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Désenclavement agricole: six contrats de 3,8 milliards de FCFA pour réhabiliter 136 km de routes rurales dans l’Adamaoua

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Désenclavement agricole: six contrats de 3,8 milliards de FCFA pour réhabiliter 136 km de routes rurales dans l’Adamaoua
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(Investir au Cameroun) – Le Projet de développement rural des régions du Nord et de l’Adamaoua, volet Infrastructures rurales I et II (PDR-NA-IR), a attribué six marchés d’un montant cumulé de 3,771 milliards de FCFA. Les travaux portent sur la réhabilitation de 136,3 km de routes communales, tous situés dans la région de l’Adamaoua, selon les résultats de l’appel d’offres publiés par la coordination du projet.

D’une durée d’exécution de 15 mois, les contrats comprennent la réfection de routes en terre, la réalisation d’ouvrages d’art et la mise en œuvre de mesures contre l’érosion. Rapporté arithmétiquement au linéaire concerné, leur montant représente environ 27,7 millions de FCFA par kilomètre. Ce ratio ne constitue toutefois pas un coût uniforme, la nature et l’importance des ouvrages variant selon les axes.

Mbé concentre près des deux tiers des marchés

La commune de Mbé concentre 87,3 km de routes et 2,395 milliards de FCFA de contrats, soit près de 64 % du montant total attribué.

Ets Groupe FX obtient 1 milliard de FCFA pour réhabiliter l’axe Mbé–Sassa Mbarsi, long de 42,3 km. Engineering Company Ltd reçoit également 1 milliard pour les 27 km reliant Sassa Mbarsi à Loumounang. Le groupement Sonogeb/Alpha Abdoul réalisera, pour 395 millions de FCFA, les travaux sur la route Tchabal Falensa–Lawan, longue de 18 km.

Dans la commune de Bélel, située dans le département de la Vina, Afric Contractor décroche 638 millions de FCFA pour 25 km de routes reliant notamment Bel-Kitani, Roumedjaoro et Djokodji-Gasol-Bakari Bata. L’appartenance de Bélel à l’Adamaoua est confirmée par le site officiel de la commune.

À Ngaoundéré III, Socat Sarl obtient 260 millions de FCFA pour réhabiliter les 9 km de l’axe Tchabal–Ngaoundéré. Sotraric Sarl réalisera les travaux sur les 15 km reliant Bini-Ndougi à Hangloa, pour 478 millions de FCFA.

Un quart du financement pour 13 % de l’objectif routier

Le PDR-NA-IR vise la réhabilitation de 1 044 km de routes communales dans les régions du Nord et de l’Adamaoua. Les 136,3 km nouvellement attribués représentent ainsi environ 13 % de cet objectif.

Le projet bénéficie de 21 millions d’euros apportés par la coopération allemande à travers la KfW, soit environ 13,78 milliards de FCFA. La contribution camerounaise atteint 2 millions d’euros, portant le financement annoncé à 23 millions d’euros, environ 15,09 milliards de FCFA.

Les six marchés absorbent donc l’équivalent de 25 % de cette enveloppe globale. Une comparaison directe reste néanmoins délicate : le programme ne finance pas seulement les chaussées, mais également les ouvrages de franchissement, les dispositifs antiérosifs et différentes mesures d’accompagnement.

Piloté par le ministère de l’Agriculture et du Développement rural, le projet doit faciliter l’accès des producteurs agricoles et pastoraux aux marchés. Il cible particulièrement les petits exploitants, les femmes et les jeunes. Ces effets demeurent cependant des objectifs : leur réalisation dépendra de l’achèvement des travaux, de la praticabilité permanente des axes et de leur entretien ultérieur. L’ARMP confirme que le programme est financé par l’Allemagne à travers la KfW et placé sous la maîtrise d’ouvrage du Minader.

Une échéance à clarifier

Une fiche de présentation publiée par le Minader fixait initialement la durée du projet du 1er août 2021 au 1er août 2026. L’attribution de marchés assortis d’un délai de 15 mois suppose donc une prorogation du programme ou l’adoption d’un nouveau calendrier.

En fonction de la date des ordres de service, les travaux pourraient se poursuivre jusqu’en 2027. La coordination du projet devra préciser la nouvelle échéance, ainsi que le linéaire déjà réhabilité sur l’objectif global de 1 044 km.

