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Développement des infrastructures : La Chambre de commerce recherche des opérateurs économiques pour ses sites dans 5 régions

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Développement des infrastructures : La Chambre de commerce recherche des opérateurs économiques pour ses sites dans 5 régions
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C’est dans le cadre de la valorisation de son patrimoine foncier et de l’accomplissement de ses missions d’encadrement et de soutient à la compétitivité du secteur privé.

Christophe Eken, président de la Chambre de commerce, d’industrie des mines et de l’artisanat (CCIMA) a récemment publié un communiqué relatif au lancement de l’avis d’appel à manifestation d’intérêt pour la soumission d’offres d’investissement dans des projets d’infrastructure sur ses sites.

Il s’agit de la valorisation du patrimoine foncier de la CCIMA d’une part et de l’accomplissement de ses missions d’encadrement et de soutien à la compétitivité du secteur privé d’autre part dans les villes de Douala (Littoral) ; Kribi (Sud) ; Ebolowa (Sud) ; Maroua (Extrême-Nord) ; Ngaoundéré (Adamaoua) et Bertoua (Est).

Dans la ville de Douala par exemple, la Chambre envisage de construire un immeuble futuriste de haut standing d’au moins 25 étages avec 4 sous-sols et 1 rez-de-chaussée au siège de la CCIMA à Bonandjo sur une superficie de 3 847m2 . Dans la ville de Kribi, deux infrastructures sont prévues.

Au port autonome de Kribi (50 000m2 / 5 ha) il est prévu la construction de 05 entrepôts de 7 500m2 chacun, plateforme d’entreposage de conteneurs et bloc administratif. Au centre administratif de la ville de Kribi (3 320m2), c’est un complexe hôtelier d’au moins R+5 comprenant des bureaux à louer et un centre commercial qui devrait sortir de terre.

Dans la ville de Ebolowa, il est prévu la construction d’un immeuble d’au moins R+5 à usage mixte (bureaux, commerces à louer et/ou hôtel) sur une superficie de 1 294m2 au lieu-dit Angale dans l’arrondissement de Ebolowa II. Dans la ville de Maroua, l’on va construire un immeuble d’au moins R+10 destiné à abriter des bureaux, des commerces et ou un complexe hôtelier sur une superficie de 6 042m2.

A Ngaoundéré, la Chambre va construire des entrepôts logistiques sur 3 000m2 et des bureaux administratifs sur 100m2 sur son terrain de 4 008m2. Dans la ville de Bertoua, le lotissement Djandombé va abriter un immeuble d’au moins R+5 avec des bureaux et des espaces commerciaux à louer sur une superficie de 1 987m2.

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Socadel héritera des compteurs, pas de la capacité : le vrai chantier de la distribution électrique camerounaise

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Socadel héritera des compteurs, pas de la capacité : le vrai chantier de la distribution électrique camerounaise
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Le Cameroun vit une opération que peu de pays réussissent du premier coup : le transfert de la distribution électrique à un nouvel opérateur public, Socadel. Toute l’attention se porte sur les actifs (les lignes, les postes, les compteurs, les créances), alors que dans ce type de transition, le repreneur manque d’abord de capacité d’agir. On peut détenir juridiquement un réseau et ne pas savoir le faire tourner. Cet écart entre l’autorité qu’un décret attribue et la capacité réelle de l’exercer se joue dans une fenêtre de dix-huit mois. Passé ce délai, ce qui n’a pas été organisé se subit.

LES DONNÉES

Un réseau de distribution est d’abord un système d’information posé sur des câbles : fichier clients, historiques de consommation, état réel des transformateurs, pertes par zone, impayés qualifiés. Le piège classique du transfert consiste à recevoir les actifs sans certification contradictoire de leur état de documentation. Tant que personne n’a signé un inventaire opposable, chaque créance douteuse, chaque transformateur en fin de vie, chaque client fantôme devient un litige entre le repreneur et le sortant. Et le repreneur perd toujours, parce que c’est lui qui doit facturer demain. Un audit de transfert mené par un tiers avant la fin de la période de tuilage coûte une fraction de ce que coûtera son absence. La question à poser au conseil d’administration de Socadel tient en une ligne : qui certifie ce que nous avons reçu, et cette certification est-elle opposable ?

