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Le FMI presse Yaoundé de remplacer les dirigeants des entreprises publiques aux mandats expirés

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Le FMI presse Yaoundé de remplacer les dirigeants des entreprises publiques aux mandats expirés
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La question du renouvellement des dirigeants des entreprises publiques s’impose comme l’une des principales recommandations adressées au Cameroun par le Fonds monétaire international (FMI). C’est du moins ce qui ressort du dernier rapport des services du FMI relatif aux consultations de 2026 au titre de l’Article IV, publié en mai dernier à la suite d’une mission effectuée en mars 2026.

Dans ce document, l’institution de Bretton Woods considère que les insuffisances observées dans le fonctionnement des organes de gouvernance, combinées à la multiplication des mandats arrivés à expiration, contribuent à retarder les restructurations nécessaires et à prolonger les contre-performances financières de plusieurs entreprises publiques.

« La faiblesse de la gouvernance est un vecteur de transmission au budget des mauvais résultats des entreprises publiques. Une surveillance insuffisante — due à des organes de gouvernance inactifs ou incomplets et à de nombreux mandats de direction expirés ou vacants — retarde les restructurations et permet aux pertes financières de persister. Malgré le cadre juridique et institutionnel établi par la loi de 2017, dix entreprises publiques restent non conformes. Les lacunes en matière de gouvernance sont aggravées par l’absence ou le fonctionnement défaillant de Conseils d’administration et d’Assemblées générales dans plusieurs entreprises. En 2024, deux entreprises publiques ne disposaient d’aucun organe de gouvernance, tandis que plus de la moitié des postes de direction clés étaient occupés par des responsables dont les mandats étaient arrivés à échéance ou demeuraient vacants », peut-on lire dans le rapport.

Ce constat intervient alors que plusieurs dirigeants d’entreprises et d’établissements publics continuent d’exercer leurs fonctions depuis des années sans renouvellement officiel de leur mandat, une situation régulièrement dénoncée par les spécialistes de la gouvernance publique. Pour le FMI, le problème ne réside pas dans l’absence de cadre réglementaire. Le Cameroun dispose, depuis près d’une décennie, de la loi du 12 juillet 2017 portant statut général des entreprises publiques, un texte qui définit notamment l’organisation des organes de gouvernance, les responsabilités des administrateurs et les règles encadrant les mandats des dirigeants.

Toutefois, estime l’institution financière, l’application de ce dispositif demeure incomplète dans une partie du portefeuille public. Cette situation souligne-t-elle, alimente les dysfonctionnements observés dans plusieurs structures et limite l’efficacité des mécanismes de contrôle prévus par la législation.

Les conclusions du FMI font d’ailleurs écho aux analyses développées par la professeure Viviane Ondoua Biwolé dans une étude consacrée à la gouvernance des entreprises et établissements publics. Selon cette spécialiste du management public, les présidents de conseils d’administration (PCA) et les directeurs généraux dont les mandats excèdent les limites prévues par la loi de 2017 se trouvent dans une situation irrégulière au regard du cadre juridique en vigueur.

Dans cette étude, l’universitaire estime que, depuis juillet 2023, 43 présidents de conseils d’administration ont perçu indûment environ 634 millions de FCFA de rémunérations. Ce montant se répartit entre 325 millions de FCFA versés aux PCA des entreprises publiques et 309 millions de FCFA attribués à ceux des établissements publics. Elle considère également que les dirigeants concernés ont contribué à une perte globale estimée à près de 195 milliards de FCFA pour l’État sur la période 2020-2024.

C’est dans ce contexte que le FMI insiste sur la nécessité d’une régularisation rapide des nominations. Pour les experts du Fonds, cette mesure constitue l’un des principaux leviers susceptibles d’améliorer la performance des entreprises concernées tout en réduisant les risques budgétaires supportés par l’État. « Un levier de réforme crucial est le renforcement des cadres de gouvernance, aux fins duquel il faudra conformer les entreprises publiques au cadre juridique de 2017 en rendant effectif le fonctionnement des organes de gouvernance et en régularisant les nominations aux postes de direction », souligne l’institution.

