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BDEAC : le principal rémunérateur des investisseurs de la BVMAC lorgne désormais le marché international

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BDEAC : le principal rémunérateur des investisseurs de la BVMAC lorgne désormais le marché international
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(Investir au Cameroun) – Au cours d’un Conseil d’administration tenu par visioconférence le 12 juin 2026, les administrateurs de la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (BDEAC) ont autorisé les dirigeants de cette institution financière sous-régionale à entreprendre des démarches visant à lever les fonds sur le marché international des capitaux. «Le Conseil a donné son feu vert pour des démarches visant à accéder aux marchés internationaux, afin d’élargir ses sources de financement et renforcer ses interventions régionales», informe le communiqué ayant sanctionné les travaux.

Autrement dit, la banque de développement des pays de la Cemac – Cameroun, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Tchad et RCA – pourrait bientôt émettre le premier eurobond de son histoire, ou alors effectuer son premier placement privé à l’international. Dans la perspective de ces levées de fonds sur le marché international des capitaux, la BDEAC a obtenu depuis novembre 2025 la note Ba3 avec perspective stable, attribuée par l’agence américaine Moody’s. Il s’agit de la toute première notation de crédit en devises étrangères de cette banque.

Le recours au marché international des capitaux marquera un changement d’échelle. En effet, à côté des partenaires financiers bilatéraux comme la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA), la BDEAC effectuait jusqu’ici ses levées de fonds à la Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale (BVMAC), le marché financier unifié des pays de la Cemac, basé à Douala au Cameroun.

57 milliards FCFA d’intérêts versés aux investisseurs

Selon les données de la BVMAC, depuis son arrivée sur ce marché financier en 2020, la BDEAC s’affirme comme principal rémunérateur des investisseurs, grâce à six lignes d’obligations cotées. En 2023, par exemple, les investisseurs actifs sur ce marché ont perçu 76,5 milliards de FCFA au titre des intérêts sur leurs différents placements. Sur ce montant global, 74,5%, soit 57 milliards de FCFA, ont été servis par la BDEAC, apprend-on officiellement.

Basée à Brazzaville au Congo, la BDEAC a pour mission d’accompagner le financement des projets de développement et d’intégration régionale en zone Cemac. Les visées de la banque sur le marché international des capitaux s’inscrivent dans son projet Azobé 2023-2027, qui ambitionne de mobiliser environ 1700 milliards de FCFA pour financer des projets structurants dans la zone Cemac, notamment dans les infrastructures, l’énergie, les transports et l’agro-industrie.

En 2025, son portefeuille comprenait 87 prêts, dont 32 accordés au secteur public et 55 au secteur privé, pour un encours brut de 723,5 milliards de FCFA. Cette institution financière dirigée par le Camerounais Dieudonné Evou Mekou a clôturé l’exercice 2025 avec un bénéfice net de 5,2 milliards de FCFA, en hausse de 48,6% par rapport aux 3,5 milliards FCFA de FCFA de bénéfice engrangés en 2024.

Brice R. Mbodiam

Lire aussi:

08-05-2026 - BDEAC : le bénéfice net progresse de 58,3 % à 5,24 milliards de FCFA en 2025

13-04-2026 - Barrage de Minkouma : la BDEAC finance les études de faisabilité à hauteur de 1,5 milliard FCFA

15-01-2026 - Bvmac : la Bdeac rembourse plus de 53 milliards de FCFA aux investisseurs en un mois

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Palais de l’Unité : des personnels civils et militaires distingués au nom du Chef de l’État

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Au Palais de l’Unité de Yaoundé, environ 140 personnels civils et militaires ont été distingués au nom du Chef de l’Etat, Paul Biya pour service […]

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Deuxième cimenterie de Dangote à Douala : le pari des 3 millions de tonnes face aux ventes atones et au clinker nigérian

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Deuxième cimenterie de Dangote à Douala : le pari des 3 millions de tonnes face aux ventes atones et au clinker nigérian
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(Investir au Cameroun) – La filiale camerounaise de Dangote Cement a écoulé 596 800 tonnes de ciment au premier semestre 2026, en baisse de 13,1 % sur un an, selon les résultats semestriels non audités publiés le 29 juillet 2026 par Dangote Cement.

Après les 300 000 tonnes vendues entre janvier et mars, chiffre communiqué dans les résultats du premier trimestre, le volume du deuxième trimestre ressort, par différence, à 296 800 tonnes. Il diminue ainsi de 1,1 % par rapport au trimestre précédent.

