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Shanda Tonme saisit Atanga Nji sur le cas Focaco
«En guise d’exemple, je considère comme un devoir, de vous alerter sur le cas de l’association dénommée, « Fondation camerounaise des consommateurs, FOCACO », avec pour animateur principal connu, sieur ABENA AYISSI Alphonse. La méthode des voyous consiste à s’adresser à des entreprises qui ont pignon sur rue, leur proférer des menaces, des ultimatums et des mises en demeure», soutient le Médiateur Universel.
Le Médiateur Universel
Président de la Commission indépendante contre la corruption et la discrimination (COMICODI)
Président du Mouvement Populaire pour le Dialogue et la Réconciliation (MPDR)
Yaoundé, le 29 mai 2026
Monsieur le Ministre de l’administration territoriale
Yaoundé
Objet : signalement d’une association dénommée
Fondation camerounaise des consommateurs, FOCACO,
dont les agissements relèvent d’une entreprise d’arnaque
et d’extorsion des fonds
En 1990, notre pays a réalisé un véritable bond en avant, en consacrant des libertés de toute nature, en adoptant un catalogue quasiment révolutionnaire sur les libertés.
Dans ce catalogue, la liberté d’association, objet de la loi N° 090/53 du 19 décembre 1990, faisait figure d’instrument unique d’émancipation des citoyennes et des citoyens, d’ouverture vers plus de raffermissement des relations intra-communautaires, des fraternités familiales et villageoises, des regroupements dans des cercles, d’expression publique sanctuarisée. Malheureusement certains de nos compatriotes adeptes de la vie facile et des méthodes criminelles, n’ont pas tardé d’en faire un très mauvais usage.
En guise d’exemple, je considère comme un devoir, de vous alerter sur le cas de l’association dénommée, « Fondation camerounaise des consommateurs, FOCACO », avec pour animateur principal connu, sieur ABENA AYISSI Alphonse. La méthode des voyous consiste à s’adresser à des entreprises qui ont pignon sur rue, leur proférer des menaces, des ultimatums et des mises en demeure. La finalité on s’en doute bien, est l’extorsion des fonds, un braquage en règle par de piètres cols blancs ratés tapis dans des couloirs obscurs qui leur servent de bureau ambulants.
La dernière victime, et il en existe d’autres certainement, c’est la compagnie de transport inter urbain CERISE EXPRESS. En effet cette compagnie située à TSINGA à Yaoundé, est une vraie aubaine pour les populations de quatre quartiers très populaires qui avant, devaient emprunter au moins deux taxis pour se rendre à Vann, en vue d’un voyage à Douala. C’est une compagnie du peuple. Et voilà que des charognards mués en Fondation machin, viennent troubler sa visibilité et chercher à salir son image, à défaut de soutirer quelques billets de banque.
C’est pourquoi dans le contexte de notre société que nous voulons apaisée et émergeante de tous les points de vue, mon signalement est opportun dans l’optique d’encourager les entreprises citoyennes, de les mettre à l’abris des bandits, et de rappeler à l’ordre tous ceux qui usent, utilisent et abusent sans vergogne, la loi sur les associations pour des fins malpropres.
Dans l’attente, ma haute et fraternelle considération./.
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Pétrole et gaz : Perenco chiffre Bokwango à 31 millions de barils, la SNH annonce 40 milliards de pieds cubes à Kita-Bokwango

(Investir au Cameroun) – La Société nationale des hydrocarbures (SNH) et Perenco ont livré de nouvelles données sur les travaux d’exploration et de développement conduits dans le bassin du Rio del Rey. Les informations ont été communiquées le 17 septembre 2026 à Yaoundé, lors de la présentation de Julien Gras, nouveau directeur général des filiales camerounaises du groupe pétrolier.
Selon une fiche préparée par la SNH pour cette audience, les travaux réalisés sur les structures Kita et Bokwango dans le cadre du contrat de partage de production Rio del Rey ont mis en évidence plus de 30 millions de barils d’huile et plus de 40 milliards de pieds cubes de gaz. La société publique annonce également un nouveau puits d’appréciation sur Bekita.
