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le Camerounais devra encore patienter avant ses débuts

Le transfert de Carlos Baleba à Manchester United se rapproche à grands pas, mais l’international camerounais devra encore prendre son mal en patience avant de fouler la pelouse sous ses nouvelles couleurs.
Après avoir passé sa visite médicale, le milieu de terrain de 22 ans doit désormais finaliser son arrivée chez les Red Devils avec la signature d’un contrat de cinq ans. Mais son intégration à l’équipe de Michael Carrick ne sera pas immédiate. Baleba poursuit sa convalescence après une blessure aux ligaments de la cheville contractée durant la pré-saison avec Brighton.
D’après les informations de Sky Sports, rapportées par Fabrizio Romano, le Camerounais est attendu sur les terrains vers la mi-septembre, à condition que sa récupération se déroule comme prévu. Cette échéance pourrait lui permettre de viser un retour pour certaines rencontres importantes, notamment face à Manchester City ou Fulham.
Mais son premier match officiel avec Manchester United pourrait finalement être repoussé au mois d’octobre. La trêve internationale qui suivra son retour devrait offrir au joueur un délai supplémentaire pour retrouver l’intégralité de ses capacités physiques et s’adapter progressivement à son nouvel environnement.
Du côté de Manchester United, aucune précipitation n’est envisagée. Le club souhaite éviter tout risque de rechute et entend laisser à Baleba le temps nécessaire pour terminer correctement sa rééducation. Un choix logique pour un joueur appelé à jouer un rôle important dans une saison particulièrement chargée.
Entre la Premier League, la Ligue des champions et les coupes nationales, les Red Devils auront besoin d’un effectif solide sur la durée. Pour Baleba, l’objectif est donc clair : revenir à 100 % avant de prendre pleinement part au projet mancunien.
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comment Manchester United a fait baisser le prix de Baleba

Manchester United touche enfin au but dans le dossier Carlos Baleba. Après avoir approché Brighton l’an dernier, le club mancunien s’apprête à boucler l’arrivée du milieu de terrain camerounais pour environ 70 millions de livres sterling. Une somme importante, mais nettement inférieure aux 115 millions de livres réclamés à l’époque par les Seagulls.
Les dirigeants de United avaient choisi de patienter plutôt que de se précipiter. Un an plus tard, leur stratégie pourrait porter ses fruits. Avec les arrivées d’Andrey Santos et de Youri Tielemans, le recrutement de Baleba viendrait compléter la reconstruction du milieu de terrain mancunien, avec un profil davantage tourné vers l’impact physique et le travail défensif.
Un pari mûrement réfléchi
Dans le podcast Manchester is Red, Steven Railston, journaliste du Manchester Evening News spécialisé dans l’actualité de Manchester United, a souligné l’évolution spectaculaire du prix du joueur.
« En l’espace d’un an, Brighton est passé d’une demande potentielle de 115 millions de livres pour Carlos Baleba à une offre de 70 millions », a-t-il expliqué.
Pour United, l’opération représente donc une économie potentielle de 45 millions de livres. Surtout, le club n’a pas abandonné sa conviction malgré une saison 2025/26 plus compliquée pour le milieu de terrain.
Baleba correspond surtout au profil recherché par les Mancuniens. Après Santos et Tielemans, United avait besoin d’un joueur capable de couvrir davantage de terrain, de protéger sa défense et d’apporter de l’intensité dans les duels.
« Il se chargera de l’essentiel du travail défensif, il interceptera les ballons, il sera omniprésent et il apportera un véritable dynamisme au milieu de terrain », estime Railston.
Un transfert qui engage la nouvelle direction
L’arrivée de Baleba constitue également un véritable test pour les responsables du recrutement mancunien, notamment Jason Wilcox, Christopher Vivell et Michael Sansoni. Selon Railston, les trois hommes ont joué un rôle important dans cette opération et ont maintenu leur confiance envers le Camerounais malgré les réserves apparues au cours de la saison dernière.