Cette absence de rebond contraste avec l’objectif annoncé en juin 2026 par la filiale de porter ses capacités camerounaises de 1,5 à 3 millions de tonnes par an à l’horizon 2028. Annualisées mécaniquement, les ventes du premier semestre atteindraient 1,194 million de tonnes sur l’ensemble de l’année. Ce volume équivaut à 79,6 % de la capacité actuelle, mais seulement à 39,8 % de la capacité projetée.

Ces ratios ne constituent pas des taux d’utilisation industrielle. Les résultats publiés ne précisent ni la production effective de l’usine de Douala ni les variations de stocks. Ils donnent néanmoins la mesure de l’effort commercial nécessaire : rapporté arithmétiquement au rythme du premier semestre, l’écoulement de trois millions de tonnes supposerait de multiplier les ventes par environ 2,5.

Deux trimestres sans rebond

La baisse de 13,1 % publiée par Dangote permet d’estimer à environ 686 800 tonnes les ventes du premier semestre 2025. La filiale aurait ainsi perdu près de 90 000 tonnes en un an.

La contraction semble toutefois ralentir. Après une baisse de 15,8 % au premier trimestre, le recul en glissement annuel peut être estimé à environ 10,2 % entre avril et juin. Ce calcul repose sur les données semestrielles et trimestrielles arrondies communiquées par le groupe. Il doit donc être considéré comme un ordre de grandeur.

Cette amélioration relative ne constitue pas encore une reprise. Car, les 296 800 tonnes calculées pour le deuxième trimestre restent inférieures aux 300 000 tonnes du premier.

Dangote attribue cette contre-performance au ralentissement de la construction dans le contexte postélectoral, aux retards dans les dépenses publiques et à l’exécution plus lente des projets d’infrastructures. Dans ses résultats semestriels, le groupe présente cette faiblesse comme une situation temporaire et anticipe une reprise avec la relance des dépenses et de l’exécution des projets.

Cette lecture reste celle de l’entreprise. Les données publiques disponibles ne permettent pas d’isoler l’effet du ralentissement des chantiers de celui d’éventuels transferts de parts de marché vers les autres producteurs. En l’absence de statistiques exhaustives couvrant l’ensemble des cimentiers au premier semestre 2026, la baisse des ventes de Dangote ne peut pas non plus être assimilée à une contraction équivalente de la consommation nationale.

Le rythme observé depuis janvier prolonge surtout le creux de 2025. Cette année-là, les volumes de l’usine de Douala avaient reculé de 14,1 %, à 1,2 million de tonnes, contre 1,4 million en 2024, selon les résultats annuels 2025 de Dangote Cement. L’annualisation du premier semestre 2026 ramène donc pratiquement la filiale au niveau de l’exercice précédent.

Le Cameroun, maillon de broyage du réseau nigérian

L’installation camerounaise de Dangote n’est pas une cimenterie intégrée produisant son clinker localement. Le groupe la présente comme une unité de broyage de 1,5 million de tonnes par an, équipée d’un quai permettant de décharger le clinker directement à l’usine. Ce produit semi-fini est ensuite broyé avec de la pouzzolane locale et du gypse pour fabriquer le ciment.

Cette configuration rattache la filiale camerounaise au réseau industriel et logistique régional du groupe. Au premier semestre 2026, les usines nigérianes de Dangote ont expédié 754 000 tonnes de clinker vers le Cameroun et le Ghana, en hausse de 56,7 % sur un an, selon les résultats semestriels du cimentier. Le groupe ne publie cependant pas la répartition de ces volumes entre les deux pays.

Une présentation stratégique de Dangote Cement publiée en juin 2026 explicite la logique économique de ce réseau. Il doit, selon le groupe, « Maximises utilisation of Nigeria’s asset base » et « Leverages Nigeria’s integrated plants to feed African sites without needing to build further kilns ». Autrement dit, les fours nigérians servent de base de production régionale pour alimenter des unités africaines de broyage, sans construire de nouveaux fours dans chaque marché.

Ce modèle permet à Dangote de mieux utiliser ses capacités nigérianes et de limiter les investissements industriels nécessaires dans les pays desservis. Mais il maintient le Cameroun en aval de la chaîne de valeur : la cuisson du calcaire pour produire le clinker demeure réalisée à l’extérieur.

