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Le Bikutsi Attitude Festival adopte un format itinérant et fait escale à Obala

C’est un nouveau départ pour le Bikutsi Attitude Festival. Les organisateurs de ce rendez-vous culturel l’ont annoncé le mercredi 22 juillet, lors d’une conférence de presse à Yaoundé. Le festival abandonne son ancrage exclusivement yaoundéen. Il devient désormais un festival itinérant.
La Place des fêtes d’Obala accueille la 3e édition du 24 au 26 juillet 2026. Le comité d’organisation et ses invités ont présenté les grandes lignes de ce rendez-vous devant la presse. « Nous avons fait deux premières éditions à Yaoundé. Nous avons tiré des leçons et nous orientons désormais le festival dans la zone Centre-Sud-Est », explique Serge Eyebe, promoteur de l’événement. « Le Bikutsi Attitude Festival sera désormais un festival itinérant dans ces trois régions pour aller vers les populations. »
Un choix assumé de décentralisation
Le festival tourne le dos au format exclusivement urbain. « Nous nous sommes dit que rester à Yaoundé n’avait plus de sens. Il faut que nos actions aillent vers les communautés », poursuit-il. Le choix de la ville hôte n’a rien d’anodin. « Nous avons choisi Bafia, un endroit emblématique du bikutsi. C’est par cet endroit que nous allons lancer cette nouvelle formule du festival », précise-t-elle. La rencontre avec la presse, animée par Salma Amadore, a réuni Serge Rodrigue Eyebe, promoteur de l’événement, Christine Mbengono, responsable de la programmation, et l’artiste engagé Lucky +2.
Une association pour porter l’héritage
Le festival change aussi de portage institutionnel. L’association Man No Run, dédiée à l’action culturelle, sociale et sportive, prend désormais les rênes de l’événement. « Un festival, ce n’est pas seulement la musique. Ce sont des actions qui impactent les communautés dans lesquelles il est organisé », souligne Serge Eyebe. Trois initiatives illustrent cette ambition. Un atelier de teinture textile doit renforcer l’autonomie économique des femmes. Une causerie sur la santé sexuelle adressée aux jeunes. Des tournois de lutte traditionnelle, des parties de Songo et des concours de coiffures ancestrales valorisent le patrimoine local. « Nous mettons un accent particulier sur les actions qui gravitent autour du festival. Lorsqu’on installe une scène quelque part, les populations gardent un héritage et se souviennent que le festival est passé chez elles », affirme la promoteur.
Le Mvet, fil rouge de l’édition
L’instrument traditionnel, inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO, occupe une place centrale cette année. Cinq artistes travaillent actuellement en résidence de création autour du Mvet.
« Cette année, nous avons une résidence avec plusieurs artistes autour du Mvet pour continuer à faire la promotion de cet instrument qui constitue une part de notre identité », indique Serge Eyebe. Le calendrier ne permet pas de présenter ces créations sur la scène d’Obala. Une restitution est prévue plus tard à Yaoundé. Le spectacle voyagera ensuite jusqu’au Douala Music Art Festival, en novembre, puis dans les Instituts français du Cameroun et du Gabon. « Il faut aussi que nous puissions exporter ce que nous faisons », insiste le promoteur.
Musique, mode et sécurité au programme
Le festival ne se limite pas aux concerts. Des défilés de mode, portés par des stylistes chevronnés, rythmeront les trois jours. Les animateurs s’exprimeront en français, en anglais et en langues locales, pour garantir une expérience accessible à tous les publics. Un dispositif sécuritaire, associant gendarmerie et sécurité privée, encadrera les festivités.
Avec cette nouvelle formule, le Bikutsi Attitude Festival veut conjuguer sauvegarde du patrimoine, création artistique et développement local. Les organisateurs misent sur cette troisième édition pour ancrer durablement le festival dans les régions du Centre, du Sud et de l’Est.
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AgroConnect veut réduire les pertes agricoles en connectant les producteurs aux marchés

Une équipe de jeunes développeurs a présenté, le 22 juillet, AgroConnect aux producteurs de la région de l’Adamaoua, en présence du représentant du délégué régional de l’Agriculture et du Développement rural. Cette plateforme numérique vise à réduire les importantes pertes post-récolte, estimées à près de 70 % de la production, principalement en raison des difficultés de transport et d’accès aux marchés.
La rencontre a également marqué la création du premier Réseau des Coopératives Partenaires d’AgroConnect de l’Adamaoua, composé d’une quinzaine de coopératives encadrées par les services déconcentrés du ministère de l’Agriculture et du Développement Rural (Minader). Les participants ont découvert les principales fonctionnalités de la plateforme, créé leurs comptes et publié leurs premiers produits en ligne. Chaque coopérative a désigné un point focal chargé d’accompagner les producteurs et de mettre leurs produits en ligne.
Conçue pour répondre aux défis du secteur agricole, AgroConnect met en relation producteurs, coopératives, acheteurs, transporteurs et institutions au sein d’un même écosystème numérique. La plateforme offre des services de commercialisation, des alertes climatiques, des formations certificatives ainsi qu’un assistant intelligent, AgriBot, alimenté par les données du MINADER, de l’IRAD, de la FAO et de l’ONACC.
Elle intègre aussi un système de paiement mobile sécurisé, des modules de formation et un dispositif d’accompagnement destiné aux producteurs ne disposant pas de smartphones grâce à un réseau de points focaux. À terme, des services de financement agricole et d’emploi viendront compléter l’offre.
Pour Aboulaye Bouba, promoteur du projet, l’objectif est de contribuer au développement de la région en rapprochant producteurs et consommateurs. Son associé, Mu-awiya Adamu, développeur full stack, souligne que la plateforme permettra aux producteurs des zones reculées d’accéder aux marchés en permanence grâce à un système de collecte d’informations fonctionnant même hors connexion.
Par cette initiative, AgroConnect ambitionne de moderniser les chaînes de valeur agricoles, de renforcer l’accès aux marchés et aux services numériques, tout en réduisant les pertes post-récoltes.
Les coopératives présentes ont expérimenté la mise en ligne de leurs produits et la vente des premiers articles. Une première expérience enrichissante pour les producteurs qui entendent profiter pleinement de cette technologie pour accéder aux marchés.
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Recensement de la population : Le Wouri et le Sud-Ouest tirent le taux de couverture vers le bas

