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Industrie verte : L’Etat dévoile son plan pour l’économie circulaire axée sur l’agro-industrie et le recyclage

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Industrie verte : L’Etat dévoile son plan pour l’économie circulaire axée sur l’agro-industrie et le recyclage
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Six millions de tonnes de déchets produits chaque année. Quatre millions et demi de tonnes de pertes post-récolte. Treize cents tonnes de plastique rejetées quotidiennement dans la nature. Ces chiffres, le gouvernement camerounais les connaît depuis longtemps. Ce qu’il propose désormais, c’est de les retourner à son avantage. C’est le sens du document lancé ce 22 mai 2026 à Yaoundé, au Minepat, sous la présidence du Secrétaire général du ministère représentant le ministre Alamine Ousmane Mey. La Feuille de Route Nationale pour l’Économie Circulaire 2025-2035, élaborée avec l’appui de la Banque Africaine de Développement (BAD), fixe 32 objectifs et 102 actions, et cible un taux de recyclage de 10 % à l’horizon 2035. Quatre secteurs clés structurent l’ensemble du dispositif.

DES RÉSIDUS AGRICOLES AUX BIOFERTILISANTS

Le volet agro-industriel est celui qui illustre le mieux la logique productive qui sous-tend le plan. Le Cameroun perd chaque année 4,5 millions de tonnes de produits agricoles faute de transformation et de stockage suffisants. La feuille de route prévoit de valoriser ces résidus en biofertilisants, une piste qui permettrait simultanément de réduire les pertes post-récolte et de diminuer la dépendance aux engrais chimiques importés — un poste de dépense structurellement lourd pour les finances publiques. La ville de Dschang a déjà montré que la chose est possible à l’échelle locale, avec des filières de compostage opérationnelles. Le plan entend généraliser ces expériences à l’ensemble du territoire.

LE PLASTIQUE, D’ENNEMI PUBLIC À MATIÈRE PREMIÈRE

Avec 1 300 tonnes de pollution plastique rejetées chaque jour, le Cameroun figure parmi les pays les plus exposés au problème en Afrique centrale. La stratégie retenue ne se limite pas à l’interdiction ou à la sensibilisation.

Elle parie sur l’écoconception et la promotion d’alternatives industrielles locales, avec l’idée de faire du déchet plastique une matière première pour des filières encore embryonnaires. Les entreprises Namé Recycling et Eco Green ont déjà initié des activités de recyclage à petite échelle. Le plan leur offre un cadre institutionnel pour changer de dimension.

LA FORÊT CAMEROUNAISE, TROP PEU TRANSFORMÉE

Le secteur forêt-bois reste le parent pauvre de l’industrialisation camerounaise malgré l’immensité du potentiel. La feuille de route mise sur une transformation locale accrue, la valorisation des rebuts de scierie — aujourd’hui largement abandonnés ou brûlés — et l’intégration du bois local dans les marchés publics à travers le développement de l’éco-construction. Un signal adressé directement aux acteurs de la commande publique.

UNE ARCHITECTURE INSTITUTIONNELLE INÉDITE

Sur le plan institutionnel, la feuille de route prévoit la création de l’Agence Nationale de l’Économie Circulaire (ANEC), qui sera chargée de coordonner un Programme Économie Circulaire associant l’ensemble des ministères sectoriels, les collectivités territoriales décentralisées, le secteur privé et la société civile. Des mécanismes de financement innovants et des incitations fiscales ciblées accompagneront le dispositif. Ce cadre institutionnel s’appuie sur des fondations déjà posées.

En mai 2025, les États Généraux sur la gestion des ressources en déchets urbains avaient tracé plusieurs pistes concrètes, dont la création d’un fonds de financement dédié au ramassage des ordures, l’instauration d’une redevance ménagère intégrée aux factures d’eau ou d’électricité, et le renforcement du rôle des communes dans la gestion de la filière. Ces assises avaient également recommandé d’encourager le tri à la source, le recyclage et la transformation des déchets en ressources nouvelles, notamment par le compostage et la production d’énergie — des orientations que la feuille de route reprend et formalise aujourd’hui dans un cadre stratégique national.

La Bourse nationale des déchets, lancée officiellement le 12 février 2025 à Yaoundé, s’inscrit dans cette même logique. Sa directrice générale, Sylvie Rebecca Essomba, en avait présenté la vocation lors de la cérémonie inaugurale. « La toute nouvelle Bourse nationale des déchets est suffisamment équipée, tant sur le plan de la gouvernance que sur le plan humain et beaucoup plus aussi sur le plan politique, parce qu’on voit que nos politiques nationales se mettent en branle », avait-elle déclaré.

La plateforme électronique mise en place doit connecter offreurs et demandeurs, de sorte que les déchets des uns deviennent les intrants des autres — un marché structuré, avec traçabilité des flux et animation des échanges.

