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à la CAF, Infantino ne tient qu’à un fil

Le communiqué officiel parle d’un soutien total. La réalité des débats, elle, raconte une tout autre histoire : celle d’un président de la FIFA soutenu par une poignée de fidèles, toléré par les autres, et dont l’avenir dépend surtout des largesses financières de son institution.
On pourrait compter les soutiens affichés de Gianni Infantino au sein de la Confédération africaine de football sur les doigts d’une main. Littéralement.
Une unanimité de façade
Le 6 août dernier, la CAF actait l’abandon de son projet de privatisation des parts de la Coupe du monde liées à FIFA Forward Enterprise. Dans la foulée, l’instance affichait, « à l’unanimité, son soutien au Président de la FIFA, Gianni Infantino », fragilisé depuis la révélation de l’affaire. Un communiqué en béton armé. Sauf que, dans les coulisses, l’unanimité n’aurait d’unanime que le nom.
Quatre voix, et le silence des autres
Selon les informations de Sport News Africa, seules quatre personnes se sont ouvertement prononcées en faveur de l’Italo-Suisse lors du comité exécutif qui a précédé l’annonce : le président de la CAF, Patrice Motsepe, ainsi que trois patrons de fédérations, le Marocain Fouzi Lekjaa, le Mauritanien Ahmed Yahya et le Djiboutien Souleiman Waberi. Le président ivoirien, Idriss Diallo, apporterait lui aussi son soutien à Infantino, mais plus discrètement. Tous les autres membres seraient restés muets.
Toujours d’après la même source, plusieurs abstentionnistes auraient eu du mal à reconnaître, dans le communiqué final, l’ambiance réelle des débats internes. Un silence qui ne signifie pas forcément une opposition frontale à Infantino : c’est plutôt une attente prudente.
L’argent et la peur, meilleurs alliés d’Infantino
Beaucoup de dirigeants africains préféreraient voir comment la situation évolue avant de se mouiller publiquement. En l’état, Infantino garderait malgré tout un socle de soutiens solide au sein de l’instance continentale, pour deux raisons bien concrètes : les promesses de financements de la FIFA d’un côté, et la crainte de voir s’ouvrir des dossiers sur leur propre gestion, jugée parfois contestable, de l’autre.
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Mouelle Kombi ne veut pas recevoir Samuel Eto’o

Actu Cameroun apprend que le Ministre des Sports et de l’Éducation physique a répondu à la demande d’audience de la Fecafoot concernant la présentation officielle du trophée de la CAN féminine 2026. Le patron du sport camerounais envoie le joueur à la retraite à Etoudi.
Pas de Samuel Eto’o et le trophée de la Can féminine 2026 au ministère des Sports et de l’éducation physique. Dans sa correspondance adressée au président de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot), le ministre des Sports et de l’éducation physique, rappelle que « c’est à Monsieur le Président de la République qu’appartiennent tant la prérogative que le privilège solennel » de recevoir les Lionnes Indomptables et leur trophée.
De l’avis de Mouelle Kombi, l’ordonnancement calendaire et protocolaire de cette réception doit être laissé aux « Hautes Directives de la Très Haute Hiérarchie ». Cette réponse est une suite logique. Ce mardi 18 août 2026, Samuel Eto’o, le président de la Fecafoot, adresse une correspondance au ministre des Sports et de l’éducation physique, Mouelle Kombi.
Jeunesse sportive nationale
Dans sa correspondance, l’instance faitière du football camerounais rappelle le caractère historique de cette victoire, la première du Cameroun dans une Coupe d’Afrique des nations féminine. Pour cette raison, la Fecafoot, sollicite alors une audience afin qu’une délégation puisse présenter officiellement le trophée au ministre, en sa qualité de responsable de la tutelle technique du sport camerounais.
