Connect with us

Actualités locales

Barrage de Kikot (500 MW): plus de 50 financiers manifestent leur intérêt, son coût final toujours en suspens

Published

on

Barrage de Kikot (500 MW): plus de 50 financiers manifestent leur intérêt, son coût final toujours en suspens
Spread the love

(Investir au Cameroun) – Plus de 50 institutions financières ont manifesté leur intérêt pour le financement du barrage hydroélectrique de Kikot-Mbebe, d’une puissance projetée de 500 MW, selon Ahmat Tom, président du conseil d’administration de Kikot-Mbebe Hydro Power Company (KHPC). Le dirigeant a dévoilé ce chiffre le 15 septembre 2026 à Yaoundé, lors d’une réunion consacrée à la présentation du projet aux potentiels partenaires financiers.

Ces institutions ont été identifiées à l’issue d’unmarket sounding, une consultation menée auprès de prêteurs potentiels pour tester leur intérêt et recueillir leurs premières observations avant la structuration définitive de l’opération. Ces manifestations d’intérêt ne constituent toutefois pas encore des engagements fermes de financement.

KHPC n’a pas publié la liste des institutions concernées. Mais selon des informations recueillies auprès de l’entreprise, plusieurs bailleurs internationaux et banques figurent parmi les interlocuteurs intéressés par le financement du projet : la Société financière internationale (SFI), Proparco, la Banque africaine de développement (BAD), la Banque islamique de développement (BID), Afreximbank, la banque publique allemande KfW et BNP Paribas. Plusieurs banques camerounaises sont également en lice, apprend-on.

Des discussions bilatérales avant une conférence des bailleurs

La réunion du 15 septembre ouvre désormais une phase de discussions plus ciblées entre KHPC et les potentiels partenaires financiers. La société de projet, détenue à parts égales par l’État du Cameroun et Electricité de France (EDF), a confirmé que des rencontres bilatérales doivent suivre cette première

« La présente assise ouvre une nouvelle phase d’une série de concertations dédiée aux perspectives de financement du projet Kikot, et qui aura pour couronnement une grande conférence des bailleurs de fonds envisagée par le gouvernement. (…) Nous envisageons des discussions bilatérales avec chaque potentiel prêteur pour adresser de façon approfondie certaines préoccupations qui pourraient émerger », a indiqué Ahmat Tom.

Cette séquence doit notamment permettre aux institutions intéressées d’examiner le projet avant de prendre une éventuelle décision de financement. Les prêteurs procèdent généralement, à ce stade, à leurs propres diligences sur les aspects techniques, financiers, environnementaux, contractuels et réglementaires.

La mobilisation des bailleurs intervient cependant alors que le montant définitif nécessaire à la réalisation de Kikot reste à arrêter. Deux évaluations circulent actuellement pour ce projet de 500 MW.

Le Document de programmation économique et budgétaire 2027-2029, publié le 6 juillet 2026 par la Direction générale du Budget, inscrit 872 milliards de FCFA comme coût total de « l’aménagement hydroélectrique de Kikot et lignes associées ». Le gouvernement classe le projet parmi les partenariats public-privé et programme sa réalisation entre 2028 et 2032.

Une correspondance adressée en septembre 2025 au ministre de l’Eau et de l’Énergie par le PCA de KHPC après la 14e session du conseil d’administration tenue à Paris faisait, elle, état de 1 620 milliards de FCFA. Entre les deux montants, l’écart atteint 748 milliards de FCFA.

L’estimation de l’APD encore soumise à optimisation

Une source proche du dossier attribue les 1620 milliards de FCFA à l’évaluation établie à l’issue de l’avant-projet détaillé (APD). Elle estime en revanche que les 872 milliards inscrits dans la programmation gouvernementale pourraient correspondre à une provison budgétaire retenue par l’État, sans pouvoir en préciser le mode de calcul.

« Nous ne savons pas à quoi correspond le chiffre de 872 milliards de FCFA contenu dans le document du ministère des Finances. Mais nous présumons qu’il s’agit de la provision projetée par le gouvernement pour ce projet. En revanche, nous pouvons affirmer que les 1 620 milliards de FCFA découlent de l’évaluation sortie APD, qui permet d’obtenir des coûts bruts », explique cette source.

Selon elle, des discussions doivent encore permettre de réduire certains postes, notamment à travers le régime fiscal applicable au projet et les conditions des futurs prêts.

