Actualités locales
Ouverture de la 2e Conférence du Bassin du Congo pour maintenir la souveraineté alimentaire et protéger la biodiversité

YAOUNDE, 26 août (Xinhua) — La deuxième Conférence du Bassin du Congo s’est ouverte mardi à Yaoundé, la capitale camerounaise, dans l’objectif de maintenir la dynamique d’une agroécologie inclusive, de systèmes alimentaires durables, de préservation de la biodiversité et de justice climatique dans le Bassin du Congo, a rapporté la chaîne publique camerounaise CRTV.
Cette rencontre marque une nouvelle étape dans la mobilisation régionale trois ans après le premier sommet tenu en août 2023 à Kinshasa en République démocratique du Congo (RDC). Organisé par l’Alliance pour la souveraineté alimentaire en Afrique (AFSA), l’évènement rassemble pendant deux jours près de 120 acteurs régionaux, représentants gouvernementaux, organisations de la société civile, agriculteurs, chercheurs et communautés autochtones issus de six pays d’Afrique centrale : le Cameroun, le Gabon, la République du Congo, la RDC, la Centrafrique et la Guinée équatoriale.
« La population de l’Afrique va doubler d’ici 2050 et il faut produire davantage, transformer nos systèmes alimentaires pour pouvoir nourrir les populations », a déclaré le ministre camerounais de l’Agriculture, Gabriel Mbaïrobé. Il a appelé à un engagement de tous les acteurs pour gagner ce défi.
Concrètement, les organisateurs veulent promouvoir des pratiques agricoles qui nourrissent les populations locales sans détruire le couvert forestier d’Afrique centrale, deuxième plus grande forêt tropicale au monde après l’Amazonie.
A l’issue des travaux, les organisateurs prévoient l’adoption d’une déclaration qui devrait servir de boussole pour l’action régionale dans les années à venir. Fin
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“Il est temps de durcir la répression”, plaide Cabral Libii

Le député Cabral Libii a appelé à durcir la répression contre les féminicides au Cameroun. Un appel lancé au lendemain de l’assassinat d’une femme dans un hôtel à Yaoundé V.
Dans une publication sur sa page Facebook, le député Cabral Libii, président du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN) a appelé à durcir la répression afin de mieux contrer les violences faites aux femmes et les féminicides car, au Cameroun, « trop de femmes meurent sous les coups, les violences et la barbarie ».
« Aucune colère, aucune jalousie, aucune humiliation, aucune dispute ne donne le droit de frapper ou de tuer. Une société qui banalise la violence contre les femmes finit par banaliser la violence contre la vie elle-même », écrit Cabral Libii, assurant qu’il est « temps de durcir la répression à un point qu’elle crée, dès l’énoncé, un effroi dissuasif ».
L’élu du peuple formule cette demande au lendemain de l’assassinat de Beguel Crescence Merline, poignardée à mort dans une chambre d’hôtel au quartier Omnisports, rue Fouda, situé dans l’arrondissement de Yaoundé V. Le présumé assassin s’est enfui avant d’être maîtrisé par des jeunes du quartier.
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à 72 ans, son « match officiel » finit aux urgences

Calvin S., 72 ans, a fini aux urgences mardi, en raison d’un malaise survenu en plein jeu érotique avec Mylène, coiffeuse de 27 ans courtisée depuis six mois. Lire le récit de Cameroon Tribune.
La gendarmerie a été appelée mardi dernier par le réceptionniste d’un hôtel sis à Makèpè (Douala V), en raison du malaise d’un de ses clients. Calvin S., 72 ans, opérateur économique, avait pris une chambre dans l’établissement, pour une plage de bien-être avec Mylène, coiffeuse de 27 ans que le septuagénaire courtisait depuis six mois.