Dans la foulée, la fédération souligne que cette victoire constitue un exploit majeur pour le rayonnement du football camerounais et pour l’ensemble de la jeunesse sportive nationale. Mouelle Kombi vient de répondre par un non à cette demande. Dans le landerneau sportif, chacun y va de sa grille d’analyse.
Macaire Lemdja
«Je peux sourire en lisant la réponse car il y transparaît un désir profond d’humilier. En allant présenter le trophée au Minsep, la Fecafoot lui donnait juste l’opportunité d’aller le présenter au chef de l’État en compagnie des lionnes ; un honneur qu’il n’aura pas malheureusement car il voit les batailles partout. La correspondance de la fecafoot est assez explicite,une délégation de la fecafoot et non les lionnes indomptables. Le Minsep n’a rien compris», écrit l’internaute Joe L’observateur.
Pour l’analyste Macaire Lemdja, on pourrait voir, dans ce désir de la Fecafoot, un piège institutionnel, tendu au MINSEP, alors qu’il fit partie de la délégation emmenée par le PM, pour assister à cette finale puis ramener la coupe après le sacre. «Le MINSEP le lui rappelle dans sa réponse. Aucune volonté d’humiliation mais tout simplement un RAPPEL REPUBLICAIN», conclut-il.
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la nécessaire impopularité des prochains dirigeants

Un inventaire qui donne le vertige
Il suffit de traverser Yaoundé, Douala ou n’importe quelle ville secondaire du pays pour dresser un constat implacable : tout marche à contre-sens. Le désordre urbain n’est plus un accident : il est devenu le mode de fonctionnement normal de l’espace public. Au chaos spatial, s’ajoute un incivisme quotidien qui use les nerfs autant qu’il fragilise le vivre-ensemble.
Feux rouges ignorés, sens interdits empruntés sans complexe, klaxons comme unique langage de la route, ordures jetées depuis les vitres des voitures, files d’attente que l’on double sans égard : chacun de ces gestes, pris isolément, semble anodin. Mis bout à bout, ils dessinent une société où l’intérêt individuel immédiat prime systématiquement sur la règle collective.
Le respect des textes, des horaires, des procédures est devenu, lui aussi, l’exception plutôt que la norme. Un rendez-vous administratif fixé à 8 heures peut commencer à 11 heures sans que cela ne choque personne. Un permis de construire peut être ignoré, une norme de sécurité contournée, une taxe éludée, sans que la sanction ne suive. Le pire, sans doute, n’est pas l’existence de ces écarts, aucune société n’en est totalement exempte, mais leur normalisation. On ne les cache plus, on ne s’en excuse plus : on les revendique presque, au nom d’une débrouillardise érigée en vertu nationale.
Pourquoi la fermeté est de plus en plus réclamée
Face à ce tableau, une partie croissante de l’opinion publique en vient à réclamer une main plus ferme. L’idée n’est pas nouvelle dans l’histoire des nations qui ont connu des phases de refondation : On ne refondera pas le Cameroun sans une main de fer dans un gant de velours. Rwanda, Singapour, Corée du Sud sont souvent cités, à tort ou à raison, comme des exemples où une discipline collective imposée d’en haut a permis, en quelques décennies, de transformer des sociétés jugées, en leur temps, tout aussi désordonnées.
Cette fermeté ne devrait pas s’appliquer qu’aux citoyens ordinaires, en épargnant les puissants et les bien connectés, car cela renforcerait le sentiment d’injustice. La fermeté marche lorsque c’est l’ambiance générale du pays et du moment. Un vent de fermeté doit souffler sur le Cameroun.
Une piste : la fermeté couplée à l’exemplarité et à la prévisibilité
Entre le statu quo, qui a démontré son inefficacité, et la tentation de la force brute, qui comporte ses propres risques, une voie médiane mérite d’être explorée : celle d’une fermeté prévisible, universelle et exemplaire.
Prévisible, d’abord : les citoyens s’adaptent plus facilement à des règles strictes qu’à des règles arbitraires. Une sanction appliquée systématiquement, annoncée à l’avance et non négociable, change les comportements plus durablement qu’une répression épisodique et spectaculaire.