LA BAD ET L’ANCRAGE CONTINENTAL

La BAD, qui a accompagné l’élaboration du document depuis le lancement du processus en octobre 2024, ne cache pas ses attentes pour le continent. Son représentant, Pierre Ollame Bekale, a rappelé lors de la cérémonie que « l’objectif principal est de soutenir l’industrialisation du pays en mettant un accent particulier sur le développement de l’agro-industrie et la valorisation du capital humain ». Il a également évoqué l’Alliance africaine pour l’économie circulaire, qui regroupe aujourd’hui 23 pays africains et au sein de laquelle le Cameroun est appelé à jouer un rôle actif. Le pays figure en effet parmi les cinq nations sélectionnées pour le programme multi-pays de la BAD dédié à la circularité, une distinction qui lui ouvre l’accès à des financements et à une coopération technique renforcée — un levier non négligeable pour un plan dont la réussite dépendra largement des ressources mobilisées pour passer des intentions a

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Gabriel Bihina Effila : La dernière ligne droite

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Gabriel Bihina Effila : La dernière ligne droite
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Il est prévu ce jour, la levée de corps et la mise bière à l’hôpital général de Yaoundé.

C’est ce vendredi 25 septembre 2026 que débutent les obsèques de Gabriel Bihina Effila, ancien maire de la commune d’arrondissement de Yaoundé 4 et par ailleurs, chef de 3ème degré de Mfound’assi 5. Il est prévu ce jour, la levée de corps et la mise bière à l’hôpital général de Yaoundé. L’ancien maire sera inhumé demain samedi 26 septembre au caveau familial dans la stricte intimité, à en croire le programmes des obsèques.

Né le 3 août 1954 à Yaoundé, Gabriel Bihina Effila aura consacré une importante partie de sa vie à la gestion, à l’enseignement, à l’audit, à la finance et au service public.

Son parcours académique témoigne d’une solide expertise dans les domaines de l’économie, de la gestion et de la finance. Il était notamment titulaire d’un DESS en Économie et Gestion Financières Internationales de l’Université Louis Pasteur de Strasbourg, ainsi que d’une Maîtrise en Sciences de la Gestion de l’Université de Lille.

Son expérience professionnelle l’a conduit à évoluer dans le milieu universitaire. Il a notamment enseigné à l’Université Louis Pasteur de Strasbourg, à l’Université de Yaoundé et à l’Institut Siantou.

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Agro-industries : la SABC génère 17,9 % des bénéfices africains de Brasseries et Glacières Internationales

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Agro-industries : la SABC génère 17,9 % des bénéfices africains de Brasseries et Glacières Internationales
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Le Cameroun occupe une place significative dans la géographie africaine des résultats de la Société des Brasseries et Glacières Internationales (BGI). En 2025, SABC et Guinness Cameroun ont dégagé ensemble d’environ 50,6 milliards de FCFA (75,145 millions d’euros) de résultat net, sur un bénéfice cumulé de plus de 248,7 milliards FCFA (379,169 millions d’euros) pour les dix filiales africaines présentées dans les comptes de BGI récemment rendus publics. La contribution camerounaise atteint ainsi 19,8 %.

La Société anonyme des Brasseries du Cameroun, aujourd’hui Boisson du Cameroun concentre l’essentiel de cette performance. Avec un bénéfice net de 77,072 millions d’euros, soit environ 50,6 milliards de FCFA, SABC se classe parmi les principales contributrices de BGI en Afrique. Son chiffre d’affaires atteint 736,664 millions d’euros, près de 483,3 milliards de FCFA, ce qui en fait la première filiale africaine du groupe par le volume d’activité. BGI en détient 84,12 % de part.

La filiale camerounaise a également versé 15,008 millions d’euros de dividendes, soit près de 9,8 milliards de FCFA, à son actionnaire. Sur le continent, seules Brakina, au Burkina Faso, et Sfbt, en Tunisie, affichent un bénéfice supérieur, avec respectivement 96,927 millions d’euros et 88,878 millions d’euros. Solibra, en Côte d’Ivoire, suit avec 69,793 millions d’euros, devant Sobraga, au Gabon, avec 56,887 millions, et Sobebra, au Bénin, avec 38,517 millions d’euros.

GUINNESS CAMEROUN RESTE DÉFICITAIRE

Le second actif camerounais présente une situation différente. Détenue à 100 % par BGI, Guinness Cameroun a réalisé 138,202 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2025, soit environ 90,7 milliards de FCFA. Mais la filiale affiche une perte nette de 1,927 million d’euros, proche de 1,3 milliard de FCFA. Aucun dividende n’a été versé à BGI au titre de l’exercice.

Cette perte réduit la contribution globale du Cameroun. Sans elle, les deux filiales auraient porté à plus de 20 % leur part dans les bénéfices des filiales africaines de BGI. Le contraste est net entre SABC, qui combine une forte activité et une importante rentabilité, et Guinness Cameroun, dont le niveau de chiffre d’affaires ne s’est pas traduit par un bénéfice en 2025.

