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Cameroon Tyres Factory d’Antoine Ndzengue négocie avec l’indien GHV pour son usine de pneus de 413 milliards de FCFA

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Cameroon Tyres Factory d’Antoine Ndzengue négocie avec l’indien GHV pour son usine de pneus de 413 milliards de FCFA
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(Investir au Cameroun) – Le projet d’usine de pneus porté au Cameroun par le groupe de l’homme d’affaires Antoine Ndzengue franchit une nouvelle étape. Le groupe indien GHV Infra Projects Limited a annoncé avoir reçu une lettre d’intention de Cameroon Tyres Factory Project SA pour la réalisation, en mode EPC (ingénierie, approvisionnement et construction), d’une usine de fabrication de pneumatiques à Bekoko, dans la périphérie de Douala.

Selon les termes rendus publics par GHV, le projet porte sur la construction clé en main d’une usine greenfield d’une capacité de 7,6 millions de pneus par an. Le contrat envisagé est évalué à 630 millions d’euros hors taxes, soit environ 413 milliards de FCFA, pour un délai d’exécution de 36 mois à compter de l’ordre de service.

Le document diffusé par l’entreprise indienne présente Cameroon Tyres Factory Project SA comme l’entité attributaire du marché. Il précise que l’opération concerne un projet international et qu’elle ne relève pas d’une transaction entre parties liées.

Une LOI à 630 millions d’euros

À ce stade, l’annonce porte sur une lettre d’intention et non sur la confirmation publique d’un contrat définitivement exécuté ou d’un chantier déjà lancé. Elle constitue néanmoins un signal d’avancement pour un projet industriel présenté depuis plusieurs années comme l’un des plus ambitieux du secteur manufacturier camerounais.

En 2023, Cameroon Tyres Factory, filiale du groupe Neptune Holding d’Antoine Ndzengue, avait déjà dévoilé un projet d’usine de pneus à Bomono, dans la périphérie ouest de Douala. À l’époque, l’investissement annoncé s’élevait à 400 milliards de FCFA, pour une capacité de production de 4,6 millions d’unités par an et environ 2 500 emplois projetés.

Changement d’échelle

Le projet semble, depuis lors, avoir changé de dimension. La capacité annoncée atteint désormais 7,6 millions d’unités annuelles, tandis que le coût avancé par GHV dépasse les estimations précédemment rendues publiques. Le site mentionné n’est plus Bomono, mais Bekoko, autre zone stratégique de l’agglomération de Douala.

Pour accompagner cette montée en puissance, le groupe avait engagé une restructuration de ses activités à travers une fusion-absorption entre Cameroon Tyres Factory SA et Cameroon Tyres Factory Project SA. L’opération visait à constituer un ensemble intégré associant production et distribution de pneumatiques, avec pour ambition de servir à la fois le marché camerounais et les débouchés sous-régionaux.

À l’issue de cette réorganisation, le capital social de Cameroon Tyres Factory Project SA devait passer de 100 millions de FCFA à plus de 15,2 milliards de FCFA, grâce à une émission de nouvelles actions. Le projet industriel prévoit notamment la fabrication de pneus pour poids lourds ainsi que de pneus pour véhicules particuliers.

Au-delà de la production, le promoteur met en avant une logique d’intégration verticale fondée sur l’approvisionnement local en caoutchouc naturel. La Cameroon Development Corporation, ainsi que plusieurs producteurs d’hévéa installés au Cameroun, figuraient parmi les partenaires potentiels évoqués pour la fourniture de matière première.

L’intérêt économique du projet s’explique par la forte dépendance du Cameroun aux importations de pneumatiques, dans un contexte de progression du parc automobile et d’intensification des besoins du transport et de la logistique. L’émergence d’une unité locale de fabrication pourrait, à terme, réduire une partie de cette dépendance et contribuer à la structuration d’une filière industrielle autour du caoutchouc.

Financement

Reste toutefois la question du financement effectif et du calendrier réel de mise en œuvre. Cameroon Tyres Factory avait indiqué avoir mandaté Structure Finance Group, filiale de Société Générale, pour structurer une syndication financière associant notamment la BDEAC, Afreximbank et plusieurs banques commerciales présentes au Cameroun.

Antoine Ndzengue avait alors assuré que les financements étaient bouclés et que le projet était entré dans sa phase finale. À ce stade, cependant, aucune des institutions financières citées n’a publiquement confirmé sa participation au financement de l’usine. De même, le démarrage des travaux, un temps annoncé pour le dernier trimestre 2023, ne s’est pas encore matérialisé publiquement.

Si elle se concrétise, cette usine renforcerait la présence d’Antoine Ndzengue dans l’économie camerounaise. Le groupe Neptune est déjà actif dans plusieurs secteurs, dont la distribution pétrolière, le stockage, le transport de marchandises, la logistique portuaire, la commercialisation de pneumatiques, la santé et la restauration. Le poids financier exact de l’ensemble demeure néanmoins difficile à apprécier, ses états financiers n’étant pas publiquement disponibles.

