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Investissements américains : devises, fintech, mines… les rigidités réglementaires au cœur du dialogue avec Yaoundé

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Investissements américains : devises, fintech, mines… les rigidités réglementaires au cœur du dialogue avec Yaoundé
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(Investir au Cameroun) – Réunis le 26 août 2026 à Yaoundé au Business Climate Forum de l’ambassade des États-Unis et de l’AmCham Cameroon, administrations, entreprises et investisseurs ont recensé les freins à l’investissement dans la banque, la fintech, les technologies, l’agro-industrie et les mines.« Ces secteurs ont été choisis car ils illustrent à la fois les immenses opportunités qu’offre le Cameroun et certaines des contraintes transversales pouvant affecter l’investissement », a déclaré Laure E. Djoukam, présidente de l’AmCham. Ressources naturelles, position en Afrique centrale, marchés régionaux et population jeune sont des atouts. Mais, ajoute Laure E. Djoukam,« les investisseurs recherchent également la prévisibilité, la transparence, des processus administratifs efficaces, l’accès au financement et aux devises, des infrastructures fiables, ainsi qu’un environnement réglementaire et juridique dans lequel les entreprises peuvent planifier sur le long terme ». Le forum visait des solutions pratiques entre gouvernement, secteur privé et partenaires internationaux.

Devises et fintech sous pression

Dans la banque et la finance, les entreprises ont pointé les difficultés de transfert de fonds hors de la Cemac. Selon des participants, une opération internationale peut prendre de deux semaines à un mois à cause des documents exigés, compliquant paiements et rapatriement de dividendes ou bénéfices. Les échanges ont aussi évoqué un taux officiel de 570 face à une demande de marché à 600, sans préciser le périmètre monétaire.

La fintech subit d’autres contraintes. Selon les opérateurs, la nouvelle règle de préfinancement des transferts internationaux aurait détourné près des deux tiers des volumes vers l’informel. S’ajoutent 0,2 % de taxe au transfert et 0,2 % au retrait, un plafond de 100 000 FCFA sur certains crédits pendant trois mois et l’absence de « regulatory sandbox » dans la Cemac. Le taux d’inclusion financière formelle serait pourtant passé de 12 % à 28 %.

Les pistes avancées sont la création rapide d’un sandbox, la révision de certaines règles de rétrocession des devises, le relèvement du seuil des transferts sans autorisation préalable de la BEAC, ainsi que la numérisation et l’interconnexion des plateformes.

Mobile Money, Starlink et manque de projets structurés

Dans les TIC, le Cameroun compte, selon le forum, plus de 10 millions de comptes Mobile Money pour plus de 5 milliards de dollars de transactions, mais trop peu de start-up structurées pour absorber un investissement d’environ 100 millions de dollars. Le rapatriement difficile des bénéfices le désavantagerait aussi face au Sénégal ou à l’Angola.

L’énergie et la connectivité restent considérées comme les fondations de l’économie numérique. L’arrivée d’acteurs comme Starlink a également été discutée.« L’arrivée de Starlink ne va pas tuer les telcos locales, mais leur imposer une amélioration du service qui ne peut qu’être bénéfique aux consommateurs », estime Ayuk Etta, président de Mountain Hub.

Selon les éléments exposés, Starlink est jugé sûr et efficace, mais doit respecter des exigences de sécurité et tenir compte de son impact économique : 15 à 20 emplois locaux possibles, contre des centaines voire des milliers chez Orange et MTN. Les participants évoquent une Efficient Component Pricing Rule pour une juste compensation, une licence télécom complète ayant été évaluée au forum à plus de 800 milliards FCFA. La fibre optique conserve aussi un potentiel.

Agro-industrie : les déficits comme opportunités

Dans l’agro-industrie, les déficits de production ont été présentés comme des opportunités. Le Cameroun enregistrerait plus de 200 000 tonnes de déficit annuel de poisson et environ 175 000 tonnes de viande. Près de 90 % des aliments destinés aux poissons et à la volaille seraient importés, ouvrant des perspectives dans l’aquaculture et la production locale d’aliments pour animaux. Certains investissements pourraient, selon les participants, générer des rendements en deux ans environ.

