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Est : le C2D veut passer du soutien à la création de valeur agricole

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Est : le C2D veut passer du soutien à la création de valeur agricole
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Dans la région de l’Est, le Contrat de désendettement et de développement cherche à faire passer l’agriculture d’une activité de subsistance à une activité génératrice de revenus. Appui-conseil, financement des exploitations, formation des jeunes et premiers investissements dans la transformation constituent les principaux leviers mobilisés.

L’agriculture occupe une place importante dans l’économie de la région de l’Est. Mais entre produire et gagner de l’argent, le chemin reste long. Le C2D a tenté de réduire cet écart en agissant directement sur les exploitations, les organisations de producteurs et les compétences. À travers le programme ACEFA, le dispositif indique avoir accompagné 1 280 groupes de producteurs et 23 organisations professionnelles agricoles dans la région. Un réseau de 324 conseillers assure cet appui. Le programme a également accordé des subventions à 76 projets agropastoraux. L’objectif affiché ne consiste donc plus seulement à soutenir la production. Il s’agit aussi d’améliorer la compétitivité des exploitations familiales agropastorales et des organisations de producteurs. Le C2D présente ACEFA comme un outil destiné à renforcer leur capacité à produire et à développer leurs activités économiques.

DU CHAMP À L’ACTIVITÉ ÉCONOMIQUE

Le changement recherché se joue surtout après la production. Une agriculture qui crée durablement des revenus doit pouvoir transformer une partie de ce qu’elle produit et trouver des débouchés. Le dossier fait état d’une unité de production et de transformation du maïs, du manioc et de la patate douce à Nomedjoh, dans l’arrondissement de Lomié. Il mentionne aussi un programme de recherche consacré à l’amélioration durable de la filière plantain à Abong-Mbang grâce à des technologies innovantes. Ces deux interventions montrent une évolution dans la manière d’aborder le développement agricole. Le soutien ne s’arrête plus au producteur et à sa parcelle. Il touche aussi les techniques de production, la transformation et la valorisation des produits.

Cette orientation est importante pour une région où le potentiel agricole reste largement lié aux activités rurales. Le C2D indique d’ailleurs vouloir développer et diversifier l’économie en milieu rural et former les jeunes aux métiers de la transformation des produits agricoles et du bois.

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LE FINANCEMENT COMME LEVIER

L’accès aux ressources constitue un autre maillon de cette stratégie. Les 76 projets agropastoraux subventionnés dans le cadre d’ACEFA traduisent la volonté de donner aux exploitations les moyens d’investir. Dans une économie rurale dominée par de petites exploitations, le passage à une logique de compétitivité suppose en effet davantage que des conseils techniques. Il faut pouvoir investir dans les équipements, améliorer les pratiques et accroître la capacité de production.

Le dispositif ne donne toutefois pas, dans le document, le montant global de ces subventions ni le chiffre d’affaires généré par les exploitations bénéficiaires. Il ne permet donc pas de mesurer précisément le rendement économique des financements accordés. C’est l’un des principaux points qui restent à documenter sur le terrain. Le nombre de bénéficiaires renseigne sur l’ampleur du programme. Il ne suffit pas encore à mesurer son impact sur les revenus.

FORMER POUR PRODUIRE ET ENTREPRENDRE

Le C2D intervient également sur le capital humain. Le programme AFOP a formé 884 jeunes aux métiers d’exploitants agricoles et halieutiques dans la région. Parmi eux, 512 sont déjà insérés, dont 183 femmes. Le dispositif a aussi accompagné la formation de 115 jeunes dans les métiers d’entrepreneurs agropastoraux. Cette orientation répond à un autre enjeu économique. L’agriculture ne peut devenir une activité rentable sans entrepreneurs capables de produire, de gérer une exploitation et de développer des activités autour de la production.