Cette persévérance illustre la conviction de Manchester United à l’égard du joueur. Là où certains observateurs ont pu rester sur leur faim après une saison 2025/26 irrégulière, les dirigeants mancuniens continuent de voir en Baleba un élément capable de franchir un cap à Old Trafford.
Une arrivée très attendue à Old Trafford
Le principal obstacle à court terme reste toutefois physique. Victime d’une entorse à la cheville, Baleba pourrait être éloigné des terrains jusqu’à la mi-septembre. Une absence qui tombe mal pour United, dont les premiers matchs ont déjà montré certaines limites au milieu de terrain.
Pour Railston, le besoin est évident. « Samedi [contre Hull], on a vu leur milieu de terrain : ils ont besoin de quelqu’un capable d’évoluer à ce poste, et ce sera passionnant de voir comment il s’en sortira. »
Après avoir refusé de payer le prix fort il y a un an, Manchester United semble donc avoir attendu le bon moment pour revenir à la charge. À 70 millions de livres, Baleba reste un investissement conséquent, mais le club estime désormais que le rapport entre le prix et le potentiel du joueur est suffisamment intéressant pour franchir le pas.
À Manchester, la patience pourrait finalement avoir payé.
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deux Français se disputent une concession de chasse de 1 640 km² devant la justice

Deux investisseurs français se retrouvent devant les tribunaux au Cameroun pour une affaire portant sur une concession de chasse de 1 640 km² dans le Nord du pays. Selon les informations rapportées par EcoMatin le 24 août 2026, la Cour suprême a suspendu les procédures engagées dans la région après une saisie introduite par Pierre Guerrini, ancien gérant du domaine. Face à lui : Ariane de Rothschild, dont les intérêts sont également liés à cette vaste concession.
Au-delà du conflit qui oppose les deux hommes d’affaires, une question beaucoup plus dérangeante mérite d’être posée : comment deux investisseurs étrangers en sont-ils arrivés à se disputer devant la justice camerounaise le contrôle d’un territoire de 1 640 km² ?
Il ne s’agit pas ici de contester le droit des étrangers à investir au Cameroun. Le pays a besoin de capitaux, d’entreprises et d’investisseurs capables de développer des activités économiques. Mais lorsqu’une concession aussi vaste devient l’objet d’une bataille entre deux investisseurs étrangers, il est légitime de s’interroger sur les conditions qui ont permis son attribution, sur la nature exacte des droits accordés et sur les contreparties attendues par l’État camerounais.
1 640 km², ce n’est pas une parcelle ordinaire. C’est un territoire immense. Une superficie qui donne immédiatement une autre dimension au débat sur le foncier, particulièrement dans un pays où l’accès à la terre reste difficile pour de nombreux Camerounais.
C’est là que le contraste devient particulièrement frappant.
Pendant que deux Français peuvent se retrouver devant les tribunaux pour déterminer qui contrôlera une concession gigantesque située au Cameroun, des Camerounais eux-mêmes rencontrent parfois des obstacles lorsqu’ils veulent s’installer, entreprendre ou investir dans certaines régions du pays. Dans plusieurs localités, les questions d’appartenance communautaire, d’origine ou de droits coutumiers peuvent compliquer l’accès à la terre pour des citoyens pourtant eux-mêmes Camerounais.
Le paradoxe mérite donc d’être regardé en face : comment peut-on expliquer qu’un étranger puisse accéder à une concession de 1 640 km², tandis qu’un Camerounais qui souhaite s’installer et investir dans une autre partie du pays peut parfois être confronté à la méfiance, au rejet ou à des barrières liées à son origine ?
La question n’est pas de demander que les étrangers soient exclus de l’économie camerounaise. Ce serait contre-productif. La véritable question est celle de l’équilibre entre l’attractivité des investissements étrangers et la protection des intérêts nationaux.