À l’export, les opérateurs doivent traiter avec plusieurs administrations, dont le ministère du Commerce et les Douanes, sans interlocuteur unique. Le forum recommande de réduire coûts et procédures, mieux informer les opérateurs et renforcer la coopération pour satisfaire aux normes internationales.

Mines : plus de 200 titres, mais peu de production

Dans les mines, plus de 200 licences ou titres ne débouchent pas tous sur une production significative. Le document du forum cite 25 mines d’or générant très peu de recettes fiscales, en partie parce que des licences auraient été accordées à des entreprises sans capacités suffisantes.

Le Code minier de 2023 maintient une participation gratuite et non diluable de 10 % de l’État dans les sociétés d’exploitation et ajoute un partage de production : 1 % à 5 % pour les substances précieuses et semi-précieuses et 2 % à 15 % pour les autres substances minérales, selon les conditions du projet.

Les investisseurs jugent les licences assez accessibles mais difficiles à transformer en projets opérationnels et réclament une plateforme permanente de dialogue avec l’État. Les analyses de minerais restent réalisées à l’étranger ; SGS travaillerait avec le ministère des Mines à un laboratoire local. L’institution chargée de la recherche minière, dotée initialement de 10 milliards FCFA, aurait besoin d’environ 6 milliards FCFA supplémentaires par an.

Un potentiel de 15 milliards de dollars évoqué

Le forum estime que le Cameroun doit surtout améliorer son environnement d’investissement : réglementation de la finance numérique, transferts internationaux, infrastructures numériques et énergétiques, application de la loi sur les données personnelles, procédures commerciales, chaînes de valeur agro-industrielles et minières, capacités locales de transformation et d’analyse.

La rencontre s’est tenue en prélude au premier Dialogue économique et commercial bilatéral Cameroun–États-Unis, prévu le 27 août à Yaoundé. La délégation américaine, conduite par Sarah Troutman, sous-secrétaire d’État adjointe chargée des Affaires africaines, doit rencontrer les officiels camerounais. Selon des responsables américains cités en marge du forum, Washington veut convaincre Yaoundé d’améliorer ses textes pour capter jusqu’à 15 milliards de dollars d’investissements potentiels. Aucun portefeuille détaillé correspondant à ce montant n’a toutefois été rendu public.

Ludovic Amara

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Partie pour « jeûner et prier » pendant 4 mois, elle supplie son mari de la reprendre : la fin de l’histoire va vous surprendre !

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Partie pour « jeûner et prier » pendant 4 mois, elle supplie son mari de la reprendre : la fin de l’histoire va vous surprendre !
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Deux policiers ont été conduits lundi à un domicile sis à Nyalla (arrondissement de Douala III) par la maîtresse de maison, ou du moins la femme censée l’être. Motif : le mari ne voulait pas la laisser entrer. Les hommes en tenue ont réalisé que l’affaire était plus compliquée qu’en apparence. Lire le récit de Cameroon Tribune.

Selon nos informations, Jacques T., 50 ans, technicien ébéniste, et Sidonie, 39 ans, femme au foyer, sont mariés et parents d’un garçon de cinq ans. Il y a environ quatre mois, alors qu’il rentre du travail, Jacques trouve son épouse habillée pour sortir et munie d’effets personnels. À la question de savoir où elle va, la dame répond : « À la prière, à Bonabéri ». Avec l’enfant. Rien d’alarmant.

Sauf que la nuit tombe, puis avance, sans que Sidonie ne revienne. Son époux appelle. « Je suis encore à la prière ». Jacques propose de venir la chercher à moto, la dame refuse. L’homme dort seul cette nuit-là. Ce sera la première d’une longue série. Au réveil, il rappelle. Madame assure que tout va bien. N’est-il pas écrit (Psaume 34 : 7) que « l’ange de l’Éternel campe autour de ceux qui le craignent, et il les arrache au danger » ?