DES DÉFAILLANCES QUI FINISSENT PAR PESER SUR LE BUDGET DE L’ÉTAT

Au-delà des questions de conformité juridique, le FMI établit un lien direct entre les insuffisances de gouvernance et la situation financière de plusieurs entreprises publiques. Selon l’institution, l’absence de supervision efficace et les dysfonctionnements des organes de décision empêchent souvent l’adoption rapide de mesures de redressement lorsque les difficultés apparaissent. Cette inertie favorise la persistance des pertes financières, l’accumulation des dettes et, à terme, une sollicitation accrue du budget de l’État sous forme de subventions, de recapitalisations ou de prises en charge d’engagements financiers.

Le rapport avertit d’ailleurs que les entreprises publiques pourraient continuer à représenter une source durable de vulnérabilité pour les finances publiques si les réformes ne sont pas accélérées. « En l’absence de réformes radicales, les entreprises publiques risquent de rester une source persistante de pression et de risque pour les finances publiques, avec des conséquences préjudiciables sur la viabilité de la dette et l’exécution du budget », prévient le Fonds.

Dans cette perspective, le renouvellement des dirigeants n’apparaît que comme une première étape. Le FMI recommande également d’améliorer la qualité des informations financières transmises par les entreprises publiques, de renforcer la production régulière d’états financiers certifiés, de clarifier les relations financières entre l’État et ses entreprises, ainsi que d’accroître la discipline de paiement au sein du secteur public. L’institution préconise enfin de s’attaquer aux difficultés structurelles qui affectent certaines entités publiques, notamment les déficits de fonds propres, les besoins récurrents de recapitalisation et des niveaux d’endettement jugés préoccupants.

Pour le Fonds, la mise en conformité de la gouvernance et le traitement de ces fragilités constituent des conditions indispensables pour limiter les risques pesant sur les finances publiques et améliorer durablement la performance du secteur public marchand.

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Marché des titres publics : 98 milliards FCFA levés sur 160 milliards attendus au 1er trimestre

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Marché des titres publics : 98 milliards FCFA levés sur 160 milliards attendus au 1er trimestre
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Le Trésor camerounais a enregistré un début d’année en deçà de ses prévisions sur le marché des titres publics. Entre janvier et mars 2026, il a levé 98 milliards de FCFA contre un objectif trimestriel de 160 milliards de FCFA, soit un manque de 62 milliards de FCFA. D’après le Document de programmation économique et budgétaire (DPEB) 2027-2029, le taux de réalisation s’est établi à 61,3 %.

Les ressources mobilisées proviennent de 50,3 milliards de FCFA d’Obligations du Trésor assimilables (OTA), utilisées pour le financement à moyen et long terme, et de 47,7 milliards de FCFA de Bons du Trésor assimilables (BTA) à 52 semaines, destinés aux besoins de trésorerie de l’État. Malgré cet écart par rapport à la programmation, le montant levé reste supérieur aux 84,4 milliards de FCFA collectés au premier trimestre 2025, soit une progression de 13,6 milliards de FCFA ou 16,2 %.

DES INVESTISSEURS PLUS EXIGEANTS

Cette contre-performance s’inscrit dans un environnement moins favorable sur le marché des titres publics de la Cemac. Les États continuent d’y rechercher des ressources importantes, mais les investisseurs demandent désormais des rendements plus élevés et privilégient les échéances courtes. Cette évolution avait déjà été relevée par le ministre des Finances, Louis Paul Motazé, le 13 février 2025 à Douala.

Selon les données présentées à cette occasion, le Cameroun a levé 1 153,9 milliards de FCFA sur ce marché en 2024, en hausse de 20,4 % sur un an. Dans le même temps, le taux de rémunération des Bons du Trésor assimilables est passé de 2,67 % en 2020 à 6,33 % en 2024, tandis que le taux de couverture des besoins du Trésor est tombé de 206,9 % à 69 %.

Le Directeur général du Trésor et de la Coopération financière et monétaire, Sylvester Moh Tangongho, dresse le même constat dans un entretien accordé à Défis Actuels. « Nous faisons face au renchérissement du coût du financement de notre dette publique. Cette situation s’accompagne également d’un raccourcissement de la maturité moyenne des titres émis, les investisseurs privilégiant désormais des échéances plus courtes », explique-t-il.

