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La dette publique atteint 15 607 milliards FCFA et reste à 44,2 % du PIB

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La dette publique atteint 15 607 milliards FCFA et reste à 44,2 % du PIB
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La dette publique du Cameroun a légèrement progressé au premier semestre 2026, sans remettre en cause les marges de soutenabilité retenues par les autorités. D’après les chiffres publiés par la Caisse autonome d’amortissement (CAA), l’encours de la dette du secteur public s’établit à 15 607 milliards FCFA au 30 juin 2026, soit 44,2 % du produit intérieur brut (PIB). La CAA souligne que « ce niveau d’endettement demeure toutefois inférieur au plafond de soutenabilité fixé à 50 % du PIB dans la Stratégie d’endettement à moyen terme (SEMT) 2026-2028, ainsi qu’au critère de convergence communautaire de la CEMAC, établi à 70 % du PIB.

Il traduit ainsi le maintien d’une trajectoire d’endettement globalement compatible avec les objectifs de préservation de la soutenabilité des finances publiques ». Par rapport à fin mars 2026, où l’encours s’élevait à 15 416 milliards FCFA, la dette publique a augmenté d’environ 191 milliards FCFA. Cette progression s’accompagne toutefois d’une structure de l’endettement globalement stable, l’administration centrale continuant de concentrer l’essentiel des engagements publics.

L’ADMINISTRATION CENTRALE CONCENTRE PRÈS DE 94 % DE LA DETTE

Selon la CAA, « l’analyse de la structure de la dette publique met en évidence la prépondérance de la dette contractée directement par l’administration centrale, qui concentre 93,9 % de l’encours total. La dette des établissements et entreprises publics représente 5,9 % du total, tandis que celle des collectivités territoriales décentralisées demeure marginale, à 0,2 % ». L’encours de la dette directe de l’administration centrale atteint 14 659 milliards FCFA, soit 41,5 % du PIB.

Il recule de 0,3 % par rapport au mois précédent, mais progresse de 0,7 % sur le trimestre et de 8,3 % en glissement annuel. Les financements extérieurs demeurent majoritaires, avec 64,5 % de l’encours, contre 35,5 % pour la dette intérieure, y compris les restes à payer de plus de trois mois. Les établissements et entreprises publics totalisent 923 milliards FCFA de dette, soit 2,6 % du PIB, hors dette rétrocédée par l’administration centrale et sans intégrer celle de la Société camerounaise d’électricité (SOCADEL), dont l’évaluation est toujours en cours.

Cette dernière est estimée à environ 800 milliards FCFA. L’encours de ces entreprises recule de 7,3 % sur un an, malgré de légères hausses de 0,4 % sur un mois et de 0,1 % sur le trimestre. Il se compose de 447 milliards FCFA d’emprunts extérieurs, de 320 milliards FCFA de dette bancaire intérieure et de 157 milliards FCFA de dette flottante. Les collectivités territoriales décentralisées restent faiblement endettées, avec un encours de 25 milliards FCFA, dont 15 milliards FCFA de dette flottante. Au-delà de la dette directement comptabilisée, la CAA attire également l’attention sur les engagements conditionnels de l’État. Les passifs explicites, principalement liés aux partenariats public-privé (PPP), sont évalués à 4 895 milliards FCFA, soit 13,9 % du PIB. Leur niveau est stable depuis plus d’un an. Cette estimation n’intègre toutefois ni le partenariat conclu par la Société nationale des hydrocarbures (SNH) pour la future raffinerie de Kribi, évalué à 540 milliards FCFA, ni celui d’environ 626 milliards FCFA porté par le Port autonome de Douala pour la réalisation d’une centrale électrique autonome de 300 MW à Douala.

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Collège Vogt: La gestion cédée à l’Archidiocèse de Yaoundé

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Collège Vogt: La gestion cédée à l’Archidiocèse de Yaoundé
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Par un communiqué signé ce 31 juillet 2026, la communauté Saint Jean annonce »son retrait de la gestion et de la direction du Collège François Xavier Vogt’‘. Et par la même occasion, le texte signé du Père Côme Emmanuel, annonce que ces prérogatives reviennent désormais à l’Archidiocèse de Yaoundé à partir du 30 juillet 2026.

C’est la fin d’un cycle de 37 ans qui se tourne pour cet établissement confessionnel d’obédience catholique. En effet, fondé en 1947, le collège qui porte le nom de l’ancien vicaire apostolique de Yaoundé, qui a ordonné les premiers prêtres camerounais dont Jean Tabi, était dirigé par la communauté Saint Jean depuis 1987. Sous cette ère, le collège a brillé par l’excellence aux examens de fin d’année, en étant généralement au premier rang national. »Animés par la mission de témoigner de leur foi chrétienne et de former l’esprit et le cœur de la jeunesse, les Frères de Saint Jean ont eu à cœur de donner à la jeunesse du pays une formation fiable et reconnue», mentionne le communiqué. »Fidèle à la devise historique du collège »Ora et labora », a apporté sa part au précieux héritage qu’elle retransmet aujourd’hui à l’Archidiocèse», se satisfait la désormais ancienne direction de ce collège mythique de Yaoundé. À l’Archidiocèse de Yaoundé de maintenir la barre au sommet.

Au moment où le Collège Vogt passe sous la tutelle de l’Archidiocèse de Yaoundé, les Frères St Jean ont élargi l’offre éducative au Cameroun, avec notamment Prepa Saint Jean Douala, Saint Jean Ingénieur, Saint Jean School of management, Prepa Saint Jean Yaoundé et Saint Jean Classes préparatoires aux Grandes écoles.

