Actualités locales
Shanda Tonme annonce son arrivée à Bafoussam à l’occasion du grand meeting de Theodore Datouo
Le Médiateur Universel
Président de la Commission indépendante contre la corruption et la discrimination (COMICODI)
Président du Mouvement Populaire pour le Dialogue et la Réconciliation (MPDR)
Théodore Datouo, Bafoussam et le peuple de l’Ouest
Rendez-vous avec un destin régional d’exception
et une promesse nationale de dialogue extraordinaire
Je serai à Bafoussam, en tant que chef de parti, leader d’opinion, fils du terroir
et acteur contemporain du destin du Cameroun qui se déploie sous nos yeux,
en messages complexes, mais en espérances multiples
Fallait-il oui ou non, organiser un grand rassemblement populaire à Bafoussam, pour « remercier Paul Biya » ?
Pour répondre à cette question, il faudra au préalable répondre à une autre : Paul Biya était-il bien fondé, en déclarant, alors qu’il foulait la terre fertile et versatile de Bafoussam, que « Le Cameroun se fera avec l’ouest ou ne se fera pas » ?
Mais pour affronter cette dialectique, cette deuxième question, il faudrait d’abord pouvoir et vouloir comprendre l’histoire du Cameroun, la place de l’ouest dans ses déploiements douloureux et controversés, ainsi que dans ses caractérisations objectives ou subjectives, dans les turpitudes des chemins de la démocratie des années de braises.
Je serai à Bafoussam, je prendrai part à la grande kermesse, à la célébration, à l’union des cœurs, à la consécration des émotions et des sensations d’un moment politique et populaire fort. Ce ne sera ni pour satisfaire une ambition de quelques individus, ni pour plaire à quelques exigences opportunistes, ni pour encenser un frère, ni pour féliciter un brave et loyal patriote, ni pour traduire une adhésion et une sympathie à un patriarche qui avant même le dernier soir de sa vie, avait déjà planté le décor : Le Cameroun est à construire et non à détruire. J’y serai donc, en invité spécial et en acteur implicite.
Je me réfère à mon dernier entretien avec mon frère, ami et compatriote Hervé Emmanuel Nkom, quand nous nous interrogions récemment, sur l’opportunité d’un tel événement, d’une célébration qui risquait de prendre des allures d’un sectarisme dépassé et déplacé. J’ai pris du recul et analysé, tourné et retourné, et j’ai compris. Je confesse à Emmanuel, que j’y serai, j’y serai, par loyauté et par pragmatisme, par honnêteté et par reconnaissance. J’y serai pour rendre la balle, pour retourner l’ascenseur, pour exprimer une mémoire vive importante. En effet quand Paul Biya fait sa déclaration depuis Bafoussam, dans une ville fermée et tenue par une opposition terrible qui a décrété les villes mortes. « Le Cameroun se fera avec l’Ouest ou ne se fera pas».
Personne de notre génération ne perçoit vraiment le sens ni la profondeur. Le temps nous a enseigné et renseigné, mûri et soudé à la vérité, celle selon laquelle, l’ouest doit se souvenir de ses sacrifices et erreurs. L’ouest ne doit jamais et jamais plus, se mettre en marge, et l’ouest hors du pouvoir, est un danger pour elle-même. Le Cameroun sans l’ouest, n’est pas une invention ni une fanfaronnade. On pourrait le dire pour toutes les régions, mais pour l’ouest, c’est unique et particulier. Papa Joseph Kadji defosso avant sa mort, me l’avait rappelé, les larmes aux yeux.
Le patriarche qui n’avait alors que moins d’une décennie à la tête du pays, avait longuement compris et vu venir, profondément, et alors que certains planifiaient ce qui n’était pas autre chose qu’un petit génocide. Attention, voulait-il lancer, à ceux qui y pensent, de l’intérieur comme de l’extérieur, jamais cela ne se fera. Jamais cela ne sera possible.
Je serai à Bafoussam, pas pour l’Ouest, mais pour le Cameroun, pour saluer le discours de Bafoussam, ce discours des années de braise, cet appel et cet avertissement. Le danger c’est d’abord nous, de nous, et par nous, et non les autres.
