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800 milliards de FCFA mobilisés pour la reconstruction de l’Extrême-nord

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800 milliards de FCFA mobilisés pour la reconstruction de l’Extrême-nord
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« Le programme a réhabilité des écoles, des centres de santé, des routes. Toutes ces infrastructures nous permettent de nous relever, parce que notre région a été très affectée, et nous, les femmes, les jeunes et les enfants en particulier », nous confie Aïssa Doumara, représentante de la société civile dans l’Extrême-Nord. Elle vient de prendre part à la deuxième 2ème session du Comité de pilotage du programme spécial de reconstruction et de développement de la région de l’Extrême-nord (Psrdren) présidé par Alamine Ousmane Mey, ministre de l’Economie, de la planification et de l’Aménagement du territoire le 31 août 2026 à Yaoundé.

Pour cette responsable associative rencontré à Yaoundé, les effets du Plan présidentiel de reconstruction et de développement commencent à se mesurer dans le quotidien des populations. Elle cite notamment les centres de santé. Leur construction doit rapprocher les formations sanitaires des populations et contribuer à réduire la mortalité maternelle. Dans cette région, rappelle-t-elle, de nombreuses femmes continuent d’accoucher en dehors des structures de santé. Les investissements dans ce domaine répondent donc à un besoin sanitaire, mais aussi social. Les agriculteurs ne sont pas oubliés. Des femmes et des jeunes ont bénéficié de kits agricoles destinés à relancer la production. « Ces kits permettent de rebooster la production, de refaire les greniers et de sortir du cycle de la famine et de la pauvreté progressivement », souligne Aïssa Doumara. Son témoignage donne une première indication de l’enjeu du programme. Au-delà des ouvrages, il s’agit de remettre en marche l’économie locale.

800 milliards mobilisés

Le volume financier consacré au plan a fortement progressé. Lors de la première session du Comité de pilotage, en février 2025, les financements mobilisés dépassaient 600 milliards de FCFA. Ils approchent désormais 800 milliards.

« L’année dernière, lors de notre première session, j’annonçais une mobilisation d’à peu près 600 milliards de francs CFA. En 2025, nous avons pu relever le niveau de mobilisation pour passer à 800 milliards de francs CFA », explique Alamine Ousmane Mey, ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire. Cette mobilisation s’inscrit dans une ambition plus large. Le programme avait été envisagé autour d’un besoin estimé à 1 800 milliards de FCFA. Les ressources doivent financer la reconstruction des infrastructures détruites, soutenir le développement, renforcer la cohésion sociale et favoriser l’insertion socio-économique des populations.

Sur le terrain, plusieurs opérations sont déjà engagées. A ce jour, le comité du programme recense 20 mini-adductions d’eau, cinq centres de santé intégrés et sept écoles primaires à kit complet. À cela s’ajoutent un pont sur le Mayo Tchanawa, des bretelles routières à Maroua, la réhabilitation de l’hôpital helvétique de Mada et la distribution de 10 000 tables-bancs. Des intrants et du petit matériel agricole sont également, apprend-on fournis aux coopératives et organisations de producteurs des six départements.

Les routes en première ligne

Le volet routier concentre une partie importante des investissements. La Nationale N°1, sur l’axe Mora-Waza-Dabanga-Kousséri, fait l’objet de travaux de reconstruction. D’autres itinéraires sont concernés, notamment Magada-Kaélé-Guidiguis-Yagoua, Moutourwa-Maroua et Maroua-Bogo-Guirvidig-Pouss. Le Pacri-Mdk représente 236 milliards de FCFA. Il doit améliorer la connectivité et la résilience le long du corridor Mora-Dabanga-Kousséri. Le tronçon Mora-Tchakamari, long de 22 kilomètres pour sa première section, connaît déjà une avancée significative. Le Projet d’aménagement territorial et de promotion du secteur privé mobilise, lui, 157 milliards de FCFA. Il vise notamment la réhabilitation de l’axe Maroua-Moutourwa-Magada-Kaélé-Yagoua et une meilleure connexion des principaux bassins économiques de la région. L’objectif affiché est de faciliter les investissements privés et les initiatives entrepreneuriales. Le pont sur le Logone entre Yagoua et Bongor, au Tchad, complète ce dispositif. Évalué à 30 milliards de FCFA, il doit faciliter la circulation des personnes et des marchandises et renforcer les échanges commerciaux transfrontaliers.