Le discours prononcé à la même occasion par Armel Simondin, CEO de Perenco, permet de préciser une partie de ces volumes. Le groupe attribue à Bokwango la mise en évidence de 31 millions de barils de pétrole et de 25 milliards de pieds cubes de gaz en place.
La qualification des 31 millions de barils reste toutefois à préciser. Contrairement au gaz, explicitement présenté par Perenco comme étant « en place », le groupe n’indique pas si le volume pétrolier correspond aux hydrocarbures initialement contenus dans le réservoir, à des ressources techniquement récupérables ou à des réserves. Sur la base des informations disponibles, ces 31 millions de barils ne peuvent donc pas être assimilés à des réserves commercialement exploitables.
La fiche de la SNH ne permet pas non plus de répartir entre Kita et Bokwango les plus de 40 milliards de pieds cubes de gaz attribués aux deux structures. Perenco chiffre Bokwango seul à 25 milliards de pieds cubes de gaz en place. Mais la différence avec le chiffre global avancé par la SNH ne peut pas être automatiquement attribuée à Kita, faute de ventilation fournie par les deux sources.
55 milliards de pieds cubes de gaz à Lungahe
Perenco fait également état d’un résultat d’exploration dans le contrat de partage de production Bomana. Un puits foré sur le prospect Lungahe a mis en évidence 55 milliards de pieds cubes de gaz naturel, selon la SNH. Perenco précise qu’il s’agit de 55 milliards de pieds cubes de gaz en place.
Ce volume ne correspond pas nécessairement à la quantité qui pourra être récupérée et commercialisée. Le facteur de récupération du gisement, les coûts de développement, les infrastructures nécessaires ainsi que les conditions économiques et contractuelles détermineront la part pouvant effectivement être valorisée.
Les travaux sur Lungahe étaient engagés depuis plusieurs années. Le rapport ITIE Cameroun 2023 indique que la prorogation de l’autorisation de recherche Bomana accordée en avril 2023 devait notamment permettre à Perenco Rio del Rey de poursuivre les travaux géoscientifiques et de préparer le forage du puits Lungahe.
Dans le Rio del Rey, Perenco indique avoir foré 25 puits et réalisé une cinquantaine d’opérations de reconditionnement. Le groupe attribue à ce programme près de 13 000 barils par jour de production supplémentaire et dit avoir ajouté plus de 21 millions de barils aux réserves.
La SNH fournit un autre indicateur. Elle estime que le développement complémentaire du champ Rio del Rey conduit durant le mandat d’Yves Postec, directeur général sortant des filiales camerounaises de Perenco, a accru la production nationale d’environ 7 000 barils par jour.
Les deux chiffres ne peuvent pas être directement comparés. Les documents consultés ne donnent ni les mêmes périodes de référence ni les périmètres de calcul nécessaires pour déterminer si les 7 000 barils par jour avancés par la SNH sont inclus dans les 13 000 barils par jour de production incrémentale revendiqués par Perenco.
À l’échelle de ses opérations camerounaises, Perenco affirme avoir investi plus de 1,5 milliard de dollars depuis 2012 aux côtés de la SNH. Le groupe fait état de plus de 100 opérations de reconditionnement, du forage d’une centaine de puits et de plusieurs projets d’infrastructure. Il dit avoir ajouté plus de 240 millions de barils aux réserves au cours de cette période et évalue sa production opérée actuelle à environ 75 000 barils équivalent pétrole par jour.
Le développement du gaz reste à contractualiser
Les volumes identifiés à Bokwango, Kita et Lungahe ne préjugent pas de leur mise en production. Parmi les dossiers transmis au nouveau directeur général de Perenco Cameroun, la SNH cite la poursuite des travaux d’appréciation, le développement de Bokwango et la valorisation des ressources gazières du Rio del Rey.
Sur ce dernier dossier, Perenco indique que les futurs investissements restent conditionnés à la finalisation du cadre contractuel avec la SNH. Armel Simondin dit vouloir achever ce processus dans« les plus brefs délais ».
La fiche de la SNH mentionne parallèlement deux projets techniques : une augmentation de 10 MW des capacités de production électrique et un relèvement de 15 millions de pieds cubes par jour des capacités de gaz-lift. Aucun montant d’investissement ni calendrier de mise en service n’est précisé.
