Actualités locales
FOCACO dénonce l’inaction sur la route Douala-Bafoussam

COMMUNIQUÉ – FOCACO
*ÉTAT CATASTROPHIQUE DE LA NATIONALE N°3 : LA FOCACO DÉNONCE L’INACTION DU MINTP ET ALERTE SUR L’ENCLAVEMENT DE L’OUEST*
La Fondation Camerounaise des Consommateurs (FOCACO) interpelle vivement l’opinion publique et le Gouvernement sur l’état de délabrement extrême et intolérable de la *Nationale N°3*, axe routier névralgique reliant *Douala à Bafoussam (passant par Nkongsamba, Kekem, Bandja, Batié, Bandjoun)_.
Cette dégradation avancée vient de franchir un seuil critique, conduisant à l’abandon de fait de tronçons majeurs. Notamment, dans une note de service (N° 017/DG/GEV/2026) datée du 17 juillet 2026, la compagnie de transport interurbain _General Express Voyages_ s’est vue contrainte d’interdire formellement à ses chauffeurs d’emprunter l’axe direct dégradé, réorientant l’ensemble de sa flotte par des voies de contournement via Bangangté ou Dschang pour éviter le secteur impraticable.
Si la FOCACO prend acte de cette décision conservatoire des transporteurs visant à préserver la sécurité des usagers, elle *s’indigne avec la plus grande fermeté contre la passivité, le manque d’anticipation et l’inertie du Ministère des Travaux Publics (MINTP)*. Le défaut d’entretien préventif sur le tronçon *Bandjoun – Bandja* transforme aujourd’hui ce corridor économique vital en un piège pour les automobilistes.
*1. Un désastre infrastructurel aux conséquences lourdes pour les populations*
L’accentuation des pluies diluviennes de la saison en cours a achevé de transformer la chaussée sur l’axe Douala-Nkongsamba-Kekem-Bandja-Bandjoun en une succession de cratères et de bourbiers impraticables, provoquant :
– *Un enclavement dramatique:* Les populations résidant directement sur le tronçon *Bandjoun – Bandja* se retrouvent fortement pénalisées, coupées des flux d’échanges majeurs et abandonnées à leur sort.
– *Un rallongement drastique des temps de trajet:* Les déviations obligatoires imposées aux véhicules rallongent considérablement la durée des voyages entre le Littoral et la Région de l’Ouest.
– *Une hausse abusive des tarifs de transport:* Profitant des détours forcés et du surcoût en carburant qu’ils engendrent, certaines agences et transporteurs procèdent déjà à des hausses tarifaires unilatérales et sauvages, asphyxiant davantage le pouvoir d’achat des consommateurs.
*2. Rappel du cadre légal*
La FOCACO rappelle aux pouvoirs publics que la sécurité des déplacements et l’accès aux infrastructures de transport sont des droits fondamentaux. Aux termes de la *Loi N° 2011/012 du 06 mai 2011 portant loi-cadre sur la protection du consommateur au Cameroun* :
> _ *Article 4:* Le consommateur a droit à la satisfaction de ses besoins fondamentaux, à la sécurité des services, ainsi qu’à la protection de ses intérêts économiques.
> _ *Article 7:* Tout prestataire de service public ou d’infrastructures est tenu de fournir un service de qualité, répondant aux normes de sécurité, d’accessibilité et de continuité.
L’abandon du tronçon Bandjoun – Bandja constitue une violation caractérisée de ces obligations réglementaires.
—
*3. Recommandations urgentes de la FOCACO*
Face à ce péril économique et social, la FOCACO exige :
- *Au Ministère des Travaux Publics (MINTP):*
– Le déploiement d’urgence de brigades d’intervention rapide pour procéder au traitement prioritaire des points critiques et au reprofilage de la chaussée sur le tronçon *Bandjoun – Bandja* (Nationale N°3) afin de rétablir la circulation en toute sécurité.
– L’engagement d’un plan de réhabilitation durable sur l’ensemble du corridor Douala – Bafoussam.
- *Au Ministère du Commerce et au Ministère des Transports:
– Le renforcement immédiat des contrôles routiers et tarifaires afin de *sanctionner rigoureusement toute augmentation illicite et spéculative des prix du transport*.
*Aux Transporteurs et Agences de Voyage:*
– Le maintien de la retenue sur les prix et la pleine transparence vis-à-vis des passagers sur les itinéraires empruntés.
La FOCACO se réserve le droit de mobiliser tous les leviers légaux et actions citoyennes pour contraindre les autorités compétentes à réhabiliter sans délai cette artère vitale.
_Fait à Douala, le 24 juillet 2026
*Pour la Fondation Camerounaise des Consommateurs (FOCACO),*
*Alphonse AYISSI ABENA*
Président Exécutif
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Actualités locales
Verdict du TAS le 8 octobre 2026