LES PROFITS AFRICAINS RESTENT CONCENTRÉS

Les chiffres de BGI montrent une forte concentration des résultats sur quelques marchés africains. Brakina, Sfbt et SABC concentrent à elles seules près de 69 % des bénéfices réalisés par les dix filiales africaines recensées par le groupe. Derrière ce trio figurent Solibra, en Côte d’Ivoire, et Sobraga, au Gabon. À l’autre extrémité, Soboa, au Sénégal, accuse une perte de 2,326 millions d’euros, tandis que Guinness Cameroun enregistre un déficit de 1,927 million d’euros. Mocaf, en République centrafricaine, reste bénéficiaire avec 1,131 million d’euros, alors que Bramali, au Mali, dégage un bénéfice de 0,027 million d’euros.

Pour le Cameroun, l’équation est donc simple. Sur les 75,145 millions d’euros de résultat net générés par les deux filiales, SABC apporte 77,072 millions, Guinness Cameroun venant réduire ce montant avec sa perte. Le marché camerounais constitue ainsi l’un des principaux contributeurs au résultat africain de BGI, mais cette contribution repose largement sur une seule entreprise.

UNE PERFORMANCE FISCALE À PART

Cette publication intervient alors que SABC conserve également une position majeure dans les recettes fiscales. Pour la troisième année consécutive, l’entreprise a décroché le premier Prix des plus grands contribuables, avec 48,6 milliards de FCFA de droits et taxes payés en 2025, contre 40,9 milliards en 2024. La progression atteint près de 8 milliards de FCFA. Au même moment, Guinness Cameroon est engagée dans un processus de fusion-absorption avec SABC. Le projet prévoit le transfert de l’ensemble de ses biens, droits, créances et obligations à SABC. Guinness Cameroon doit disparaître juridiquement à l’issue de l’opération.

Selon les données publiées dans le cadre de la fusion, le patrimoine transmis représente environ 329 milliards de FCFA d’actifs et près de 57 milliards de FCFA de passifs. L’actif net apporté à SABC est évalué à 271,762 milliards de FCFA. En contrepartie, SABC prévoit d’émettre 1 811 106 actions nouvelles de 10 000 FCFA chacune. Son capital passerait de 57,363 milliards à 75,475 milliards de FCFA. Le nombre total d’actions atteindrait 7 547 469, contre 5 736 363 avant l’opération. Les titres nouveaux représenteraient environ 24 % du capital après la fusion. L’écart entre l’actif net apporté et la valeur nominale des actions nouvelles, soit environ 253,65 milliards de FCFA, serait inscrit en prime de fusion.

DE DIAGEO À CASTEL

Cette opération s’inscrit dans la réorganisation de Guinness Cameroon après sa cession au groupe Castel. Le 14 juillet 2022, Diageo avait annoncé la vente de sa filiale camerounaise à Castel pour 389 millions de livres sterling, soit près de 300 milliards de FCFA au taux de l’époque. Guinness devait continuer à être produite et commercialisée au Cameroun par Castel sous licence de Diageo. L’opération avait été autorisée le 28 mars 2023 par les autorités communautaires de la concurrence, avec des engagements sur cinq ans portant notamment sur les investissements industriels, la production locale, la distribution et l’emploi.

Castel avait alors annoncé un programme de 200 milliards de FCFA d’investissements sur cinq ans au Cameroun, notamment sur les sites de Yaoundé, Garoua et Bafoussam et pour l’extension de Socaver. Dans les comptes 2025, BGI précise par ailleurs que ses comptes sociaux ne constituent pas des comptes consolidés du groupe. Les sociétés contrôlées sont intégrées au niveau de DF Holding, qui constitue le niveau de consolidation mentionné dans le rapport.

Par Fabrice BELOKO

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Mercato politique : Bello Bouba Maigari débauche Jean Tsomelou, ancien sénateur et ancien secrétaire général du SDF

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Mercato politique : Bello Bouba Maigari débauche Jean Tsomelou, ancien sénateur et ancien secrétaire général du SDF
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Le 22 septembre 2026, le président national de l’UNDP a signé une décision portant nomination de 14 nouveaux membres du Comité central, soit 13 hommes et une femme.

Jean Tsomelou, ancien sénateur et ancien secrétaire général du Social Democratic Front (SDF) dirigé par le député Joshua Osih fait désormais partie des militants de l’Union nationale pour la démocratie et le progrès (UNDP) de Bello Boua Maigari, ancien ministre et candidat à l’élection présidentielle d’octobre 2025 où il a officiellement terminé 4ème avec un score de 2,45% des suffrages exprimés.

L’ancien député et président du Groupe parlementaire SDF au Sénat avait d’ailleurs battu campagne pour le candidat Bello Bouba Maigari lors de la dernière présidentielle. Le 22 septembre 2026, le président national de l’UNDP a signé une décision portant nomination de 14 nouveaux membres du Comité central, soit 13 hommes et une femme.

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