Pour élargir la base des souscripteurs, le Trésor envisage d’ouvrir davantage le marché aux particuliers par l’intermédiaire des plateformes numériques. « Les fintech pourraient agréger des milliers de souscriptions de faible montant et permettre ainsi à un plus grand nombre d’épargnants de participer au financement de l’État », indique le responsable. Il évoque également la possibilité de lancer des émissions liées à des projets identifiés. « Des emprunts pourraient être lancés pour financer une infrastructure bien identifiée, comme un pont ou un équipement local. Les souscripteurs sauraient alors précisément à quoi leur contribution est affectée », précise Sylvester Moh Tangongho.

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SIARC 2026 : Le Cameroun juxtapose la tradition et la modernité pour stimuler l’innovation artisanale

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SIARC 2026 : Le Cameroun juxtapose la tradition et la modernité pour stimuler l’innovation artisanale
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Cet événement biennal prévu du 27 juillet au 05 août 2026 à Yaoundé, mettra en avant l’artisanat local par des expositions-ventes, des rencontres B2B, des ateliers de formation et des innovations.

Promouvoir et stimuler l’innovation dans le secteur de l’artisanat camerounais, en créant une plateforme d’échanges fructueux entre les savoirs-faires traditionnels et les influences contemporaines, afin d’accroître sa compétitivité. C’est l’objectif général de la 9ème édition du Salon international de l’artisanat du Cameroun (SIARC), prévu du 27 juillet au 05 août 2026 au musée national de Yaoundé.

L’événement qui aura pour pays invités d’honneur la Côte d’Ivoire et le Cameroun et l’Algérie va se tenir sous le thème : «Entre tradition et modernité : comment stimuler l’innovation artisanale? ». Comme innovation de cette 9ème édition, le SIARC 2026 ambitionne des formations des artisans sur l’appropriation du processus de normalisation et de certification des produits artisanaux, l’ouverture d’une boutique souvenir SIAR 2026 et un atelier d’initiation des jeunes vulnérables aux métiers artisanaux.

Au cours du point de presse organisé hier jeudi 23 juillet 2026 à Yaoundé en prélude à l’événement, Achille Bassilekin III, ministre en charge des PME, de l’économie sociale et de l’artisanat (Minpmeesa) a expliqué que «l’artisanat demeure l’un des piliers de l’économie camerounaise. Selon les autorités, il mobilise près de 60 % de la population active, contribue significativement à la création de richesses, favorise l’insertion socio-économique et participe à la préservation de l’identité culturelle nationale».

Dans son allocution, le membre du gouvernement a rappelé que la Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30) fait de l’innovation, de la compétitivité et de la valorisation du secteur privé des instruments majeurs pour conduire le Cameroun vers l’émergence. L’artisanat y occupe une place de choix en tant que levier de création d’emplois, de promotion du « Made in Cameroon » et de développement des chaînes de valeur locales.

Achille Bassilekin III a indiqué que l’artisanat national dépasse le simple acte commercial. « Acheter un produit artisanal camerounais, c’est soutenir une famille, préserver un savoir-faire, contribuer à la création d’emplois et investir dans notre patrimoine culturel », a-t-il déclaré.

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Absence de Paul Biya : le SDF dénonce le black out total

