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le mythe de Sisyphe Camerounais ? (OPINION)

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le mythe de Sisyphe Camerounais ? (OPINION)
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Le quatrième Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH-4) continue de susciter des interrogations au Cameroun, alors que l’opération de dénombrement, lancée en mai, a une nouvelle fois été prolongée. Dans une tribune, Paul Mahel dénonce les lenteurs qui entourent ce vaste chantier statistique et alerte sur leurs conséquences pour la planification du développement.

Pour le journaliste Paul Mahel, connaître le nombre d’habitants, leur répartition, leur structure et leurs conditions de vie constitue un préalable à toute politique publique efficace. Le recensement ne saurait donc être réduit à un simple exercice de comptage, estime-t-il, puisqu’il fournit les données nécessaires à la programmation des infrastructures et à la répartition des ressources.

Lire la tribune de Paul Mahel :

« Connaître le nombre, la répartition, la structure et les conditions de vie de ses citoyens constitue la clef de voûte de toute gouvernance moderne. Un Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH) n’est pas une simple formalité de comptage des individus ou un exercice démographique abstrait ; c’est la cartographie fondamentale sur laquelle s’appuie l’avenir d’une nation.

Il sert à dimensionner les hôpitaux et les écoles, à répartir équitablement les ressources publiques entre les régions, les départements et les communes, à planifier l’énergie, à orienter les investissements publics et à actualiser la cartographie électorale. Sans données précises, un État navigue à vue, et est réduit à administrer les réalités d’aujourd’hui avec les chiffres d’hier.

Pourtant, au Cameroun, la conduite de ce 4ᵉ recensement prend les traits d’une tragédie grecque. L’histoire du RGPH-4 est celle d’un interminable faux départ. Initié par décret présidentiel en 2015, le processus a d’abord stagné pendant près d’une décennie dans des phases préparatoires plombées par des contraintes budgétaires, des retards d’imagerie satellite et des ajustements stratégiques.

Lorsqu’enfin la phase cruciale du dénombrement sur le terrain a été lancée en mai 2026, ce qui devait être une opération éclair de 35 jours s’est transformé en un véritable marathon administratif. Entre grèves des agents recenseurs pour impayés, défis sécuritaires et réticences des ménages, le calendrier a volé en éclats : d’abord prorogé au 31 juillet, puis tout récemment repoussé au 15 septembre 2026 par le Premier Ministre.

À l’image de Sisyphe, condamné à rouler éternellement un rocher jusqu’au sommet d’une montagne pour le voir inexorablement redescendre, l’État camerounais semble condamné à répéter les mêmes efforts sans jamais parvenir à sceller l’opération. Chaque nouvel arrêté de prorogation est le bruit du rocher qui retombe au bas de la pente. À force d’accumuler les dysfonctionnements logistiques et financiers, l’effort collectif s’épuise et l’objectif s’éloigne.

Cette incapacité à conclure le RGPH-4 dépasse le simple revers opérationnel : c’est un échec stratégique majeur pour nos politiques publiques. En continuant de planifier le développement du pays sur la base du dernier recensement remontant à 2005, nous bâtissons notre avenir sur des chiffres fantômes. Les écoles sont construites là où la jeunesse a bougé, les budgets municipaux sont déconnectés des réalités démographiques réelles et la justice sociale est fragilisée.

Tant que le rocher du recensement ne sera pas définitivement ancré au sommet, les ambitions de développement du Cameroun resteront bâties sur les sables mouvants de l’incertitude.

Par Paul Mahel »

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Partie pour « jeûner et prier » pendant 4 mois, elle supplie son mari de la reprendre : la fin de l’histoire va vous surprendre !

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Partie pour « jeûner et prier » pendant 4 mois, elle supplie son mari de la reprendre : la fin de l’histoire va vous surprendre !
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Deux policiers ont été conduits lundi à un domicile sis à Nyalla (arrondissement de Douala III) par la maîtresse de maison, ou du moins la femme censée l’être. Motif : le mari ne voulait pas la laisser entrer. Les hommes en tenue ont réalisé que l’affaire était plus compliquée qu’en apparence. Lire le récit de Cameroon Tribune.