LES CONTRATS

Une société de distribution est un nœud contractuel : achats d’énergie en amont, fourniture en aval, maintenance, systèmes d’information, conventions avec les collectivités et les grands comptes. Tous négociés par et pour le sortant. Leur novation ressemble à une formalité ; elle l’est rarement. La première vérification porte sur la hiérarchie des contrats critiques : lesquels, s’ils tombent, arrêtent le service en 72 heures ? Ceux-là se traitent en premier, quitte à laisser le reste en gestion courante. Viennent ensuite les clauses dormantes (garanties croisées, engagements de reprise, indexations), qui ne se révèlent qu’au premier incident, quand le repreneur ne peut plus rien négocier. Reste enfin le calendrier des échéances tarifaires en amont. Parce qu’un distributeur naissant qui hérite de contrats d’achat rigides face à des recettes incertaines porte un risque de ciseau que, à ma connaissance, personne n’a encore chiffré pour lui.

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LES COMPÉTENCES

Le terrain le plus sous-estimé, parce qu’il ne figure dans aucun bilan. Un distributeur repose sur quelques centaines de personnes au savoir non écrit : le chef d’exploitation qui connaît les faiblesses de chaque départ, l’agent de recouvrement qui sait quels grands comptes paient réellement. Ce capital ne se transfère pas par décret, et il a une propriété cruelle : ce sont les profils les plus employables qui partent en premier.Il faut un plan de rétention ciblé. Identifier nominativement la quarantaine de détenteurs de savoir critique, les sécuriser contractuellement, et organiser un tuilage avec le sortant qui soit contractualisé et financé comme un lot du transfert, pas espéré comme une bonne volonté.

LE PÉRIMÈTRE : LA QUESTION SONATREL

Pendant que Socadel s’installe, son périmètre commercial fait déjà débat. Depuis juillet, de grands industriels, Prometal en tête, relayés par l’OCITRAM, demandent leur raccordement direct au réseau de transport de la Sonatrel, voire des contrats directs avec des producteurs comme EDC. Leur dossier technique est solide. La distribution concentre l’essentiel des interruptions qu’ils subissent, et raccorder une charge de plusieurs dizaines de mégawatts en haute tension est plus simple et plus fiable : moins d’étages de transformation, moins de points de défaillance. Prometal en sait quelque chose : après l’incendie du transformateur de Logbaba en septembre 2022, qui a laissé la zone industrielle de Douala-Bassa plus de vingt jours sans électricité, le groupe a obtenu son propre poste de raccordement en haute tension. C’est d’ailleurs la norme des systèmes matures. En France, les sites électro-intensifs sont clients directs de RTE, le gestionnaire du transport, et le tarif d’usage acquitté par les utilisateurs du réseau représente environ 90 % des ressources du transporteur. En Afrique du Sud, les grandes mines et fonderies sont depuis longtemps raccordées au réseau d’Eskom.

Mais ces systèmes ont réglé une question que le Cameroun a encore devant lui : qui finance le distributeur quand ses meilleurs clients le quittent ? Les grands comptes paient bien et coûtent peu à servir ; ce sont eux qui soutiennent, de fait, l’équilibre économique de la desserte des ménages. Le débat public s’est installé sur le terrain du pour ou contre, ce qui est un peu agaçant, parce que les deux camps ont chacun une part de raison et que la question utile est ailleurs : quel mécanisme rend ce départ neutre pour le système ? Il existe et il tient en quatre pièces. Un seuil de puissance objectif et opposable à tous, plutôt que des dérogations au cas par cas. Un tarif d’usage du transport incluant une contribution aux charges de service public, pour que l’industriel raccordé en direct continue de financer le système qu’il quitte commercialement (c’est, à mon sens, la pièce sur laquelle tout le reste tient). Un calendrier de sortie qui laisse à Socadel le temps d’ajuster son modèle. Un régulateur, l’ARSEL, outillé pour arbitrer sur pièces. La répartition des clients entre transport et distribution est une décision de conception de marché. Elle mérite mieux qu’un traitement par courriers.

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DIX-HUIT MOIS

Le Cameroun a des atouts réels : Nachtigal, des institutions qui montent en compétence, des partenaires financiers engagés. La création de Socadel peut être le moment où la distribution cesse d’être le maillon faible du système.À une condition, inconfortable : accepter que le décret crée l’autorité, pas la capacité. Et que la capacité, elle, se construit maintenant.