Le Tribunal arbitral du sport (TAS) tiendra, le 8 octobre 2026 à Lausanne, une audience consacrée au recours introduit par la Fédération sénégalaise de football (FSF) contre la Confédération africaine de football (CAF) et la Fédération royale marocaine de football (FRMF). Au cœur du litige, l’attribution du titre continental de la CAN 2025.
Le contentieux autour de la finale de la Coupe d’Afrique des nations, CAN 2025 connaîtra un nouveau développement le 8 octobre prochain. Le Tribunal arbitral du sport (TAS) a annoncé le 24 juillet, la tenue d’une audience à son siège de Lausanne, en Suisse, afin d’examiner l’appel déposé par la Fédération sénégalaise de football.
La FSF conteste la décision rendue par le jury d’appel de la CAF du 17 mars 2026, qui avait déclaré le Sénégal forfait lors de la finale et attribué une victoire sur tapis vert (3-0) au Maroc. Dans son recours, la fédération sénégalaise demande l’annulation de cette décision et sollicite du TAS qu’il la reconnaisse officiellement vainqueure de la CAN 2025.
L’affaire remonte à la finale particulièrement tendue, marquée par une interruption de la rencontre et des violences. Si le jury disciplinaire de la CAF avait fin janvier, infligé des sanctions aux deux fédérations tout en validant le résultat sportif du match remporté 1-0 par le Sénégal, cette décision avait ensuite été renversée en appel au profit du Maroc.
L’audience du 8 octobre pourrait ainsi s’avérer déterminante pour l’issue définitive de ce dossier, dont les répercussions dépassent le cadre sportif et concernent l’attribution officielle du titre de champion d’Afrique 2025.
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Tragédie lors d’une opération policière

Deux jeunes ont été tués par balle le mercredi 22 juillet 2026 à Kousseri (région de l’Extrême-Nord, Cameroun) lors d’une opération menée par les Équipes Spéciales d’Intervention Rapide (ESIR). Ce drame a provoqué de violentes émeutes et de vives tensions au sein de la population locale.
Drame à Kousseri. Deux jeunes tués lors d’une intervention policière. En effet, les éléments de l’unité d’élite des ESIR effectuaient une opération de lutte contre le trafic et la consommation de stupéfiants.
L’incident s’est produit aux environs de 17h00 dans le quartier populaire de Wally Fourdou. Selon les rapports, la police a tenté d’interpeller des consommateurs de drogue présumés. Plusieurs habitants et proches se sont interposés pour empêcher l’arrestation, créant une altercation. Les forces de l’ordre ont alors fait usage de leurs armes à feu.
Vague d’indignation à Kousseri
Selon les premières informations, deux jeunes ont perdu la vie par balle. En réaction, des habitants sont descendus dans les rues pour exprimer leur colère. L’annonce de la mort des deux jeunes a immédiatement déclenché une vague d’indignation à Kousseri. Des groupes de jeunes en colère sont descendus spontanément dans les rues.
Des pneus ont été brûlés sur les axes principaux, paralysant la circulation. Un véhicule appartenant à la police a été incendié par les manifestants. Des échauffourées importantes ont persisté dans la zone du carrefour Wally, nécessitant le déploiement de renforts des forces de défense et de sécurité pour tenter de ramener le calme.
Les observateurs et médias régionaux réclament l’ouverture immédiate
Des manifestations ont encore eu lieu ce jeudi 23 juillet, après l’inhumation d’Abba, l’un des deux jeunes tués la veille lors d’une intervention policière. Les populations locales et plusieurs leaders d’opinion dénoncent une bavure policière et exigent des réponses claires. Les observateurs et médias régionaux réclament l’ouverture immédiate d’une enquête indépendante et transparente afin de déterminer si les règles d’engagement et l’usage de la force armée par les ESIR étaient justifiés.
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Réformes de l’eau et de l’énergie au Cameroun

Le Ministre de l’Eau et de l’Énergie, Gaston Eloundou Essomba, a reçu en audience le Chargé d’affaires par intérim de l’Ambassade des États-Unis au Cameroun, John G. Robinson. Cette rencontre a permis de mettre en lumière les réformes engagées dans les secteurs de l’eau et de l’énergie, tout en ouvrant de nouvelles perspectives de coopération et d’investissement entre le Cameroun et les États-Unis.
Le Ministre de l’Eau et de l’Énergie, Gaston Eloundou Essomba, a reçu en audience, ce vendredi 24 juillet 2026, le Chargé d’affaires par intérim de l’Ambassade des États-Unis au Cameroun, John G. Robinson. Il était accompagné de Mme Theresa Sondjo, Management Officer, et de Mme Yelena Zeru, Deputy Political/Economic Chief. Cette rencontre, marquée par une prise de contact entre les deux parties, a permis de passer en revue les principales réformes engagées dans les secteurs de l’eau et de l’énergie ainsi que les perspectives de coopération entre le Cameroun et les États-Unis.
Des réformes structurantes au cœur des échanges
Au cours des échanges, le Ministre a présenté les évolutions enregistrées dans le secteur de l’électricité, notamment la création de la Société camerounaise d’électricité (SOCADEL), qui s’inscrit dans la dynamique de restructuration du secteur après la reprise des activités d’Eneo par l’État. Les discussions ont porté sur les défis liés à l’assainissement financier du secteur, marqué par un endettement estimé à 800 milliards de FCFA, ainsi que sur les mesures engagées pour améliorer durablement la qualité et la fiabilité de la fourniture en énergie électrique.
Les deux parties ont également évoqué les investissements destinés à renforcer la stabilité du réseau électrique. À cet effet, un point a été fait sur les travaux visant à résorber les surcharges observées, l’installation de nouveaux transformateurs ainsi que les interventions techniques menées dans certaines zones sensibles.
L’audience a, par ailleurs, permis de faire le point sur le projet de réhabilitation de la Société nationale de raffinage (SONARA).
De nouvelles perspectives de coopération
Les échanges se sont également poursuivis sur les perspectives de participation des entreprises américaines aux futurs projets d’investissement dans les secteurs de l’eau et de l’énergie. Les deux parties ont évoqué les opportunités de coopération technique, industrielle et financière susceptibles d’accompagner les ambitions du Cameroun en matière de modernisation des infrastructures, de sécurisation de l’approvisionnement énergétique et d’amélioration de l’accès à l’eau potable, explique Urbain Claude Nlate, de la Cellule de communication du ministère de l’Eau et de l’énergie.
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