Actualités locales
Le Synafoc annonce un tournant historique pour les joueurs camerounais

Ce jeudi 23 juillet 2026 à Yaoundé, le Secrétaire Général du Syndicat National des Footballeurs Camerounais (SYNAFOC), Daniel Blaise NGOS a présenté en conférence de presse les contours de l’accord historique signé entre la FIFA et la FIFPRO.
Ce texte redéfinit la place des joueurs, réaffirmant qu’ils sont le cœur du sport et non des marchandises. Ainsi, le joueur devient un partenaire social légitime. «Fini le modèle unilatéral où les joueurs subissaient les décisions. Ils ont désormais une place centrale dans les négociations sur leurs conditions de travail».
Pour le Synafoc, cela signifie une légitimité renforcée par le droit international dans ses échanges avec la Fecafoot. Pour ce qui est de la santé au travail et de la protection stricte des organismes, l’accord impose des règles contraignantes pour les calendriers : 72 heures de repos minimum entre deux matchs et 5 jours recommandés pour une récupération optimale.
Le Synafoc a d’ailleurs saisi la Fecafoot le 18 juillet pour corriger le calendrier du Tournoi Inter-poules 2026, qui n’impose que 48 heures de repos. Le syndicat attend une réponse à ce sujet.
L’on parle dans la foulée, de blindage contractuel et droit aux soins, mais également des Sanctions plafonnées à la valeur résiduelle du contrat du joueur. Liberté de mouvement accrue avec des protections contre les blocages abusifs lors des transferts. La prise en charge médicale après une blessure devient une obligation légale pour le club, et non plus une faveur.
Le syndicat a défini une feuille de route claire : informer les joueurs sur leurs nouveaux droits, documenter la moindre violation de ces standards au Cameroun, et dialoguer avec les clubs, les ligues et la FECAFOOT pour intégrer ces avancées mondiales dans le droit national.
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Actualités locales
Le SDF appelle à la libération des prisonniers politiques et des prisonniers anglophones

En conférence de presse ce jeudi 23 juillet 2026 au siège du parti à Yaoundé, la capitale politique du Cameroun, le parti socialiste camerounais demande au gouvernement d’arrêter l’endettement les générations futures alors qu’un simple exercice de bonne gouvernance pourrait résoudre tous nos problèmes.
Joshua Osih en conférence de presse ce jeudi 23 juillet 2026 à Yaoundé. Le président national du Sdf a indiqué avoir déposé 5 propositions de loi à l’Assemblée nationale et le Rdpc n’a pas daigné les inscrire à l’ordre du jour. Ainsi, le parti constate que le Rdpc refuse de légiférer sur les questions majeures de l’actualité nationale comme le féminicide, l’infanticide et la déclaration des biens.
Dans la foulée, le Sdf met en garde le gouvernement du Rdpc contre tout nouveau report des élections municipales et législatives. Le Sdf lance l’opération « Don’t touch our election », il exige que la nomination du Vice-président de la République respecte l’équilibre historique du pays (francophone/anglophone).
Le Sdf appelle l’ensemble des forces du changement à former un Front Commun contre le report des élections législatives et municipales. Le Sdf appelle l’ensemble de la communauté nationale à travailler main dans la main pour la victoire de l’opposition lors des prochaines élections. C’est maintenant qu’il faut s’unir. Ce n’est pas le jour du marché qu’on s’active à nourrir la poule.
Le SDF constate que le gouvernement a entretenu 10 ans de guerre inutile dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Les conséquences sont impardonnables sur les plans humanitaire, économique et financière. Le SDF propose encore sa solution à 100 jours pour mettre fin aux violences.
Le SDF appelle le Président de la République à rentrer au pays s’il est bloqué à l’étranger pour des raisons de santé dans la mesure où le ministre de la santé publique nous a informés en mondo vision que le plateau technique dans les hôpitaux camerounais n’avait rien à envier aux plateaux techniques en Europe.
Le SDF déclare que le pays est en pilotage automatique alors que l’on ne dirige pas en pilotage automatique pendant la tempête. Pour terminer, le SDF appelle à la libération des prisonniers politiques et des prisonniers anglophones. Le parti considère que c’est lâche d’envoyer ses adversaires en prison.