Produire pour durer

La stratégie ne s’arrête pas aux infrastructures. L’agriculture occupe une place centrale. Le projet VIVA Logone, doté de 120 milliards de FCFA, vise à améliorer l’irrigation, développer les filières agricoles et accroître les capacités de production. Le PDI-CVA, financé à hauteur de 26,61 milliards de FCFA par la Banque islamique de développement, doit renforcer la maîtrise de l’eau et développer les chaînes de valeur de l’oignon, du maïs et du soja. Il devrait bénéficier directement à environ 20 000 personnes. Le PDAS-1 prévoit pour sa part environ 53 milliards de FCFA pour les ouvrages hydrauliques et les périmètres irrigués.

Le capital humain constitue un autre volet. Le CAP2E bénéficie de 89,2 milliards de FCFA de la BAD sur 2025-2030. Il cible la formation professionnelle, l’entrepreneuriat, l’accès au financement et la création d’emplois pour les jeunes et les femmes.

L’exécution comme indicateur

Le passage des annonces aux résultats reste toutefois le principal enjeu. Le programme affiche un taux de contractualisation des marchés de 88 %, mais un taux d’exécution budgétaire de 63,8 %. Pour Alamine Ousmane Mey, l’engagement de l’État et des partenaires techniques et financiers doit désormais accélérer la mise en œuvre. Une mission est envisagée dans la région afin de constater les réalisations avec les différents acteurs.

Aïssa Doumara estime, elle aussi, que la poursuite de cette dynamique est déterminante. Dans une région où, selon elle, 74 personnes sur 100 vivent sous le seuil de pauvreté, contre 37 % au niveau national, les investissements doivent encore produire des effets durables. Les infrastructures prévues dans le budget 2026 devront donc franchir une nouvelle étape, celle de l’utilisation effective et de l’impact économique.

Fabrice BELOKO

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Dakar: La journaliste camerounaise Dora Eboa est morte

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Dakar: La journaliste camerounaise Dora Eboa est morte
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Dorothée Temou Eboa n’est plus. La journaliste camerounaise s’est éteinte ce 31 août 2026 à Dakar. Plus connu sous la signature Dora Eboa, la Camerounaise achève son séjour sur terre loin de son pays natal. La nouvelle a été rendue publique par Sosthène Fouda.

C’est déjà le même Sosthène Fouda qui avait déjà donné les nouvelles de la journaliste l’année dernière alors que sa famille s’inquiétait de son silence depuis 10 ans. Ayant rejoint BBC en 2015, Dora Eboa s’était coupe du pays et même de sa famille. Dix ans de rupture. C’est grâce à Sosthène Fouda que la famille et nombre d’amis de Dora Eboa eurent de ses nouvelles. Puis plus rien. L’ex présentatrice de 7 Hebdo sur la chaîne privée camerounaise STV, ne donnera plus jamais un autre signe de vie, mais son dernier souffle. Selo. Sosthène Fouda, la journaliste sera inhumée sur sa terre d’adoption.

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Cameroun : Quand la BAD tance l’État banquier et oublie les errements des privés

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Cameroun : Quand la BAD tance l’État banquier et oublie les errements des privés
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La Banque africaine de développement (BAD) et le FMI s’inquiètent de l’empreinte croissante de l’État camerounais dans le secteur bancaire. Pourtant, CBC, NFC Bank et UBC sont précisément des établissements dont les graves difficultés, survenues sous gestion privée, ont nécessité une intervention de l’État pour éviter leur disparition et préserver les intérêts des déposants. Disqualifier d’emblée la gestion étatique comme un facteur de risque semble plus dogmatique que basée sur des faits.

