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Marcelin Vounda Etoa : « Le plus nocif de ces éditeurs clandestins est PEPCAM »

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Marcelin Vounda Etoa : « Le plus nocif de ces éditeurs clandestins est PEPCAM »
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A quelques jours de la rentrée scolaire 2026-2027, le Secrétaire permanent du Conseils national d’agrément des manuels scolaires et des matériels didactiques se dit préoccupé par l’indisponibilité de quatre manuels d’anglais dont trois du second cycle de l’enseignement général édités par Cambridge et un de l’enseignement primaire de NMI.

Pour la rentrée scolaire 2026-2027, le Conseil national d’agrément des manuels scolaires et des matériels didactiques (CNAMSMD) indique que 398 manuels scolaires, livres et livrets d’activités sont officiellement inscrits sur les listes du ministère de l’Education de base (Minedub) et du ministères des Enseignements secondaires (Minesec).

Pour l’année scolaire qui débutera dans quelques jours, 52 éditeurs, dont 6 étrangers sont concernés par la production des manuels scolaires. Dans une interview accordée au quotidien Cameroon Tribune de ce mardi 25 août 2026, Marcelin Mvounda Etoa, secrétaire permanent du CNAMSMD se dit préoccupé par l’indisponibilité de quatre manuels d’anglais dont trois du second cycle de l’enseignement général édités par Cambridge et un de l’enseignement primaire de NMI.

«Des éditeurs nous ont signalé que leurs commandes de manuels de la maternelle et du primaire de l’éditeur Nathan n’ont toujours pas été satisfaites, mais deux distributeurs ont des quantités importantes des manuels de cet éditeurs» rassure Marcelin Mvounda Etoa.

Ce dernier rappelle que les manuels scolaires de la liste officielle font l’objet d’une évaluation rigoureuse et d’une bonification préalable de leur contenu. Ce qui n’est pas le cas des manuels que des éditeurs clandestins imposent à l’achats aux parents directement dans les écoles, avec la complicité de certains chefs d’établissements.

«Là aussi, on est en violation de la loi qui interdit formellement la vente des manuels scolaires dans l’enceinte des écoles. Le plus nocif des éditeurs clandestins est PEPCAM qui a développé une vraie industrie de faux manuels scolaires tous émaillées de fautes et d’incorrections diverses» explique Marcelin Mvounda Etoa.

Ce dernier indique également que depuis 3 ans, le CNAMSMD a relevé une tendance à l’augmentation régulière des prix des cahiers mais surtout une propension des importateurs de cahiers à s’en servir pour diffuser des messages divers par des images et par des textes.

Pourtant, à l’occasion d’une session tenue en 2025 entre CNAMSMD, les représentants du ministère du Commerce (Mincommerce) et de l’Agence des normes et de la qualité (Anor), un cadre normatif avait été organisé afin de tabler sur un certain nombre de problèmes. «Les cahiers comportant des notions scientifiques erronées, des textes contenant des fautes ne devraient conséquemment pas être mis en vente par leurs importateurs» regrette le secrétaire permanent du CNAMSMD.

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Le gouvernement lance une levée de 20 milliards FCFA sur le marché de la CEMAC

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Le gouvernement lance une levée de 20 milliards FCFA sur le marché de la CEMAC
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Le Cameroun retourne sur le marché régional des titres publics. Le Trésor public veut lever 20 milliards de FCFA ce lundi 24 août 2026 à travers des bons du Trésor assimilables d’une maturité de 52 semaines. Le remboursement est prévu le 25 août 2027.

Le ministère des Finances a annoncé une nouvelle opération de financement du Trésor camerounais. Elle se déroulera par voie d’adjudication sur le marché des titres publics de la CEMAC. Le Trésor mettra en vente des bons du Trésor assimilables, ou BTA, pour un montant de 20 milliards de FCFA. Ces titres arriveront à échéance le 25 août 2027. Chaque bon possède une valeur nominale de 1 million de FCFA. Les titres sont dématérialisés. L’État remboursera le capital en une seule fois à l’échéance.