Le lendemain, Jacques appelle l’aîné de son épouse et explique la situation. Nicolas répond que Sidonie a récemment dit à sa propre femme qu’elle comptait passer du temps dans son église, afin d’avoir une révélation au sujet d’une préoccupation… Jacques comprend que sa femme n’est pas près de rentrer, renonce à la rappeler et fait venir un huissier.

Un mois plus tard, Sidonie appelle son mari et lui dit avoir eu sa révélation : un pasteur a confirmé que l’ex de Jacques voulait la tuer. Du coup, elle ne reviendra plus à Nyalla. Sauf pour récupérer le reste de ses affaires. Jacques accuse réception, sans trop accuser le coup. Le mari dira plus tard à la police avoir été tout de même préoccupé par la scolarisation de leur garçon. Ainsi, il a un temps espéré que son épouse reviendrait à l’approche de la rentrée. En vain.

Par la suite, Jacques T. changera toutes les serrures chez lui. Ce lundi 26 octobre, Sidonie a refait signe de vie. Son mari absent est alerté par un voisin l’ayant vue s’esCRimer sur le portail. L’homme enfourche sa moto et presque aussitôt, reçoit un appel de son épouse : « Je suis à la maison, je t’attends ».

L’échange aura lieu à l’extérieur. Jacques n’a pas ouvert le portail et a emprunté des chaises au voisin « lance d’alerte », prénommé Samuel. Sidonie est venue demander pardon. Elle dit avoir été trompée par « deux pasteurs », lesquels l’ont même connue, au sens biblique du terme. Que son mari fasse preuve de miséricorde. Il est certes écrit « là où le péché a abondé, la grâce a surabondé », mais il n’est pas certain que Jacques ait lu Romains 5 : 20. Sidonie ne sera donc pas réadmise dans le foyer. Raison pour laquelle la dame est allée chercher la police. Le voisin Samuel a alors « acheté » le problème, expliquant tout aux hommes en tenue.

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Cacao-café : le Fonds vert approuve son premier prêt souverain direct, de 51,4 milliards de FCFA, au Cameroun

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Cacao-café : le Fonds vert approuve son premier prêt souverain direct, de 51,4 milliards de FCFA, au Cameroun
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(Investir au Cameroun) – Le Fonds vert pour le climat (FVC) a approuvé, le 27 octobre 2026, un prêt souverain direct de 87,68 millions de dollars, soit environ 51,4 milliards de FCFA, destiné aux filières cacao et café du Cameroun. Il s’agit, selon l’institution, du premier prêt souverain direct de son histoire. Validée lors de la 46e réunion de son conseil d’administration à Songdo, en Corée du Sud, cette opération s’inscrit dans un programme de 241,52 millions de dollars (environ 141,6 milliards de FCFA), baptisé RACINE.

Le programme sera porté directement auprès du FVC par le ministère de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat), avec le Fonds de développement des filières cacao et café (Fodecc) comme entité exécutante. Le Fonds vert présente RACINE comme son premier investissement national en accès direct en Afrique centrale. L’accréditation du Minepat repose sur une procédure spécifique à ce projet, qui lui permet d’accéder aux financements sans passer par une institution internationale intermédiaire.

Le Fodecc doit apporter 58 milliards de FCFA, davantage que le Fonds vert

Le prêt approuvé représente l’essentiel de la contribution du FVC. Il est complété par un don de 9,74 millions de dollars, portant son financement total à 97,42 millions de dollars, soit environ 57,1 milliards de FCFA.

Le montage prévoit également 99,10 millions de dollars de ressources nationales, soit environ 58 milliards de FCFA, provenant de la redevance sur les exportations de cacao et de café affectée au Fodecc. Cette contribution représente 41 % du coût total du programme et dépasse légèrement celle du Fonds vert.

