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Guinness Cameroon : la Cemac valide l’exécution de la feuille de route de Castel, sans donner le montant des investissements

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Guinness Cameroon : la Cemac valide l’exécution de la feuille de route de Castel, sans donner le montant des investissements
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(Investir au Cameroun) – La Commission de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) juge « très satisfaisante » l’exécution des engagements pris par le groupe Castel lors du rachat de Guinness Cameroon. Mais, plus de trois ans après l’autorisation de l’opération, ni les autorités communautaires de la concurrence ni Boissons du Cameroun ne publient de bilan chiffré actualisé des investissements, des emplois ou des capacités de production supplémentaires.

Le 21 juillet 2026, les autorités communautaires et camerounaises de la concurrence ont conduit leur troisième évaluation annuelle de cette opération de concentration, autorisée le 28 mars 2023. Cette autorisation avait été assortie d’engagements sur cinq ans portant notamment sur les investissements industriels, le développement de la production locale, l’extension du réseau de distribution et la préservation des emplois.

La mission de contrôle a inspecté l’usine de Ndokoti, à Douala, ainsi que les installations de la Société camerounaise de verrerie (Socaver), filiale de Boissons du Cameroun.

À l’issue de cette évaluation, Léopold Noël Boumsong, président de la Commission nationale de la concurrence, a assuré que l’entreprise se trouvait« en avance sur l’ensemble de sa feuille de route, allant même au-delà des exigences initiales ».

Un programme de 200 milliards de FCFA, mais aucun bilan actualisé

L’appréciation positive des autorités de concurrence n’est accompagnée d’aucune donnée permettant d’en mesurer précisément la portée. La communication publiée par Boissons du Cameroun ne chiffre ni les investissements cumulés depuis 2023, ni les emplois créés ou maintenus, ni les capacités industrielles effectivement installées.

Elle ne précise pas davantage la valeur des achats effectués auprès des fournisseurs locaux ou le niveau d’avancement des différentes composantes du programme annoncé au moment de l’acquisition.

Castel avait pourtant présenté un plan d’investissements de 200 milliards de FCFA sur cinq ans. Celui-ci devait notamment financer trois nouvelles lignes de production à Yaoundé, Garoua et Bafoussam, pour une capacité annuelle cumulée de 2,1 millions d’hectolitres, ainsi que l’extension des installations de Socaver.

Lors de la première évaluation annuelle, en 2024, l’entreprise avait annoncé avoir déjà investi 45 milliards de FCFA. Deux ans plus tard, aucun montant actualisé n’est communiqué à l’issue de la troisième mission de contrôle.

L’absence de ces indicateurs empêche de mesurer l’écart entre les engagements initiaux, les dépenses effectivement réalisées et les résultats industriels obtenus.

Une acquisition valorisée à près de 300 milliards de FCFA

Le rachat de Guinness Cameroon avait été annoncé en juillet 2022 par le groupe britannique Diageo pour un montant de 389 millions de livres sterling, soit près de 300 milliards de FCFA au taux de change de l’époque.

L’opération permet à Castel, à travers Boissons du Cameroun, de produire et de distribuer la marque Guinness sur le marché camerounais dans le cadre d’un accord de licence et de redevances conclu avec Diageo.

Les autorités de concurrence présentent cette transaction comme un test du dispositif communautaire de contrôle des concentrations. Ngabo Seli Mbogo, commissaire de la Cemac chargé du Département du Marché commun, la qualifie d’« un des premiers cas d’école démontrant que notre dispositif réglementaire est parfaitement fonctionnel ».

Cette appréciation repose sur le mécanisme de suivi imposé à Castel après l’autorisation du rachat. Pendant cinq ans, le groupe doit rendre compte de l’exécution de ses engagements en matière d’investissements, de production locale, de distribution et d’emploi.

Le caractère fonctionnel de ce contrôle dépend toutefois aussi de la transparence des évaluations. Or, la communication publiée ne présente ni la trajectoire chiffrée utilisée pour le suivi ni les résultats quantifiés vérifiés par les autorités.

Socaver érigée en levier d’intégration régionale

La Commission de la Cemac estime également que le rachat favorise l’intégration industrielle dans la sous-région. Selon la communication publiée à l’issue de la visite, Socaver fournit notamment des bouteilles, des préformes et des casiers destinés aux marchés tchadien et centrafricain.

Cette activité peut contribuer à renforcer les échanges intracommunautaires et à réduire la dépendance des brasseries régionales aux emballages importés hors de la Cemac. Les volumes produits, les quantités exportées et la valeur de ces ventes ne sont cependant pas précisés.

Les informations disponibles ne permettent donc pas d’évaluer la contribution effective de Socaver aux exportations camerounaises, au chiffre d’affaires régional du groupe ou à l’approvisionnement des filiales de Castel en Afrique centrale.

Garoua et Yaoundé au programme du contrôle de 2027

Le suivi communautaire doit se poursuivre en 2027. Le directeur général de Boissons du Cameroun, Stéphane Descazeaud, a annoncé que la prochaine mission serait étendue aux sites de production de Garoua et de Yaoundé.

La communication ne mentionne toutefois pas le site de Bafoussam, alors que celui-ci figurait parmi les trois implantations retenues dans le programme industriel annoncé en 2023.

Cette absence ne signifie pas que le projet a été abandonné. Elle laisse néanmoins sans réponse la question de son niveau d’avancement et du calendrier prévu pour la nouvelle ligne de production.

