Actualités locales
Eau potable à Maetur Mendong : retour après 9 ans
La Camwater annonce que l’eau coule à nouveau à la Maetur Mendong après une coupure qui, selon la société nationale en charge de la distribution de l’eau, a duré 9 ans.
En effet, la coupure d’eau dans cette partie de la capitale Yaoundé est intervenue en 2017. Selon la Camwater, « l’enquête de terrain a permis d’identifier l’origine du problème. Les techniciens ont sondé la conduite PVC DN 110 et découvert deux vannes en position fermée, ainsi qu’une plaque pleine sur la même conduite. Ces équipements bloquaient l’alimentation en eau de plus de 300 ménages sans que le réseau ne soit endommagé. »
FLASH INF’EAU CAMWATER:L’eau potable coule à nouveau à la Maetur Mendong après 9 ans de coupure
La CAMWATER-Division Regionale de Yaoundé Agglomération (DRYA), informe son aimable clientèle que grâce aux travaux exécutés par les équipes techniques de l’Unité de Distribution de Melen, plus de 300 ménages des quartiers Maetur Mendong et Eponi retrouvent l’accès à l’eau potable.
Après plus de deux semaines de travaux intensifs, les robinets ont repris du service à la Maetur Mendong et dans le quartier Eponi. Les habitants, privés d’eau potable depuis près de 9 ans, voient enfin la situation se débloquer.
L’opération, placée sous la supervision du Directeur Général de la CAMWATER, le Dr Blaise MOUSSA, a été menée par l’équipe de l’Unité de Distribution de Melen, sous la coordination du Chef de Secteur Yaoundé-Ouest. Objectif : rétablir et optimiser la desserte en eau potable dans une zone longtemps délaissée.Une coupure causée par des vannes fermées et une plaque obstruante
L’enquête de terrain a permis d’identifier l’origine du problème. Les techniciens ont sondé la conduite PVC DN 110 et découvert deux vannes en position fermée, ainsi qu’une plaque pleine sur la même conduite. Ces équipements bloquaient l’alimentation en eau de plus de 300 ménages sans que le réseau ne soit endommagé.Une fois le diagnostic posé, les équipes ont procédé au raccordement des points sondés et à la remise en service du réseau. Cet après-midi, les tests de pression ont été réalisés et des compteurs ont été posés pour vérifier le bon fonctionnement et recueillir les premiers témoignages des habitants.
Prochaine étape : résorber les fuites et régulariser les abonnements
Les équipes techniques restent mobilisées pour réparer les fuites identifiées sur le réseau. Parallèlement, les ménages concernés sont invités à se rendre à l’Agence commerciale de Melen afin de récupérer leur compteur et finaliser leur prise en charge.Pour les résidents de la Maetur Mendong et d’Eponi, c’est la fin d’une attente qui durait depuis 2017. Le retour de l’eau potable marque une amélioration concrète des conditions de vie dans ces quartiers de Yaoundé.
COMMUNICATION CAMWATER
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
Sanctions annoncées par le gouvernement
Au Cameroun, le gouvernement suit de près l’affaire Joyce Nawal. Selon le ministre Laurent Serge Etoundi Ngoa, ministre de l’Éducation de base, les responsables seront punis à la hauteur de l’acte commis.
Présent au sein de l’établissement Olympic Glory School d’Odza à Yaoundé le jeudi 28 mai, le ministre Laurent Serge Etoundi Ngoa de l’Éducation de base n’a pas mâché ses mots. Face à la presse, le membre du gouvernement promet des mesures fermes contre toutes les personnes qui seront reconnues coupable dans cette affaire.
Quant à l’école, toutes les options sont sur la table en attendant les résultats des enquêtes. « Et que l’on rappelle que s’il y a des responsables, ils seront sévèrement punis selon les lois de notre pays et que si l’école était incriminée d’une manière ou d’une autre , il y a des mesures qui vont être prises allant de la suspension , clôture à la fermeture de l’école. Ça c’est le travail de la justice », a déclare le ministre.
« Tout ce que nous demandons aux associations, aux parents qui se sont mis derrière certaines manifestations que nous avons vécues en venant, c’est que tout le monde doit rester calme, le Cameroun est gouverné, la justice fera son chemin. Nous aurons à la fin, des résultats« , a-t-il poursuivi.