Plus de 30,4 milliards FCFA ont déjà été approuvés par le collectif de l’opération de collecte des données.
Les chiffres ne sont pas rassurant du côté du 4ème recensement général de la population (RGPH) qui arrive à son terme le 31 juillet 2026. Le processus rencontre encore plusieurs difficultés dans certaines zones, à l’instar de la région du Sud-Ouest et les arrondissements de Douala 3ème Douala 5ème et Yaoundé 6. Malgré leur forte concentration humaine, ces zones affichent des contreperformances au niveau de la collecte des données de moins de 50%.
Selon l’évaluation faite vendredi 17 juillet 2026 à Yaoundé au cours de la 14ème session du comité technique du RGPH couplé au recensement général de l’agriculture et de l’élevage (REGAE), il en ressort que le processus connait un déficit des chefs d’équipes qui se pose dans certaines zones, outre la réticence des populations à adhérer à cette initiative gouvernementale.
Le collectif budgétaire de l’opération de collecte des données a été approuvé par les autorités compétentes. Il s’élève désormais à 30,429 milliards FCFA, a-t-on appris au cours des travaux de la 14ème session du comité technique du RGPH et du REGAE. L’on apprend aussi que le gouvernement a pris des dispositions visant à accorder une priorité à la prise en charge des activités des recenseurs par le Trésor publics.
Dans un document publié le 17 juillet 2026, Paul Atanga Nji, ministre de l’Administre territoriale (Minat) demande aux sous-préfets, sous couvert des gouverneurs et préfets, de mobiliser chefs traditionnels, responsables politiques, religieux, élus et forces vives pour appuyer les agents recenseurs. Il leur ordonne aussi de se rendre personnellement sur le terrain, et ce quotidiennement, jusqu’à la clôture des opérations.
Lors des travaux de la 14ème session du comité technique tenu le 17 juillet dernier, il a été demandé de répartir la charge de travail entre les chefs d’équipe pour plus d’efficacité et de mettre l’accent sur le volet agropastoral qui enregistre un léger retard par rapport au RGPH. Il est également demandé de communiquer davantage sur les dates de clôture de l’opération par région et sur les avantages attendus par les agents recenseurs et les chefs d’équipe encore mobilisés.
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Assainissement : Atanga Nji lance la guerre contre le port illégal des insignes militaires

Par un arrêté signé ce mardi 21 juillet 2026, le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, rappelle qu’«il est désormais strictement interdit à toute personne physique ou morale non habilitée de confectionner, d’importer, de vendre ou de porter des vêtements, effets militaires, insignes ou attributs réservés aux forces de défense et de sécurité sur toute l’étendue du territoire national». Faisant le constat d’une prolifération de tenues et insignes militaires ou assimilées, par des civils : vêtements divers, sacs, accessoires, et autres insignes. Des objets et articles qui n’appartiennent pas toujours aux Forces de défense et de sécurité, mais parfois des objets de nature approximativement imités. Ce qui crée une confusion selon le Minat, entre personnels des FDS et des personnes civiles, facilitant des situations d’usurpation de titre et la commission de crimes. Parmi ces personnes arborant régulièrement ces ténues et objets prêtant à confusion, il y a en bonne place les agents de sécurité et de gardiennage.
Le Minat instruit les gouverneurs, préfets et sous-préfets, de mettre en pratique cet arrêté, et donc de traquer les contrevenants à cet arrêté. Par ailleurs, les forces de maintien de l’ordre ont reçu le feu vert du Minat, par ailleurs secrétaire permanent du Conseil national de la sécurité, pour interpeller toute personne prise en infraction, et de saisir l’objet incriminé. Du couturier au porteur en passant par le commerçant, nul ne sera épargné.
Ce n’est pas là première fois que le gouvernement lance la traque contre le port illégal des tenues et objets portant des insignes des forces de défense et de sécurité. Mais la chasse s’est estompé à un moment. La reprise du combat survient dans un contexte d’insécurité grandissante sur l’ensemble du territoire national.
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