La Banque africaine de développement (BAD) et le Fonds monétaire international (FMI) regardent avec une certaine inquiétude la montée de l’empreinte de l’État camerounais dans le secteur bancaire. Dans son Rapport pays 2026 consacré au Cameroun, la BAD qualifie de « source de préoccupation majeure » la multiplication des recapitalisations et acquisitions publiques, citant notamment le rachat de Société Générale Cameroun, devenue General Bank of Cameroon (GBC). Le FMI estime de son côté que l’augmentation des participations publiques peut accroître les risques budgétaires, opérationnels et de gouvernance. L’alerte mérite d’être entendue. Mais elle appelle aussi une question préalable : comment l’État en est-il arrivé à devenir actionnaire de plusieurs banques ? Car dans les principaux dossiers récents, l’État n’a pas commencé par vouloir devenir banquier. Il est intervenu après la dégradation d’établissements privés, lorsque leur survie était menacée et que leur disparition risquait d’affecter les déposants, les emplois et la stabilité du système financier.

Le cas de National Financial Credit Bank (NFC Bank) est particulièrement éclairant. Placée sous administration provisoire par la COBAC en novembre 2012, la banque connaissait alors une profonde dégradation de sa situation financière. Les difficultés se sont prolongées au point que la liquidation est devenue une perspective réelle. À fin 2018, son portefeuille de créances en souffrance atteignait près de 36,2 milliards de FCFA. Face à cette situation, le schéma finalement retenu a été celui d’une intervention publique : apurement des pertes, assainissement du bilan, comblement de l’insuffisance d’actifs et recapitalisation. Au total, le Trésor public a mobilisé 24,753 milliards de FCFA. L’intervention a notamment permis de reprendre les créances en souffrance et de les transférer à la Société de Recouvrement des Créances du Cameroun (SRC). Le résultat est aujourd’hui difficile à ignorer : après plus de douze années d’administration provisoire, la COBAC a levé cette mesure en 2025 et la banque a retrouvé une gouvernance normale.

POUR SAUVER NFC BANK, LE TRÉSOR PUBLIC A MOBILISÉ 24,7 MILLIARDS DE FCFA

Le cas d’Union Bank of Cameroon (UBC) suit une trajectoire comparable. La banque, confrontée à de graves difficultés, faisait partie des deux établissements dont la liquidation était envisagée par le régulateur. L’État est finalement entré dans son capital dans le cadre du plan de restructuration, avec une participation majoritaire. Le FMI lui-même reconnaissait en 2023 que la recapitalisation de NFC et d’UBC faisait partie du processus de résolution de leurs difficultés. Les autorités camerounaises avaient engagé des ressources publiques afin de permettre aux deux établissements de respecter les exigences prudentielles. Les engagements portent notamment sur la rentabilité, la solidité financière, la gouvernance, la maîtrise des risques et le financement de l’économie. Autrement dit, l’État ne demande plus seulement à ces banques de survivre. Il leur demande désormais de produire des résultats.

LE PARADOXE DE L’ALERTE DE LA BAD

C’est ici que se situe le paradoxe du débat actuel. La BAD considère l’extension de l’actionnariat public comme une « source de préoccupation majeure ». Le FMI redoute pour sa part l’augmentation des risques budgétaires et de gouvernance. Mais dans plusieurs dossiers emblématiques, l’État est précisément intervenu parce que le modèle précédent n’avait pas permis de maintenir les banques à flot. La question devrait donc être posée autrement. Ce n’est pas seulement : « Que risque-t-on avec davantage de banques publiques ? » C’est aussi : « Que se serait-il passé si l’État n’était pas intervenu ? » Le cas de la Commercial Bank of Cameroon (CBC) est encore plus révélateur. Placée sous administration provisoire en 2009 après des manquements relevés par la COBAC et une forte dégradation de ses fonds propres, l’ancienne banque privée a été recapitalisée à hauteur de 12 milliards de FCFA, dont près de 10 milliards apportés par l’État, qui en a pris 98 % du capital. Après l’assainissement, la CBC a retrouvé une trajectoire bénéficiaire : son résultat net est passé de 2,5 milliards de FCFA en 2019 à 3,6 milliards en 2020, tandis que son produit net bancaire atteignait 24,22 milliards.

