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Eto’o tue et brise les talents. Le brassard instable de capitaine en est la preuve

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Eto’o tue et brise les talents. Le brassard instable de capitaine en est la preuve
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Le brassard de capitaine des Lions Indomptables fait l’objet d’une vive controverse au Cameroun. Dans une tribune intitulée « La désacralisation du brassard des Lions Indomptables par Samuel Eto’o Fils », l’ancien journaliste sportif Jean-Claude Mbede Fouda livre une critique sévère de la gestion du leadership au sein de la sélection nationale depuis l’arrivée de Samuel Eto’o à la présidence de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot).

Pour l’auteur, le brassard n’a jamais été un simple accessoire porté par les joueurs. Il représente, dans l’histoire du football camerounais, un symbole d’autorité et de responsabilité associé à plusieurs grandes figures des Lions Indomptables, parmi lesquelles Stephen Tataw, Rigobert Song, Thomas Nkono, Joseph-Antoine Bell ou encore Jacques Songo’o.

Jean-Claude Mbede Fouda estime que cette dimension symbolique aurait progressivement perdu de son importance. Il s’appuie notamment sur la succession de joueurs ayant porté le brassard ces dernières années, citant Vincent Aboubakar, André-Frank Zambo Anguissa, Devis Epassy et Nouhou Tolo.

Cette rotation constitue, selon lui, le signe d’une absence de leadership durable au sein de l’équipe nationale. Il s’interroge notamment sur la pertinence d’une équipe de haut niveau qui change régulièrement de capitaine.

L’ancien journaliste va beaucoup plus loin et attribue cette situation à Samuel Eto’o. Selon lui, le président de la Fecafoot chercherait à empêcher l’émergence d’une figure suffisamment forte pour exercer une autorité durable dans le vestiaire.

Lire la tribune de Jean-Claude Mbede Fouda :

« La désacralisation du brassard des Lions Indomptables par Samuel Eto’o Fils

Au Cameroun, le brassard de capitaine de l’équipe nationale de football n’a jamais été un simple morceau de tissu élastique glissé autour du bras. C’était une relique, une couronne, un symbole d’autorité sacrée.

On se souvient avec émotion de ces figures tutélaires qui portaient ce poids avec une dignité presque royale : Stephen Tataw, Rigobert Song, Émile Mbouh, Thomas Nkono, Joseph-Antoine Bell, Jacques Songo’o…

À cette époque bénie, même un enfant à la maternelle pouvait vous réciter sans hésiter le nom du capitaine des Lions Indomptables. Le pays avait des repères, et ces repères avaient un visage.

Aujourd’hui, ce mythe est mort, assassiné sur l’autel d’un ego surdimensionné.

Depuis qu’il est à la tête de la Fédération Camerounaise de Football (Fecafoot), Samuel Eto’o Fils mène une guerre psychologique sous-jacente contre la notion même de leadership au sein du vestiaire.

Regardez les faits : en l’espace de quelques années, le brassard est devenu une patate chaude qu’on se passe de main en main, de match en match. Vincent Aboubakar, André-Frank Zambo Anguissa, Devis Epassy, Nouhou Tolo… et demain, sans doute un anonyme propulsé là non par hasard, mais par le désir ardent de ne pas créer de grand capitaine, capable de porter ce titre.

Le premier péché capital aujourd’hui de l’équipe nationale du Cameroun, c’est d’être talentueux et acclamé. Ce privilège est une exclusivité du président de la fédération.

Quelle est donc cette équipe nationale de haut niveau qui change de capitaine à chaque rassemblement ?

La vérité est aussi claire qu’amère : Samuel Eto’o ne veut pas d’un capitaine. Il veut une marionnette. Il ne veut pas qu’une star émerge à côté de lui, même plusieurs années après sa retraite sportive.

Nouhou Tolo était le chouchou du public et du sélectionneur David Pagou lors de la dernière CAN ? Il ne doit y avoir qu’une seule légende, un seul soleil autour duquel tout le système solaire du football camerounais doit tourner. Comment ose-t-il ? C’est de l’indiscipline aggravée. Il est écarté.

André Onana joue à Manchester United ? Il est trop zélé. Comment se fait-il qu’il se fasse acclamer par la foule en Ouganda ? La seule légende de toute l’Afrique, c’est Eto’o.

Carlos Baleba est annoncé partout pour 100 millions d’euros ? C’est un blasphème : il a pris la grosse tête. Il fait la concurrence à Eto’o. Il faut l’écarter.

Eto’o tue et brise les talents. Le brassard instable de capitaine en est la preuve. Il agit comme s’il avait lui-même importé le football en Afrique, ne tolère aucun ombrage.

Pour régner sans partage, il lui faut étouffer les talents, banaliser les cadres et détruire les symboles de l’autorité sur le terrain. Aucun capitaine sous sa mandature ne semble destiné à durer ou à imprimer sa marque sur plusieurs compétitions d’affilée.