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Actualités locales
Shanda Tonme annonce son arrivée à Bafoussam à l’occasion du grand meeting de Theodore Datouo
Le Médiateur Universel
Président de la Commission indépendante contre la corruption et la discrimination (COMICODI)
Président du Mouvement Populaire pour le Dialogue et la Réconciliation (MPDR)
Théodore Datouo, Bafoussam et le peuple de l’Ouest
Rendez-vous avec un destin régional d’exception
et une promesse nationale de dialogue extraordinaire
Je serai à Bafoussam, en tant que chef de parti, leader d’opinion, fils du terroir
et acteur contemporain du destin du Cameroun qui se déploie sous nos yeux,
en messages complexes, mais en espérances multiples
Fallait-il oui ou non, organiser un grand rassemblement populaire à Bafoussam, pour « remercier Paul Biya » ?
Pour répondre à cette question, il faudra au préalable répondre à une autre : Paul Biya était-il bien fondé, en déclarant, alors qu’il foulait la terre fertile et versatile de Bafoussam, que « Le Cameroun se fera avec l’ouest ou ne se fera pas » ?
Mais pour affronter cette dialectique, cette deuxième question, il faudrait d’abord pouvoir et vouloir comprendre l’histoire du Cameroun, la place de l’ouest dans ses déploiements douloureux et controversés, ainsi que dans ses caractérisations objectives ou subjectives, dans les turpitudes des chemins de la démocratie des années de braises.
Je serai à Bafoussam, je prendrai part à la grande kermesse, à la célébration, à l’union des cœurs, à la consécration des émotions et des sensations d’un moment politique et populaire fort. Ce ne sera ni pour satisfaire une ambition de quelques individus, ni pour plaire à quelques exigences opportunistes, ni pour encenser un frère, ni pour féliciter un brave et loyal patriote, ni pour traduire une adhésion et une sympathie à un patriarche qui avant même le dernier soir de sa vie, avait déjà planté le décor : Le Cameroun est à construire et non à détruire. J’y serai donc, en invité spécial et en acteur implicite.
Je me réfère à mon dernier entretien avec mon frère, ami et compatriote Hervé Emmanuel Nkom, quand nous nous interrogions récemment, sur l’opportunité d’un tel événement, d’une célébration qui risquait de prendre des allures d’un sectarisme dépassé et déplacé. J’ai pris du recul et analysé, tourné et retourné, et j’ai compris. Je confesse à Emmanuel, que j’y serai, j’y serai, par loyauté et par pragmatisme, par honnêteté et par reconnaissance. J’y serai pour rendre la balle, pour retourner l’ascenseur, pour exprimer une mémoire vive importante. En effet quand Paul Biya fait sa déclaration depuis Bafoussam, dans une ville fermée et tenue par une opposition terrible qui a décrété les villes mortes. « Le Cameroun se fera avec l’Ouest ou ne se fera pas».
Personne de notre génération ne perçoit vraiment le sens ni la profondeur. Le temps nous a enseigné et renseigné, mûri et soudé à la vérité, celle selon laquelle, l’ouest doit se souvenir de ses sacrifices et erreurs. L’ouest ne doit jamais et jamais plus, se mettre en marge, et l’ouest hors du pouvoir, est un danger pour elle-même. Le Cameroun sans l’ouest, n’est pas une invention ni une fanfaronnade. On pourrait le dire pour toutes les régions, mais pour l’ouest, c’est unique et particulier. Papa Joseph Kadji defosso avant sa mort, me l’avait rappelé, les larmes aux yeux.
Le patriarche qui n’avait alors que moins d’une décennie à la tête du pays, avait longuement compris et vu venir, profondément, et alors que certains planifiaient ce qui n’était pas autre chose qu’un petit génocide. Attention, voulait-il lancer, à ceux qui y pensent, de l’intérieur comme de l’extérieur, jamais cela ne se fera. Jamais cela ne sera possible.
Je serai à Bafoussam, pas pour l’Ouest, mais pour le Cameroun, pour saluer le discours de Bafoussam, ce discours des années de braise, cet appel et cet avertissement. Le danger c’est d’abord nous, de nous, et par nous, et non les autres.
Je serai à Bafoussam, pour accompagner Théodore Datouo et son destin d’exception, pour célébrer la reconnaissance, pour sonner l’alerte au rassemblement, de là-bas, à partir de là-bas, pour là-bas, et avec tout le peuple du Cameroun, la nation, la république. Ce ne sera pas un président du RDPC ni d’aucune chapelle sectaire, ce sera le président de l’assemblée nationale, d’abord, ce sera le Cameroun.
Je serai à Bafoussam./.
Yaoundé, le 23 juillet 2026
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Actualités locales
Lac municipal de Yaoundé : Paul Biya autorise 4,1 milliards de FCFA de prêts pour relancer le chantier

(Investir au Cameroun) – Le président Paul B1iya a signé, le 22 juillet 2026, un décret habilitant le ministre de l’Économie à conclure avec Deutsche Bank Espagne une combinaison de prêts d’environ 4,1 milliards de FCFA, sous forme de crédit-acheteur. Cette enveloppe doit financer les « travaux supplémentaires » de la phase 1 du projet de valorisation touristique et économique du lac municipal de Yaoundé et d’aménagement de la vallée de la Mingoa.