Romain Blachier travaille depuis une vingtaine d’années dans le secteur de l’énergie renouvelable, où il a suivi la gouvernance de grandes concessions hydroélectriques. Expert associé à la Fondation Jean-Jaurès, il enseigne les politiques énergétiques et conduit une recherche doctorale sur la gouvernance de l’asymétrie énergétique, appliquée notamment aux contextes français, taïwanais et d’Afrique centrale. Il était en mission au Cameroun en juillet 2026.

Par Romain Blachier
Défis Actuels du 19/08/2026

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Allocations familiales : 118 950 agents manquent encore à l’appel

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Allocations familiales : 118 950 agents manquent encore à l’appel
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Pour toucher d’avantage de personnels avant le 21 août 2026, une nouvelle date butoir des opérations d’enrôlement, de nouveaux points de recensement ont été ouverts à la Délégation générale de la sûreté nationale, aux ministères de l’Education de base et des Enseignements secondaires.

La clôture de l’opération de recensement des agents de l’Etat bénéficiaires des allocations familiales s’est vue prorogée de 5 jours par Louis Paul Motaze, ministres des Finances (Minfi). En effet, dans un communiqué publié le 14 août 2026, le Minfi indique qu’un nombre important d’allocataires ne s’est pas encore fait enrôler.

Ce délai supplémentaire devrait permettre aux retardataires de régulariser exceptionnellement leur situation. A l’issue de la première de cette opération close le 25 juillet dernier, Cyrill Edou Alo’o, directeur général du Budget du Minfi avait annoncé qu’à cette date, 61 856 agents étaient recensés sur les 180 806 attendus.

Pour toucher d’avantage de personnels avant le 21 août 2026, une nouvelle date butoir des opérations d’enrôlement, de nouveaux points de recensement ont été ouverts à la Délégation générale de la sûreté nationale, aux ministères de l’Education de base et des Enseignements secondaires.

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Education de Base : La création et l’ouverture des écoles privées suspendues

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Education de Base : La création et l’ouverture des écoles privées suspendues
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Les mêmes motifs avaient déjà été évoquées en juillet 2024 par le Minedub dans la décision de fermeture de 722 établissements dans 10 régions du pays.

La création et l’ouverture des écoles primaires dans le secteur privé sont désormais suspendues pour une durée de 3 mois au Cameroun. En effet, la lettre signée le 10 août 2026 par le ministre de l’Education de Base (Minedub), Laurent Serge Etoundi Ngoa et adressée aux délégués régionaux évoque la suspension de cette procédure de dossiers pour plusieurs raisons.

Le membre du gouvernement évoque entre autres : l’utilisation d’infrastructures construites en matériaux précaires ; le non-respect des normes pédagogiques et la circulation de faux arrêtés de création d’ouverture et d’extension. Les mêmes motifs avaient déjà été évoquées en juillet 2024 par le Minedub dans la décision de fermeture de 722 établissements dans 10 régions du pays.

La circulaire du Minedub précise que durant cette période de suspension, les organisations des fondateurs veilleront, sous l’encadrement de la direction du suivi de l’enseignement privé de base, à assainir ce secteur en procédant à la collecte d’informations sur les écoles autorisées à fonctionner.

En effet, les responsables du Minader dans les services déconcentrés indiquent que sur le terrain, ils font face à des promoteurs qui sollicitent la création d’établissement mais usent de faux en déclarant des superficies plus grandes que celles qui existent véritablement. Et une fois que les autorisations de création et d’ouverture sont signées, l’on se rend compte que les documents présentés sont authentiques mais la réalité sur le terrain est toute autre.

Après les trois mois de suspension, la direction du suivi de l’enseignement privé au Minedub aura recensé des établissements et fait un rapport à sa hiérarchie afin d’évaluer le travail qui aura été fait. «Et une fois que nous aurons évalué ce travail, nous allons donc voir s’il faut encore proroger l’arrêt de création parce que c’est un travail qui doit trouver un aboutissement» indique le directeur du suivi de l’enseignement privé de base au Minedub, Clémentine Onambélé Bindzi, dans les colonnes du quotidien Cameroon Tribune du mercredi 19 août 2026.

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