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Socadel mobilise 200 milliards FCFA pour l’électricité

Une opération destinée à renforcer la liquidité, restructurer des engagements existants et contribuer à la stabilisation financière du secteur de l’électricité.
La Société Camerounaise d’Électricité (Socadel) a signé ce lundi 31 août 2026, avec General Bank of Cameroon (anciennement Société Générale Cameroun), Afriland First Bank et BGFIBank Cameroun, un mandat portant sur la structuration et la syndication, auprès des établissements bancaires locaux, d’une facilité globale d’un montant cible de deux cents milliards (200 000 000 000) de FCFA. General Bank of Cameroon intervient en qualité d’arrangeur et chef de file de l’opération ; Afriland First Bank et BGFIBank Cameroun en sont les co-arrangeurs.
La signature de ce mandat ouvre la phase de structuration et de syndication. Elle ne vaut pas mise à disposition immédiate des fonds. Les financements seront mobilisés sous réserve des autorisations de crédit, de la finalisation de la documentation contractuelle et de la satisfaction des conditions usuelles.
Deux facilités complémentaires pour un montant cible de 200 milliards de FCFA
Le montage envisagé repose sur deux lignes syndiquées, répondant à des besoins distincts mais complémentaires. Facilité un, l’on parle d’un crédit renouvelable, de 50 milliards de FCFA. Cette ligne est destinée à couvrir les besoins courants de trésorerie et à constituer une réserve de liquidité opérationnelle. La facilité deux est un crédit à moyen terme de 150 milliards de FCFA. Cette ligne est destinée au refinancement des dettes bancaires et des dettes fournisseurs existantes, sur des maturités plus longues, afin d’alléger les engagements à court terme.
Cette opération s’inscrit dans le plan de redressement financier et opérationnel de Socadel. Le 28 mai 2026, le conseil d’administration a autorisé l’ouverture des négociations et mandaté le Directeur Général pour les conduire, sous la supervision du Président du Conseil d’administration.
« Notre priorité est claire : rétablir durablement la confiance, améliorer la continuité et la qualité du service, et produire des résultats concrets pour les usagers. Ce mandat constitue une étape structurante du redressement de SOCADEL.
Nous saluons la mobilisation du secteur bancaire national, qui répond à l’appel du Chef de l’État en faveur de la restructuration de SOCADEL et, plus largement, de la transformation du secteur de l’électricité », a déclaré Antoine Ntsimi, Président du conseil d’administration de Socadel. L’opération sera conduite dans le respect des procédures internes de SOCADEL, de la réglementation applicable et des exigences de contrôle des établissements prêteurs. Les ressources effectivement mobilisées seront affectées aux finalités annoncées.
Leur utilisation fera l’objet d’un suivi documenté et d’une information régulière des organes sociaux compétents et des partenaires financiers, conformément aux engagements contractuels. « Cette signature marque une étape importante dans le renforcement de notre capacité à honorer nos engagements envers nos principaux partenaires. La liquidité n’est pas une fin en soi : elle doit nous permettre de mieux respecter nos échéances, de sécuriser nos opérations et de soutenir une fourniture d’électricité plus fiable aux ménages comme aux entreprises. Cette démarche repose sur la discipline financière, la transparence et la redevabilité », a déclaré Oumarou HAMANDJODA, Directeur Général de SOCADEL.
Une mobilisation bancaire qui s’inscrit dans la durée
L’opération annoncée ce lundi fait suite à la signature, le 1er juillet 2026, d’un premier mandat avec General Bank of Cameroon en vue de mobiliser 60 milliards de FCFA. Ce mandat distinct porte sur le financement d’investissements prioritaires dans les infrastructures de production, de distribution et de commercialisation, afin d’améliorer progressivement la qualité du service. Les mandats des 1er juillet et 14 août 2026 sont complémentaires : le premier vise les investissements prioritaires ; le second, la liquidité opérationnelle et le refinancement d’engagements existants. Ils constituent les premiers volets du plan de financement de SOCADEL et demeurent, chacun, soumis à l’aboutissement des processus de structuration et de mobilisation correspondants.
« Pour l’Arrangeur et Chef de file que nous sommes, cette opération de syndication de 200 milliards FCFA confirme l’investissement de General Bank of Cameroon aux côtés de SOCADEL et de l’Etat du Cameroun. Au-delà du montant, c’est un signal fort pour le financement des infrastructures structurantes de notre pays. C’est aussi une marque de solidité de notre institution bancaire et un engagement à offrir un accompagnement déterminant à nos clients d’une part, et à soutenir le développement économique de notre pays d’autre part. », a déclaré Victor NOUMOUE, Directeur Général de General Bank of Cameroon.
En leur qualité de co-arrangeurs, Afriland First Bank et BGFIBank Cameroun mettent leur expertise de structuration et leur connaissance du marché au service de la syndication auprès des établissements bancaires locaux.
« BGFIBank Cameroun s’engage aux côtés de l’État du Cameroun pour contribuer durablement à l’équilibre du secteur de l’électricité, levier essentiel de l’industrialisation. En qualité d’arrangeur, nous entendons accompagner les transformations engagées par la SOCADEL, avec un impact concret sur la fourniture électrique des ménages et des entreprises », a affirmé l’Administrateur Directeur Général de BGFIBank Cameroun, M. ABAKAL MAHAMAT.
À travers cette première phase de son plan de financement, SOCADEL poursuit trois priorités : stabiliser sa trésorerie, améliorer la régularité des règlements aux producteurs, à SONATREL et aux autres fournisseurs, et créer les conditions d’un investissement durable dans le secteur électrique.
Créer les conditions d’une énergie plus fiable
Le secteur camerounais de l’électricité fait face, depuis plusieurs années, à des déséquilibres financiers et à des tensions de trésorerie persistantes. Ces contraintes affectent l’ensemble de la chaîne de valeur : les producteurs d’énergie, le transporteur SONATREL, les fournisseurs et SOCADEL, qui intervient dans la production, assure la distribution au titre de sa concession et collecte l’essentiel des revenus du secteur. Dans un système où les flux financiers sont étroitement interdépendants, une insuffisance de liquidité peut se transmettre d’un maillon à l’autre, de la production à la distribution en passant par le transport, et favoriser l’accumulation d’arriérés. En renforçant la trésorerie disponible et en rééchelonnant une partie des engagements existants, la facilité globale vise à réduire ces pressions, à améliorer la régularité des paiements et à soutenir la continuité des opérations. Une gestion plus rigoureuse et des financements mieux structurés doivent contribuer à un service électrique plus fiable pour les ménages, les entreprises et l’économie camerounaise.
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Le MRC dénonce la dispersion de son assemblée régionale