Cette explication apporte un élément nouveau, mais ne permet pas encore de réconcilier précisément les deux estimations. Ni le détail des composantes intégrées aux 1 620 milliards de FCFA ni les hypothèses ayant conduit le ministère des Finances à retenir 872 milliards n’ont été rendus publics. Il n’est donc pas possible, à ce stade, de déterminer quelle part de l’écart provient du périmètre technique, de la fiscalité, des contingences, des conditions de financement ou d’autres hypothèses de calcul.

Cette incertitude n’empêche pas KHPC d’avancer parallèlement sur le choix des constructeurs. La société a déjà présélectionné des entreprises et groupements pour les trois principaux lots : génie civil, électromécanique, ainsi que lignes et poste électrique. Dans son avis de novembre 2025, KHPC précisait que ces candidats seraient invités à soumettre leurs propositions après la publication des dossiers d’appel d’offres.

Les offres des entreprises pourront à leur tour fournir des références de prix plus précises.« Tous les postulants ne présenteront pas le même coût pour ce projet », souligne une source proche du dossier, qui estime que la mise en concurrence peut ainsi participer à l’optimisation du coût de l’investissement.

Le calendrier officiel laisse encore plusieurs mois pour achever ce montage. KHPC indiquait en novembre 2025 que la clôture financière, qui doit permettre le démarrage des principaux travaux de construction, était envisagée au plus tôt au second semestre 2027.

Brice R. Mbodiam

Lire aussi:

15-09-2026 – Barrage de Kikot : KHPC sollicite les bailleurs avec un écart de 748 milliards FCFA à clarifier sur le coût

07-09-2026 – Électricité : la capacité installée progresse de 50 % en cinq ans, mais reste à 1 220 MW de la cible

20-11-2025 – Kikot-Mbebe : KHPC présélectionne les candidats pour la centrale hydroélectrique de 500 MW

Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Click to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Actualités locales

les Jeunes Patriotes préparent une veillée pour célébrer les 44 ans de Paul Biya au pouvoir

Published

on

les Jeunes Patriotes préparent une veillée pour célébrer les 44 ans de Paul Biya au pouvoir
Spread the love

L’Association des Jeunes Patriotes du Cameroun et de la Diaspora s’apprête à rendre un vibrant hommage à l’homme du 6 novembre 1982, Son Excellence Paul Biya.

En conférence de presse le lundi 26 octobre 2026 à Ebolowa, Roger Davy Ella Enguele, le secrétaire général du bureau exécutif national de l’Association des Jeunes Patriotes du Cameroun et de la Diaspora, a confié aux journalistes accrédités que l’initiative dans ses deux déclinaisons consiste dans un premier volet à organiser le 5 novembre 2026 une méga veillée de sensibilisation et de remobilisation des jeunes, des femmes et des hommes autour de la célébration du 44ᵉ anniversaire de l’accession à la magistrature suprême du président de la République Son Excellence Paul Biya au quartier Mbanga.

La deuxième articulation sera une séquence d’éducation au patriotisme et au loyalisme qui sera axée sur une orientation pour une ruée massive vers les urnes pour les élections municipales et législatives à venir dans la ville d’Ebolowa et ses environs.

Ces interventions, a précisé Roger Davy Ella Enguele, sont accompagnées et soutenues de bout en bout par les chefs des communautés anglophones, Bamileke, Haoussa, et les leaders des autres communautés des ressortissants des autres régions de l’Est, du Centre, du Littoral, du département de l’Océan qui ont souscrit entièrement à cette démarche. Car si Mbanga est un quartier cosmopolite, il reste également et pour toujours un bastion infranchissable du RDPC, donc une propriété exclusive de Son Excellence Paul Biya.

La pensée politique de Paul Biya

Lorsqu’il prête serment pour la première fois le 6 novembre 1982, Paul BIYA axe son action sur la démocratisation de la vie politique, la libéralisation sociale et économique, la rigueur dans la gestion, la moralisation des comportements et le renforcement de la coopération internationale.

Le nouveau chef de l’État décide d’asseoir son pouvoir sur la structure politique la mieux organisée de l’époque, l’ancien parti unique : l’Union Nationale Camerounaise (UNC). Il est élu président du Parti le 14 septembre 1983. Il organise ensuite une élection présidentielle anticipée et est élu Président de la République en janvier 1984, réélu en avril 1988 et en octobre 1992. Ce dernier scrutin est la première élection présidentielle au suffrage universel direct avec multiplicité de candidatures dans l’histoire du Cameroun. En novembre 1997 et en octobre 2004, il est réélu pour un mandat de sept ans.