Il s’agit toutefois de recettes déjà affectées au financement des filières. Leur inscription dans RACINE ne permet donc pas de les considérer intégralement comme des ressources nouvelles, ni de garantir leur disponibilité immédiate.

La troisième composante du financement, évaluée à 45 millions de dollars (environ 26,5 milliards de FCFA), doit provenir de l’Initiative pour les forêts d’Afrique centrale (CAFI). Son versement reste conditionnel.

Dans une décision du 18 décembre 2025, le conseil d’administration de CAFI avait envisagé des paiements pouvant atteindre ce montant, après vérification indépendante des résultats obtenus. Le document précisait expressément qu’il ne constituait pas une décision d’attribution de financement.

CAFI subordonnait également l’approbation du projet à une évaluation indépendante du système de subventions du Fodecc, dont les performances devaient être jugées « solides » ou « excellentes ». Les documents consultés au 29 octobre 2026 ne permettent d’établir ni la satisfaction définitive de cette condition, ni l’attribution des 45 millions de dollars.

Traçabilité européenne et subventions agricoles

Prévu sur six ans, RACINE doit soutenir la transition des exploitations de cacao et de café vers des pratiques agricoles limitant la déforestation. Le programme prévoit notamment la mise en place d’un système de traçabilité destiné à aider les producteurs et les entreprises à satisfaire aux exigences du règlement européen contre la déforestation.

Le dispositif comprend la formation de 2 000 conseillers agricoles et l’extension du système de subventions du Fodecc. Des bons électroniques doivent faciliter l’accès des producteurs aux intrants agricoles et financer des plans agroforestiers. Un mécanisme de financement destiné aux communes doit également soutenir le reboisement et la restauration des bassins versants.

Selon les objectifs présentés par le Minepat, RACINE devrait contribuer à porter la production nationale de cacao d’un niveau de référence d’environ 306 000 tonnes à 600 000 tonnes à maturité. Le ministère prévoit également une progression des rendements de 350 à 750 kg par hectare pour le cacao et de 220 à 600 kg pour le café. Les pertes après récolte devraient être ramenées de 18 % à 4 %.

Ces chiffres correspondent aux objectifs du programme, et non à des résultats acquis. Le Fonds vert estime, pour sa part, que RACINE pourrait renforcer la résilience climatique de 2,8 millions de personnes et éviter l’émission de 15,7 millions de tonnes équivalent CO₂.

Un prêt approuvé, mais aucun décaissement établi

Le financement finalement approuvé est inférieur à l’enveloppe initialement présentée. Le budget préliminaire atteignait 247 millions de dollars, contre 241,52 millions dans le montage retenu, soit une réduction d’environ 5,48 millions de dollars. La contribution du Fonds vert a également été ramenée de 100 millions à 97,42 millions de dollars.

L’approbation du 27 octobre ne marque cependant pas le démarrage de RACINE. Au 29 octobre, la fiche officielle du FVC classe le programme parmi les projets approuvés, mais précise que sa mise en œuvre n’a pas commencé. Elle ne confirme ni l’entrée en vigueur du prêt, ni un premier décaissement.

Sur les 97,42 millions de dollars approuvés par le Fonds vert, 87,68 millions correspondent à un financement remboursable. Bien que le prêt soit présenté comme concessionnel par le Minepat, sa fiche publique ne précise ni le taux d’intérêt, ni la durée de remboursement, ni l’éventuel différé d’amortissement. Ces paramètres restent nécessaires pour établir le coût du crédit que devra supporter le Cameroun.

Baudouin Enama

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FIFA : Jean Crépin Nyamsi lance une pique à Samuel Eto’o et assume son bras de fer avec le camp Infantino

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La bataille pour la présidence de la FIFA prend une tournure plus directe. Le Dr Jean Crépin Nyamsi n’a pas manqué de viser Samuel Eto’o […]

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