Le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) affirme que son assemblée des structures de la région de l’Est a été dispersée dimanche 30 août 2026 par les forces de sécurité à Bertoua. Le parti dénonce une intervention « illégale et brutale » et appelle ses militants à rester mobilisés en vue des prochaines échéances électorales.
Dans un communiqué daté du 31 août et signé par Justin Roger Noah, le MRC revient sur les incidents survenus la veille lors d’une réunion de ses structures régionales à Bertoua. Selon le parti, des dizaines de gendarmes, conduits par le commandant de compagnie et agissant sur instruction du sous-préfet de Bertoua 2e, ont interrompu la rencontre organisée dans un domicile privé.
Le MRC indique que son secrétaire de la Fédération régionale et celui de la fédération départementale du Lom-et-Djerem ont été interpellés puis conduits dans les locaux des forces de sécurité. Les deux responsables ont ensuite été remis en liberté sous garantie, l’infraction de « réunion publique non déclarée » ayant été retenue à leur encontre.
Le parti conteste cette qualification, estimant que la réunion s’est tenue dans un domicile privé clôturé et ne relevait donc pas, selon son interprétation, du régime applicable aux réunions publiques. Le MRC dénonce plus largement une intensification de la pression exercée sur ses activités politiques et cite plusieurs précédents, notamment l’interdiction de sa convention nationale extraordinaire en novembre 2025.
En effet, la formation politique critique également le fonctionnement de la justice camerounaise, qu’elle accuse de ne pas agir face aux atteintes qu’elle dit subir. Par ailleurs, le parti de Maurice Kamto met en garde contre une éventuelle succession politique qu’elle qualifie de « gré à gré ».
Malgré ces tensions, le MRC appelle ses militants et sympathisants à ne pas céder à la peur et à se préparer aux prochaines élections législatives et municipales. Le parti assure qu’il poursuivra sa mobilisation politique et affirme que les dernières mesures prises contre ses activités ne constituent, selon lui, que des signes de faiblesse du pouvoir.
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le MRC dénonce la dispersion d’une réunion à Bertoua et accuse le « régime Biya-RDPC »

