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Haute-Savoie : un homme de 25 ans tué par balle à Annemasse, les tireurs toujours recherchés

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Haute-Savoie : un homme de 25 ans tué par balle à Annemasse, les tireurs toujours recherchés
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Une fusillade a fait un mort dimanche soir à Annemasse, en Haute-Savoie. Le ou les auteurs des tirs sont toujours en fuite ce lundi, alors que l’enquête vient tout juste de débuter.

Un homme de 25 ans a perdu la vie par balle dimanche soir à Annemasse, rapporte l’AFP qui cite une source policière ce lundi.

Une quinzaine d’étuis retrouvés sur place

Les faits se sont déroulés dans le quartier du Perrier, identifié comme un secteur sensible de la commune. Sur place, les enquêteurs ont retrouvé une quinzaine d’étuis de calibre 7,62 mm, un indice qui laisse penser à plusieurs tirs successifs.

Toujours selon cette source policière, plusieurs individus auraient été aperçus arrivant puis quittant précipitamment les lieux au moment de la fusillade — des éléments qui devront désormais être recoupés par l’enquête pour identifier les responsables.

Une victime décédée après l’intervention des secours

Les pompiers sont intervenus peu avant 22h45 dans le quartier, après le signalement d’un homme grièvement blessé par balle. Malgré leur intervention, la victime, âgée de 25 ans, n’a pas survécu à ses blessures.

À ce stade, ni le mobile de la fusillade ni l’identité des tireurs n’ont été communiqués. Aucune interpellation n’a été annoncée pour le moment, et l’enquête devra déterminer les circonstances exactes ayant conduit à ce drame dans le quartier du Perrier.

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Lions indomptables: Les 26 de David Pagou

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Lions indomptables: Les 26 de David Pagou
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David Pagou a rendu publique une liste de 26 joueurs qui vont représenter le Cameroun pour la fenêtre Fifa de septembre 2026. Une période au cours de laquelle le Cameroun amorce les éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2027. Pour l’essentiel, le sélectionneur national de fait a opté pour un renouvellement grandeur nature. La plupart des joueurs ayant joué la dernière CAN sont absents.

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FORMATION PROFESSIONNELLE : 15 étudiants envoyés en Chine pour renforcer leurs compétences numériques

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FORMATION PROFESSIONNELLE : 15 étudiants envoyés en Chine pour renforcer leurs compétences numériques
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Au Cameroun, la formation aux métiers du numérique progresse dans les universités et grandes écoles. Huawei revendique déjà 18 000 étudiants formés depuis 2016. Mais l’enjeu se déplace désormais vers l’après-formation. Certifications, stages et immersions doivent permettre aux jeunes de trouver un emploi ou de créer leur propre activité.

« Vous allez bientôt prendre la direction de la Chine et vivre une expérience exceptionnelle au cœur de l’écosystème technologique de Huawei. Vous aurez l’occasion de découvrir de nouvelles technologies, de rencontrer d’autres jeunes talents venus de différents horizons, d’échanger avec des experts et de découvrir une autre manière de penser l’innovation. Je vous invite à profiter pleinement de chaque instant de cette expérience. Apprenez, observez, échangez et créez des connexions, laissez-vous inspirer », a déclaré Olylia Wang, présidente-directrice générale de Huawei en Afrique centrale, aux 15 étudiants camerounais retenus pour l’édition 2026 de « Seeds for the Future ».

Leur départ pour la Chine intervient dans un contexte où la formation numérique cherche encore son prolongement naturel sur le marché du travail. Ces étudiants passeront huit jours en Chine. Ils doivent approfondir leurs connaissances dans les nouvelles technologies et découvrir des innovations de pointe. Pour Emmanuel, étudiant à l’Institut universitaire de la Côte, cette immersion représente surtout une occasion d’acquérir des compétences directement utiles dans le monde professionnel.