Lorsqu’une concession de cette ampleur est attribuée, le public devrait pouvoir connaître les conditions de cette attribution : quelle est la durée de la concession ? Quels droits sont réellement accordés à l’exploitant ? Quel montant est versé à l’État ? Quelles taxes sont payées ? Quelles obligations environnementales sont imposées ? Quelles retombées bénéficient aux populations riveraines ? Combien d’emplois sont créés ? Et surtout, quelle est la part de contrôle conservée par l’État camerounais ?
Car une concession n’est pas nécessairement une propriété privée au sens classique. Elle peut correspondre à un droit d’exploitation accordé par l’État sur un espace déterminé et pour une durée donnée. Cette distinction est essentielle. Le fait qu’un investisseur exploite un vaste domaine ne signifie donc pas automatiquement qu’il en est propriétaire.
Mais cela ne diminue pas l’importance du débat. Au contraire.
Cette affaire permet de poser une question fondamentale sur la politique foncière camerounaise : à qui profite réellement la terre camerounaise lorsqu’elle est confiée à des investisseurs privés ?
Les populations riveraines doivent-elles simplement regarder passer les grands investisseurs ? Les citoyens camerounais disposent-ils des mêmes possibilités d’accès à la terre pour créer des entreprises et développer des activités économiques ? Les concessions accordées à de grands opérateurs étrangers produisent-elles suffisamment de richesses pour les territoires concernés ?
Il y a aussi une autre question, plus politique : qui négocie ces espaces au nom du Cameroun et dans quelles conditions ?
Car 1 640 km² ne représentent pas seulement une superficie sur un document administratif. Derrière ces chiffres, il y a des terres, des ressources naturelles, des populations, des villages, des activités économiques et un patrimoine national.
Que deux Français se disputent aujourd’hui cette concession devant la justice camerounaise montre surtout que cette terre possède une valeur économique suffisamment importante pour susciter un conflit entre des intérêts privés considérables.
Le problème n’est donc pas que deux étrangers se retrouvent devant un tribunal camerounais. Le problème serait que le Cameroun ne se demande pas suffisamment comment une telle situation a été rendue possible et ce que le pays en retire réellement.
Cette bataille judiciaire devrait ainsi être l’occasion d’ouvrir le dossier plus largement : revoir les conditions d’attribution des grandes concessions, mesurer leurs retombées économiques et sociales, vérifier le respect des engagements pris par les exploitants et surtout garantir que les Camerounais ne deviennent pas étrangers sur leur propre territoire.
Parce qu’au fond, la question dépasse largement Ariane de Rothschild et Pierre Guerrini.
Elle concerne la manière dont le Cameroun organise, protège et valorise son propre patrimoine foncier.
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l’AVC devient la première cause de décès chez les femmes

Les maladies cérébrovasculaires tuent le plus les femmes au Cameroun avec 9,0% des décès, suivies des affections périnatales à 7,0% et du diabète à 4,7%, selon les dernières données du ministère de la Santé.
C’est une réalité alarmante pour la santé féminine. Au Cameroun, l’accident vasculaire cérébral, AVC, est désormais la première cause initiale de décès chez les femmes.
Selon les chiffres publiés dans un graphique «Top 10 des causes initiales chez les femmes», issus de la source « MINSANTE, DHIS2/ICD-11 – Cause of Death-2025 / ANACoD3 », la « Maladie cérébrovasculaire » représente à elle seule «9.0% » des cas.
En deuxième position, les «Affections survenant au cours de la période périnatale» avec «7.0% », un indicateur qui pèse lourd sur la mortalité néonatale liée à la mère.
Le trio de tête est complété par les maladies métaboliques : «Diabète sucré» à «4.7%» et «Troubles endocriniens » à «4.3%».
Les maladies infectieuses restent pourtant meurtrières. Le «Paludisme» cause «4.1%» des décès féminins et le «VIH» « 3.8%».
Le classement se poursuit avec la «Néphrite et néphrose » à «3.3%», les «Infections des voies respiratoires inférieures » à «3.2%», la «Maladie hypertensive» à «3.1%» et enfin les «Affections maternelles» à « 2.8%».
Des données qui interpellent sur l’urgence de la prévention des maladies non transmissibles chez les femmes.
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