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Affaire des « nattes ministérielles » : le nom de Marlène l’épouse du footballeur Christian Bassogog cité

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Affaire des « nattes ministérielles » : le nom de Marlène l’épouse du footballeur Christian Bassogog cité 
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Le scandale des « nattes ministérielles » continue de prendre de l’ampleur au Cameroun.

Après plusieurs jours de révélations, de démentis et de réactions sur les réseaux sociaux, un nouveau nom fait désormais l’objet de nombreuses discussions : celui de l’épouse de l’international camerounais Christian Bassogog.

Une nouvelle personnalité évoquée dans l’affaire

Selon plusieurs informations largement relayées sur les réseaux sociaux, le nom de Marlène Bassogog est apparu dans les échanges liés à cette affaire qui secoue l’opinion depuis plusieurs jours.

L’épouse de l’attaquant des Lions Indomptables est propriétaire d’un institut de beauté. Son établissement est cité dans certaines publications devenues virales, sans qu’aucun élément officiel ne permette, à ce stade, d’établir un lien avec cette polémique.

Marlène Bassogog réagit publiquement

Face à l’ampleur des commentaires, Marlène Bassogog est sortie du silence pour apporter des précisions. Elle a indiqué que son salon de beauté commercialisait effectivement les coiffures surnommées « nattes ministérielles au prix de 10.000 Fca », une appellation devenue populaire sur les réseaux sociaux en raison de la polémique actuelle.

Sa prise de parole visait à clarifier que cette dénomination concernait une prestation de coiffure et ne constituait pas une reconnaissance des accusations largement diffusées sur Internet.

Une affaire née d’un conflit entre influenceuses

Cette controverse trouve son origine dans le différend opposant les influenceuses Jessica Edima et Kimmy Crush. Au fil des directs et des publications, des accusations de prostitution de luxe présumée, de fréquentation de hautes personnalités et d’autres allégations ont rapidement envahi les réseaux sociaux.

L’affaire a pris une telle dimension que le ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille (MINPROFF) est intervenu pour dénoncer la diffusion de contenus jugés contraires aux valeurs sociales et familiales.

Prudence face aux nombreuses allégations

À y regarder de plus près, une grande partie des informations qui circulent repose sur des publications sur les réseaux sociaux et des accusations qui, pour plusieurs d’entre elles, n’ont pas été confirmées par les autorités judiciaires.

Des noms de personnalités continuent d’être évoqués dans cette affaire, mais aucune décision de justice n’a, à ce jour, établi leur implication. L’enquête, si elle est ouverte, devra permettre de distinguer les faits établis des nombreuses rumeurs qui alimentent quotidiennement le débat public.

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Le Cameroun concentre jusqu’à 32 % du commerce de la CEEAC

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Le Cameroun concentre jusqu’à 32 % du commerce de la CEEAC
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Le Cameroun s’impose comme le principal moteur des échanges au sein de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (Ceeac). Le pays capte entre 28% et 32% du commerce intrarégional, selon une étude présentée le 29 juillet à Yaoundé par le Dr Albert Ze, expert du Centre d’Analyses et de Recherche sur les Politiques Économiques et Sociales (Camercap-Parc).

Le pays exporte principalement du pétrole, du bois et du cacao vers le Tchad, le Congo, le Gabon et la République centrafricaine. Ces flux font du Cameroun le seul véritable hub commercial d’une sous-région où la plupart des pays échangent très peu entre eux. L’étude, menée dans le cadre du projet CADAST soutenu par la Banque africaine de développement et mis en œuvre par l’ACBF, réunit douze Think tanks à l’échelle continentale. Elle vise à identifier les obstacles au décollage de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) et à proposer des mesures correctrices. Le commerce intra-CEEAC total s’élève à environ 1785,6 milliards FCFA en 2024.

Le Congo occupe la deuxième place, avec 562,1 milliards de FCFA d’exportations, dirigées en priorité vers le Tchad et la Guinée équatoriale. L’Angola suit, avec plus de 309,3 milliards de FCFA, répartis principalement entre le Congo et la République démocratique du Congo. Cette hiérarchie régionale contraste avec le poids réel du commerce extérieur des onze pays membres. Entre 60% et 70% des exportations de la CEEAC prennent la direction de partenaires extra-régionaux, au premier rang desquels la Chine, l’Union européenne et l’Inde, selon l’étude.

Les produits qui dominent les échanges intra-CEEAC restent le pétrole brut, les minerais et le bois, une structure d’exportation qui traduit une concurrence entre pays membres plutôt qu’une complémentarité. La situation diffère nettement de celle observée au sein de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), où l’agroalimentaire alimente des chaînes de valeur régionales. L’analyse des indicateurs commerciaux de la CEEAC confirme cette spécialisation primaire. Les pays excédentaires affichent des taux de couverture souvent supérieurs à 100%, mais ce résultat repose essentiellement sur l’exportation de ressources brutes, sans transformation locale significative.

La République centrafricaine et le Burundi illustrent une autre limite du modèle régional. Ces deux pays enregistrent les parts les plus élevées de commerce intrarégional rapportées à leur volume total, mais leurs échanges restent minuscules en valeur absolue, liés à des flux transfrontaliers limités de diamants, de bois ou de café. La transformation locale des ressources naturelles et le développement des échanges intrarégionaux pourraient réduire la dépendance extérieure de la CEEAC, selon les conclusions de l’étude. Cette évolution convertirait les déséquilibres commerciaux actuels en leviers de croissance partagée et d’intégration économique durable.

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