18 000 ÉTUDIANTS FORMÉS DEPUIS 2016

Depuis 2016, Huawei affirme avoir formé 18 000 étudiants dans dix universités et grandes écoles au Cameroun. Parmi eux, 420 ont obtenu une certification dont les frais ont été pris en charge par l’entreprise. Plus de 300 enseignants ont également été formés. La Huawei ICT Competition constitue l’un des principaux dispositifs mobilisés par le groupe.

Depuis son lancement, la compétition comptabilise 20 630 participations au Cameroun. Pour l’édition 2025-2026, 635 étudiants se sont inscrits à travers les académies partenaires. Neuf ont atteint l’étape régionale et trois se sont qualifiés pour la finale mondiale en Chine. L’équipe camerounaise y a remporté le premier prix mondial dans la catégorie Computing Track, face à des participants de 48 autres pays.

Cette performance constitue une vitrine pour les compétences locales. Elle ne règle cependant pas la question de leur valorisation économique. Un étudiant peut décrocher un prix, une certification ou une formation supplémentaire sans pour autant accéder rapidement à un emploi.

LE PASSAGE VERS L’ENTREPRISE

Huawei veut justement rapprocher les étudiants du monde professionnel. Le groupe met en avant les stages proposés aux jeunes ayant franchi les différentes étapes de la compétition. Son dispositif repose sur trois programmes : Huawei ICT Academy apporte des compétences en Cloud, intelligence artificielle, 5G et Computing ; la Huawei ICT Competition confronte les étudiants à des problèmes techniques concrets ; Seeds for the Future offre une immersion technologique et culturelle en Chine.

Pour l’entreprise, la formation ne doit donc pas rester confinée aux amphithéâtres. « Il n’y a pas de transformation numérique sans talents capables de concevoir, de déployer et de maîtriser ces technologies », souligne Olylia Wang. Huawei veut ainsi renforcer le lien entre universités, industrie et emploi.

Le ministère de l’Enseignement supérieur partage cette lecture. Le secrétaire général Wilfred Nyongbet Gabsa estime que les meilleurs étudiants du numérique doivent représenter le Cameroun sur la scène internationale. Pour lui, leurs distinctions constituent une reconnaissance des compétences de l’université camerounaise.

L’EMPLOI OU L’ENTREPRENEURIAT COMME PROCHAINE ÉTAPE

Le nombre de bénéficiaires montre l’ampleur des efforts engagés. Seeds for the Future a déjà permis à 205 étudiants camerounais de séjourner en Chine. Soixante-quinze ont bénéficié d’une bourse de voyage. Les 15 nouveaux bénéficiaires de 2026 portent cette dynamique à une nouvelle étape.

Reste maintenant la question du débouché. Emmanuel nourrit déjà une ambition entrepreneuriale. Il souhaite poursuivre ses études à l’étranger, acquérir davantage d’expérience et revenir au Cameroun pour développer les compétences locales. Son objectif est aussi de créer des entreprises capables de rivaliser avec de grands groupes technologiques.

« Nous ne devons pas être totalement dépendants des autres. Nous devons construire un pays souverain dans le domaine de la technologie », affirme-t-il. Cette ambition résume l’enjeu économique de la formation numérique.

Le Cameroun dispose désormais d’un nombre croissant de jeunes exposés à l’intelligence artificielle, au Cloud, à la 5G ou encore au Computing. Le défi consiste à transformer ces compétences en activité économique. Cela passe par l’emploi, mais aussi par la création d’entreprises et le développement de solutions locales.

Pour Huawei, les universités transmettent le savoir, les entreprises apportent l’expérience et les pouvoirs publics créent un environnement favorable. Aux jeunes revient ensuite la responsabilité de transformer ces acquis en compétences opérationnelles. Le véritable bilan des programmes se mesurera donc moins au nombre de formations dispensées qu’aux emplois créés, aux carrières construites et aux entreprises qui émergeront de ce vivier de talents.