Ludovic Amara

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« voilà où mène le manque de discernement »

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L’ex-secrétaire général du FSNC Jeanne Nsoga approuve la suspension du parti politique d’Issa Tchiroma.

Sur sa page Facebook, Jeanne Nsoga, l’ancienne secrétaire générale du Front pour le salut national du Cameroun (FSNC), donne son avis sur la suspension de ex-parti politique. Elle pense que ladite suspension signée par Atanga Nji, le ministre de l’Administration territoriale (Minat), est normale. Elle affirme que le parti politique d’Issa Tchiroma fait autre chose que la politique.

« Ce document devrait être affiché dans toutes les écoles de formation politique au Cameroun. La politique ne consiste pas à sacrifier la jeunesse sur l’autel de ses ambitions puériles. Ce n’est pas ça, faire de la politique. Faire de la politique, c’est construire un chemin pour la jeunesse. Pas l’envoyer au feu pour brûler à sa place. Des Camerounais l’ont fait en 1990. Les choix étaient assumés, aucun n’a quitté le navire, parce qu’aucun n’avait sacrifié un autre. Voilà où mène le manque de discernement : quand on appelle à l’insurrection depuis un salon climatisé, ce sont les enfants des autres qui se retrouvent devant le Tribunal militaire de Yaoundé. Quand on confond le courage avec la provocation, ce sont les jeunes qui paient, avec leur avenir, leur casier judiciaire, leur liberté. L’arrêté du MINAT suspendant le FSNC pour 3 mois ce 27 octobre 2026 n’est pas qu’une sanction administrative. C’est le constat d’un échec moral. On ne joue pas avec la colère d’un peuple. On ne surfe pas sur la frustration des jeunes comme on surfe sur une vague. Parce que quand la vague retombe, ce sont eux qui se noient. La vraie grandeur en politique, c’est de savoir retenir son camp quand il veut tout casser. Pas de l’exciter pour exister. Au-delà des partis, il y a une leçon », a-t-elle écrit.

À titre de rappel, le FSNC parti politique d’Issa Tchiroma a été suspendu hier 27 octobre 2026 par le ministre de l’Administration territoriale. La suspension s’étend sur une période de trois mois. Il est reproché au parti, l’appel à l’insurrection, l’atteinte à l’intégrité territoriale, à l’unité nationale et à la souveraineté nationale, l’incitation à la violence ayant occasionné des destructions de biens publics et privés, des troubles graves à l’ordre public et la résidence de l’un des dirigeants statutaires à l’étranger.

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Lionnes indomptables : le staff technique à la rencontre des joueuses du FC Ebolowa

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Le FC Ebolowa a reçu la visite de deux membres du staff technique des Lionnes indomptables. Le coordonnateur de la sélection nationale féminine, Dimitri Lipoff, […]

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pourquoi la perte de ses sponsors chinois ne signifie pas la fin de sa valeur commerciale

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pourquoi la perte de ses sponsors chinois ne signifie pas la fin de sa valeur commerciale
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Dans une tribune, Jean-Pierre Bekolo estime que la rupture de contrats publicitaires avec des entreprises chinoises ne remet pas en cause la valeur intrinsèque de l’attaquant français Kylian Mbappé. Il interroge plus largement les rapports entre talent, capital et dépendance commerciale.

La perte de plusieurs contrats publicitaires attribués à Kylian Mbappé auprès d’entreprises chinoises ne signifie pas nécessairement un effondrement de sa valeur commerciale, estime Jean-Pierre Bekolo dans une tribune consacrée aux relations entre le talent sportif et les intérêts économiques.

L’auteur s’interroge sur la manière dont sont présentées les conséquences financières de la rupture de ces partenariats. Selon les chiffres avancés dans son texte, les contrats concernés avec Dongpeng, Mengniu et Milkground représenteraient entre trois et six millions de dollars de revenus annuels pour le capitaine de l’équipe de France.

Ces montants restent toutefois à considérer comme des estimations citées par l’auteur, et non comme des données financières indépendamment confirmées.

Pour Jean-Pierre Bekolo, le débat ne devrait pas se limiter aux sommes que le joueur pourrait perdre. Il invite également à examiner ce que les entreprises recherchent lorsqu’elles signent des contrats avec des sportifs de renommée internationale : leur notoriété, leurs performances et leur capacité à influencer les consommateurs.