Je serai à Bafoussam, pour accompagner Théodore Datouo et son destin d’exception, pour célébrer la reconnaissance, pour sonner l’alerte au rassemblement, de là-bas, à partir de là-bas, pour là-bas, et avec tout le peuple du Cameroun, la nation, la république. Ce ne sera pas un président du RDPC ni d’aucune chapelle sectaire, ce sera le président de l’assemblée nationale, d’abord, ce sera le Cameroun.
Je serai à Bafoussam./.
Yaoundé, le 23 juillet 2026
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Actualités locales
Lac municipal de Yaoundé : Paul Biya autorise 4,1 milliards de FCFA de prêts pour relancer le chantier

(Investir au Cameroun) – Le président Paul B1iya a signé, le 22 juillet 2026, un décret habilitant le ministre de l’Économie à conclure avec Deutsche Bank Espagne une combinaison de prêts d’environ 4,1 milliards de FCFA, sous forme de crédit-acheteur. Cette enveloppe doit financer les « travaux supplémentaires » de la phase 1 du projet de valorisation touristique et économique du lac municipal de Yaoundé et d’aménagement de la vallée de la Mingoa.
Le décret ne vaut pas décaissement immédiat. Il autorise la signature des accords de financement, préalable exigé par la banque avant toute nouvelle mise à disposition des fonds. Il pourrait néanmoins débloquer un projet resté en suspens pendant plusieurs mois.
Ce financement répond à un besoin complémentaire évalué à 4,06 milliards de FCFA. Lors de la présentation du budget 2026 à l’Assemblée nationale, la ministre de l’Habitat et du Développement urbain, Célestine Ketcha Courtès, avait indiqué que cette insuffisance financière empêchait la poursuite d’une tranche intermédiaire des travaux.
Le Comité national de la dette publique avait pourtant jugé le recours à un nouvel emprunt extérieur « peu pertinent », estimant que ce montant, relativement modeste, pouvait être couvert par les ressources propres de l’État. Mais faute de décaissement effectif des fonds publics attendus, le chantier est resté bloqué. Le ministère s’est notamment limité à engager la construction d’une clôture pour sécuriser le site.
Le décret du 22 juillet marque donc un changement d’option : au lieu d’attendre une allocation budgétaire interne, le gouvernement revient à l’endettement extérieur. La reprise effective du chantier dépendra toutefois de la finalisation des accords, du respect des conditions de décaissement et de la mise à disposition réelle des ressources.
Près de 38 milliards mobilisés depuis 2016
Le projet bénéficie déjà de plusieurs financements de Deutsche Bank. En septembre 2016, le Cameroun avait signé deux conventions totalisant environ 21 milliards de FCFA pour financer la première phase. En novembre 2019, deux nouvelles autorisations avaient porté sur 12,6 milliards de FCFA, dont 9,03 milliards sous forme de crédit-acheteur et 3,6 milliards de crédit commercial.
Avec les 4,1 milliards nouvellement autorisés, les financements mobilisés ou programmés atteignent environ 37,7 milliards de FCFA. Ce total repose sur les conventions de 2016, les crédits supplémentaires de 2019 et l’autorisation de 2026. Il faut éviter d’y ajouter mécaniquement toutes les annonces antérieures, certains montants correspondant à des contreparties ou ayant été repris dans des montages ultérieurs. En février 2015, deux prêts de 21,5 milliards de FCFA avaient notamment été autorisés, dont 3,46 milliards au titre de la contrepartie camerounaise.
Le projet vise à dépolluer et assainir le lac, aménager ses berges, créer une voie de ceinture, installer des équipements de sports nautiques et développer une offre de restauration, de commerce, de loisirs et, à terme, d’hôtellerie. Les autorités évoquent la création d’environ 2 000 emplois directs et 3 000 emplois indirects.
Une partie des infrastructures a déjà été réalisée, notamment un restaurant, des installations d’éclairage public et certains aménagements paysagers. En 2023, la première phase était présentée comme exécutée à environ 90 %.
Plus de dix ans de retards
Les premiers financements remontent à 2015 et les travaux devaient initialement être achevés en 2018. Mais les lenteurs de décaissement, le déficit de maturation technique, les lourdeurs administratives et les blocages financiers ont multiplié les reports.
L’entreprise espagnole Elecnor, adjudicataire du marché depuis le 17 juillet 2020, disposait d’un délai contractuel de 36 mois. Ce calendrier est aujourd’hui largement dépassé.