Par Fabrice BELOKO
Défis Actuels du 06/09/2026

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GAZ DOMESTIQUE : Le Cameroun va importer 60 000 tonnes métriques de GPL

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GAZ DOMESTIQUE : Le Cameroun va importer 60 000 tonnes métriques de GPL
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Le pays a lancé, le 1er septembre 2026, un appel d’offres en vue d’importer 60 000 tonnes métriques de gaz de pétrole liquéfié (GPL). Rapporté aux volumes de butanes liquéfiés importés par le Cameroun en 2025, ce marché représente près de 40 % des achats extérieurs réalisés sur une année.

Le Cameroun dispose pourtant d’une production locale de GPL au centre de traitement de gaz de Bipaga, dans la région du Sud. Mais Bipaga ne suffit pas à couvrir les besoins du pays en GPL. Selon le rapport annuel 2023 de la Société nationale des hydrocarbures (SNH), ce site avait livré 34 699 tonnes cette année-là, contre 28 677 tonnes en 2022, soit une progression de 21 %. Il s’agissait de sa deuxième meilleure performance depuis sa mise en service en 2018.

En juillet 2026, la SNH a indiqué que Bipaga devait continuer à produire environ 30 000 tonnes de GPL par an malgré la fin de l’exploitation de l’unité flottante Hilli Episeyo. Cette capacité reste très inférieure aux 150 420 tonnes de butanes liquéfiés importées en 2025. La comparaison confirme l’insuffisance structurelle de l’offre locale, sans permettre de calculer une part de marché exacte, les périodes et les périmètres statistiques n’étant pas identiques.

L’on peut donc aisément comprendre l’option prise par le gouvernement d’importer le GPL. Le Cameroun vient en effet de lancer un appel d’offres en vue d’importer 60 000 tonnes métriques de GPL, soit près de 40 % des importations de 2025. Selon un communiqué signé par Okie Johnson Ndoh, président de la Commission ad hoc chargée des importations des produits pétroliers (CIPP), le volume recherché sera réparti en deux lots de 35 000 et 25 000 tonnes. L’opération doit permettre de « couvrir les besoins de consommation de l’exercice 2026 ».

Le communiqué ne vaut toutefois ni commande ni livraison effective. Il ne précise pas la valeur prévisionnelle du marché, l’origine du produit, les conditions de transport ou le calendrier d’arrivée des volumes. Ces éléments ne seront connus qu’après l’examen des offres et l’attribution des lots.

ÉVITER UNE RUPTURE D’APPROVISIONNEMENT

L’enjeu de l’appel d’offres est donc double : éviter une rupture d’approvisionnement au cours des derniers mois de 2026 et contenir l’exposition du marché camerounais aux achats extérieurs. Son coût réel et son effet sur les stocks ne pourront cependant être évalués qu’après l’adjudication du 8 septembre et la publication des conditions de livraison.

Néanmoins, l’appel d’offres porte sur un volume important au regard des derniers chiffres disponibles. D’après le Rapport sur l’économie camerounaise en 2025 du ministère en charge de l’Economie, fondé sur les données de la Direction générale des douanes, le Cameroun a importé 150 420 tonnes de butanes liquéfiés en 2025, contre 145 163 tonnes en 2024. Les volumes ont ainsi progressé de 3,6 %. La facture a pourtant reculé de 59,38 milliards à 56,159 milliards de FCFA, soit une baisse de 5,4 %, traduisant un repli du coût moyen déclaré à l’importation.

Les 60 000 tonnes recherchées représentent précisément 39,9 % du volume importé en 2025, soit l’équivalent de près de cinq mois d’achats au rythme mensuel moyen de cette année. Elles correspondent également, en théorie, à 4,8 millions de bouteilles de 12,5 kg. Rapporté arithmétiquement à la valeur douanière moyenne de 2025, soit environ 373 348 FCFA la tonne, le volume mis en appel d’offres représenterait un ordre de grandeur de 22,4 milliards de FCFA. Cette estimation ne constitue pas la valeur du marché : le prix réel dépendra des offres, des spécifications du GPL et des conditions de livraison.

