Actualités locales
« un élève dont la santé est négligée ne peut réussir »

À quelques semaines de la rentrée scolaire au Cameroun, l’économiste de la santé Albert Zé relance le débat sur la prise en compte de la santé des enfants dans les établissements scolaires, appelant les pouvoirs publics à accorder davantage d’attention à cette question.
Dans une tribune consacrée à la santé scolaire, Dr Albert Zé s’interroge sur l’efficacité de la politique mise en œuvre dans ce domaine et sur le niveau de protection sanitaire dont bénéficient les élèves au quotidien.
« Quelle est la véritable politique de santé au sein du système éducatif camerounais ? », demande-t-il, estimant que la question mérite une attention particulière à l’approche de chaque rentrée scolaire.
Lire la tribune du Dr Albert Zé :
« La santé des enfants à l’école : que dit le gouvernement camerounais ?
À l’approche de cette nouvelle rentrée scolaire, une question fondamentale se pose : quelle est la véritable politique de santé au sein du système éducatif camerounais ?
Nos enfants bénéficient-ils d’une réelle sécurité sanitaire à l’école ? Ce sujet ne mérite-t-il pas une attention particulière dans notre pays ?
Depuis plusieurs rentrées scolaires, les mêmes interrogations reviennent, accompagnées de propositions concrètes. Pourtant, tout porte à croire que le gouvernement ne manifeste qu’un intérêt limité pour cette problématique cruciale.
Une mission essentielle de santé publique et de réussite scolaire
Pour rappel, une politique de santé à l’école vise à favoriser le bien-être et la réussite de tous les élèves. L’institution scolaire a en effet pour mission de veiller à la santé des enfants et à leur épanouissement, répondant ainsi à un double objectif de santé publique et de réussite éducative. Un élève dont la santé est négligée ne peut prétendre à un épanouissement ni à des résultats scolaires satisfaisants.
Cependant, au Cameroun, le débat public s’est focalisé sur la gestion de l’APEE et d’autres enjeux administratifs ou financiers, reléguant une fois de plus la protection sanitaire des élèves au second plan.
L’école : un levier stratégique de promotion de la santé
L’établissement scolaire demeure pourtant le lieu par excellence pour les activités de prévention et de promotion de la santé. À ce titre, elle doit :
– Favoriser le développement personnel de l’enfant ;
– Développer ses compétences psychosociales, à travers une démarche dynamique s’appuyant sur les connaissances, les capacités et les aptitudes de chacun ;
– S’appuyer sur des données probantes, élaborées à partir de l’observation du milieu scolaire et de l’analyse des indicateurs de santé.
Les actions d’éducation déployées dans ce cadre visent à rendre l’élève autonome, responsable et, à son tour, un acteur pleinement engagé dans la prévention.
Albert ZE
Économiste de la santé »
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Actualités locales
La CAF rétablit la CAN tous les deux ans, voici le nouveau calendrier

