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15 ans sans bénéfice, 154 milliards FCFA de pertes cumulées

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15 ans sans bénéfice, 154 milliards FCFA de pertes cumulées
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Quinze ans après son lancement commercial, Camair-Co n’a toujours pas produit un seul exercice bénéficiaire.

C’est le constat implacable dressé par la Chambre des comptes du Cameroun dans son audit portant sur les exercices 2018 à 2023 : entre 2021 et 2023 seulement, la compagnie aérienne nationale a accumulé 53 milliards FCFA de pertes supplémentaires, venant s’ajouter à un passif déjà alarmant de 101,5 milliards FCFA constaté en 2020. Un gouffre financier que même l’effacement par l’État de 86,79 milliards FCFA de dettes en 2022 n’a pas réussi à combler durablement, les capitaux propres replongeant à -58 milliards FCFA dès fin 2023.

Une hémorragie qui persiste, même ralentie

Certes, les derniers chiffres témoignent d’un mieux relatif : la perte nette s’est réduite à environ 4,65 milliards FCFA en 2025, contre 5,49 milliards en 2024 et plus de 13 milliards en 2022-2023. Le chiffre d’affaires progresse, porté par une activité commerciale plus soutenue. Mais ce mieux conjoncturel ne change rien à l’équation structurelle : Camair-Co continue de dépendre de subventions d’exploitation et de recapitalisations répétées pour simplement survivre, avec des capitaux propres qui restent négatifs. Sur le terrain, les difficultés opérationnelles n’ont pas disparu : plusieurs appareils demeurent immobilisés, y compris à l’étranger, alourdissant une facture que l’État continue d’éponger.

L’aviation, une industrie qui ne pardonne pas l’à-peu-près

Le transport aérien obéit à une logique économique impitoyable. Les coûts fixes (maintenance certifiée, assurances internationales, formation des équipages) sont considérables et ne s’amortissent qu’à condition de faire voler une flotte suffisamment large et régulièrement en état de vol. Avec un nombre d’appareils chroniquement réduit, souvent partiellement cloués au sol, le coût unitaire d’exploitation de Camair-Co explose mécaniquement, la rendant structurellement incapable de rivaliser avec des opérateurs mieux dimensionnés.

L’audit de la Chambre des comptes illustre crûment cette gestion en mode survie : sur une enveloppe présidentielle d’urgence de 15 milliards FCFA débloquée en 2020, près de 14 milliards ont été absorbés pour remettre en service seulement trois avions, laissant le solde insuffisant pour finir les réparations sur deux autres appareils. Même le dégraissage de la masse salariale (189 emplois supprimés, faisant chuter la charge salariale de 6,6 à 3,5 milliards FCFA) n’a pas suffi à sortir la compagnie de pertes annuelles stagnantes entre 13 et 16 milliards sur plusieurs exercices.

Pourquoi d’autres compagnies africaines s’en sortent, et pas Camair-Co

La comparaison avec d’autres transporteurs nationaux africains, à niveau de développement comparable, est instructive. Ethiopian Airlines, la référence continentale, a généré plus de 9 milliards de dollars de revenus en 2025-2026 en transportant plus de 20 millions de passagers. Sa recette : un modèle de hub structuré autour d’Addis-Abeba, une flotte étoffée qui permet d’amortir les coûts fixes, une intégration à l’alliance internationale Star Alliance, et surtout une gouvernance qui, bien que l’État en soit actionnaire, fonctionne selon des critères commerciaux stricts, largement mise à l’abri des interférences politiques court-termistes.

Des compagnies plus modestes comme Air Côte d’Ivoire ou ASKY (basée au Togo, partenaire d’Ethiopian Airlines) ont, elles, choisi une stratégie de niche régionale disciplinée : flotte dimensionnée à leurs moyens réels, recours maîtrisé au leasing pour limiter l’investissement en capital immobilisé, certification IOSA obtenue et maintenue, partenariats stratégiques avec de grands groupes pour mutualiser réseau et savoir-faire. RwandAir suit une logique similaire, avec une discipline de gestion régulièrement saluée.

Camair-Co, à l’inverse, cumule les handicaps : une flotte trop réduite et irrégulièrement opérationnelle pour atteindre une taille critique, l’absence d’un partenariat stratégique structurant malgré des injonctions présidentielles en ce sens dès 2020, et une gouvernance directement exposée aux arbitrages politiques de court terme, comme en témoigne la gestion erratique de l’enveloppe d’urgence de 2020.

Le poids de l’argument souverainiste

Le refus de restructurer radicalement ou de liquider cet actif procède d’un choix éminemment politique. De nombreux États s’accrochent à leur pavillon national comme à un attribut de souveraineté, au même titre que le drapeau. Mais chaque franc CFA injecté dans Camair-Co pour couvrir des charges courantes est un franc qui n’est pas alloué à un investissement productif ailleurs dans l’économie. La Chambre des comptes elle-même pose la question sans détour dans son rapport : entre le maintien coûte que coûte d’une souveraineté aérienne et la maîtrise de la dépense publique, l’État camerounais devra, à un moment donné, trancher.

Source : Mimi Mefo Infos

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Samuel Eto’o n’a pas voulu induire en erreur Mouelle Kombi

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Samuel Eto’o n’a pas voulu induire en erreur Mouelle Kombi
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Le journaliste de renom Paul Mahel rappelle que c’est une étape obligatoire avant tout déplacement au palais de l’Unité.