Selon nos informations, Jacques T., 50 ans, technicien ébéniste, et Sidonie, 39 ans, femme au foyer, sont mariés et parents d’un garçon de cinq ans. Il y a environ quatre mois, alors qu’il rentre du travail, Jacques trouve son épouse habillée pour sortir et munie d’effets personnels. À la question de savoir où elle va, la dame répond : « À la prière, à Bonabéri ». Avec l’enfant. Rien d’alarmant.

Sauf que la nuit tombe, puis avance, sans que Sidonie ne revienne. Son époux appelle. « Je suis encore à la prière ». Jacques propose de venir la chercher à moto, la dame refuse. L’homme dort seul cette nuit-là. Ce sera la première d’une longue série. Au réveil, il rappelle. Madame assure que tout va bien. N’est-il pas écrit (Psaume 34 : 7) que « l’ange de l’Éternel campe autour de ceux qui le craignent, et il les arrache au danger » ?

Le lendemain, Jacques appelle l’aîné de son épouse et explique la situation. Nicolas répond que Sidonie a récemment dit à sa propre femme qu’elle comptait passer du temps dans son église, afin d’avoir une révélation au sujet d’une préoccupation… Jacques comprend que sa femme n’est pas près de rentrer, renonce à la rappeler et fait venir un huissier.

Un mois plus tard, Sidonie appelle son mari et lui dit avoir eu sa révélation : un pasteur a confirmé que l’ex de Jacques voulait la tuer. Du coup, elle ne reviendra plus à Nyalla. Sauf pour récupérer le reste de ses affaires. Jacques accuse réception, sans trop accuser le coup. Le mari dira plus tard à la police avoir été tout de même préoccupé par la scolarisation de leur garçon. Ainsi, il a un temps espéré que son épouse reviendrait à l’approche de la rentrée. En vain.

Par la suite, Jacques T. changera toutes les serrures chez lui. Ce lundi 26 octobre, Sidonie a refait signe de vie. Son mari absent est alerté par un voisin l’ayant vue s’esCRimer sur le portail. L’homme enfourche sa moto et presque aussitôt, reçoit un appel de son épouse : « Je suis à la maison, je t’attends ».

L’échange aura lieu à l’extérieur. Jacques n’a pas ouvert le portail et a emprunté des chaises au voisin « lance d’alerte », prénommé Samuel. Sidonie est venue demander pardon. Elle dit avoir été trompée par « deux pasteurs », lesquels l’ont même connue, au sens biblique du terme. Que son mari fasse preuve de miséricorde. Il est certes écrit « là où le péché a abondé, la grâce a surabondé », mais il n’est pas certain que Jacques ait lu Romains 5 : 20. Sidonie ne sera donc pas réadmise dans le foyer. Raison pour laquelle la dame est allée chercher la police. Le voisin Samuel a alors « acheté » le problème, expliquant tout aux hommes en tenue.

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Cacao-café : le Fonds vert approuve son premier prêt souverain direct, de 51,4 milliards de FCFA, au Cameroun

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Cacao-café : le Fonds vert approuve son premier prêt souverain direct, de 51,4 milliards de FCFA, au Cameroun
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(Investir au Cameroun) – Le Fonds vert pour le climat (FVC) a approuvé, le 27 octobre 2026, un prêt souverain direct de 87,68 millions de dollars, soit environ 51,4 milliards de FCFA, destiné aux filières cacao et café du Cameroun. Il s’agit, selon l’institution, du premier prêt souverain direct de son histoire. Validée lors de la 46e réunion de son conseil d’administration à Songdo, en Corée du Sud, cette opération s’inscrit dans un programme de 241,52 millions de dollars (environ 141,6 milliards de FCFA), baptisé RACINE.

Le programme sera porté directement auprès du FVC par le ministère de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat), avec le Fonds de développement des filières cacao et café (Fodecc) comme entité exécutante. Le Fonds vert présente RACINE comme son premier investissement national en accès direct en Afrique centrale. L’accréditation du Minepat repose sur une procédure spécifique à ce projet, qui lui permet d’accéder aux financements sans passer par une institution internationale intermédiaire.

Le Fodecc doit apporter 58 milliards de FCFA, davantage que le Fonds vert

Le prêt approuvé représente l’essentiel de la contribution du FVC. Il est complété par un don de 9,74 millions de dollars, portant son financement total à 97,42 millions de dollars, soit environ 57,1 milliards de FCFA.

