Actualités locales
une fillette de 2 ans meurt après avoir été retrouvée au pied d’un toboggan dans son école

Une fillette de deux ans et demi, Inaya Mbouo, est décédée mercredi 9 septembre à l’hôpital de district de la Mifi, à Bafoussam.
Selon les premiers éléments recueillis, l’enfant avait été retrouvée inanimée au pied d’un toboggan par un gardien de son établissement scolaire, avant d’être évacuée vers l’hôpital où elle est décédée peu après.
Selon les témoignages de la famille largement partagés sur les réseaux sociaux, la petite Mbouo Inaya, élève à l’École Maternelle Catholique de Koptchou, quartier Haoussa à Bafoussam, se serait rendue à l’école ce mardi matin.
En fin de journée, les parents ont été informés que l’enfant aurait fait une chute et se serait blessée à la tête. Elle a ensuite été conduite à l’hôpital de Famla où son décès a été constaté. La famille dit ne pas avoir reçu d’explications détaillées de la part de l’établissement scolaire sur les circonstances exactes du drame.
Alerté, le sous-préfet de Bafoussam II, Grégoire Essono Bodo, s’est rendu sur les lieux pour s’enquérir de la situation. Le corps de la fillette a été remis à sa famille et inhumé ce jeudi 10 septembre, en présence notamment des autorités et des responsables de l’établissement. Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes du drame.
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Coopération en eau et énergie

Le Cameroun et l’Égypte veulent donner un nouvel élan à leur coopération dans les secteurs de l’eau et de l’énergie. Les deux pays ont notamment évoqué des investissements, le développement de projets structurants et le transfert de technologies.
Les échanges ont eu lieu jeudi 10 septembre 2026 à Yaoundé, lors d’une audience accordée par le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Gaston Eloundou Essomba, à l’ambassadeur Karim Sherif, ministre assistant égyptien chargé des Affaires africaines. La rencontre s’est déroulée en présence de l’ambassadrice d’Égypte au Cameroun et de représentants de l’entreprise The Arab Contractors.
La partie égyptienne a présenté son expertise dans les barrages, l’hydroélectricité, le solaire, le dessalement et la gestion des ressources hydriques. Le projet hydroélectrique de Kikot figure notamment parmi les dossiers évoqués, alors que des entreprises égyptiennes font partie des structures présélectionnées.
Côté camerounais, l’accent a été mis sur l’augmentation de la production électrique, notamment à travers le solaire et la valorisation du gaz. Le ministre a également évoqué l’interconnexion des réseaux Sud et Nord ainsi que la réhabilitation de la centrale hydroélectrique de Lagdo.
Dans le secteur de l’eau, le Cameroun souhaite notamment développer des barrages collinaires pour améliorer l’accès à la ressource en milieu rural. Les deux parties entendent par ailleurs renforcer la formation des cadres camerounais et favoriser le transfert de technologies.
Un forum d’affaires Cameroun–Égypte est envisagé en Égypte avant la fin de 2026. Il devrait permettre de présenter aux opérateurs économiques égyptiens les projets camerounais jugés suffisamment matures pour accueillir expertise et investissements.
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Actualités locales
le GECAM révèle les chiffres qui inquiètent les entreprises camerounaises