L’Assemblée des structures du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) de la région de l’Est, se tenant dans un domicile privé d’après le parti, a été interrompue sur ordre du sous-préfet de Bertoua 2ᵉ, Orfeo Benasconi Nkomo Mimbo’o.
24 heures après l’interruption de la réunion des militants de la fédération régionale du MRC de l’Est, le parti fait le point de la situation en dénonçant les manœuvres du « régime Biya-RDPC ». Le parti d’opposition s’insurge contre la dispersion brutale d’une réunion de ses militants dans un domicile privé dans une barrière par une dizaine de gendarmes.
Au cours de cette interruption, les forces de maintien de l’ordre ont interpellé le secrétaire de la fédération régionale et le secrétaire de la fédération départementale du Lom et Djerem. « Embarqués de force sans mandat, sans procédure, sans état d’urgence. Ils ont été placés sous garant et remis en liberté » pour « Réunion publique non déclarée. Les faits remontent au dimanche 30 août 2026.
Pourtant, rétorque le MRC, une réunion publique se tient dans un lieu public ou bien ouvert au public. De ce fait, il dénonce un « acte de barbarie d’État commandité par le pouvoir en place » et lie cette intervention à une série d’autres actes commis dans le cadre d’une « escalade orchestrée ».
En font partie, le rejet de la candidature de Maurice Kamto à la présidentielle de 2025, l’interdiction de la première convention nationale extraordinaire du MRC en novembre 2025, la transmission au parti le 20 août d’une lettre datée du 19 août 2026 du ministère de l’Administration territoriale. Lettre notifiant au MRC le refus du ministre de prendre acte des résolutions de la convention de décembre 2025.
Face à ces actes, le MRC dénonce aussi la complicité de la justice qui se range du côté du Rdpc en bloquant les plaintes du MRC. La formation politique pointe du doigt des magistrats qui regardent des « extrémistes du pouvoir » matraquer des militants, violer la loi « sans broncher », « sans lever le petit doigt ». Dans une communication signée de son secrétaire général adjoint nᵒ 1, Roger Justin Noah, le MRC encourage ses militants à rester mobilisés.
Au-delà de cette sortie ce lundi, le MRC et le ministère de l’Administration territoriale sont en opposition sur la convention extraordinaire du 21 décembre 2026 tenue en visioconférence. Le ministre Paul Atanga Nji refuse de prendre acte des résolutions de la convention au motif que la convention n’a pas été déclarée au préalable auprès des autorités administratives. Dans une lettre en réponse, le parti conteste les termes du ministre et lui demande quelle autorité administrative est compétente pour recevoir la déclaration d’une réunion qui se tient en visioconférence.
Dénonçant la violation de la loi, la formation politique rappelle que, d’après la loi, la tutelle n’intervient pas dans le fonctionnement des partis politiques. Aussi le parti exhorte-t-il le ministre à faire une bonne application de la loi nᵒ 90/056 du 19 décembre 1990. Le bras de fer qui s’est ouvert pourrait se poursuivre jusqu’à ce que la justice tranche.
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Félicitations de Paul Biya à Trinité-et-Tobago

Le président camerounais a adressé un message de félicitations à Christine Carla Kangaloo, présidente de la République de Trinité-et-Tobago à l’occasion de la célébration de la fête nationale de ce pays.
Paul Biya, le président de la République a adressé ce lundi 31 août 2026, un Message de félicitations à Son Excellence Christine Kangaloo, à l’occasion de la célébration de la fête nationale de de la République Trinité-et-Tobago, le 31 août 2026. Ce message annuel témoigne des bonnes relations diplomatiques entre le Cameroun et ce pays des Caraïbes.
La République du Cameroun et la République de Trinité-et-Tobago sont de nature amicale, formelle et principalement axées sur la coopération multilatérale, les deux nations partageant une histoire coloniale commune et des affiliations au sein de grandes organisations internationales.
Trinité-et-Tobago
Contrairement à certaines informations erronées issues de plateformes de visa privées, aucun des deux pays ne possède d’ambassade physique ou de chancellerie résidente sur le territoire de l’autre. Les affaires diplomatiques de Trinité-et-Tobago pour le Cameroun sont gérées par son Haut-commissariat à Abuja, au Nigeria, qui supervise les relations avec plusieurs pays d’Afrique centrale et de l’Ouest.
Les relations bilatérales officielles ont été fortement dynamisées en février 2010, lorsque le ministère des Relations extérieures du Cameroun (MINREX) a officiellement reçu les lettres de créance de la toute première ambassadrice accréditée de Trinité-et-Tobago pour le Cameroun, Mme Victoria Mendez Charles.
OEACP
Le socle de leur relation repose sur leur appartenance conjointe à d’importantes instances mondiales. Les deux États sont membres du Commonwealth des Nations (le Cameroun y a adhéré en 1995, Trinité-et-Tobago en 1962), ce qui facilite le dialogue politique et les programmes de développement institutionnel.
Ils collaborent régulièrement au sein de l’Assemblée générale de l’ONU sur des enjeux globaux tels que les changements climatiques, le développement durable et le multilatéralisme. Le Groupe des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (OEACP). Cette plateforme commune leur permet de négocier des accords commerciaux et de partenariat économique, notamment avec l’Union européenne.
Les chefs d’État maintiennent des contacts protocolaires réguliers. Par exemple, le président camerounais Paul Biya adresse traditionnellement des messages officiels de félicitations à la présidence trinidadienne (actuellement occupée par Christine Carla Kangaloo) à l’occasion de la fête nationale de Trinité-et-Tobago célébrée chaque 31 août.

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