Au lieu de gouverner et de bâtir notre football, le président de la Fecafoot s’emploie à effacer les mémoires.

Et le plus tragique réside dans le spectacle de ses partisans, fiers de répéter à l’envi que tel ou tel joueur actuel « n’a rien gagné avec l’équipe nationale ». Comme si l’objectif suprême était de rabaisser cette génération pour que la précédente reste éternellement intouchable.

On refuse de voir la réalité d’un passé pourtant bien documenté : celui du joueur talentueux parmi tant d’autres de sa génération, certes, mais aussi du plus indiscipliné, souvent au centre des tempêtes et des exclusions de l’équipe nationale.

Devons-nous nous taire ? Devons-nous accepter cette dérive simplement parce que nous ne partageons pas les mêmes réseaux d’influence, la même quête d’adulation aveugle ou les mêmes compromissions ? Absolument pas. Le brassard des Lions Indomptables a une histoire, une âme, et il est du devoir de ceux qui ont suivi et chroniqué ce football de s’élever contre sa clochardisation.

L’histoire du football camerounais est plus grande que la destinée d’un seul homme, aussi prestigieuse fut sa carrière sur les terrains. Ce règne de l’égocentrisme et cette anathème jetée sur nos talents finiront par passer. La vérité prévaudra, et le brassard des Lions Indomptables retrouvera un jour la sacralité et le respect qu’il n’aurait jamais dû perdre.

Par Jean-Claude Mbede Fouda
Ancien Journaliste de Sports »

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Georges-Kévin Nkoudou rebondit à Abha FC

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Georges-Kévin Nkoudou poursuit son aventure en Arabie saoudite. À 31 ans, l’attaquant camerounais s’est engagé avec Abha FC, pensionnaire de la Saudi Pro League. Il arrive en provenance d’Al-Diriyah FC, qu’il représentait jusqu’ici dans le même championnat.

Après son passage à Al-Diriyah, Nkoudou ouvre ainsi un nouveau chapitre de sa carrière dans le football saoudien. Fort de son expérience et de son vécu au haut niveau, l’international camerounais entend désormais apporter toute son expérience et ses qualités offensives à sa nouvelle équipe.

Ce changement de club marque une nouvelle étape pour l’ancien joueur de Tottenham, qui continue de faire son chemin loin de l’Europe.

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la vidéo qui fait polémique et interpelle la Fecafoot

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la vidéo qui fait polémique et interpelle la Fecafoot
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Une courte vidéo montrant apparemment une joueuse internationale camerounaise de football embrassant une autre femme a déclenché une vive polémique en ligne. Une marque de cosmétiques a déjà suspendu toute activité promotionnelle impliquant une femme liée à la vidéo.

La vidéo a commencé à circuler massivement sur les réseaux sociaux dans la nuit du 7 au 8 septembre. On y voit deux femmes s’embrasser dans ce qui semble être un ascenseur. Des publications sur les réseaux sociaux ont identifié l’une d’elles comme étant une joueuse des Lionnes Indomptables du Cameroun, bien que la rédaction n’ait pas pu vérifier de manière indépendante l’identité des femmes ni les circonstances de l’enregistrement.

La vidéo a suscité de vives réactions de la part de commentateurs sportifs et de supporters camerounais, qui ont demandé à la Fédération camerounaise de football (FECAFOOT) d’enquêter sur l’affaire.

Le journaliste sportif Marc Chouamo a suggéré que la joueuse pourrait manquer la Coupe du Monde Féminine de la FIFA 2027 au Brésil, tandis que le média sportif Ayila’Sport a appelé la commission d’éthique de la FECAFOOT à intervenir.

Aucune déclaration officielle de la FECAFOOT confirmant l’ouverture d’une procédure disciplinaire n’a été constatée.

La polémique a déjà atteint le monde des affaires

Ange Hair & Beauty, dont l’ambassadrice de marque, Ngon Eton, a été associée en ligne à la vidéo, a annoncé la suspension de toute communication et activité promotionnelle la concernant, le temps d’examiner la situation.

« Dans l’attente d’une vérification complète des faits et d’un examen des engagements contractuels liés à cette collaboration, Ange Hair & Beauty a décidé de suspendre toute communication et activation associée à Ngon Eton », a déclaré l’entreprise dans un communiqué.

L’entreprise n’a pas encore rompu le partenariat et a indiqué qu’elle annoncerait d’autres mesures après avoir examiné la question.

La vidéo a également relancé un débat sensible autour du football féminin au Cameroun, où les joueuses doivent depuis des années lutter contre des stéréotypes liant la pratique de ce sport à l’homosexualité.

En 2021, l’internationale camerounaise Ajara Nchout Njoya s’est publiquement opposée à ce stéréotype, affirmant qu’il fallait cesser de présumer qu’une femme est lesbienne simplement parce qu’elle joue au football.