Dette publique, baisse de l’investissement, coût du crédit, difficultés d’approvisionnement en électricité et dégradation des infrastructures : le Groupement des entreprises du Cameroun (GECAM) a dressé le jeudi 10 septembre 2026 un tableau préoccupant de la conjoncture économique, à l’occasion de sa rentrée économique à Yaoundé.
L’organisation patronale a notamment alerté sur le ralentissement de la croissance, avec un PIB attendu à 3,5 %, selon les données présentées lors de cette rencontre. Le secteur tertiaire affiche une progression de 4,6 %, contre 1,7 % pour l’agriculture et 2,0 % pour l’industrie.
Pour le GECAM, ce déséquilibre entre les secteurs pose la question de la capacité du Cameroun à renforcer sa production locale et à atteindre les objectifs fixés dans sa Stratégie nationale de développement à l’horizon 2030 (SND30).
Voici les principaux points évoqués lors de la rentrée économique du GECAM ce 10 septembre 2026, un condensé de la journaliste Lile Piedjou :
Conjoncture Macroéconomique & Modèle de Croissance
Chocs externes et budget : Le conflit au Moyen-Orient et la crise du détroit d’Hormuz ont fait grimper le baril de pétrole (jusqu’à 126 $), perturbant le cadrage budgétaire 2026 basé sur 62 $. Bien qu’exportateur de brut, le Cameroun subit l’envolée des coûts des carburants importés, entraînant une baisse de 35 % des recettes pétrolières au T1. Déséquilibre sectoriel : le PIB subit un ralentissement à 3,5 %.
Le secteur tertiaire (+4,6 %) croît de deux à trois fois plus vite que l’agriculture (+1,7 %) et l’industrie (+2,0 %), ce qui remet en cause la souveraineté productive et les objectifs de la SND30.
Gouvernance Budgétaire & Pression Fiscale
Effondrement de l’investissement public : au premier trimestre 2026, les dépenses d’investissement ont chuté de 74,4 % (45 milliards FCFA contre 175,5 milliards un an plus tôt), affichant un taux d’exécution critique de 2,2 %.
Shift budgétaire préoccupant : en 10 ans, la part du budget allouée au fonctionnement est passée de 65,1 % à 79,2 %, réduisant l’investissement à 20,8 %. Le GECAM demande à ce que la loi de finances 2027 inverse cette tendance.
Pression sur le secteur formel : objectif d’augmentation des recettes fiscales de 12,5 % (3 600 milliards FCFA) pesant principalement sur les entreprises formelles, avec un Code Général des Impôts modifié plus de 2 500 fois depuis 2002 (dont 127 articles en 2026).
Dette publique : la dette atteint 15 607 milliards FCFA (44,2 % du PIB), où le service de la dette capte 40 % des dépenses contre 23 % pour l’investissement.
Freins Infrastructurels (Énergie & Transports)
Crise de l’électricité : malgré la mise en service de Nachtigal (420 MW) et la nationalisation de la distribution, 65 % des entreprises dépendent de groupes électrogènes dont le coût de revient (200-350 FCFA/kWh) est jusqu’à 7 fois supérieur au tarif industriel. Les déficits de transport et le mécanisme « take-or-pay » coûtent 10 milliards FCFA/mois à l’État.
Réseau routier dégradé : les axes majeurs (Douala-Yaoundé, Douala-Bafoussam, Ngaoundéré-Kousseri) restent détériorés. Sur le corridor Douala-Ngaoundéré, les interruptions logistiques génèrent 15 à 20 % de surcoûts.
Financement de l’Économie & Numérique
Rareté et coût du crédit : baisse des nouveaux crédits accordés par les banques au T1 2026 (1 337 milliards contre 1 887 milliards au T1 2025) et hausse du taux débiteur moyen de 8,26 % à 9,03 %.
L’État banquier et débiteur : L’omniprésence de l’État actionnaire/emprunteur évince le secteur privé (effet d’éviction vers les bons du Trésor). Le GECAM demande un calendrier de désengagement progressif et l’apurement des arriérés dus aux entreprises.
Incertitude numérique : la pénétration du haut débit stagne à 22 % depuis 2016 avec un coût de l’Internet fixe 3 à 4 fois plus cher qu’au Rwanda. Manque d’anticipation illustré par l’application puis la suspension chaotique de la taxe douanière sur les appareils numériques.
Patriotisme Économique & Secteur Informel
Déficit commercial record : atteignant 2 145 milliards FCFA en 2025 (taux de couverture tombé à 59 %), marqué par la hausse des importations de riz (+37 702 tonnes) et de poisson (+60 193 tonnes) malgré les programmes d’import-substitution.
Lutte contre l’informel et fraude : 52 % des emplois relèvent de l’informel non agricole contre 5,1 % pour le privé formel. Le GECAM distingue l’informel de subsistance et l’incitation à la formalisation, tout en condamnant fermement l’informel grand format qualifié de fraude fiscale organisée.
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Actualités locales
Bébé de 5 mois porté disparu

Joël Gabriel Enye’e, âgé de cinq mois, est introuvable depuis le 6 septembre 2026 à Ebolowa. Sa mère affirme que le nourrisson a été emmené par une femme qu’elle connaissait depuis peu et qui aurait gagné sa confiance.
Selon le récit de la mère, Mireille, cette femme avait rencontré la famille une semaine auparavant à l’Église presbytérienne d’Elat. Elle se serait rapprochée des proches en proposant notamment des soins traditionnels au bébé.
Le dimanche 6 septembre, alors que la mère devait se rendre au culte avec son nourrisson et sa fille aînée, la femme aurait acheté des beignets aux enfants avant de repartir à moto avec Joël Gabriel, promettant de revenir. Depuis, ni elle ni l’enfant n’ont donné signe de vie.
Une plainte pour vol de bébé a été déposée auprès de la Police judiciaire d’Ebolowa. Les forces de l’ordre ont engagé des recherches pour retrouver le nourrisson et identifier les circonstances exactes de sa disparition. L’enquête se poursuit.
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