AFOP a ainsi rénové 10 centres de formation de jeunes et réalisé des infrastructures pédagogiques dans plusieurs centres. Le dispositif intervient dans l’agriculture, l’élevage et la pêche. Le chiffre de 512 jeunes déjà insérés constitue un indicateur intéressant. Mais le dossier ne précise ni la nature de cette insertion, ni les revenus obtenus, ni la durée de maintien dans l’activité. Ces données seraient nécessaires pour apprécier la solidité économique des résultats.

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DES PRODUCTEURS MIEUX ORGANISÉS

L’appui ne cible pas uniquement les exploitants individuels. ACEFA travaille aussi avec les organisations de producteurs. Le programme compte 23 organisations professionnelles agricoles parmi ses bénéficiaires et mobilise 324 conseillers pour accompagner les groupes de producteurs. Cette organisation peut faciliter l’accès aux services, aux équipements et aux marchés. Elle peut aussi permettre aux producteurs de mieux structurer leur offre.

Le PNDP complète cette intervention au niveau local. Dans la région, le programme a permis la réalisation de 361 microprojets dans l’eau, l’assainissement, l’agropastoral, l’éducation, la formation et la santé. Il a également contribué à l’élaboration de 21 Plans communaux de développement. Ces investissements ne relèvent pas tous directement de l’agriculture. Ils participent néanmoins à l’environnement économique dans lequel évoluent les producteurs.

UNE TRANSFORMATION ENCORE À MESURER

Après vingt ans de C2D, l’Est dispose d’un ensemble d’interventions qui couvrent plusieurs maillons du développement rural. Production, conseil, financement, formation, recherche et transformation sont désormais pris en compte dans les programmes présentés par le dispositif. Le C2D affirme ainsi vouloir soutenir les activités économiques rurales, améliorer l’accès à la formation et à l’emploi et renforcer les capacités des acteurs locaux.

Mais le véritable test reste économique. Il faudra mesurer ce que ces interventions produisent dans les exploitations. Combien de tonnes supplémentaires sont produites ? Quelle part est transformée localement ? Quels revenus les producteurs tirent de leurs activités ? Combien d’emplois les unités créent ? Et surtout, combien d’exploitations continuent à fonctionner sans nouvel appui ? À l’Est, le C2D a donc posé plusieurs briques pour faire de l’agriculture une activité économique mieux structurée. Le passage du soutien aux producteurs à la création de véritables chaînes de valeur reste toutefois le principal chantier. Les initiatives engagées à Nomedjoh sur le maïs, le manioc et la patate douce, comme les travaux sur le plantain à Abong-Mbang, donnent une première indication de cette orientation.

Par Fabrice BELOKO
Défis Actuels du 24/08/2026

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Kylian Mbappé perd deux contrats en Chine après avoir qualifié Mao Zedong de « dictateur »

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Kylian Mbappé perd deux contrats en Chine après avoir qualifié Mao Zedong de « dictateur »
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Kylian Mbappé perd deux contrats en Chine après avoir qualifié Mao Zedong de « dictateur »

Une plaisanterie qui coûte cher à Kylian Mbappé ! Deux grandes entreprises chinoises, Dongpeng et Mengniu, ont annoncé ce mardi 27 octobre mettre fin à leur partenariat avec l’attaquant du Real Madrid.

À l’origine de la polémique : une vidéo circulant sur les réseaux sociaux dans laquelle le capitaine des Bleus semble évoquer un montage humoristique associant son visage à celui de Mao Zedong, ancien dirigeant communiste chinois, qu’il présente comme un « dictateur chinois ».

Des propos qui ont suscité de nombreuses réactions en Chine, où Mao Zedong demeure une figure historique majeure.

« Notre entreprise s’oppose fermement à tout comportement qui heurte les sentiments nationaux », a déclaré Dongpeng, annonçant la rupture immédiate de sa collaboration avec le footballeur. Le géant laitier Mengniu a pris une décision similaire.