Selon ce que la demoiselle dira aux gendarmes, elle a rencontré Calvin en février dans un bus de transport interurbain. Après l’échange de numéros, l’homme a manifesté son intérêt. Mylène, elle, a manifesté de l’inquiétude. Calvin avait-il encore le cardio requis pour les ambitions qu’il caressait ? N’écoutant que sa passion, l’homme a insisté. En donnant de l’argent, en subvenant à des besoins et, une fois, en payant trois semaines d’hospitalisation pour la sœur cadette de Mylène…
Le 4 juillet, alors qu’ils n’en sont toujours qu’au stade des « matches amicaux », Calvin et Mylène sortent. Dans l’angle mort d’un snack, l’homme ose, pour la première fois, des attouchements sur sa bien-aimée. Laquelle le laisse faire. Sauf que soudain, les caresses semblent émouvoir davantage celui qui les procure : Calvin affiche une gêne, une amorce de crise. Mylène prend peur et lui demande s’il a un problème. Le septuagénaire recouvre ses esprits et l’affaire ne va pas plus loin.
Calvin n’est pas pour autant découragé. Il continue de couvrir sa belle d’attentions. Le week-end dernier, l’homme fait des courses d’environ 100 000 F pour elle, et lui offre 50 000 F pour argent de poche. Puis réintroduit sa demande de « match officiel ». Elle est enfin acceptée : ce sera mardi – comme pour les soirées de Champions League.
Mylène n’a pas ouvert son salon, et le couple a passé du temps ensemble, à se balader dans la ville. Avant d’atterrir en après-midi à l’hôtel de Makèpè. Dans la chambre, Calvin révèle qu’il a un fantasme : reproduire une scène de film impliquant l’utilisation de chocolat à des fins érotiques. Il est d’ailleurs venu avec une boîte. Mylène se prête au jeu, et est donc tartinée à trois endroits stratégiques : quelque part sur le buste, quelque part sur le ventre, et quelque part plus bas. La suite de ce menu prévoit une sorte de dégustation de chocolat sur épiderme dénudé. Par ordre décroissant.
Les deux premiers « étages » sont traités sans problème. Alors qu’il s’affaire sur le dernier, Calvin est pris de malaise. Il se met à suffoquer et tombe du lit. Mylène panique, happe une serviette et sort de la chambre. « Attachez la serviette, Madame, vous êtes nue ! », lui dira le réceptionniste qu’elle venait alerter. Calvin sera conduit à l’hôpital. Aux dernières nouvelles, il est sorti du service de réanimation. Mais rien ne dit qu’il est tiré d’affaire : son épouse a été mise au parfum de cette affaire de chocolat.
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Import-substitution : le Cameroun accroît ses importations de poisson (+29 %) et de lait en poudre (+8 %) en 2025

(Investir au Cameroun) – Le Cameroun a importé 267 601 tonnes de poissons et crustacés en 2025, contre 207 408 tonnes un an plus tôt, selon les données provisoires de l’Institut national de la statistique (INS). La hausse atteint 29 %, tandis que la facture bondit de 37,8 %, à 231,3 milliards de FCFA. Pour le lait en poudre ou concentré, les achats extérieurs progressent de 8 %, de 16 555 à 17 880 tonnes. Leur coût recule toutefois de 1,2 %, à 32,8 milliards de FCFA (INS).
Au total, ces deux postes ont absorbé 264,1 milliards de FCFA en 2025, contre 201 milliards en 2024, soit une hausse de 31,4 % calculée à partir des données de l’INS. Ce rebond intervient alors que le Plan intégré d’import-substitution agropastoral et halieutique (Piisah), déployé sur la période 2024-2026, doit accroître l’offre locale et réduire la dépendance aux importations (Minader).
Des volumes importés repartis à la hausse
La poussée est d’abord halieutique. Près de la totalité des volumes recensés par l’INS correspond à des poissons de mer congelés : 267 259 tonnes, pour 230,9 milliards de FCFA. La valeur moyenne à l’importation ressort à environ 864 FCFA le kilogramme, contre 809 FCFA en 2024, soit une progression de 6,8 %. L’augmentation simultanée des quantités et de cette valeur unitaire explique l’envolée plus rapide de la facture.
