Connect with us

Dernières actualités

Les PME pourraient générer 5 532 milliards FCFA de recettes fiscales en 2035

Published

on

Les PME pourraient générer 5 532 milliards FCFA de recettes fiscales en 2035
Spread the love

D’ici 2035, le Cameroun devrait compter 2 101 798 PMEESA, contre 568 430 aujourd’hui. La part des unités formelles dans le tissu productif grimperait à 30 %, contre 13 % en 2025. Ces objectifs figurent dans l’Annuaire statistique 2025 sur les PMEESA, quinzième édition du document, présenté début juin à Yaoundé par le ministère des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Économie Sociale et de l’Artisanat (Minpmeesa).

Le gain attendu se chiffre en milliards. Une fiscalité plus attractive, plafonnée à 2 %, pourrait générer, selon la division des études, des projets et de la prospective du Minpmeesa, 5 532 milliards FCFA de recettes potentielles, contre 1 800 milliards actuellement collectés. Pour y parvenir, le ministère propose un budget de 125 milliards FCFA par an entre 2027 et 2034, soit 1 000 milliards FCFA cumulés sur la période.

A ce jour, le tissu formel ne pèse que 13 % de l’ensemble des unités économiques du pays. Les 87 % restants relèvent de l’informel, avec 3,8 millions d’unités de production informelles recensées en 2025, contre 568 430 entreprises formelles. Ce secteur informel emploie 76 % des actifs occupés et génère 47,8 % du PIB national, selon les estimations de l’Institut national de la statistique. Faire basculer une partie de ce bloc informel vers le formel constitue donc le cœur de la stratégie 2035 du Minpmeesa. Le ministère mise sur la structuration progressive des unités de production informelles plutôt que sur leur éradication.

Pour le ministère en charge des PME, le secteur informel n’est pas résiduel. Il constitue la principale réponse spontanée à la pression démographique et au déficit d’emplois formels. Reste que l’année de référence choisie pour lancer cette trajectoire complique déjà l’équation. En 2025, les créations de PME dans les Centres de formalités de création d’entreprises ont chuté de 20,3 % par rapport à 2024. Douala enregistre un repli de 33,6 %. Yaoundé recule de 17,6 %. Le gouvernement attribue ce fléchissement au climat d’incertitude lié aux élections. Un repli conjoncturel, selon les termes de l’annuaire, et non une tendance de fond.

Le stock global de PME continue pourtant de croître, avec une hausse de 6,5 % par rapport à 2024. Depuis 2019, ce stock a progressé de 64,3 %, passant de 287 376 à 472 208 unités. La dynamique reste donc positive sur le temps long, même si l’année 2025 marque un coup de frein sur les créations nouvelles.

TRANSFORMER PLUTÔT QUE MULTIPLIER

La structure sectorielle du tissu productif pose une autre question. Les PME camerounaises restent concentrées à 78,8 % dans le secteur tertiaire, contre 20,8 % dans le secondaire et à peine 0,4 % dans le primaire.

Autrement dit, près de huit PME sur dix exercent dans le tertiaire, principalement le commerce et les services. Les activités industrielles et de transformation restent minoritaires. Le ministère reconnaît lui-même que cette structure ne favorise pas une transformation profonde de l’économie. L’ambition du gouvernement mise donc sur un changement d’échelle. Elle privilégie la montée en puissance des entreprises existantes, leur accès au financement, leur productivité et leur orientation vers les secteurs manufacturiers et agro-industriels.

L’annuaire compare cette répartition à celle des pays émergents, où le secteur primaire pèserait 10 %, le secondaire 30 % et le tertiaire 60 % à l’horizon 2035. Un rééquilibrage vers la transformation et l’industrie conditionne en partie l’atteinte des objectifs de la Stratégie nationale de développement 2020-2030, qui vise une valeur ajoutée manufacturière portée à 25 % du PIB. Le ministère avance un premier levier concret.

