % en 2027, 37,4 % en 2028 et 35,9 % en 2029.
À fin 2025, selon les données rapportées par S&P, la dette extérieure représentait 63 % de la dette publique camerounaise, dont 86 % étaient détenus par des créanciers multilatéraux et bilatéraux.
Le maintien de la note intervient ainsi alors que S&P anticipe pour 2026 une croissance moins dynamique et un creusement simultané des déficits budgétaire et extérieur, mais une dette publique appelée à diminuer après le pic attendu cette année.
B.E
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Me Félicité Esther Zeifman ressuscite l’affaire du téléphone distrait de l’une des épouses du patron du Groupe L’Anecdote (Première partie)

Au cours de l’audience criminelle spéciale consacrée à l’examination in chief et à la cross-examination du 35ᵉ témoin, le lieutenant-colonel Dieudonné Bialo, chef du service central des recherches judiciaires (Scrj) de la gendarmerie nationale, les avocats des parties civiles ont fait ressurgir, ce mardi 15 septembre 2026, l’affaire des terminaux numériques manquants, dans lesquels seraient contenus des éléments liés à l’assassinat de l’ancien chef de chaîne d’Amplitude FM.
C’est Me Félicité Esther Zeifman qui, après avoir obtenu du 35ᵉ témoin du ministère public la définition de l’enquête environnementale contenue dans sa grille méthodologique, a posé au lieutenant-colonel Dieudonné Bialo la question de savoir s’il est au courant que Melissa Amougou Belinga avait distrait un iPhone lors du déroulement de l’enquête préliminaire.
L’officier supérieur de la gendarmerie nationale a répondu à cette question par l’affirmative, tout en indiquant que c’est grâce au tracking des terminaux numériques que les enquêteurs se sont rendu compte de l’incorporation du numéro de téléphone de la puce et du numéro IMEI de l’appareil de la concernée.
À la question de l’avocate des ayants droit de Martinez Zogo de savoir quelles sont les dispositions prises par la commission mixte d’enquête police/gendarmerie nationale pour retrouver ce téléphone distrait par l’épouse de Jean-Pierre Amougou Belinga, D. Bialo fait savoir au tribunal que la commission avait interpellé deux personnes, dont une dame qui s’est présentée comme une femme de ménage du couple de l’homme d’affaires et, avant elle, un monsieur qui avait été interpellé.
Ce dernier s’est présenté comme proche de cette femme de ménage, dont la puce téléphonique avait rayonné dans le téléphone recherché. Selon l’officier supérieur de la gendarmerie nationale, c’est l’audition de cet homme proche de l’agent domestique du couple Amougou Belinga qui a conduit à la découverte de la disparition de cet iPhone.
S’agissant des dispositions prises pour auditionner Melissa Amougou Belinga, indexée par sa femme de ménage, la commission mixte, en son temps, explique D. Bialo, avait sollicité sa présence via les conseils du patron du groupe L’Anecdote.
Lorsque Me Félicité Esther Zeifman demande au témoin du ministère public si ce téléphone distrait sciemment n’aurait pas pu participer à la manifestation de la vérité, le lieutenant-colonel Bialo répond : « Le téléphone est recherché parce que le lieutenant-colonel Justin Danwe communique, dans une de ces auditions, un numéro de téléphone appartenant et utilisé par M. Amougou Belinga. Les divers trackings ont révélé des rayonnements correspondant aux divers lieux fréquentés par son utilisateur ».
Aussi le lieutenant-colonel Danwe avait-il affirmé avoir transmis une vidéo de la victime à Amougou Belinga via cet iPhone. Mais durant la cross-examination du 35ᵉ témoin faite par l’avocat du lieutenant-colonel Justin Danwe, Me Jacques Mbuny, ce dernier a rappelé au lieutenant-colonel Bialo que relativement au transfert de cette vidéo à l’homme d’affaires, l’expert Georges Bell Bitjocka avait déclaré que cette vidéo avait été extraite d’un téléphone d’un membre du commando, Vincent Godje, qui avait été nommément cité. Cependant, D. Bialo a réagi : « En tant que membre de la commission d’enquête mixte, nous avons écouté ces extraits de vidéo courts ».
Sur le champ, Me Mbuny pose la question à Bialo : « Vous avez extrait les vidéos du téléphone de Danwe ou vous avez ouï dire qu’il y avait des vidéos dans son téléphone ? Et l’officier supérieur de la gendarmerie nationale de répondre, de façon laconique : « C’était un ouï-dire! »
En suivant le prolongement du questionnement de Me Zeifman, l’avocate juge qu’il était nécessaire que ce téléphone soit mis à la disposition de l’enquête pour contribuer à la manifestation de la vérité. Les (ces éléments) avez-vous consignés et adressés au commissaire du gouvernement ?, s’interroge l’avocate des ayants droit de Martinez Zogo.