Le montage prévoit également 99,10 millions de dollars de ressources nationales, soit environ 58 milliards de FCFA, provenant de la redevance sur les exportations de cacao et de café affectée au Fodecc. Cette contribution représente 41 % du coût total du programme et dépasse légèrement celle du Fonds vert.

Il s’agit toutefois de recettes déjà affectées au financement des filières. Leur inscription dans RACINE ne permet donc pas de les considérer intégralement comme des ressources nouvelles, ni de garantir leur disponibilité immédiate.

La troisième composante du financement, évaluée à 45 millions de dollars (environ 26,5 milliards de FCFA), doit provenir de l’Initiative pour les forêts d’Afrique centrale (CAFI). Son versement reste conditionnel.

Dans une décision du 18 décembre 2025, le conseil d’administration de CAFI avait envisagé des paiements pouvant atteindre ce montant, après vérification indépendante des résultats obtenus. Le document précisait expressément qu’il ne constituait pas une décision d’attribution de financement.

CAFI subordonnait également l’approbation du projet à une évaluation indépendante du système de subventions du Fodecc, dont les performances devaient être jugées « solides » ou « excellentes ». Les documents consultés au 29 octobre 2026 ne permettent d’établir ni la satisfaction définitive de cette condition, ni l’attribution des 45 millions de dollars.

Traçabilité européenne et subventions agricoles

Prévu sur six ans, RACINE doit soutenir la transition des exploitations de cacao et de café vers des pratiques agricoles limitant la déforestation. Le programme prévoit notamment la mise en place d’un système de traçabilité destiné à aider les producteurs et les entreprises à satisfaire aux exigences du règlement européen contre la déforestation.

Le dispositif comprend la formation de 2 000 conseillers agricoles et l’extension du système de subventions du Fodecc. Des bons électroniques doivent faciliter l’accès des producteurs aux intrants agricoles et financer des plans agroforestiers. Un mécanisme de financement destiné aux communes doit également soutenir le reboisement et la restauration des bassins versants.

Selon les objectifs présentés par le Minepat, RACINE devrait contribuer à porter la production nationale de cacao d’un niveau de référence d’environ 306 000 tonnes à 600 000 tonnes à maturité. Le ministère prévoit également une progression des rendements de 350 à 750 kg par hectare pour le cacao et de 220 à 600 kg pour le café. Les pertes après récolte devraient être ramenées de 18 % à 4 %.

Ces chiffres correspondent aux objectifs du programme, et non à des résultats acquis. Le Fonds vert estime, pour sa part, que RACINE pourrait renforcer la résilience climatique de 2,8 millions de personnes et éviter l’émission de 15,7 millions de tonnes équivalent CO₂.

Un prêt approuvé, mais aucun décaissement établi

Le financement finalement approuvé est inférieur à l’enveloppe initialement présentée. Le budget préliminaire atteignait 247 millions de dollars, contre 241,52 millions dans le montage retenu, soit une réduction d’environ 5,48 millions de dollars. La contribution du Fonds vert a également été ramenée de 100 millions à 97,42 millions de dollars.

L’approbation du 27 octobre ne marque cependant pas le démarrage de RACINE. Au 29 octobre, la fiche officielle du FVC classe le programme parmi les projets approuvés, mais précise que sa mise en œuvre n’a pas commencé. Elle ne confirme ni l’entrée en vigueur du prêt, ni un premier décaissement.

Sur les 97,42 millions de dollars approuvés par le Fonds vert, 87,68 millions correspondent à un financement remboursable. Bien que le prêt soit présenté comme concessionnel par le Minepat, sa fiche publique ne précise ni le taux d’intérêt, ni la durée de remboursement, ni l’éventuel différé d’amortissement. Ces paramètres restent nécessaires pour établir le coût du crédit que devra supporter le Cameroun.

Baudouin Enama

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FIFA : Jean Crépin Nyamsi lance une pique à Samuel Eto’o et assume son bras de fer avec le camp Infantino

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La bataille pour la présidence de la FIFA prend une tournure plus directe. Le Dr Jean Crépin Nyamsi n’a pas manqué de viser Samuel Eto’o […]

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