La situation est différente pour le lait. Le périmètre « lait et dérivés, œufs et miel » ne permet pas d’isoler correctement le produit visé. La ligne pertinente est celle du lait en poudre ou concentré. Son volume augmente, mais sa valeur moyenne à l’importation baisse d’environ 8,5 %, à 1 832 FCFA le kilogramme. Cette évolution a contenu la facture malgré la hausse des tonnages. Elle interdit surtout de présenter indistinctement les importations de « lait » comme ayant augmenté à la fois en volume et en valeur.
Des objectifs désormais très éloignés
Selon le bilan 2025 présenté par le ministère de l’Élevage, des Pêches et des Industries animales (Minepia), la production nationale est estimée à 183 286 tonnes de lait et 249 083 tonnes de poisson. Ces niveaux ne progressent respectivement que de 1,5 % et 1,2 % par rapport aux chiffres 2024 repris dans le même document.
Rapportée aux objectifs assignés à l’horizon 2026 — 351 900 tonnes de lait et 602 500 tonnes de poisson —, la production 2025 ne représente que 52,1 % de la cible laitière et 41,3 % de la cible halieutique. Il manquerait donc 168 614 tonnes de lait et 353 417 tonnes de poisson. Atteindre ces objectifs en une seule année supposerait des bonds respectifs de 92 % et 142 %. À périmètre statistique constant, un tel rattrapage paraît hors de portée au regard des rythmes observés.
Ce constat mesure un écart, mais il ne démontre pas à lui seul pourquoi la production progresse peu. Les contraintes peuvent également relever du coût des aliments, de l’accès aux alevins et aux géniteurs, du financement des exploitations, des infrastructures de conservation, de la logistique ou de la capacité des projets à produire des effets dans les délais.
L’exécution physique reste le point de vigilance
Le bilan du Minepia fait néanmoins apparaître un important décalage de mise en œuvre. En 2025, le Piisah aurait affiché un taux d’ordonnancement de 87 %, pour un taux d’exécution physique de 30,18 %. La composante laitière aurait atteint 40,56 %. Ces indicateurs doivent être lus avec prudence : l’ordonnancement est une étape administrative de la dépense et ne vaut ni décaissement effectif ni réalisation sur le terrain.
Pour 2026, le même bilan fait état d’une enveloppe de 12,5 milliards de FCFA, ordonnancée à 76,93 %, mais d’un taux d’exécution physique encore nul à la date de présentation pour les six organismes concernés : Sodepa, Lanavet, CDEN, CDENO, Midepecam et CDPM. Le chiffre signale un retard de matérialisation des activités comptabilisées ; il ne permet pas, sans calendrier détaillé des projets, d’en faire la cause directe du rebond des importations observé en 2025.
Le gouvernement tente désormais d’accélérer. Le Minepia et la Banque camerounaise des PME ont annoncé en août 2026 une enveloppe supplémentaire de 6,5 milliards de FCFA en faveur des filières bovine, laitière et halieutique (Minepia, BC-PME). Son impact dépendra de la rapidité des décaissements, de la sélection des bénéficiaires et de la capacité des investissements financés à augmenter effectivement les volumes commercialisés.
Les données les plus récentes appellent enfin à ne pas prolonger mécaniquement la tendance de 2025. Au premier trimestre 2026, la facture des importations de poissons et crustacés a reculé de 35,5 % sur un an, à 26,8 milliards de FCFA, selon le rapport de conjoncture du CNEF. Une baisse en valeur, sur trois mois et sans série comparable de volumes et de production, ne suffit cependant pas à conclure à un succès de l’import-substitution. Celui-ci devra se vérifier simultanément dans la hausse de l’offre locale, la baisse durable des quantités importées et l’exécution physique des projets financés.
Ludovic Amara
Lire aussi:
09-04-2026 – Au Cameroun, la facture des importations de poissons congelés bondit de 38% à 230,8 milliards de FCFA en 2025
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