Le rendement dépendra des offres déposées par les investisseurs. Les intérêts ne seront pas versés périodiquement. Ils seront précomptés sur la valeur nominale des bons. Les investisseurs ne souscriront pas directement auprès du Trésor. Ils passeront par les banques et établissements financiers agréés comme Spécialistes en valeurs du Trésor, les SVT. Ces intermédiaires recueillent les offres et les transmettent dans le cadre de l’adjudication.

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Le ministère des Finances doit publier les résultats le lundi 24 août. Le règlement des titres et leur date de valeur interviendront le mercredi 26 août. Vingt-deux établissements financiers disposent du statut de SVT pour cette opération. La liste comprend notamment Afriland First Bank, BICEC, Commercial Bank Cameroon, Ecobank Cameroun, Société Générale Cameroun, SCB Cameroun, Standard Chartered Bank Cameroon et UBA. D’autres établissements agréés sont implantés dans les autres pays de la CEMAC.

Avec cette opération, le Trésor cherche à mobiliser 20 milliards de FCFA auprès des investisseurs du marché régional. L’État obtient ainsi des liquidités maintenant et s’engage à restituer le capital à l’échéance. Le choix d’une maturité de 52 semaines situe le remboursement à un horizon d’un an. Cette échéance permet au Cameroun de disposer de ressources à court terme tout en utilisant le marché régional pour répondre à ses besoins de trésorerie.

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L’opération du 24 août s’inscrit dans le fonctionnement habituel du marché des titres publics de la CEMAC. Les États de la sous-région y sollicitent régulièrement les investisseurs pour financer leurs besoins de trésorerie et leurs engagements financiers.

Par Fabrice BELOKO
Défis Actuels du 24/08/2026

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12 entreprises passent le cap des normes africaines

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12 entreprises passent le cap des normes africaines
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À l’occasion de la cérémonie officielle de lancement du Label ARSO MARK, tenue le 18 août 2026 à Yaoundé, sous la coprésidence du directeur général de l’Agence des normes et de la qualité (ANOR) et du Dr Hermogene Nsengimana, secrétaire général de l’ARSO, en présence du secrétaire général du ministère de l’Industrie et du Développement technologique, 12 entreprises camerounaises ont reçu le label ARSO Mark pour leur conformité aux normes africaines harmonisées.

Même si leurs identités n’ont pas été rendues publiques, elles sont 12 entreprises camerounaises à avoir reçu le label ARSO Mark pour leur conformité aux normes africaines harmonisées. C’était à l’occasion de la cérémonie officielle de lancement du Label ARSO Mark, le 18 août 2026 à Yaoundé. L’instrument promu par l’Organisation africaine de normalisation (ARSO) et l’Agence des normes et de la qualité (ANOR) vise à renforcer le commerce intra-africain, en mettant en œuvre au niveau continental les annexes 6 et 7 qui portent sur les obstacles techniques au commerce et les mesures sanitaires et phytosanitaires de l’Accord sur la création de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf).

Pour Chantal Andely, le directeur général par intérim de l’ANOR, « le Label ARSO Mark est un gage de confiance. Il atteste que nos produits Made in Africa respectent la qualité, la sécurité et la traçabilité exigées par le consommateur ». Pour sa part, le secrétaire général de l’ARSO, Dr Hermogene Nsengimana, de nationalité rwandaise, a souligné que « ce label est l’outil clé pour lever les barrières techniques au commerce et faire de la ZLECAf une réalité. Un seul standard, un seul test, accepté partout en Afrique ».