Amina Malloum

Lire aussi :

14-08-2023 – Microfinance, fabrication de pneus… : Antoine Ndzengue multiplie les projets de diversification de son groupe Neptune

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Me Félicité Esther Zeifman ressuscite l’affaire du téléphone distrait de l’une des épouses du patron du Groupe L’Anecdote (Première partie)

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Me Félicité Esther Zeifman ressuscite l’affaire du téléphone distrait de l’une des épouses du patron du Groupe L’Anecdote (Première partie)
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Au cours de l’audience criminelle spéciale consacrée à l’examination in chief et à la cross-examination du 35ᵉ témoin, le lieutenant-colonel Dieudonné Bialo, chef du service central des recherches judiciaires (Scrj) de la gendarmerie nationale, les avocats des parties civiles ont fait ressurgir, ce mardi 15 septembre 2026, l’affaire des terminaux numériques manquants, dans lesquels seraient contenus des éléments liés à l’assassinat de l’ancien chef de chaîne d’Amplitude FM.

C’est Me Félicité Esther Zeifman qui, après avoir obtenu du 35ᵉ témoin du ministère public la définition de l’enquête environnementale contenue dans sa grille méthodologique, a posé au lieutenant-colonel Dieudonné Bialo la question de savoir s’il est au courant que Melissa Amougou Belinga avait distrait un iPhone lors du déroulement de l’enquête préliminaire.

L’officier supérieur de la gendarmerie nationale a répondu à cette question par l’affirmative, tout en indiquant que c’est grâce au tracking des terminaux numériques que les enquêteurs se sont rendu compte de l’incorporation du numéro de téléphone de la puce et du numéro IMEI de l’appareil de la concernée.

À la question de l’avocate des ayants droit de Martinez Zogo de savoir quelles sont les dispositions prises par la commission mixte d’enquête police/gendarmerie nationale pour retrouver ce téléphone distrait par l’épouse de Jean-Pierre Amougou Belinga, D. Bialo fait savoir au tribunal que la commission avait interpellé deux personnes, dont une dame qui s’est présentée comme une femme de ménage du couple de l’homme d’affaires et, avant elle, un monsieur qui avait été interpellé.

Ce dernier s’est présenté comme proche de cette femme de ménage, dont la puce téléphonique avait rayonné dans le téléphone recherché. Selon l’officier supérieur de la gendarmerie nationale, c’est l’audition de cet homme proche de l’agent domestique du couple Amougou Belinga qui a conduit à la découverte de la disparition de cet iPhone.

S’agissant des dispositions prises pour auditionner Melissa Amougou Belinga, indexée par sa femme de ménage, la commission mixte, en son temps, explique D. Bialo, avait sollicité sa présence via les conseils du patron du groupe L’Anecdote.

Lorsque Me Félicité Esther Zeifman demande au témoin du ministère public si ce téléphone distrait sciemment n’aurait pas pu participer à la manifestation de la vérité, le lieutenant-colonel Bialo répond : « Le téléphone est recherché parce que le lieutenant-colonel Justin Danwe communique, dans une de ces auditions, un numéro de téléphone appartenant et utilisé par M. Amougou Belinga. Les divers trackings ont révélé des rayonnements correspondant aux divers lieux fréquentés par son utilisateur ».

Aussi le lieutenant-colonel Danwe avait-il affirmé avoir transmis une vidéo de la victime à Amougou Belinga via cet iPhone. Mais durant la cross-examination du 35ᵉ témoin faite par l’avocat du lieutenant-colonel Justin Danwe, Me Jacques Mbuny, ce dernier a rappelé au lieutenant-colonel Bialo que relativement au transfert de cette vidéo à l’homme d’affaires, l’expert Georges Bell Bitjocka avait déclaré que cette vidéo avait été extraite d’un téléphone d’un membre du commando, Vincent Godje, qui avait été nommément cité. Cependant, D. Bialo a réagi : « En tant que membre de la commission d’enquête mixte, nous avons écouté ces extraits de vidéo courts ».

Sur le champ, Me Mbuny pose la question à Bialo : « Vous avez extrait les vidéos du téléphone de Danwe ou vous avez ouï dire qu’il y avait des vidéos dans son téléphone ? Et l’officier supérieur de la gendarmerie nationale de répondre, de façon laconique : « C’était un ouï-dire! »

En suivant le prolongement du questionnement de Me Zeifman, l’avocate juge qu’il était nécessaire que ce téléphone soit mis à la disposition de l’enquête pour contribuer à la manifestation de la vérité. Les (ces éléments) avez-vous consignés et adressés au commissaire du gouvernement ?, s’interroge l’avocate des ayants droit de Martinez Zogo.

Et Bialo de répondre : « Je pense ». « Que faisons-nous en ce moment ? Comment rattraper cet impair ? », s’interroge, in fine, Me Zeifman. C’est sur ces entrefaites qu’une objection a été formulée par Me Tchudjo, un des avocats de Jean-Pierre Amougou Belinga, qui a demandé au tribunal de rejeter cette question qui, explique-t-il, est une question d’opinion. Au bout du compte, le président du tribunal a retenu cette objection et a invité le témoin à apporter des réponses techniques aux questions de fait et de connaissance s’inscrivant en droite ligne du contenu de l’enquête.