L’amélioration de la formalisation des unités de production, inscrite dans le Cadre sectoriel de performance 2026-2028, porterait le stock actuel à 675 000 unités d’ici 2028. Un palier intermédiaire, loin encore des 2,1 millions visés en 2035. L’annuaire ne détaille pas les hypothèses précises de calcul du gain fiscal de 5 532 milliards FCFA, ni la répartition attendue de l’effort entre les nouvelles créations et la formalisation d’unités informelles existantes. Une lecture affinée de ces hypothèses, auprès de la Division des études, des projets et de la prospective ou d’un économiste spécialisé en fiscalité des entreprises, permettrait de mesurer la part de projection et la part de certitude dans cette trajectoire à dix ans.

Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Click to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Dernières actualités

Recensement de la population : Le Wouri et le Sud-Ouest tirent le taux de couverture vers le bas

Published

on

Recensement de la population : Le Wouri et le Sud-Ouest tirent le taux de couverture vers le bas
Spread the love

Plus de 30,4 milliards FCFA ont déjà été approuvés par le collectif de l’opération de collecte des données.

Les chiffres ne sont pas rassurant du côté du 4ème recensement général de la population (RGPH) qui arrive à son terme le 31 juillet 2026. Le processus rencontre encore plusieurs difficultés dans certaines zones, à l’instar de la région du Sud-Ouest et les arrondissements de Douala 3ème Douala 5ème et Yaoundé 6. Malgré leur forte concentration humaine, ces zones affichent des contreperformances au niveau de la collecte des données de moins de 50%.

Selon l’évaluation faite vendredi 17 juillet 2026 à Yaoundé au cours de la 14ème session du comité technique du RGPH couplé au recensement général de l’agriculture et de l’élevage (REGAE), il en ressort que le processus connait un déficit des chefs d’équipes qui se pose dans certaines zones, outre la réticence des populations à adhérer à cette initiative gouvernementale.

Le collectif budgétaire de l’opération de collecte des données a été approuvé par les autorités compétentes. Il s’élève désormais à 30,429 milliards FCFA, a-t-on appris au cours des travaux de la 14ème session du comité technique du RGPH et du REGAE. L’on apprend aussi que le gouvernement a pris des dispositions visant à accorder une priorité à la prise en charge des activités des recenseurs par le Trésor publics.

Dans un document publié le 17 juillet 2026, Paul Atanga Nji, ministre de l’Administre territoriale (Minat) demande aux sous-préfets, sous couvert des gouverneurs et préfets, de mobiliser chefs traditionnels, responsables politiques, religieux, élus et forces vives pour appuyer les agents recenseurs. Il leur ordonne aussi de se rendre personnellement sur le terrain, et ce quotidiennement, jusqu’à la clôture des opérations.

Lors des travaux de la 14ème session du comité technique tenu le 17 juillet dernier, il a été demandé de répartir la charge de travail entre les chefs d’équipe pour plus d’efficacité et de mettre l’accent sur le volet agropastoral qui enregistre un léger retard par rapport au RGPH. Il est également demandé de communiquer davantage sur les dates de clôture de l’opération par région et sur les avantages attendus par les agents recenseurs et les chefs d’équipe encore mobilisés.

Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Dernières actualités

Assainissement : Atanga Nji lance la guerre contre le port illégal des insignes militaires

Published

on

Assainissement : Atanga Nji lance la guerre contre le port illégal des insignes militaires
Spread the love

Par un arrêté signé ce mardi 21 juillet 2026, le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, rappelle qu’«il est désormais strictement interdit à toute personne physique ou morale non habilitée de confectionner, d’importer, de vendre ou de porter des vêtements, effets militaires, insignes ou attributs réservés aux forces de défense et de sécurité sur toute l’étendue du territoire national». Faisant le constat d’une prolifération de tenues et insignes militaires ou assimilées, par des civils : vêtements divers, sacs, accessoires, et autres insignes. Des objets et articles qui n’appartiennent pas toujours aux Forces de défense et de sécurité, mais parfois des objets de nature approximativement imités. Ce qui crée une confusion selon le Minat, entre personnels des FDS et des personnes civiles, facilitant des situations d’usurpation de titre et la commission de crimes. Parmi ces personnes arborant régulièrement ces ténues et objets prêtant à confusion, il y a en bonne place les agents de sécurité et de gardiennage.