Actuellement, plus de 2 500 normes ont été harmonisées pour la Zlecaf dans 17 secteurs (agro-industrie, automobile, énergie et mines, transport, cuir et textile, bâtiment et chimie, santé et pharmacie, etc.) et l’ARSO a engagé 4 972 travaux en vue de l’harmonisation des normes de produits (3 272) et de contrôle qualité (1 293) pour lever les barrières non tarifaires dans le commerce intra-africain.

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ARSO MARK : UN ACCÉLÉRATEUR POUR LA CERTIFICATION, LA COMPÉTITIVITÉ

Comme l’a rappelé le secrétaire général du Minmidt, « l’Afrique dispose d’un potentiel industriel considérable. Toutefois, la transformation de ce potentiel en véritable développement consiste à produire des biens et services sûrs. La qualité est une activité permanente ». Il a par ailleurs formulé le vœu que le label ARSO Mark soit un « accélérateur pour la certification, la compétitivité et l’externalisation des entreprises camerounaises ».

À cet effet, le secrétaire général de l’ARSO, Dr Hermogène Nsengimana, en séjour au Cameroun, a posé cette question : « En 1991 à Abuja, nos chefs d’État se sont engagés dans le traité d’Abuja instituant la Communauté économique africaine pour définir une politique africaine de la qualité. Ce n’est qu’en 2022 qu’on a pu l’avoir. Va-t-on encore attendre 30 ans pour appliquer les normes africaines harmonisées ? ».

Et de mentionner qu’« aujourd’hui, nous sommes arrivés à 28 % de taux d’harmonisation des normes au niveau de la Zlecaf. Nous nous sommes entendus pour que chaque année, on ajoute 10 % à ce pourcentage ». Dans cette logique, le DG par intérim de l’ANOR, Chantal Andely, a affirmé que « la qualité n’est plus une option. Nos entreprises sont appelées à relever un défi majeur : produire des biens et services conformes aux exigences reconnues à l’échelle du continent ».

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Par Blaise NNANG
Défis Actuels du 24/08/2026

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Zamboy, le drame centrafricain qui a aussi endeuillé le Cameroun

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Zamboy, le drame centrafricain qui a aussi endeuillé le Cameroun
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Le grave éboulement survenu, le mardi 18 août 2026, sur un site d’exploitation aurifère à Zamboy, en République Centrafricaine, a fait de nombreuses victimes. Le bilan provisoire dressé le 19 août faisait état d’au moins 107 morts. Situé à proximité immédiate du Cameroun, le site employait notamment des ressortissants camerounais. Quatre dépouilles camerounaises avaient déjà été rapatriées à Garoua-Boulaï, tandis que les autorités des deux pays continuaient à coordonner la prise en charge des victimes. À Zamboy, l’or a laissé place au deuil.

Le mardi 18 août dernier, aux environs de 12 heures, un effondrement s’est produit sur un site d’exploitation aurifère situé dans le village centrafricain du même nom, dans la préfecture de la Nana-Mambéré. La proximité avec le Cameroun a immédiatement fait craindre un drame sur le territoire national. Les autorités camerounaises ont toutefois tenu à lever toute ambiguïté : l’accident s’est produit en République Centrafricaine, de l’autre côté du fleuve Kadey, qui matérialise la frontière entre les deux pays.

UN DRAME AUX LOURDES CONSÉQUENCES HUMAINES

Le site de Zamboy, également désigné dans certaines sources sous le nom de « Moscou-RCA », est une zone d’exploitation aurifère artisanale et semi-mécanisée. Selon les informations disponibles, l’effondrement a fait de nombreux morts et blessés. L’ampleur du drame ravive les inquiétudes sur les conditions de sécurité dans les sites d’orpaillage artisanaux de la Nana-Mambéré. L’absence de dispositifs de soutènement et le non-respect des normes de sécurité sont régulièrement présentés comme des facteurs aggravants lors des accidents miniers dans cette région.