Après trois évaluations annuelles, la Cemac considère donc que Castel respecte, voire dépasse, ses engagements. Mais, faute de données actualisées, cette appréciation reste difficile à confronter aux objectifs initiaux. La publication d’un bilan chiffré permettrait de vérifier l’état d’exécution du programme de 200 milliards de FCFA, l’évolution des capacités locales et les effets mesurables de l’opération sur l’emploi.

B.E.

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l’affaire reportée au 2 novembre 2026

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l’affaire reportée au 2 novembre 2026
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Le délibéré du juge était pourtant attendu ce 29 octobre 2026.

L’affaire concerne le journaliste Ulrich Ngoko, promoteur du média en ligne On air Media, et l’ex-militant du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) Salomon Beas. Ils répondent à la plainte du parti de la Renaissance et de Maurice Kamto. L’audience de ce jour a été reportée au 2 novembre 2026 par le tribunal de première instance de Douala-Bonanjo, à 10 heures. La décision intervient alors que les parties attendaient ce lundi 26 octobre le délibéré du juge, après la clôture des débats lors de l’audience du 19 octobre dernier.

Il est à noter que le MRC et Maurice Kamto ont porté plainte contre Ulrich Ngoko et Salomon Beas pour une émission au cours de laquelle l’ex-militant a indiqué que le parti de la Renaissance payait des influenceurs pour détruire le président de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) Samuel Eto’o. Il avait affirmé que cela se passait, Maurice Kamto était au courant. Des accusations selon la plainte « non étayées sur le directoire du MRC » . Malgré le droit de réponse diffusé par le même canal, le MRC a décidé de poursuivre le journaliste Ulrick Ngoko.

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BIP : malgré une hausse annoncée en 2027, l’investissement public restera sous la cible de 40 % du budget

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BIP : malgré une hausse annoncée en 2027, l’investissement public restera sous la cible de 40 % du budget
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(Investir au Cameroun) – Le Budget d’investissement public (BIP) du Cameroun devrait augmenter en 2027, sans atteindre la cible de 40 % du budget général évoquée dans la Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30). Le gouvernement reconnaît cet écart dans le communiqué du Conseil de cabinet du 27 octobre 2026, présidé à Yaoundé par le Premier ministre, Joseph Dion Ngute. Le document annonce une« progression appréciable »des investissements publics l’année prochaine, sans préciser le montant de l’enveloppe envisagée ni son poids dans le budget.

Cette annonce intervient deux semaines après la publication de la circulaire présidentielle du 12 octobre 2026, qui fixe à 30 % du budget général la part minimale des dépenses d’investissement pour 2027. Le communiqué du Conseil de cabinet ne permet pas de déterminer si ce premier seuil sera atteint.

En 2026, selon la Direction générale du budget, le BIP s’élève à 2 031,15 milliards de FCFA, sur un budget général de 8 683,9 milliards. Il représente ainsi 23,4 % des ressources budgétaires, soit 6,6 points de pourcentage de moins que le minimum fixé pour 2027. Ces chiffres correspondent aux crédits inscrits au budget et non aux dépenses effectivement exécutées.

Priorité aux chantiers en cours et à l’électricité

Pour 2027, le gouvernement prévoit de concentrer ses investissements sur l’achèvement et la mise en service des projets déjà engagés. Le ministre de l’Économie, Alamine Ousmane Mey, a également retenu parmi les priorités le renforcement des capacités de production, de transport et de distribution de l’électricité, ainsi que le rétablissement de l’équilibre financier du secteur.

Les infrastructures de transport destinées à désenclaver les bassins de production et à améliorer la circulation sur les principaux corridors économiques figurent aussi parmi les secteurs prioritaires. Il en va de même de l’accélération du Plan intégré d’import-substitution agropastoral et halieutique (PIISAH), de la reconstruction des régions affectées par les crises et de la consolidation des entreprises publiques stratégiques.

Cette programmation devra toutefois tenir compte des contraintes budgétaires. Lors du même Conseil de cabinet, le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, a indiqué que l’exercice 2027 serait placé sous le signe de la consolidation des finances publiques, de la maîtrise de l’endettement et de la constitution de marges permettant de soutenir davantage l’investissement.

Le gouvernement entend notamment intensifier la mobilisation des recettes internes non pétrolières et poursuivre la rationalisation des dépenses publiques. Pour couvrir ses besoins de financement, il envisage de recourir aux tirages sur prêts-projets, aux financements bancaires et aux émissions de titres publics.

Le ministre de l’Économie a également insisté sur la résorption progressive des engagements existants, la prévention de nouveaux arriérés et la nécessité de ne signer de nouveaux contrats qu’après une préparation suffisante des projets et la mobilisation des financements nécessaires. Cette exigence doit notamment permettre d’éviter l’accumulation de nouveaux engagements que l’État ne serait pas en mesure d’honorer.

À l’issue des échanges, Joseph Dion Ngute a demandé une allocation« plus sélective et plus efficiente »des ressources, en privilégiant les projets suffisamment matures et capables de produire des retombées économiques et sociales à court et moyen termes. Le montant du BIP 2027 et sa répartition sectorielle restent à préciser dans le projet de loi de finances.

Ludovic Amara

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Blaise Kengne Kouokam nommé à la tête de SIC Cacaos au Cameroun

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Le paysage industriel camerounais enregistre un mouvement stratégique majeur. Blaise Kengne Kouokam vient d’être nommé Directeur Général de la Société industrielle camerounaise des cacaos (SIC […]

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