Baudouin Enama
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Électricité : à Banyo, un projet solaire de 44 MW se dessine parallèlement au programme d’hybridation de Socadel

(Investir au Cameroun) – Un projet de centrale solaire photovoltaïque de 44 MW avec stockage est en cours de maturation à Banyo, dans l’Adamaoua, où Socadel (ex-Eneo), développe déjà un programme d’hybridation de la centrale thermique locale. La nouvelle initiative est portée par la Foundation for Development of Ecology & Humankind (Fondecoh), en collaboration avec la commune de Banyo et Supernova Energy, selon l’Agence de régulation du secteur de l’électricité (Arsel).
Les promoteurs ont présenté le projet au régulateur le 8 septembre 2026 à Yaoundé. L’installation envisagée comprend un champ photovoltaïque de 44 MW associé à des capacités de stockage, dont l’Arsel ne précise ni la puissance ni la capacité énergétique. L’électricité produite doit contribuer à l’approvisionnement de Banyo et des localités environnantes.
Par sa puissance annoncée, le projet se situe à une échelle très supérieure aux capacités solaires prévues dans le programme d’hybridation des centrales thermiques isolées repris aujourd’hui par Socadel. Le Compact énergétique du Cameroun, élaboré dans le cadre de la Mission 300, prévoit au total 7,2 MWc de photovoltaïque pour six sites : Banyo, Ngaoundal, Yoko, Touboro, Moloundou et Yokadouma. Rapportés arithmétiquement à cette capacité, les 44 MW annoncés à Banyo représentent un peu plus de six fois le total prévu pour les six sites, même si les deux données, exprimées respectivement en MW et en MWc, ne sont pas strictement comparables.
Le programme avait été engagé sous Eneo. En novembre 2023, l’électricien avait lancé un appel d’offres international portant sur la conception, le financement et la construction de six centrales solaires, ainsi que sur la vente à Eneo de l’électricité produite. Banyo figurait dans le lot comprenant également Touboro et Ngaoundal. Le Compact énergétique prévoyait ensuite l’attribution des marchés et le démarrage des travaux au plus tard fin 2025, puis la mise en service complète des installations en 2026.
Raccordement, acheteur et financement encore inconnus
Le projet de 44 MW reste toutefois à un stade préliminaire. L’ARSEL ne fait état ni d’une licence de production déjà attribuée, ni d’un contrat d’achat d’électricité, ni d’un financement bouclé. Le coût de l’investissement, le calendrier de construction, le point de raccordement, la tension d’évacuation, la production annuelle attendue et le dimensionnement du stockage ne sont pas davantage précisés.
Ces paramètres sont particulièrement importants à Banyo, historiquement alimentée par un système électrique isolé. Les données publiées sous Eneo font état d’une puissance thermique installée de 1 968 kW dans la localité. Cette seule donnée ne permet pas de déterminer si le réseau actuel pourrait accueillir une centrale solaire de 44 MW. Une telle évaluation dépendrait notamment du schéma d’évacuation retenu, d’éventuelles extensions du réseau, des capacités de stockage et de la demande appelée à être desservie.
Une autre centrale hybride de 3,5 MW annoncée
Le projet de Fondecoh et Supernova Energy n’est pas la seule initiative renouvelable annoncée à Banyo. Renewable Power Cameroon affirme développer dans la zone un système hybride de 3,5 MW comprenant 1,5 MW de petite hydroélectricité aux chutes de Tapadje Yayya, 2 MW de solaire photovoltaïque, 3,9 MWh de batteries et 35 km de lignes principales en 30 kV.
L’entreprise indique développer ce projet avec la mairie de Banyo et avec l’aval de l’Agence d’électrification rurale. Cette dernière indication repose toutefois sur les déclarations du développeur : aucun document public de l’AER confirmant cet aval n’a été identifié.
Les informations publiques disponibles ne permettent pas d’établir comment le projet solaire de 44 MW, le programme d’hybridation désormais porté par Socadel et le système de 3,5 MW annoncé par Renewable Power Cameroon doivent s’articuler. Elles ne précisent pas non plus l’identité juridique exacte de Supernova Energy ni les références techniques et financières des promoteurs pour une installation de cette taille.
Baudouin Enama
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