Paul BIYA décide alors d’accélérer les réformes politiques pour engager résolument le pays dans la voie de la modernisation, la démocratisation et la participation du plus grand nombre au processus de prise de décision. En mars 1985, il redynamise l’UNC, lors d’un mémorable Congrès tenu à Bamenda, en réorganisant ses structures et en la rebaptisant Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC).

Puis il encourage ses compatriotes à s’intéresser à la vie politique et à exprimer librement leurs idées. Il n’en fallait pas plus pour susciter un foisonnement d’initiatives de toutes tendances. Y compris au sein même de son propre parti, le RDPC. Paul BIYA dira plus tard : «le nom Rassablement Décmocratique du Peuple Camerounais (RDPC) n’est pas dû au hasard. Il s’agissait, en effet, d’abord, de rassembler, sans exclusive, nos concitoyens de bonne volonté, pour qui l’unité et la stabilité de notre pays sont les biens les plus précieux. Il s’agissait aussi de démocratiser une société politique qui avait eu sans doute ses mérites à un moment de notre histoire nationale, mais qui paraissait incapable d’évoluer. Il s’agissait enfin de rapprocher le pouvoir du peuple souverain, afin que celui-ci soit mieux associé à la conduite des affaires publiques . Ce sont ces objectifs que le RDPC s’est efforcé d’atteindre progressivement. D’abord en s’appliquant à lui-même les règles de pluralisme, ensuite, en donnant la parole à la base pour qu’elle puisse s’exprimer. C’est dire que lorsque le vent d’Est a abordé le rivage de l’Afrique, nous avions déjà entamé le processus démocratique« .

Le « vent d’Est » dont parle le chef de l’État stimule, en 1990, moult initiatives politiques de toutes colorations. Même si les premiers partis d’opposition ne sont reconnus et légalisés qu’en début février 1991, l’année 1990 marque l’apothéose du processus démocratique camerounais. Cette année-là, le Cameroun a renoué de manière irréversible avec la démocratie pluraliste.

C’est l’aboutissement du travail mené avec méthode, tact et réalisme par Paul BIYA dès son accession à la Magistrature suprême le 6 novembre 1982. Son expérience à la tête de l’État lui a permis de consolider les acquis démocratiques (élections pluralistes, Constitution moderne) et d’engager une profonde réforme de l’État. En outre, la paix et l’unité ont été préservées, voire renforcées.

CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR camerounactuel.com

Continue Reading

Actualités locales

Le Pcrn invite Atanga Nji à reconsidérer sa décision de suspension du Fsnc

Published

on

Spread the love

Dans un communiqué parvenu à notre rédaction, Christian Ndjock Nkongo, Secrétaire National aux Affaires Politiques aux Droits de l’Homme et aux Libertés du Parti camerounais […]

Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Actualités locales

« s’agit-il d’une mesure conservatoire ou d’une autre sanction s’ajoutant à celle de la justice ? », Tomaino Ndam Njoya

Published

on

« s’agit-il d’une mesure conservatoire ou d’une autre sanction s’ajoutant à celle de la justice ? », Tomaino Ndam Njoya
Spread the love

Pour l’Union démocratique du Cameroun, la suspension du FSNC suscite des interrogations.

Par la plume d’Hermine Patricia Tomaino Ndam Njoya, l’Union démocratique du Cameroun (UDC) pose une série d’interrogations sur la suspension du Front pour le salut national du Cameroun (FSNC). Ces interrogations démontrent une incompréhension de la décision prise par le ministre de l’Administration territoriale Paul Atanga Nji. Ce dernier a suspendu le parti d’Issa Tchiroma Bakary pour une période de trois mois.

Les motifs avancés par le membre du gouvernement dans son arrêté sont l’appel à l’insurrection, l’atteinte à l’intégrité territoriale, à l’unité nationale et à la souveraineté nationale, l’incitation à la violence ayant occasionné des destructions de biens publics et privés, des troubles graves à l’ordre public et la résidence de l’un des dirigeants statutaires à l’étranger.

Retrouvez ci-dessous le communiqué de l’UDC.

CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR camerounactuel.com

Continue Reading

Trending

Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infosCliquez ici