Universelle, ensuite : la crédibilité de toute politique de discipline collective dépend de son application égale, du simple citoyen au haut-fonctionnaire. Un contrôle routier qui épargne les véhicules officiels, une démolition qui ne touche que les quartiers populaires, discréditent d’avance l’effort demandé au reste de la population.
Exemplaire, enfin, au sens où l’État devrait démontrer, dans son propre fonctionnement, la rigueur qu’il exige des citoyens : administrations qui respectent leurs propres horaires, marchés publics attribués selon les règles, agents publics sanctionnés pour incivisme comme n’importe quel citoyen. Le changement de mentalité, pour être crédible, doit d’abord se voir au sommet.
À ces trois piliers pourrait s’ajouter un volet d’investissement structurel : le désordre urbain n’est pas qu’affaire de discipline, il est aussi affaire d’infrastructures. Sans marchés modernes suffisants, sans espaces de stationnement, sans système de collecte des déchets fonctionnel, on ne peut réprimer indéfiniment des comportements qui, souvent, ne sont que l’adaptation à un manque criant d’aménagements adéquats.
Une chose paraît certaine : aucune politique de rupture avec des décennies de laisser-faire ne pourra plaire à tout le monde d’emblée. Le vrai risque, pour le pays, n’est pas l’impopularité en tant que telle ; c’est l’inaction déguisée en consensus. Reste à savoir si les gouvernants sauront transformer cette impopularité assumée en autorité légitime, et non en simple rapport de force, seul gage d’un changement de mentalités qui survive au-delà d’un mandat politique.
Louis Marie Kakdeu, MPA, PhD & HDR
Deuxième Vice-Président National SDF
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son fils Landry Batek Yebel reconnu coupable écope de la peine de mort

Le tribunal de grande instance du Mfoundi a, au terme du procès le 18 août 2026, condamné Landry Batek Yebel à la peine de mort pour avoir assassiné sa mère, Louisette Ngo Yebel, en 2024.
La peine capitale. C’est la décision que la justice a prononcée contre Landry Batek Yebel le jeune secrétaire d’administration, diplômé de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature. Le tribunal de grande instance du Mfoundi a rendu son verdict mardi dernier au terme d’une procédure engagée depuis environ deux ans. Après enquêtes, confrontations et autres procédures de recherche des preuves, le jeune homme de 25 ans est reconnu coupable de l’assassinat de sa mère, Louisette Ngo Yebel, 47 ans, journaliste et experte en communication à la Commission des forêts d’Afrique centrale (Comifac).
Les faits remontent au 7 avril 2024. Le corps sans vie mutilé de la victime a été retrouvé emballé dans deux valises près d’un cours d’eau au quartier Etoa Meki à Yaoundé. Suite à cette découverte macabre, les investigations ont conduit les gendarmes vers le fils de la victime. Ce dernier passera aux aveux et la reconstitution des faits sera effectuée.
Le crime a été commis au quartier Damas à Yaoundé, au domicile familial. Le fils, au cours d’une dispute sur la disparition du mobilier acheté par la mère, va étouffer cette dernière à l’aide d’un taie d’oreiller. Après le décès, il va découper le corps avant de l’emballer. Pour faire disparaitre les traces du crime, il fait appel à son ami lequel va abandonner le véhicule de la victime à Soa.
La gravité de l’affaire conduira à découvrir que le jeune aurait aussi, quelque temps avant, donné la mort à sa grand-mère. Sans que le cas soit porté à la connaissance du public. Condamné à mort pour l’assassinat de sa mère, que reste-t-il à faire du jeune homme ? La juridiction a prononcé une peine prévue par la loi. Mais elle n’est pas appliquée depuis 1997. Il revient aux autorités compétentes de décider la manière dont la décision sera exécutée. Les précédents condamnés à mort n’ayant pas été exécutés demeurent en prison.
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