Le décret ne vaut pas décaissement immédiat. Il autorise la signature des accords de financement, préalable exigé par la banque avant toute nouvelle mise à disposition des fonds. Il pourrait néanmoins débloquer un projet resté en suspens pendant plusieurs mois.
Ce financement répond à un besoin complémentaire évalué à 4,06 milliards de FCFA. Lors de la présentation du budget 2026 à l’Assemblée nationale, la ministre de l’Habitat et du Développement urbain, Célestine Ketcha Courtès, avait indiqué que cette insuffisance financière empêchait la poursuite d’une tranche intermédiaire des travaux.
Le Comité national de la dette publique avait pourtant jugé le recours à un nouvel emprunt extérieur « peu pertinent », estimant que ce montant, relativement modeste, pouvait être couvert par les ressources propres de l’État. Mais faute de décaissement effectif des fonds publics attendus, le chantier est resté bloqué. Le ministère s’est notamment limité à engager la construction d’une clôture pour sécuriser le site.
Le décret du 22 juillet marque donc un changement d’option : au lieu d’attendre une allocation budgétaire interne, le gouvernement revient à l’endettement extérieur. La reprise effective du chantier dépendra toutefois de la finalisation des accords, du respect des conditions de décaissement et de la mise à disposition réelle des ressources.
Près de 38 milliards mobilisés depuis 2016
Le projet bénéficie déjà de plusieurs financements de Deutsche Bank. En septembre 2016, le Cameroun avait signé deux conventions totalisant environ 21 milliards de FCFA pour financer la première phase. En novembre 2019, deux nouvelles autorisations avaient porté sur 12,6 milliards de FCFA, dont 9,03 milliards sous forme de crédit-acheteur et 3,6 milliards de crédit commercial.
Avec les 4,1 milliards nouvellement autorisés, les financements mobilisés ou programmés atteignent environ 37,7 milliards de FCFA. Ce total repose sur les conventions de 2016, les crédits supplémentaires de 2019 et l’autorisation de 2026. Il faut éviter d’y ajouter mécaniquement toutes les annonces antérieures, certains montants correspondant à des contreparties ou ayant été repris dans des montages ultérieurs. En février 2015, deux prêts de 21,5 milliards de FCFA avaient notamment été autorisés, dont 3,46 milliards au titre de la contrepartie camerounaise.
Le projet vise à dépolluer et assainir le lac, aménager ses berges, créer une voie de ceinture, installer des équipements de sports nautiques et développer une offre de restauration, de commerce, de loisirs et, à terme, d’hôtellerie. Les autorités évoquent la création d’environ 2 000 emplois directs et 3 000 emplois indirects.
Une partie des infrastructures a déjà été réalisée, notamment un restaurant, des installations d’éclairage public et certains aménagements paysagers. En 2023, la première phase était présentée comme exécutée à environ 90 %.
Plus de dix ans de retards
Les premiers financements remontent à 2015 et les travaux devaient initialement être achevés en 2018. Mais les lenteurs de décaissement, le déficit de maturation technique, les lourdeurs administratives et les blocages financiers ont multiplié les reports.
L’entreprise espagnole Elecnor, adjudicataire du marché depuis le 17 juillet 2020, disposait d’un délai contractuel de 36 mois. Ce calendrier est aujourd’hui largement dépassé.
Une ambiguïté demeure également sur le périmètre du nouveau financement. Le décret évoque des « travaux supplémentaires de la phase 1 », alors que le ministère présentait précédemment cette phase comme presque achevée et rattachait le besoin de 4,06 milliards à une étape intermédiaire ou au lancement d’une deuxième tranche. Celle-ci devait notamment couvrir deux restaurants supplémentaires, un centre nautique, des aires de jeux et l’aménagement des abords du petit lac.
La phase 2, beaucoup plus large, porte sur l’aménagement de l’ensemble de la vallée de la Mingoa, sur environ 250 hectares. Envisagée en partenariat public-privé, elle prévoit des logements, de nouveaux bâtiments administratifs et diverses infrastructures urbaines.
Après plus de dix ans d’autorisations, de financements et de reports, l’enjeu ne réside donc plus seulement dans l’annonce d’une nouvelle enveloppe. Le véritable test sera le décaissement effectif des 4,1 milliards de FCFA, la reprise visible du chantier et la livraison des équipements attendus autour du lac municipal.
Frederic Nonos
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