Le Minat instruit les gouverneurs, préfets et sous-préfets, de mettre en pratique cet arrêté, et donc de traquer les contrevenants à cet arrêté. Par ailleurs, les forces de maintien de l’ordre ont reçu le feu vert du Minat, par ailleurs secrétaire permanent du Conseil national de la sécurité, pour interpeller toute personne prise en infraction, et de saisir l’objet incriminé. Du couturier au porteur en passant par le commerçant, nul ne sera épargné.

Ce n’est pas là première fois que le gouvernement lance la traque contre le port illégal des tenues et objets portant des insignes des forces de défense et de sécurité. Mais la chasse s’est estompé à un moment. La reprise du combat survient dans un contexte d’insécurité grandissante sur l’ensemble du territoire national.

Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Dernières actualités

Transformation du bois : Le gouvernement envisage l’implantation des SMEs Wood’s Park dans quatre localités

Published

on

Transformation du bois : Le gouvernement envisage l’implantation des SMEs Wood’s Park dans quatre localités
Spread the love

Au sein de ces espaces, les entreprises vont bénéficier d’un accès facilité au financement, d’un accompagnement technique permanent, d’une fiscalité incitative et d’un dispositif de certification des produits destinés à renforcer leur compétitivité sur les marchés nationaux et internationaux.

Le Programme d’appui au développement de la filière bois (PAD-Bois) va ouvrir des SMEs Wood’s Park dans les localités de Edéa (région du Littoral) ; Sangmélima (région du Sud) ; Meyomessala (région du Sud) et Lomié (région de l’Est). Ces structures en gestation sont des parcs industriels spécialement conçus pour accueillir les PME, les Unités de production artisanales (UPA) et les Organisations de l’économie sociale (OES) intervenant dans la transformation du bois.

A travers le choix de ces sites, le gouvernement envisage tout d’abord, la sécurisation de l’approvisionnement en matière première. Sur place, il est prévu la conclusion des conventions entre les communes locales et les exploitants forestiers légalement établis afin de garantir aux entreprises installées dans les parcs un accès durable au bois légal.

Le Minpmeesa va assurer l’encadrement technique et industriel, tandis que les partenaires au développement à l’instar de la Banque mondiale, vont accompagner les investissements structurants destinés aux incubateurs, aux centres techniques et aux équipements collectifs.

«Cette organisation permettra de transformer localement des essences de grande valeur telles que le sapelli, l’ayous, le tali, l’iroko, l’azobé ou encore le moabi, aujourd’hui largement exportées à l’état brut, pour produire au Cameroun du mobilier, des panneaux, des charpentes, des menuiseries, des objets décoratifs et d’autres produits à forte valeur ajoutée» informe le Minpmeesa.

Au sein de ces SMEs Wood’s Park, les entreprises vont bénéficier d’un accès facilité au financement, d’un accompagnement technique permanent, d’une fiscalité incitative et d’un dispositif de certification des produits destiné à renforcer leur compétitivité sur les marchés nationaux et internationaux.

Sous l’impulsion du ministère en charge des PME, de l’économie sociale et de l’artisanat (Minpmeesa), le gouvernement entend faire de la transformation locale du bois, le moteur d’une nouvelle croissance industrielle, créatrice d’emplois, de valeur ajoutée et de prospérité pour les territoires.

Selon les prévisions du Minpmeesa, sur un même site seront regroupés des ateliers modernes, des hangars mutualisés, des équipements industriels collectifs, des espaces de stockage, des centres techniques d’incubation et d’accélération des entreprises, des espaces de coworking, un guichet unique de formalisation, des mécanismes de commercialisation, des infrastructures sociales ainsi qu’une unité de production d’énergie garantissant l’autonomie électrique du parc.

Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Trending

Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infosCliquez ici