Le Comité exécutif de la Confédération Africaine de Football (CAF) a décidé à l’unanimité, ce jeudi, que la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) se tiendra de nouveau tous les deux ans.
Le président de la CAF, Dr Patrice Motsepe, avait annoncé, lors de la Conférence stratégique de la CAF organisée au Cap-Vert du 7 au 9 octobre 2026, que le Comité Exécutif réexaminerait la décision prise l’année dernière de faire passer la CAN à un cycle quadriennal.
Ce réexamen était notamment motivé par le constat que la nouvelle compétition panafricaine proposée, la Ligue des Nations, appelée à remplacer l’actuelle CAN et à se disputer tous les deux ans, nécessiterait plusieurs années avant de pouvoir générer les ressources financières substantielles indispensables pour permettre aux compétitions de la CAF et au football africain d’être compétitifs à l’échelle mondiale et financièrement autonomes.
Le président de la CAF, Dr Patrice Motsepe, a déclaré :
« La décision du Comité Exécutif de la CAF de rétablir l’organisation de la CAN tous les deux ans vise à faire progresser, à protéger et à promouvoir les intérêts du football africain et des 54 Associations Membres de la CAF, ainsi que ceux des joueurs africains évoluant dans des clubs en dehors du continent.
Nous étions également préoccupés par le nombre d’années nécessaires avant que la nouvelle compétition panafricaine proposée, la Ligue des Nations, conçue pour être identique à l’actuelle CAN et se disputer tous les deux ans, puisse apporter les contributions financières substantielles et les retombées nécessaires au développement du football africain, afin de rendre les compétitions de la CAF compétitives à l’échelle mondiale et financièrement autonomes.
La prochaine édition de la TotalEnergies CAF Coupe d’Afrique des Nations aura lieu en 2027 au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda, et je suis convaincu qu’elle connaîtra un grand succès. Les éditions suivantes se dérouleront en 2028, 2031 et 2033.
La prochaine Coupe du Monde de la FIFA aura lieu en 2030. Conformément à la tradition de la FIFA, la phase finale de la CAN et celles des autres compétitions de sélections nationales des confédérations pourraient ne pas se tenir durant l’année de la Coupe du Monde de la FIFA.
La CAN est également une célébration du football africain, de la richesse et de la diversité des cultures, des coutumes et des traditions de notre continent. Elle rassemble les populations des 54 pays d’Afrique, la diaspora africaine et les peuples du monde entier.
La décision du Comité Exécutif de la CAF sert au mieux les intérêts du football africain et des 54 Associations Membres de la CAF. Elle contribuera également de manière significative au développement et à la croissance du football en Afrique.»
Division de la Communication CAF
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Atanga Nji : « le FSNC est un parti qui a violé de manière grave les lois de la République »
Le ministre de l’Administration territoriale (MINAT), Paul Atanga Nji, a officiellement prononcé la suspension pour une durée de trois mois des activités du Front pour […]
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ce que l’accord entre la SONARA et Dangote va changer

La Société nationale de raffinage du Cameroun (SONARA) s’est associée au groupe nigérian Dangote et à MRS Oil and Gas Company Ltd pour la fourniture de produits pétroliers raffinés, dans le but de garantir un approvisionnement stable en carburant.
L’accord a été signé le 22 octobre à Lagos, selon un communiqué du directeur général de la SONARA, Harouna Bako. Cela survient alors que le Cameroun continue d’importer tous ses produits pétroliers raffinés après l’incendie dévastateur de 2019 qui a paralysé la raffinerie de la SONARA à Limbé, obligeant le pays à exporter son brut tout en achetant du carburant raffiné à l’étranger.
Aux termes de cet accord, la raffinerie de Dangote, l’une des plus grandes au monde, devrait fournir environ 50 pour cent des besoins en carburant du Cameroun au cours des trois prochaines années, MRS s’occupant du transport et de la logistique à travers sa flotte et ses terminaux. La proximité du port nigérian de Lekki avec Limbé devrait réduire les coûts logistiques.
L’accord devait initialement être officialisé lors d’une cérémonie au Cameroun le 29 octobre, le président du groupe Dangote, Aliko Dangote, devant se rendre à Yaoundé.
Cependant, la SONARA a annoncé que la cérémonie avait été reportée en raison de « contraintes de dernière minute » rencontrées par Dangote, mais n’a pas fourni de nouvelle date.
«Le directeur général de la SONARA regrette profondément les inconvénients résultant du report de cette cérémonie et tiendra le public informé de la nouvelle date retenue pour la formalisation officielle de cet accord« , peut-on lire dans le communiqué.
Cet accord constitue une étape majeure vers la stabilisation du marché pétrolier camerounais, confronté à des pénuries récurrentes ces dernières années. L’incendie de la raffinerie de 2019 a empêché la SONARA de raffiner le brut et les efforts de reconstruction ont été bloqués à plusieurs reprises, le gouvernement n’ayant lancé que récemment des consultations pour un partenariat public-privé estimé à plus d’un milliard d’euros. Le redémarrage de la raffinerie n’est pas attendu avant 2027 au plus tôt.
Les déficits d’approvisionnement ont permis un marché informel florissant, où les vendeurs en bord de route vendent du carburant souvent importé clandestinement du Nigeria à des prix qui sont inférieurs ou fluctuent autour du prix officiel à la pompe de 840 FCFA le litre.
À Bamenda, les vendeurs en bord de route vendent du carburant à 1 200 FCFA le litre, tandis qu’à Maroua, les prix du carburant de contrebande ont parfois dépassé les tarifs officiels en raison de la fermeture des frontières et des ruptures d’approvisionnement.
L’accord SONARA-Dangote est considéré comme faisant partie d’un effort majeur visant à diversifier les sources d’approvisionnement et à réduire la dépendance à l’égard d’intermédiaires internationaux coûteux.
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