La polémique actuelle risque de raviver précisément cette association, alors même que la conduite ou la vie privée d’une seule personne ne saurait généraliser ces préjugés envers les footballeuses.

Il existe également une dimension juridique. Les relations sexuelles entre personnes de même sexe sont criminalisées par l’article 347-1 du Code pénal camerounais. Cependant, la diffusion d’une vidéo montrant deux femmes s’embrassant ne constitue pas en soi une infraction relevant de cette disposition.

La diffusion de cette vidéo soulève une autre question : jusqu’à quel point la vie privée des athlètes doit-elle justifier des sanctions sportives ou commerciales, notamment lorsque des images privées sont diffusées en ligne sans information claire sur leur origine ?

Certains commentateurs accusent également les autorités d’appliquer la loi camerounaise de manière sélective, arguant que des personnalités ou des personnes influentes ont parfois échappé à tout contrôle lors de précédentes polémiques, tandis que d’autres ont été poursuivies.

Pour l’instant, rien n’indique que la joueuse ait été inculpée ou sanctionnée officiellement par les instances du football.

Ce qui n’était au départ qu’une vidéo privée de quelques secondes a désormais déclenché un débat bien plus large sur la vie privée, la sexualité, le sponsoring, le football féminin et les limites du pouvoir institutionnel sur la vie privée des athlètes.

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Kyé-Ossi : le CNCC prévoit en 2027 un centre de vie de 10 hectares pour les transporteurs

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Kyé-Ossi : le CNCC prévoit en 2027 un centre de vie de 10 hectares pour les transporteurs
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(Investir au Cameroun) – Le Conseil national des chargeurs du Cameroun (CNCC) prévoit de construire un centre de vie sur 10 hectares à Kyé-Ossi, dans la région du Sud, au carrefour des frontières avec le Gabon et la Guinée équatoriale. Selon son directeur général, Auguste Mbappé Penda, le financement de cette infrastructure doit être prévu dans le budget 2027 de l’établissement. Le montant de l’investissement n’a pas été communiqué.

Le centre doit principalement accueillir les transporteurs et autres acteurs du commerce transfrontalier. Sur le modèle des infrastructures déjà réalisées par le CNCC, il devrait comprendre un parking sécurisé pour les poids lourds, des installations d’hébergement et de restauration ainsi que d’autres services destinés aux camionneurs. Le CNCC présente ces équipements comme un moyen de réduire les stationnements anarchiques des camions et les risques d’accident sur les corridors.

Le projet de Kyé-Ossi ne part pas de zéro. Dès 2018, le CNCC annonçait son intention d’y construire des infrastructures de stockage pour répondre aux difficultés signalées par les commerçants de cette zone frontalière. En 2023, la programmation de ses marchés publics prévoyait également 15 millions de FCFA pour des études d’aménagement, architecturales et techniques en vue de la construction d’un guichet unique à Kyé-Ossi. Les documents publics consultés ne permettent toutefois pas d’établir si ce projet de guichet unique correspond au centre de vie de 10 hectares aujourd’hui annoncé.

Le CNCC dispose déjà d’une implantation opérationnelle à Kyé-Ossi. L’établissement y délivre notamment le Bordereau électronique de suivi des cargaisons (BESC), document utilisé pour le suivi des marchandises. Le CNCC indiquait dès 2020 que les paiements liés au BESC pouvaient être effectués par Mobile Money à la frontière Cameroun-Guinée équatoriale, avec un point identifié à Kyé-Ossi.

L’infrastructure annoncée étendrait à la frontière sud le réseau de centres de vie développé par le CNCC. L’établissement exploite notamment des sites à Dibamba, Ngoulentang et Kousseri. À Garoua-Boulaï, à la frontière avec la République centrafricaine, un nouveau centre a été inauguré en septembre 2025, avec parking pour camions, hébergement, cantine et autres installations destinées aux transporteurs.

À Kyé-Ossi, l’enjeu porte davantage sur les échanges avec le Gabon et la Guinée équatoriale que sur le transit vers des pays sans littoral. Le CNCC intervient depuis plusieurs années dans cette zone : ses opérations y concernent l’assistance aux commerçants, la délivrance du BESC et l’accompagnement du commerce transfrontalier. En février 2026 encore, il y organisait une formation destinée aux femmes actives dans les échanges transfrontaliers.

La prochaine étape déterminante sera l’inscription effective du projet dans le budget 2027 du CNCC, puis la publication des études, appels d’offres et montants de financement permettant de préciser le coût et le calendrier des travaux.

Frederic Nonos

Lire aussi:

21-07-2026 – Après les stations-service, le CNCC veut installer banques et Mobile Money dans ses centres de vie

22-06-2026 – Transit du fret : le CNCC suspend le BESC sur les corridors Douala-N’Djamena et Douala-Bangui

15-06-2026 – Douala-Bangui / Douala-Ndjamena : le CNCC confie à Tradex les stations-service de ses centres de vie

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