L’enjeu du projet camerounais ne réside donc pas uniquement dans le nombre de tonnes supplémentaires. Il porte également sur la nature du futur outil. Une nouvelle unité de broyage augmenterait les capacités locales de production de ciment, mais aussi les besoins d’approvisionnement en clinker importé. Une cimenterie intégrée, équipée d’un four et adossée à une carrière de calcaire, modifierait plus profondément la structure industrielle du secteur.

Cette distinction est d’autant plus importante que le Cameroun a importé 3 106 782 tonnes de clinker en 2025, pour une valeur de 97,317 milliards de FCFA, selon la note provisoire sur le commerce extérieur publiée par l’Institut national de la statistique en avril 2026. Ces achats ont progressé de 20,5 % en volume et de 14,7 % en valeur par rapport à 2024. Le clinker a représenté 1,9 % de la valeur totale des importations camerounaises.

Une ambition de trois millions de tonnes annoncée dès 2015

La référence aux trois millions de tonnes n’est pas nouvelle. Lors de l’inauguration de l’usine en 2015, les Services du Premier ministre indiquaient que l’installation devait atteindre 1,5 million de tonnes à la fin de cette année-là et que sa « capacité réelle », selon son promoteur, était de trois millions de tonnes.

Onze ans plus tard, Dangote continue pourtant d’afficher une capacité camerounaise installée de 1,5 million de tonnes par an.

Le projet a pris une nouvelle forme publique le 21 juillet 2026. À l’issue d’une audience avec le Premier ministre Joseph Dion Ngute, Devakumar Edwin, vice-président du groupe Dangote, a annoncé l’intention de construire une nouvelle usine dans la capitale économique. « Nous avons également l’intention de construire une nouvelle cimenterie à Douala. Nous allons visiter des sites afin de déterminer où implanter cette usine », a-t-il déclaré, selon les propos rapportés le 23 juillet par Business & Finance International.

Cette déclaration place encore le projet à un stade préliminaire : la recherche d’un site était annoncée, mais aucun emplacement n’était définitivement retenu. Aucune fiche technique publique ne précise non plus le coût de l’investissement camerounais, le calendrier des travaux, la capacité propre de la nouvelle usine ou la présence éventuelle d’un four à clinker.

La localisation reste elle-même à clarifier. En juin 2026, Dangote Cement Cameroon avait évoqué à la fois l’extension de l’unité de Douala et la relance d’un projet de deuxième usine de 1,5 million de tonnes dans une zone industrielle de Yaoundé. Un mois plus tard, la direction du groupe a annoncé une nouvelle cimenterie à Douala. Dangote n’a pas publiquement précisé s’il s’agit de projets distincts ou d’une modification du site envisagé.

L’accord avec Sinoma ne chiffre pas le projet camerounais

L’accord conclu le 28 février 2026 avec Sinoma International Engineering ne lève pas ces incertitudes. Il porte sur un investissement estimé à plus d’un milliard de dollars et couvre douze projets de construction, d’expansion ou de modernisation dans sept pays africains, dont le Cameroun, selon les informations publiées le 4 mars 2026 par l’Agence Ecofin.

Aucune ventilation publique ne permet toutefois d’isoler le montant réservé au Cameroun. L’accord ne précise pas non plus si l’investissement local prendra la forme d’une unité de broyage, d’une cimenterie intégrée ou d’une simple extension de l’installation existante.

Il ne permet donc pas, à lui seul, de considérer que le doublement des capacités est déjà engagé sur le terrain. Il confirme surtout que le Cameroun figure parmi les marchés retenus dans la stratégie d’expansion continentale de Dangote Cement.

Le cimentier doit ainsi résoudre une double équation. Sur le plan commercial, il lui faut retrouver la croissance, gagner des parts de marché ou ouvrir de nouveaux débouchés pour absorber les capacités supplémentaires. Sur le plan industriel, il doit préciser si son investissement renforcera uniquement le broyage local ou réduira également la dépendance du Cameroun au clinker importé.

Tant que le site, le financement, le calendrier et la configuration technique ne sont pas rendus publics, le passage à trois millions de tonnes demeure un objectif annoncé. Il intervient alors que les ventes camerounaises de Dangote plafonnent, depuis le début de 2026, autour de 300 000 tonnes par trimestre.

Baudouin Enama

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Ghana : le gouvernement veut allonger le mandat présidentiel à cinq ans

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Au Ghana, le gouvernement veut modifier la Constitution afin de porter le mandat présidentiel de quatre à cinq ans et d’abaisser à 35 ans l’âge […]

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