Et Bialo de répondre : « Je pense ». « Que faisons-nous en ce moment ? Comment rattraper cet impair ? », s’interroge, in fine, Me Zeifman. C’est sur ces entrefaites qu’une objection a été formulée par Me Tchudjo, un des avocats de Jean-Pierre Amougou Belinga, qui a demandé au tribunal de rejeter cette question qui, explique-t-il, est une question d’opinion. Au bout du compte, le président du tribunal a retenu cette objection et a invité le témoin à apporter des réponses techniques aux questions de fait et de connaissance s’inscrivant en droite ligne du contenu de l’enquête.
À titre informatif, le Service central de recherches judiciaires (Scrj) de la gendarmerie nationale, dont le lieutenant-colonel Dieudonné Bialo est le responsable, s’est auto saisi à la suite de l’information liée à la disparition d’Arsène Mbani Zogo et après la découverte de sa dépouille. L’officier supérieur de la gendarmerie nationale reconnaît, dans le cadre de ses recherches, n’avoir pas fait de constatations.
En revanche, s’agissant des observations, le Service central des recherches judiciaires (Scrj) s’est déployé dans une enquête environnementale (recherche de tout indice non enregistré devant contribuer à la manifestation de la vérité) auprès des citoyens. La vidéo surveillance a été aussi mise à contribution tant elle était gérée, indique D. Bialo, par la Délégation générale à la sûreté nationale (DGSN), en appui avec la légion de gendarmerie du Centre.
De plus, ajoute Bialo, le Service central des recherches judiciaires n’a pas posé d’acte d’enquête ; il assistait le commandant de la légion de gendarmerie du Centre et utilisait le matériel pour faire le tracking de tout ce que l’on pouvait avoir comme numéro de téléphone des intervenants.
Serge Aimé BIKOI
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ACEP Cameroun : le bénéfice progresse de 6,3 % à 803,6 millions de FCFA en 2025

(Investir au Cameroun) – ACEP Cameroun a réalisé un bénéfice net de 803,6 millions de FCFA en 2025, contre 755,6 millions un an plus tôt, selon les données publiées par la Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale (BVMAC) dans son Bulletin officiel de la cote du 17 septembre 2026. Le résultat progresse ainsi de 6,3 %, soit près de 48 millions de FCFA supplémentaires.
Cette croissance est supérieure à celle du produit net financier de l’établissement, passé de 7,745 milliards à 7,970 milliards de FCFA sur la même période, soit une hausse de 2,9 %. Rapporté au produit net financier, le bénéfice représente 10,1 % en 2025, contre 9,8 % en 2024.
Il s’agit de la deuxième année consécutive de progression du résultat net. Après 905 millions de FCFA en 2022, le bénéfice avait reculé à 536,6 millions en 2023, avant de remonter à 755,6 millions en 2024. Malgré cette reprise, le résultat de 2025 reste inférieur de 11,2 % à celui de 2022.
3,21 milliards de FCFA à verser aux obligataires d’ici fin 2027
Cette amélioration intervient alors qu’ACEP Cameroun poursuit l’amortissement de son emprunt obligataire « ACEP 7 % brut 2024-2027 ». L’établissement avait levé 5 milliards de FCFA sur le marché financier régional. L’emprunt, coté à la BVMAC depuis le 8 avril 2025, affiche encore un encours résiduel de 3 milliards de FCFA.
Selon l’échéancier publié par la BVMAC, ACEP doit rembourser 1 milliard de FCFA de capital le 30 décembre 2026, assorti de 105 millions de FCFA d’intérêts. Deux autres remboursements de 1 milliard de FCFA sont prévus les 30 juin et 30 décembre 2027, avec respectivement 70 millions et 35 millions de FCFA d’intérêts.
L’établissement doit ainsi encore verser 3,21 milliards de FCFA aux détenteurs de ses obligations d’ici à fin 2027, dont 3 milliards au titre du capital et 210 millions d’intérêts.
La fiche publiée par la BVMAC comporte en revanche une anomalie dans le montant du total de bilan d’ACEP Cameroun pour 2025. Cette donnée n’est pas exploitable en l’état et n’est donc pas retenue faute de confirmation par les états financiers originaux.
ACEP Cameroun, dont le capital social s’élève à 1,444 milliard de FCFA, est détenu notamment par la BICEC à 27 %, Investisseurs & Partenaires à 20 %, la Société nationale d’investissement à 15 % et ACEP International à 13 %.
Baudouin Enama
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30-06-2026 – Bvmac : Acep Cameroun engage un nouveau remboursement de plus d’un milliard de FCFA sur son emprunt 2024-2027
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17-01-2025 – ACEP Cameroun : la microfinance des très petites entreprises annoncée en bourse en 2025 pour lever 15 milliards de FCFA
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