Sur le réseau social chinois Weibo, certains internautes dénoncent des propos « extrêmement graves et inappropriés », tandis que d’autres réclament des poursuites contre le joueur.

LAFP indique ne pas avoir pu confirmer, à ce stade, l’authenticité de la vidéo. Kylian Mbappé n’a donc pas été formellement authentifié comme l’auteur de ces propos.

Yvan Pedri

Journaliste – Actualité People
Yvan Pedri est journaliste spécialisé dans l’actualité people et les tendances du divertissement. Il couvre les grands événements médiatiques, les nouvelles des célébrités ainsi que les sujets qui suscitent le plus d’intérêt auprès du grand public.Reconnu pour sa réactivité et son souci de précision, il s’attache à publier des contenus rigoureusement vérifiés tout en restant proche des attentes des lecteurs de La Minute du Buzz.Domaines d’expertise : Actualité people, médias, télévision, stars internationales, influence digitale.

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Filière banane-plantain : 60 nouveaux jeunes en incubation à Kribi

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Filière banane-plantain : 60 nouveaux jeunes en incubation à Kribi
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Ils ont reçu des kits hier lundi 26 octobre 2026 à Ngomedzap.

Pendant une semaine, le centre spécialisé de la filière Banane-Plantain à Mbébé par Kribi, va abriter une soixantaine de jeunes agripreneurs. Ils ont reçu des kits hier lundi 26 octobre 2026, dans le cadre de la visite de travail de Samuel Tony Obam, président de président national de la Filière banane-plantain du Cameroun (FBPC), dans le cluster industriel spécial chaîne de valeurs banane-plantain de Ngomedzap, département du Nyong-et-So’o dans la région du Centre.

La cérémonie tenue hier a connu la présence de d’une demi-dizaine de maires et de présidents de coopératives agricoles des régions du Centre, du Littoral et du Sud. Il y a également eu une mission de benchmarking pour s’inspirer du cluster de Ngomedzap, qui s’impose progressivement comme modèle de Mairie de Production et de création d’emplois décents pour les jeunes.

«Cet événement correspond à la 8e cohorte nationale de jeunes incubés de la FBPC, et précisément à la 4e cohorte du cluster industriel de Ngomedzap porté par l’Association AGORA, dont le ministre Grégoire Owona est le mandataire. Au-delà de ces 60 jeunes, c’est tout le contexte agricole national et international qui impose aujourd’hui la création de Banane-plantain S.A, et qui rend l’import-substitution un impératif non négociable» a indiqué Samuel Tony Obam.

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25 ans d’Ecobank : le Minfi appelle à renforcer le financement des PME et de l’industrie

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25 ans d’Ecobank : le Minfi appelle à renforcer le financement des PME et de l’industrie 
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Le 21 octobre à Douala, le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, a pris part aux 25 ans d’Ecobank Cameroun et salué sa contribution à l’économie. Les chiffres provisoires de septembre montrent pourtant un bilan en baisse, malgré une légère progression des crédits à la clientèle.

Douala, 21 octobre 2026. Ecobank Cameroun fête ses 25 ans. Le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, assiste à la célébration. Il salue le parcours de cette banque panafricaine et sa contribution au financement de l’économie nationale. En qualité de Spécialiste en valeurs du Trésor (SVT), Ecobank contribue à mobiliser les ressources du budget de l’État.

Cette activité lui a valu le titre de meilleur SVT en 2025. Le ministre a invité la banque à renforcer son soutien aux PME, aux jeunes entrepreneurs et aux entreprises créées par des femmes, notamment dans l’agriculture, la transformation industrielle et les activités exportatrices. Il a aussi insisté sur l’inclusion financière et les financements adaptés aux besoins de l’économie. La soirée a récompensé les employés comptant 25 ans de service et les meilleurs clients. Les actifs reculent de 25 milliards Au 30 septembre, le total des actifs s’établit à 597,589 milliards de FCFA, contre 622,710 milliards à fin août.