Lire la tribune de Jean-Pierre Bekolo :

MBAPPÉ : CE N’EST PAS L’ARGENT QUI A CRÉÉ LE TALENT, C’EST LE TALENT QUI A ATTIRÉ L’ARGENT

Il y a quelque chose de profondément pervers dans la manière dont on raconte aujourd’hui les pertes financières de Kylian Mbappé à la suite de la rupture de ses contrats publicitaires avec des entreprises chinoises.

On nous explique qu’il risque de perdre plusieurs millions de dollars. On calcule ce que représentent ces contrats dans ses revenus annuels.

On mesure sa dépendance au marché chinois. On s’inquiète de son avenir commercial.

Mais personne ne semble poser la question la plus élémentaire : pourquoi toutes ces entreprises sont-elles venues vers lui ?

Parce qu’il joue bien au football !

Ce n’est pourtant pas compliqué.

Nike ne lui a pas appris à courir. Dior ne lui a pas appris à dribbler. Les entreprises chinoises ne lui ont pas donné son talent. Elles sont venues chercher chez lui quelque chose qu’elles ne possédaient pas et qu’elles étaient prêtes à payer très cher : sa capacité à attirer les regards, à susciter l’admiration, à faire rêver des millions de personnes.

Ce n’est pas Mbappé qui avait besoin de ces marques pour devenir Mbappé. Ce sont ces marques qui avaient besoin de Mbappé pour vendre davantage.

Et pourtant, regardez comment fonctionne le système.

Il commence par reconnaître votre talent. Puis il investit dans ce talent. Puis il organise sa commercialisation. Et finalement, il vous fait croire que c’est lui qui vous a fabriqué.

Le sponsor devient votre bienfaiteur. Le financeur devient votre créateur. Celui qui vous achète finit par se comporter comme celui qui vous a donné la vie.

Et vous voilà obligé de le remercier de vous avoir permis d’exister !

Qu’a réellement perdu Mbappé ?

Prenons les chiffres avancés.

Ses contrats avec les entreprises chinoises Dongpeng, Mengniu et Milkground représenteraient entre 3 et 6 millions de dollars de revenus annuels. Ses revenus publicitaires globaux seraient de l’ordre de 25 à 35 millions de dollars par an, auxquels s’ajoutent ses revenus de footballeur.

Admettons même qu’il perde définitivement ces 6 millions de dollars.

Que lui reste-t-il ?

Son salaire. Ses autres contrats publicitaires. Sa notoriété internationale. Ses millions de supporters. Et surtout, ce que personne ne peut lui retirer par une décision commerciale : son talent de footballeur.

Il n’a pas perdu sa vitesse parce qu’une entreprise chinoise a retiré son visage d’une publicité. Il n’a pas perdu sa technique parce qu’un fabricant de boissons énergisantes ne veut plus travailler avec lui. Il n’a pas perdu sa capacité à marquer des buts parce qu’un fabricant de produits laitiers a décidé de rompre son contrat.

Il a perdu des acheteurs de son image.

Ce n’est pas la même chose que perdre ce qui donne de la valeur à cette image.

Et que va-t-il retrouver ?

C’est ici que les calculs financiers deviennent particulièrement absurdes.

On comptabilise les contrats perdus comme si l’histoire économique de Mbappé venait de s’arrêter.

Mais pourquoi s’arrêterait-elle ?

Si son talent a attiré hier des entreprises chinoises, pourquoi ne pourrait-il pas attirer demain des entreprises indiennes, africaines, européennes, américaines ou d’autres entreprises chinoises ?

Le marché mondial ne se limite pas à trois marques.

Ces entreprises sont venues parce qu’elles espéraient gagner de l’argent grâce à lui. D’autres peuvent parfaitement faire le même calcul.

Il retrouvera peut-être l’équivalent de ces 3 à 6 millions de dollars. Peut-être davantage. Peut-être moins. Rien ne garantit qu’il les récupérera immédiatement, ni même intégralement.

Mais ce qui est certain, c’est que la source de sa valeur commerciale n’a pas disparu avec ses contrats.

Il peut perdre un sponsor sans perdre sa capacité à en attirer un autre.

Et c’est cette distinction que le système préfère entretenir dans la confusion.