D’aucuns ont estimé que le président de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot), Samuel Eto’o Fils, a voulu induire le ministre des Sports et de l’Éducation physique, Narcisse Mouelle Kombi, en erreur, en sollicitant de ce dernier une audience pour la présentation officielle du trophée de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) féminine, remportée par les Lionnes indomptables au Maroc. Notre confrère de renom Paul Mahel rappelle que c’est habituel. Cela s’est fait avec les Lions indomptables.

Retrouvez ci-dessous sa sortie.

DE LA PRÉSENTATION DU TROPHÉE AU MINISTÈRE…
​Si la brillante victoire de nos valeureuses Lionnes à la récente CAN constitue le premier trophée de la sélection féminine, les Lions, quant à eux, ont déjà remporté à cinq reprises (1984, 1988, 2000, 2002, 2017) le sacre continental. Une incursion dans les archives permet de constater qu’à chaque occasion, la Fédération a présenté officiellement le trophée au Ministère.

​Cette étape est obligatoire avant tout déplacement au Palais de l’Unité pour la réception présidentielle. Elle permet au président de la FECAFOOT et au staff technique de présenter formellement le trophée au ministre des Sports. Au-delà du symbole de validation administrative, cette rencontre offre à la fédération l’opportunité de dresser le bilan technique du tournoi devant sa tutelle et d’acter la « décharge » du trophée auprès du gouvernement camerounais.

​Cette cérémonie donne également lieu à un briefing protocolaire : les cadres du ministère et les responsables de la FECAFOOT y harmonisent les listes des joueurs, des encadreurs et des officiels devant assister à l’audience présidentielle, évitant ainsi tout impair.
​Enfin, lors de l’audience accordée au Palais de l’Unité, le ministre des Sports, aux côtés du président de la FECAFOOT, conduit officiellement la délégation dans la salle des cérémonies. La remise solennelle du trophée au chef de l’État par le capitaine de la sélection vient alors matérialiser la victoire de toute la nation.

Il faut cependant noter que lors des précédentes victoires, la présentation d’un trophée au ministre s’est déroulée quelques heures avant la réception au palais présidentiel. Le fait que la date de cette réception ne soit pas encore officiellement connue pourrait peut-être justifier les réticences de l’actuel ministre.

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« le drame de Zamboï nous endeuille tous »

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« le drame de Zamboï nous endeuille tous »
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Le drame de Zamboï nous endeuille tous.

Les nouvelles qui nous parviennent de cette localité proche de Garoua-Boulaï, dans la Région de l’Est, où un éboulement sur un site d’orpaillage aurait enseveli de très nombreuses personnes, sont d’une effroyable tristesse.

Derrière chaque victime, il y avait une vie, une famille, des rêves. Il y avait surtout des Camerounais qui ne demandaient qu’une chose : pouvoir vivre dignement de leur travail et nourrir les leurs.

Car cette tragédie doit aussi interpeller notre conscience nationale. L’éboulement les a emportés, mais c’est d’abord la pauvreté qui les avait conduits au fond de ces mines.

Combien de nos jeunes, parfois diplômés, qualifiés et pleins de talent, doivent encore braver quotidiennement l’insécurité, les mines artisanales, les routes meurtrières et toutes sortes de dangers simplement pour gagner de quoi faire vivre leur famille ?

Un pays ne peut accepter que chercher son pain quotidien devienne une manière de risquer sa vie.

J’adresse mes condoléances les plus émues aux familles endeuillées. À ceux qui attendent encore des nouvelles d’un père, d’une mère, d’un fils, d’une fille, d’un frère ou d’une sœur, toute ma solidarité dans cette terrible épreuve.

À nos compatriotes disparus : vous étiez partis chercher de quoi vivre, pas chercher la mort. Que la terre de nos ancêtres vous soit légère et que Dieu vous accueille dans Sa paix.

Aux blessés et aux survivants, je souhaite courage, force et prompt rétablissement. Que tout soit mis en œuvre pour les secourir, les soigner et accompagner leurs familles.

Au-delà de l’urgence, l’État doit enfin s’attaquer à la racine de telles tragédies : la misère, le chômage et l’absence de perspectives qui condamnent trop de Camerounais à choisir entre le danger et la faim.

Zamboï doit nous rappeler qu’offrir à chaque Camerounais la possibilité de vivre dignement de son travail n’est pas une faveur. C’est la première obligation d’une République.

Que Dieu console Zamboï.

Que Dieu console l’Est.

Que Dieu console le Cameroun.

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vers une nouvelle guéguerre entre Eto’o et Kombi?

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vers une nouvelle guéguerre entre Eto’o et Kombi?
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Des correspondances relatives à la présentation du trophée de la Coupe d’Afrique des Nations féminine entre la Fecafoot et le ministère des Sports ont été mises en circulation sur la toile.

Doit-on s’attendre à un nouveau champ de bataille entre la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) et le ministère des Sports et de l’Éducation physique (Minsep) ? Ceux de nos compatriotes qui ont vu sur la toile les correspondances signées par le ministre Mouelle Kombi et le président de la Fecafoot Samuel Eto’o se posent cette question.

La lecture desdites correspondances révèle qu’en sa qualité de patron de la Fecafoot, Samuel Eto’o Fils a sollicité une audience pour présenter officiellement le trophée gagné par les Lionnes indomptables à la Coupe d’Afrique des nations (CAN) qui s’est achevée dimanche dernier au Maroc. En réponse à cette sollicitation, le ministre des Sports a requis d’attendre les instructions venant du sommet de l’État.

Découvrez ci-dessous les deux correspondances.

minsep

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