Une ambiguïté demeure également sur le périmètre du nouveau financement. Le décret évoque des « travaux supplémentaires de la phase 1 », alors que le ministère présentait précédemment cette phase comme presque achevée et rattachait le besoin de 4,06 milliards à une étape intermédiaire ou au lancement d’une deuxième tranche. Celle-ci devait notamment couvrir deux restaurants supplémentaires, un centre nautique, des aires de jeux et l’aménagement des abords du petit lac.
La phase 2, beaucoup plus large, porte sur l’aménagement de l’ensemble de la vallée de la Mingoa, sur environ 250 hectares. Envisagée en partenariat public-privé, elle prévoit des logements, de nouveaux bâtiments administratifs et diverses infrastructures urbaines.
Après plus de dix ans d’autorisations, de financements et de reports, l’enjeu ne réside donc plus seulement dans l’annonce d’une nouvelle enveloppe. Le véritable test sera le décaissement effectif des 4,1 milliards de FCFA, la reprise visible du chantier et la livraison des équipements attendus autour du lac municipal.
Frederic Nonos
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Manchester United ne lâche pas Carlos Baleba, mais Brighton fait grimper les enchères

Manchester United poursuit activement son renforcement au milieu de terrain. Après avoir enregistré les arrivées de Youri Tielemans et d’Andrey Santos, les Red Devils souhaitent encore densifier leur entrejeu et ont ciblé deux profils : Carlos Baleba et Manu Koné, selon les informations de Sky Sports.
La priorité des dirigeants mancuniens reste Carlos Baleba. Suivi depuis plusieurs mois, l’international camerounais de 22 ans continue de susciter un vif intérêt malgré une saison dernière en demi-teinte sous les couleurs de Brighton. Son potentiel, sa puissance physique et sa capacité à récupérer les ballons en font un profil particulièrement apprécié, notamment par Michael Carrick, qui voit en lui un renfort idéal pour l’entrejeu mancunien.
Toutefois, le dossier s’annonce complexe. Brighton se montre inflexible et réclame une indemnité de transfert particulièrement élevée, un montant qui refroidit pour l’instant les dirigeants de Manchester United.
En parallèle, les Red Devils gardent un œil attentif sur Manu Koné. Le milieu français de l’AS Roma a marqué des points grâce à ses performances remarquées avec les Bleus lors de la Coupe du monde 2026. Son profil séduit également le board mancunien, d’autant que les exigences financières du club romain seraient plus abordables que celles de Brighton pour Carlos Baleba.
Si Manchester United devra trancher entre ces deux options, Carlos Baleba demeure aujourd’hui la cible numéro un des Red Devils. Reste à savoir si le club anglais sera prêt à consentir l’effort financier nécessaire pour convaincre Brighton de laisser partir l’un des plus grands espoirs du football camerounais.
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CAA : le Cameroun prépare son accès direct aux financements du Fonds vert pour le climat

(Investir au Cameroun) – La Caisse autonome d’amortissement (CAA) a engagé un processus d’accréditation auprès du Fonds vert pour le climat (FVC), avec l’ambition de devenir une entité nationale capable de mobiliser et de gérer directement des ressources internationales destinées aux projets climatiques.
Dans cette perspective, l’établissement public chargé de la gestion de la dette et des financements publics a lancé un appel à manifestation d’intérêt pour recruter des consultants chargés de renforcer son cadre institutionnel. L’avis, daté du 16 juin 2026, est financé sur le budget 2026 de la CAA.
L’opération ne se limite pas à la production de nouveaux manuels internes. Elle doit permettre à la CAA de démontrer qu’elle respecte les exigences du FVC en matière de gestion financière, de gouvernance, de transparence, de passation des marchés, de sauvegardes environnementales et sociales ainsi que de protection des parties prenantes.
Si elle obtient cette accréditation, la CAA pourrait intervenir dans l’identification, la préparation, la mise en œuvre et le suivi-évaluation des projets climatiques financés au Cameroun.
Quatre blocs de conformité à mettre en place
Les prestations ont été réparties en quatre lots distincts. Le premier porte sur l’élaboration d’une politique environnementale et sociale, d’un système de gestion environnementale et sociale et d’une stratégie climat. Il comprend également une note d’engagement envers les peuples autochtones, des outils de gestion des risques ainsi qu’un programme de renforcement des capacités du personnel.