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DES CAMEROUNAIS PARMI LES VICTIMES

La proximité géographique entre Zamboy et le Cameroun explique en partie l’implication de ressortissants camerounais dans ce drame. Les deux villages portant le même nom sont séparés par le fleuve Kadey, frontière naturelle entre les deux États. Le gouverneur de la région de l’Est du Cameroun, Grégoire Mvongo, a précisé que l’accident ne s’était pas produit en territoire camerounais. Le ministre Joseph Lé, de la Fonction publique et de la Réforme administrative, a également rappelé que le site d’exploitation aurifère se trouve dans le village centrafricain de Zamboy, frontalier du village camerounais éponyme.

Cette précision vise à mettre fin à la confusion sur le lieu exact du drame. Elle n’efface toutefois pas les conséquences pour les ressortissants camerounais concernés, les deux localités étant voisines. Face à la situation, les autorités camerounaises ont pris des dispositions pour accueillir les ressortissants blessés souhaitant regagner le pays et leur assurer une prise en charge. Elles travaillent également avec les autorités centrafricaines afin de faciliter l’identification, le rapatriement et l’inhumation des victimes. À ce stade, quatre dépouilles de ressortissants camerounais ont été rapatriées et transférées à Garoua-Boulaï, selon les informations communiquées par les autorités.

LA SÉCURITÉ DES SITES MINIERS À NOUVEAU QUESTIONNÉE

Au-delà de la localisation administrative du drame, l’éboulement de Zamboy révèle la réalité quotidienne des populations vivant de part et d’autre de la frontière. Les échanges entre les deux communautés sont nombreux, notamment autour des activités commerciales et minières.

L’accident de Zamboy remet surtout sur la table la question de la sécurité dans l’exploitation minière artisanale. Selon les éléments rapportés, l’absence fréquente de structures de soutien technique sur certains sites expose directement les travailleurs aux effondrements. Ce drame intervient alors que la République Centrafricaine a déjà enregistré d’autres accidents miniers meurtriers en 2026. Le nouvel éboulement relance ainsi les appels à un meilleur encadrement de l’exploitation artisanale et au renforcement des normes de sécurité.

Défis Actuels, le premier News Magazine Camerounais

Au-delà des pertes en vies humaines, ces accidents soulèvent également la question de la régulation du secteur aurifère dans les zones frontalières. L’exploitation de l’or constitue une activité économique importante pour de nombreuses populations, mais son développement dans des conditions précaires peut transformer les sites miniers en véritables pièges mortels.

À propos, l’expert en mines, pétrole et enseignant-chercheur, le Dr Bareja Youmssi, regrette, côté camerounais, ces « morts de trop qui reflètent l’état chaotique du secteur minier camerounais en général et des activités aurifères en particulier. La Sonamines qui doit encadrer cette activité ne se contente que de prélever l’impôt synthétique (en produit) libératoire auprès des orpailleurs, sans se soucier des conditions dans lesquelles ils travaillent ».

Il propose par conséquent à la Sonamines d’identifier les orpailleurs à travers la délivrance des cartes d’exploitants, responsabilité de la Sonamines, et au ministère en charge des Mines de créer des zones d’exploitation artisanale (ZEA). Il recommande également à la Sonamines d’assister techniquement les orpailleurs, de racheter leur production aux prix hors compétition, « sinon ils seront à la merci des trafiquants », mais également de faire du monitoring environnemental et des risques liés aux exploitations.

À Zamboy, les opérations de prise en charge se poursuivent pendant que les familles attendent des nouvelles de leurs proches. Pour le Cameroun, l’urgence est désormais d’assurer l’accompagnement de ses ressortissants touchés par le drame. Pour la Centrafrique, l’éboulement remet une nouvelle fois en lumière la nécessité de renforcer la sécurité sur les sites d’orpaillage. Derrière les chiffres, ce sont surtout des vies brisées et des familles endeuillées que rappelle cette nouvelle tragédie à quelques kilomètres de la frontière camerounaise.

Par Yvana TELEZING
Défis Actuels du 24/08/2026

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