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Absence de Paul Biya : le SDF dénonce le black out total
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«Qui gouverne ce pays ? Le chef de l’État est absent du territoire national depuis plus de six semaines (…). La vice-présidence, créée à la hâte en avril au nom de la continuité de l’État demeure vacante. L’État fonctionne par délégation de signature qu’aucun citoyen n’a jamais vue».Le coup de gueule est de Joshua Osih hier lors de la conférence de presse qu’l a donnée à Yaoundé. Le séjour prolongé du président de la République en Europe était le sujet phare abordé par le président du Social democratic front (SDF) à cette occasion où il présentait la position de son parti sur l’état de la nation. Joignant ainsi sa voix aux millions d’autres qui s’inquiètent du « court séjour » présidentiel devenu de plus en plus élastique. Déjà 45 jours que le peuple camerounais est sans nouvelles de Paul Biya son président, parti « en Europe » début juin dernier, et qui n’a plus donné signe de vie. Lui qui a fait l’objet de vifs débats sur son état de santé à l’occasion de la célébration de la Fête nationale le 20 mai dernier. Lui dont des sources annoncent une hospitalisation en Suisse. Une information qui avait été donnée par le magazine Jeune Afrique. Le ministre de la Communication René Emmanuel Sadi, avait démenti cette information, la déclarant « non fondée ». Le porte-parole du gouvernement indiquait que Paul Biya est au travail.

Mais cela fait déjà un mois et demi que l’homme en qui le peuple camerounais a confié son destin, est toujours sans nouvelles officielles. Amplifiant les rumeurs et débats sur sa santé. Et désormais sur la vacance à la tête de l’Etat. Convoquant l’article 6, alinéa 5 de la Constitution du 18 janvier 1996 modifiée en avril dernier. Lequel dispose que «en cas de vacance de la présidence de la République pour cause de décès ou de démission, ou en cas d’empêchement définitif dûment constaté par le Conseil constitutionnel, le vice-président achève le mandat du président de la République». Faux : «Affirmer que le pouvoir (exécutif) est ‘’vacant’’ au Cameroun relève d’un barbarisme juridique, voire politique oulogique », réagi Jacques Fame Ndongo, secrétaire à la communication du Rdpc, parti au pouvoir.

« République en pilotage automatique »

Sauf que la réalité à savoir la longue absence prolongée du président de la République, impose débats et conjectures lorsqu’après sa sortie, le patron de la communication du parti au pouvoir ne peut apporter une preuve que Paul Biya continue d’être le commandant de bord du bateau Cameroun. Le SDF par la voix de son président, est monté au créneau pour joindre sa voix à celles des autres Camerounais qui refusent d’assister en victimes résignées du sevrage brusque de leur président ; mais surtout, de sortir le débat des réseaux sociaux pour l’exposer dans les espaces conventionnels de gouvernance participative de la cité. «Nous comprenons, et nous l’avons dit, que d’un point de vue constitutionnel, cette vacance n’existe pas par voie d’absence», rejoint-il Fame Ndongo. «Nous respectons cela. Nous sommes des républicains et nous respectons les lois qui nous entourent. Mais nous disons, et nous insistons, que d’un point de vue politique et tout simplement de décence, la question reste sur la table : celle qui oblige le président de la République d’informer ses concitoyens. Tout comme il le fait quand il part, il a l’obligation de nous dire ce qu’il lui arrive», s’en éloigne-t-il. Jugeant l’absence de communication officielle comme «indécente et méprisante».

Le Chairman du SDF rappelle que le chef de l’Etat«est une institution». Insistant sur le fait que «nous devons savoir ce qui se passe avec le chef de l’Etat». Et «ce n’est pas une faveur que nous demandons». Et d’insister sur la notion de « court séjour », autre pan du débat. «Si court, chez lui, veut dire 45 jours, il faudrait qu’on revoie le curriculum scolaire au Cameroun, parce que, quand moi je suis allé à l’école, 45 jours n’étaient pas considérés comme un court séjour». Le successeur de Ni John Fru Ndi ne se contente plus du bavardage : «Quand nous disons que nous allons aviser, c’est tout simplement pour savoir : qu’il nous informe, de ce qui se passe. Parce que si, après tous ces appels des Camerounais pour savoir où il est, il ne répond pas, il faudra passer à la phase suivante : comprendre pourquoi il ne peut pas nous dire où il est», menace-t-il. D’autant plus que «le Cameroun est une République en pilotage automatique et l’on ne s’en remet pas à un pilotage automatique dans la tempête». Faisant allusion aux nombreuses questions et préoccupations des Camerounais à l’heure actuelle : la vie chère, la mise en œuvre de la réforme constitutionnelle d’avril 2026 qui institue la vice-présidence de la République, le problème du trafic illicite de l’or,…

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