La baisse atteint 25,121 milliards, soit 4 % en un mois. Le bilan reste aussi inférieur de 19,401 milliards à son niveau de fin décembre 2025, établi à 616,990 milliards. Le recul le plus marqué touche les titres de placement et valeurs assimilées. Leur encours a diminué de 21,976 milliards, de 271,423 milliards à 249,447 milliards de FCFA (- 8,1 %). Ce poste comprend les titres de placement et les valeurs reçues en pension ou achetées ferme. Les opérations interbancaires et de trésorerie à vue ont reculé de 76,447 milliards à 66,010 milliards, soit 10,437 milliards de moins (-13,7 %).

Ces variations mensuelles ne suffisent pas à conclure à une dégradation structurelle. Pour juger la performance sur la durée, il faudra aussi examiner le produit net bancaire, le bénéfice net, le coût du risque, les créances en souffrance, les fonds propres et les ratios prudentiels sur plusieurs exercices.

LES DÉPÔTS À VUE PÈSENT SUR LES RESSOURCES

Les dépôts de la clientèle ont diminué de 11,560 milliards de FCFA en un mois, à 459,669 milliards contre 471,229 milliards auparavant. La baisse vient surtout des comptes à vue, dont l’encours a perdu 22,356 milliards pour s’établir à 320,618 milliards. Les dépôts à terme ont progressé de 17,975 milliards à 26,014 milliards de FCFA (+44,7 %). Les comptes d’épargne sont passés de 110,280 milliards à 113,037 milliards.

Ces hausses ont partiellement compensé le recul des comptes à vue. Les concours à la clientèle, qui regroupent les différentes catégories de crédits et les comptes débiteurs, atteignent 252,255 milliards de FCFA contre 250,662 milliards à fin août, soit 1,593 milliard de plus (+0,6 %).

Le rapport comptable entre crédits et dépôts passe de 53,2 % à 54,9 %, sous l’effet de la hausse des concours et du recul des dépôts. Il ne s’agit pas d’un ratio prudentiel réglementaire de liquidité. Les crédits dépassent désormais de 2,808 milliards de FCFA les titres de placement et valeurs assimilées. À fin août, ces titres excédaient encore les crédits de 20,761 milliards.

LE NUMÉRIQUE ET L’ANCRAGE LOCAL MIS EN AVANT

Pour ses 25 ans, Ecobank rappelle l’évolution des usages bancaires. Elle a développé les services mobiles et USSD, les retraits sans carte, les paiements par QR Code, la banque par agents et les guichets automatiques de dépôt. Plus récemment, elle a ajouté les transferts instantanés intraafricains, des solutions pour les femmes entrepreneures et la gestion de patrimoine.

La banque affirme avoir développé plus d’une centaine de produits, services et canaux, et mobilisé plusieurs milliers de milliards de FCFA pour soutenir les entreprises et l’économie camerounaise. Elle indique qu’environ 95 % de l’actionnariat de sa filiale est détenu par des investisseurs locaux. Près de 1 000 Camerounais y ont construit leur carrière et plus de 2 000 jeunes ont bénéficié de stages, de programmes pour diplômés ou d’autres possibilités de développement professionnel.

Ecobank relève aussi que d’anciens collaborateurs dirigent aujourd’hui différentes institutions financières du pays. L’établissement déclare enfin avoir consacré plus d’un milliard de FCFA à des initiatives communautaires ayant bénéficié à des milliers d’enfants.

À 25 ans, Ecobank met en avant sa contribution au financement de l’État, ses innovations et son ancrage camerounais. Les résultats annuels et les explications de la direction permettront de déterminer si le recul de septembre relève d’ajustements ponctuels ou d’une tendance durable, et de préciser la part des ressources consacrée à l’économie productive.

Par Fabrice BELOKO

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