Mais qu’ont perdu les entreprises chinoises ?

Voilà la question que l’on devrait également poser.

Elles ont perdu l’accès publicitaire à l’un des footballeurs les plus connus au monde.

Elles ont perdu la possibilité d’associer leurs produits à son image, à ses performances, à sa popularité, à son histoire.

Elles ont renoncé à un ambassadeur qu’elles avaient elles-mêmes jugé suffisamment précieux pour lui proposer des contrats de plusieurs millions.

Bien entendu, elles peuvent aussi trouver d’autres ambassadeurs. Mbappé n’est pas le seul footballeur talentueux de la planète.

Mais pourquoi faudrait-il considérer automatiquement la rupture comme une défaite pour celui qui vend son image et jamais comme une perte pour celui qui l’achetait ?

La relation commerciale fonctionne dans les deux sens.

Si une entreprise paye plusieurs millions pour utiliser votre visage, c’est qu’elle estime pouvoir gagner davantage grâce à ce visage.

C’est elle qui a identifié chez vous une valeur qu’elle voulait transformer en ventes.

Le mensonge du système : nous vous avons faits

Cette histoire dépasse évidemment Mbappé.

C’est exactement ce qui arrive aux artistes, aux cinéastes, aux écrivains, aux musiciens, aux chercheurs et à tant de jeunes talents, particulièrement en Afrique.

Une plateforme vous distribue et finit par vous faire croire qu’elle vous a créé.

Un producteur finance votre film et finit par se prendre pour l’auteur de votre cinéma.

Un éditeur publie votre livre et vous explique que sans lui vous ne seriez personne.

Une institution vous accorde une subvention et attend de vous une reconnaissance éternelle, parfois même une soumission.

Mais pourquoi sont-ils venus vers vous au départ ?

Parce que vous aviez quelque chose qu’ils n’avaient pas.

Une idée. Une imagination. Une invention. Une intelligence. Une capacité de création. Un talent.

Ils ont apporté des moyens financiers, techniques ou commerciaux. Ces moyens peuvent être importants, parfois indispensables à la réalisation d’un projet. Mais ils ne doivent pas être confondus avec la source de la création.

Le capital a une extraordinaire capacité à inverser les rapports de dépendance.

Il vient chercher une valeur produite ailleurs, puis il organise les conditions dans lesquelles celui qui a produit cette valeur finit par se croire redevable à celui qui l’exploite.

C’est ainsi que le talent devient reconnaissant envers l’argent, alors que l’argent était venu chercher le talent.

Lâchez Mbappé !

Alors, aux entreprises chinoises qui ne veulent plus de Mbappé, on pourrait simplement dire : lâchez-le !

Gardez votre argent.

Vous avez parfaitement le droit de choisir vos ambassadeurs et de défendre vos intérêts commerciaux.

Mais ne nous racontez pas que vous avez détruit la valeur de Mbappé en retirant vos contrats.

Vous avez simplement décidé de ne plus l’acheter.

Lui continuera à jouer au football. Il continuera à marquer des buts, s’il en est capable. Il continuera à attirer des spectateurs, des admirateurs et des entreprises intéressées par son image.

Et si ses performances demeurent à la hauteur de sa réputation, les propositions commerciales continueront vraisemblablement d’arriver.

Ce qui a attiré l’argent hier peut attirer l’argent demain.

La véritable liberté de Mbappé ne réside donc pas dans les millions qu’il possède déjà. Elle réside dans le fait que sa valeur première n’a pas été produite par ceux qui le rémunèrent aujourd’hui.

Il est devenu riche parce qu’il avait un talent que le marché voulait acheter.

Il ne doit pas son talent au fait d’être devenu riche.

Et cette vérité devrait être enseignée à tous les jeunes Africains qui rêvent de football, de cinéma, de musique, de littérature, de science ou d’entrepreneuriat.

Ne confondez jamais ceux qui financent votre talent avec ceux qui l’ont créé.

Ne confondez jamais la perte d’un client avec la perte de votre valeur.

Ne confondez jamais la fin d’un contrat avec la fin de votre avenir.

L’argent peut vous quitter. Votre talent, lui, peut continuer à produire de la valeur.

Et tant qu’il le fera, l’argent pourra revenir.

Jean-Pierre Bekolo

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