REDRESSÉE PAR L’ÉTAT, LA CBC A RETROUVÉ UNE TRAJECTOIRE BÉNÉFICIAIRE

Le plus intéressant est que l’intervention publique n’est plus aujourd’hui présentée comme une simple opération de sauvetage. En juin 2026, le ministère des Finances a signé avec NFC Bank et UBC des Contrats d’objectifs et de performance destinés à faire passer les deux établissements de la phase de restructuration à celle de la performance. Pour NFC Bank, la réponse est connue : la banque était menacée de liquidation. Pour UBC, l’intervention publique a également été engagée pour éviter une issue similaire. Le choix n’était donc pas entre une banque privée prospère et une banque publique prospère. Il était, à un moment donné, entre le sauvetage public et le risque de disparition de l’établissement. Cette réalité ne signifie évidemment pas que la gestion publique soit automatiquement meilleure. Elle signifie simplement que la nature publique ou privée du capital ne permet pas, à elle seule, de déterminer la qualité d’une banque.

LE PRIVÉ PEUT ÉCHOUER, L’ÉTAT PEUT REDRESSER

C’est précisément le point qui mérite d’être davantage discuté dans l’analyse de la BAD. Une banque privée peut être très bien gérée. Elle peut aussi être mal gérée, accumuler des créances douteuses, perdre ses fonds propres et finir sous administration provisoire. À l’inverse, une banque publique peut être mal gérée et devenir un gouffre financier. Mais elle peut aussi, lorsque sa gouvernance est professionnelle et que les règles prudentielles sont respectées, être redressée et devenir rentable. L’expérience récente du Cameroun fournit donc un enseignement assez clair : le risque bancaire ne découle pas mécaniquement de l’identité de l’actionnaire. Le véritable risque réside dans la gouvernance, la qualité des dirigeants, le contrôle des risques, les règles d’octroi des crédits, la concentration des engagements, le respect des ratios prudentiels et l’indépendance des organes de décision. Il serait donc pour le moins dogmatique de considérer a priori que l’entrée de l’État au capital constitue en elle-même un problème, sans examiner les résultats produits par les établissements concernés.

LE CAS DE GBC DOIT ÊTRE JUGÉ SUR SES RÉSULTATS

Le rachat de Société Générale Cameroun et sa transformation en General Bank of Cameroon pose naturellement une question différente par son ampleur. L’État a acquis les 58,08 % détenus par le groupe Société Générale, en plus des 25,60 % qu’il détenait déjà, portant sa participation à 83,68 %. La BAD voit dans cette opération un nouvel accroissement de l’empreinte publique. Mais là encore, l’opération ne constitue pas en elle-même la démonstration d’un risque. Il faudra regarder les résultats de GBC sous son nouvel actionnariat : évolution des dépôts, des crédits, du produit net bancaire, du coût du risque, des créances douteuses, de la rentabilité, de la solvabilité et de la contribution au financement de l’économie. Si ces indicateurs se dégradent durablement, l’argument de la BAD gagnera en force. S’ils s’améliorent, l’affirmation selon laquelle l’État constitue nécessairement un risque devra être sérieusement réexaminée. La question qui se pose désormais est donc moins celle de la couleur du capital que celle du rendement de l’argent public investi.

Par Jean Luc FASSI
Défis Actuels du 31/08/2026

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Start-up : 10 millions FCFA pour booster les activités de Indemay Tracking

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Start-up : 10 millions FCFA pour booster les activités de Indemay Tracking
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L’enveloppe permettra au promoteur Moussa Hamid Karzaï de poursuivre ses activités basées sur la sécurité connectée et la géolocalisation intelligente des biens.

Dans le cadre du concours du «meilleur projet entrepreneurial Jules François Famawa» récemment organisé dans la région de l’Est dans le cadre de la Bagofit International Business Week, l’entreprise Indemay Tracking, installée dans la ville de Bertoua, région de l’Est qui a été récompensée pour son offre basée sur la sécurité connectée et la géolocalisation intelligente des biens.

La start-up créée par Moussa Hamid Karzaï a remporté la somme de 10 millions FCFA représentant un appui personnel pour un financement global estimé à 50 millions FCFA, pour la mise en œuvre de son projet. Indemay Tracking est une plateforme logicielle innovante et intelligent pour la sécurisation véhicules, la gestion des parcs et flottes automobiles. En 2022 par exemple, l’entreprise a signé un contrat de partenariat avec le Groupement des transporteurs du Cameroun (GTTC) qui regroupe, pas moins de 3 500 membres.

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