À titre informatif, le Service central de recherches judiciaires (Scrj) de la gendarmerie nationale, dont le lieutenant-colonel Dieudonné Bialo est le responsable, s’est auto saisi à la suite de l’information liée à la disparition d’Arsène Mbani Zogo et après la découverte de sa dépouille. L’officier supérieur de la gendarmerie nationale reconnaît, dans le cadre de ses recherches, n’avoir pas fait de constatations.

En revanche, s’agissant des observations, le Service central des recherches judiciaires (Scrj) s’est déployé dans une enquête environnementale (recherche de tout indice non enregistré devant contribuer à la manifestation de la vérité) auprès des citoyens. La vidéo surveillance a été aussi mise à contribution tant elle était gérée, indique D. Bialo, par la Délégation générale à la sûreté nationale (DGSN), en appui avec la légion de gendarmerie du Centre.

De plus, ajoute Bialo, le Service central des recherches judiciaires n’a pas posé d’acte d’enquête ; il assistait le commandant de la légion de gendarmerie du Centre et utilisait le matériel pour faire le tracking de tout ce que l’on pouvait avoir comme numéro de téléphone des intervenants.

Serge Aimé BIKOI

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ACEP Cameroun : le bénéfice progresse de 6,3 % à 803,6 millions de FCFA en 2025

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ACEP Cameroun : le bénéfice progresse de 6,3 % à 803,6 millions de FCFA en 2025
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(Investir au Cameroun) – ACEP Cameroun a réalisé un bénéfice net de 803,6 millions de FCFA en 2025, contre 755,6 millions un an plus tôt, selon les données publiées par la Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale (BVMAC) dans son Bulletin officiel de la cote du 17 septembre 2026. Le résultat progresse ainsi de 6,3 %, soit près de 48 millions de FCFA supplémentaires.

Cette croissance est supérieure à celle du produit net financier de l’établissement, passé de 7,745 milliards à 7,970 milliards de FCFA sur la même période, soit une hausse de 2,9 %. Rapporté au produit net financier, le bénéfice représente 10,1 % en 2025, contre 9,8 % en 2024.

Il s’agit de la deuxième année consécutive de progression du résultat net. Après 905 millions de FCFA en 2022, le bénéfice avait reculé à 536,6 millions en 2023, avant de remonter à 755,6 millions en 2024. Malgré cette reprise, le résultat de 2025 reste inférieur de 11,2 % à celui de 2022.

3,21 milliards de FCFA à verser aux obligataires d’ici fin 2027

Cette amélioration intervient alors qu’ACEP Cameroun poursuit l’amortissement de son emprunt obligataire « ACEP 7 % brut 2024-2027 ». L’établissement avait levé 5 milliards de FCFA sur le marché financier régional. L’emprunt, coté à la BVMAC depuis le 8 avril 2025, affiche encore un encours résiduel de 3 milliards de FCFA.

Selon l’échéancier publié par la BVMAC, ACEP doit rembourser 1 milliard de FCFA de capital le 30 décembre 2026, assorti de 105 millions de FCFA d’intérêts. Deux autres remboursements de 1 milliard de FCFA sont prévus les 30 juin et 30 décembre 2027, avec respectivement 70 millions et 35 millions de FCFA d’intérêts.

L’établissement doit ainsi encore verser 3,21 milliards de FCFA aux détenteurs de ses obligations d’ici à fin 2027, dont 3 milliards au titre du capital et 210 millions d’intérêts.

La fiche publiée par la BVMAC comporte en revanche une anomalie dans le montant du total de bilan d’ACEP Cameroun pour 2025. Cette donnée n’est pas exploitable en l’état et n’est donc pas retenue faute de confirmation par les états financiers originaux.

ACEP Cameroun, dont le capital social s’élève à 1,444 milliard de FCFA, est détenu notamment par la BICEC à 27 %, Investisseurs & Partenaires à 20 %, la Société nationale d’investissement à 15 % et ACEP International à 13 %.

Baudouin Enama

Lire aussi :

30-06-2026 – Bvmac : Acep Cameroun engage un nouveau remboursement de plus d’un milliard de FCFA sur son emprunt 2024-2027

23-09-2025 – Finance : Acep Cameroun, la microfinance des très petites entreprises, augmente son bénéfice de près de 41% en 2024

17-01-2025 – ACEP Cameroun : la microfinance des très petites entreprises annoncée en bourse en 2025 pour lever 15 milliards de FCFA

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Cameroun-Comores : pourquoi la Fecafoot n’était-elle pas à la table du Minsep ?

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À l’approche des deux premières journées des éliminatoires de la CAN 2027, le malaise institutionnel autour des Lions Indomptables refait surface. Réunie ce vendredi 18 […]

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