Le deuxième lot concerne la politique institutionnelle en matière de genre et la prévention de l’exploitation, des abus et du harcèlement sexuels. Le consultant devra notamment réaliser un audit des pratiques actuelles de la CAA, élaborer un code de conduite et concevoir des outils d’intégration du genre dans le cycle des projets.
Le troisième volet porte sur l’intégrité institutionnelle. Il prévoit la création d’un mécanisme de gestion des griefs, d’un dispositif de protection des lanceurs d’alerte et de procédures particulières pour le traitement des plaintes sensibles, notamment celles liées aux questions environnementales, sociales et aux violences basées sur le genre.
Enfin, le quatrième lot doit aboutir à un avis juridique externe sur la capacité de la CAA à être accréditée. Cet examen devra notamment confirmer sa personnalité juridique, son autonomie administrative et financière ainsi que son aptitude à conclure des accords, recevoir des ressources internationales, les gérer et ester en justice.
Cette dernière mission est stratégique. Elle vise à déterminer si le cadre juridique actuel de la CAA lui permet d’assumer les responsabilités fiduciaires liées à la gestion directe des financements du Fonds vert.
Réduire le recours aux intermédiaires internationaux
L’accréditation directe permettrait à la CAA de changer de dimension. Au-delà de ses activités traditionnelles de gestion de la dette publique, de financement des projets et de gestion des marchés de capitaux, l’établissement deviendrait un opérateur national de mobilisation des ressources climatiques.
La CAA indique qu’elle serait appelée à jouer un rôle central dans la structuration, la mobilisation et la gestion des financements climatiques au niveau national. Elle pourrait ainsi accompagner les projets depuis leur identification jusqu’à leur mise en œuvre, tout en assurant le respect des standards internationaux.
Pour le Cameroun, l’enjeu est de renforcer la maîtrise nationale du processus de financement des projets d’adaptation et d’atténuation. L’accès direct pourrait limiter le recours systématique à des institutions internationales accréditées pour présenter, administrer ou superviser les projets camerounais.
Mais cette autonomie s’accompagne d’exigences élevées. La CAA devra démontrer qu’elle dispose de mécanismes robustes de contrôle, de gestion des risques, de transparence, de prévention des abus et de traitement des plaintes.
Le document montre ainsi que l’accréditation ne constitue pas une simple formalité administrative. Elle implique une transformation profonde des procédures de gouvernance et de conformité de l’établissement public.
Jusqu’à 90 jours pour élaborer les nouvelles politiques
Les missions relatives aux politiques environnementales et sociales, au genre et à l’intégrité institutionnelle doivent chacune être exécutées en 90 jours calendaires. Le délai prévu pour l’avis juridique externe est de 14 jours.
Les candidats peuvent être des consultants individuels, des cabinets d’expertise ou des bureaux d’études camerounais ou étrangers. Ils doivent justifier d’une expérience dans l’élaboration de politiques institutionnelles et d’une bonne connaissance des exigences du Fonds vert pour le climat, de la Banque mondiale, de la Société financière internationale ou d’autres partenaires techniques et financiers.
Pour le lot juridique, l’expert principal doit notamment être inscrit à l’Ordre des avocats du Cameroun, appartenir à un cabinet habilité à exercer dans le pays et justifier d’au moins dix années d’expérience professionnelle.
Initialement fixée au 8 juillet 2026, la date limite de remise des candidatures a été reportée au 21 juillet à 14 heures par un additif publié par la CAA.
L’obtention de l’accréditation n’est cependant pas automatique. Le recrutement des consultants et l’élaboration des politiques constituent seulement une étape préparatoire. La CAA devra ensuite soumettre son dispositif à l’évaluation du Fonds vert pour le climat.
En cas d’issue favorable, elle deviendrait un canal direct de mobilisation des financements climatiques internationaux. Le Cameroun disposerait alors d’un instrument national capable de structurer et de porter des projets dans des secteurs tels que l’agriculture résiliente, l’énergie, les infrastructures, la gestion de l’eau ou la protection contre les catastrophes climatiques.
Amina Malloum
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