UN MARCHÉ DE DISTRIBUTION EN HAUSSE DE 6,2 % À FIN JUILLET 2026

Le classement des distributeurs de gaz domestique évolue au Cameroun. Sur les sept premiers mois de 2026, 132 902 tonnes de GPL ont été mises à la consommation, contre 125 085 tonnes sur la même période en 2025, soit une progression de 6,2 %.

Tradex arrive en tête avec 18 772 tonnes, soit 14,12 % des volumes commercialisés. L’entreprise devance SCTM, qui totalise 17 692 tonnes et 13,31 % de part de marché. L’écart entre les deux distributeurs atteint ainsi 1 080 tonnes, soit 0,81 point de part de marché. TotalEnergies occupe la 3e place avec 15 575 tonnes, correspondant à 11,72 % du marché, devant OLA Energy, qui enregistre 11 763 tonnes et une part de 8,85 %. À eux quatre, ces opérateurs concentrent 48 % des volumes mis à la consommation entre janvier et juillet 2026.

Ce classement intervient alors que SCTM connaît des difficultés d’approvisionnement. Dans une interview publiée le 28 août 2026 par Cameroon Tribune, le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Gaston Eloundou Essomba, a indiqué que le gouvernement avait chargé le directeur général de la Caisse de stabilisation des prix des hydrocarbures (CSPH) d’engager des concertations entre l’entreprise et ses créanciers.

« Au regard de la place de cet opérateur dans la chaîne de distribution du gaz domestique et des conséquences que ses difficultés peuvent avoir pour une partie des consommateurs, le gouvernement a instruit le directeur général de la CSPH de mener des concertations entre la SCTM et ses créanciers — les importateurs de GPL — afin de trouver des solutions relatives à l’apurement de ses dettes », a déclaré le ministre.

Selon lui, ces difficultés expliquent les problèmes de disponibilité rencontrés par les détenteurs de bouteilles SCTM. La raréfaction de cette marque ouvre des possibilités de report vers les distributeurs dont les bouteilles restent disponibles. Les données transmises ne permettent toutefois pas de mesurer ces transferts de clientèle ni d’établir la progression annuelle de chaque concurrent.

Pour SCTM, le rétablissement régulier des approvisionnements dépend désormais des discussions engagées avec ses créanciers sous l’égide de la CSPH. Entre-temps, Tradex la devance de 1 080 tonnes sur les volumes cumulés à fin juillet 2026. Ce classement devra être rapproché des données de la même période de 2025 pour mesurer précisément les gains et pertes de chaque opérateur.

LE STOCKAGE DE BONABÉRI PORTÉ À 3 500 TONNES

La recomposition de la distribution intervient dans un marché désormais entièrement dépendant des importations. Selon Gaston Eloundou Essomba, la production locale assurait encore 20 % des besoins avant le départ du navire de liquéfaction Hilli Episeyo. Les importations couvrent actuellement la totalité de l’approvisionnement.

La Société camerounaise des dépôts pétroliers (SCDP) a inauguré, le 21 août 2026, une nouvelle sphère de stockage au dépôt de Bonabéri. Cette installation porte la capacité du site de 2 500 à 3 500 tonnes de GPL, soit une augmentation de 40 %. Une septième sphère est en construction et doit porter cette capacité à 5 500 tonnes.

Cette entreprise publique projette parallèlement un terminal à hydrocarbures à Kribi, afin de créer un second point d’entrée maritime pour les produits pétroliers et d’augmenter les capacités nationales de stockage. Le coût du projet est plafonné à 150 milliards de FCFA. La SCDP et ses conseils financiers prévoient de rechercher 100 milliards de FCFA en monnaie locale et le solde en euros, mais la structuration définitive du financement reste à arrêter.

La fabrication locale des bouteilles modifie également les conditions d’accès au marché. Le ministre cite Progaz et Africa Cylinder parmi les entreprises qui produisent désormais ces équipements à Douala. Cette offre locale peut réduire les délais et les coûts liés à l’importation des bouteilles, sans suffire à expliquer, à elle seule, l’arrivée de nouveaux distributeurs.

Par Blaise NNANG
Défis Actuels du 06/09/2026

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