Actualités locales
Le Ministère des Mines donne des précisions sur l’éboulement d’un site minier à Zamboï
Selon le ministère, l’accident de Zamboï vient renforcer la nécessité de poursuivre les actions engagées par le ministre en charge des Mines en faveur de la formalisation des artisans miniers…
Lire ici le communiqué :
Éboulement dans un site minier centrafricain, frontalier avec le Cameroun
La communauté minière sous-régionale a appris avec tristesse l’accident survenu dans la journée du 18 août 2026 sur un site d’exploitation aurifère situé dans le village de Zamboye, en République centrafricaine, localité frontalière avec la République du Cameroun.
En effet, le village de Zamboï/Zamboye s’étend de part et d’autre de la frontière entre le Cameroun et la République centrafricaine, les deux territoires étant séparés par une limite naturelle constituée par le cours d’eau Kadey. Il existe ainsi un Zamboye côté camerounais et un Zamboï côté centrafricain.
Du côté camerounais, l’exploitation aurifère est essentiellement alluvionnaire, pratiquée dans les flats et le long du cours d’eau Kadey, et relève principalement de l’artisanat minier au sens strict. En revanche, du côté centrafricain, l’exploitation concerne notamment des gisements situés dans des zones de collines à fortes pentes, présentant des risques plus importants d’éboulement et de glissement de terrain.
L’accident du 18 août 2026, consécutif à un éboulement de terrain, s’est produit du côté centrafricain, dans un chantier du village de Zamboï dénommé « Moscou » par les orpailleurs. Parmi les victimes figureraient aussi bien des artisans miniers camerounais exerçant de ce côté de la frontière que des artisans centrafricains.
Une mission d’évaluation est déjà déployée du côté camerounais afin de recueillir davantage d’informations et d’apprécier la situation globale dans la zone frontalière.
Il convient de relever qu’en saison des pluies, les risques de glissements de terrain et d’éboulements sont particulièrement élevés sur les sites miniers situés dans des zones à fortes pentes, notamment lorsque les mesures de sécurité ne sont pas suffisamment respectées par les exploitants artisanaux.
Bien que cet accident se soit produit dans un pays voisin, il interpelle également le Cameroun, où l’exploitation minière artisanale est pratiquée et rappelle le caractère précaire de cette activité dans plusieurs pays africains.
C’est dans cette perspective que le Gouvernement, à travers le Ministère en charge des Mines, a déjà pris des mesures visant la restructuration du secteur minier artisanal. Une Task Force dédiée a été mise en place et implique plusieurs départements ministériels.
S’agissant de l’exploitation artisanale semi-mécanisée, plusieurs mesures ont également été engagées afin de mieux maîtriser les acteurs, les sites d’exploitation, la production et les obligations fiscales et environnementales. Elles concernent notamment :
– le respect strict de la réglementation en vigueur ;
– le paiement de la caution environnementale ;
– l’instauration d’un seuil minimal de production de 5 kg par mois ;
– l’identification des bassins de lixiviation, en vue notamment d’améliorer le suivi de la production et la collecte de l’Impôt Synthétique Minier Libératoire, aussi bien pour la période en cours que dans le cadre des opérations de redressement portant sur les périodes antérieures ;
– le retrait ou l’annulation des permis de recherche utilisés comme couverture pour le développement d’activités minières semi-mécanisées illégales.
Pour ce qui est de l’artisanat au sens strict (orpaillage), dont les compétences de gestion ont été transférées par l’État aux communes, la Task Force a engagé plusieurs actions visant à accompagner les mairies dans l’encadrement des artisans, notamment par leur formalisation en GIC miniers, l’identification des sites miniers à risques, la sensibilisation et la formation des artisans miniers sur les risques liés à l’orpaillage.
Au total, l’accident de Zamboï vient renforcer la nécessité de poursuivre les actions engagées par le ministre en charge des Mines en faveur de la formalisation des artisans miniers, de la sécurisation des sites, du respect des normes d’exploitation et du renforcement du rôle des collectivités territoriales décentralisées dans l’encadrement de l’orpaillage.
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Abdouraman Hamadou Babba accuse le régime Biya de craindre les urnes

La suspension du Front pour le salut national du Cameroun (FSNC) continue de susciter des réactions dans le paysage politique camerounais.
Dans une tribune, Abdouraman Hamadou Babba accuse le régime du président Paul Biya de redouter une nouvelle confrontation électorale et appelle les forces de l’opposition à se rassembler en vue des prochaines élections législatives et municipales.
Intitulée autour de la référence au « Ndjoundjou Kalaba », une expression qu’il présente comme le symbole de la crainte du pouvoir face aux urnes, la déclaration critique vivement la décision visant le parti d’Issa Tchiroma Bakary.
L’auteur qualifie cette mesure d’« exclusion lâche et arbitraire » et estime qu’elle traduit, selon lui, la volonté du pouvoir d’éviter une nouvelle séquence électorale comparable à celle du 12 octobre 2025, date de la dernière élection présidentielle.
Lire la tribune d’Abdouraman Hamadou Babba :
Même le régime Biya-RDPC a son « Ndjoundjou Kalaba » !
L’exclusion lâche et arbitraire du FSNC des prochaines élections législatives et municipales confirme que le régime Biya-RDPC a vraiment peur de revivre un autre « 12 octobre 2025 » qui signerait irrémédiablement sa chute.
Malgré l’annonce par le FSNC du boycott de ces élections et en dépit des bonnes dispositions d’Elecam et du Conseil Constitutionnel à son égard, ce régime en proie aux doutes n’a pas eu le courage de prendre le moindre risque, craignant que le Président Issa Tchiroma change d’avis une fois le corps électoral convoqué. Quelle couardise et quelle indignité !
Au vu du désarroi dans lequel sont actuellement ceux qui ont confisqué notre pays, si M. Atanga Nji avait le pouvoir de suspendre le Peuple camerounais, il l’aurait certainement fait sans hésitation…
Tous ceux qui avaient encore des doutes savent maintenant que le vote est le « Ndjoundjou Kalaba » du régime Biya-RDPC.
Le Peuple du Changement doit donc appuyer là où ça fait très mal en construisant, indépendamment des chapelles politiques, une coalition en son sein et en transformant les prochaines élections en un référendum pour ou contre la continuité du régime Biya-RDPC.
En attendant la convocation du corps électoral d’ici le 9 novembre 2026, les acteurs du Changement, de toutes les couches de la société, qui souhaiteraient se porter candidats aux prochaines élections doivent préparer leurs dossiers pour se faire investir par l’un des partis de la vraie opposition…
Abdouraman Hamadou Babba
Citoyen Camerounais (À qui Ça Suffit Vraiment Comme Ça !)
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