Sur place, des manifestants ont réclamé la fermeture de l’établissement. En attendant, la famille de l’enfant a porté plainte contre l’établissement, qui a à son tour fait de même contre la famille pour diffamation.
Dans un communiqué, l’établissement a donné sa version des faits. Olympic Glory School assure que la petite Joyce Nawal avait quitté l’établissement avec un de ses parents. Il défend que l’acte cruel ne s’est pas déroulé au sein de l’établissement.
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
le populisme ne gouverne pas l’économie
« Le populisme pastéfien a désormais rencontré son adversaire le plus redoutable : le réel. Après avoir promis le décollage du Sénégal, il découvre que l’économie ne se pilote ni par slogans, ni par soupçons, ni par conférences de presse. Maintenant que son leader a démontré, comme Premier ministre chargé de coordonner les politiques publiques, son incapacité à transformer la promesse en résultats, il retourne à son sport favori : le populisme d’opposition, l’anti-système rêvé, la mise en scène permanente d’un combat contre des forces obscures. Faute de savoir gouverner, il recommence à contester. Faute de produire, il accuse. Faute de piloter, il distrait la cabine », commente Dr Abdourahmane Ba.
Lire ici son analyse :
.
Le problème n’est pas seulement politique. Il est économique, administratif et stratégique. Le Sénégal attendait une politique de relance crédible, une trajectoire claire de maîtrise de la dette, une administration plus efficace, un environnement plus favorable aux entreprises, une politique d’emploi réaliste et une transformation productive sérieuse. Le pays n’avait pas besoin d’un nouveau théâtre révolutionnaire pour occuper les micros. Il avait besoin de ministères qui livrent, de budgets qui tiennent, de réformes qui avancent, d’indicateurs qui mesurent et d’un État capable de passer de l’intention à l’exécution. Le pastéfisme a confondu l’ivresse électorale avec une compétence de gouvernement. Le réveil est brutal.
L’incompétence économique cherche désormais à se recycler en rébellion républicaine. Lorsque les résultats tardent, le populisme ne corrige pas sa méthode ; il déplace le terrain de la discussion. Il ne répond plus sur les prix, l’emploi, la dette, la productivité, l’investissement ou la qualité des services publics. Il rouvre la scène familière du combat moral, du complot permanent, de la pureté trahie et de l’ennemi intérieur. C’est la grande ruse des pouvoirs sans solutions : transformer leur incapacité de gouvernance en dramaturgie institutionnelle. Le Sénégal attendait un plan de vol. On lui sert encore des annonces d’embarquement.
Dans Autopsie du populisme au Sénégal, que j’ai publié en avril 2026, le chapitre 6 consacré à la recomposition de la chaîne décisionnelle analysait précisément ce basculement. Le populisme au pouvoir ne détruit pas nécessairement l’administration ; il la rend fébrile. Il ne supprime pas les procédures ; il les plie aux humeurs du centre partisan. Il ne refuse pas l’État ; il veut un État domestiqué, utile à son récit, docile devant ses injonctions, disponible pour couvrir ses insuffisances. Cette logique tue la politique publique. Une réforme sérieuse exige une cible, un coût, un calendrier, une responsabilité et une évaluation. Le populisme préfère l’incantation : elle ne produit rien, mais elle occupe l’espace.
La Vision Sénégal 2050 risque de devenir la victime centrale de cette imposture économique. Une vision nationale n’est pas un décor pour réunions solennelles. Elle doit discipliner l’action publique, hiérarchiser les priorités, arbitrer les ressources rares et imposer une obligation de résultats. Si elle devient l’habillage technocratique d’un catéchisme partisan, elle perdra toute crédibilité.
Les administrations y verront un langage obligatoire. Les partenaires y verront une stratégie fragile, suspendue aux crises internes du pouvoir. Les citoyens y verront une promesse de plus, sans effet sur les prix, les emplois, les délais administratifs, le crédit, les services publics ou l’avenir des jeunes.
La Constitution n’est pas un détail dans cette crise de performance. Elle protège la chaîne de commandement sans laquelle aucune politique publique ne peut réussir. Le Président élu fixe l’orientation de l’exécutif. Le gouvernement conduit l’action publique. Le Parlement contrôle, vote et représente. Le parti soutient, mais ne possède pas l’État. Toute tentative de transformer un échec de gouvernance en bras de fer contre la hiérarchie constitutionnelle menace directement la capacité du pays à agir. La délinquance républicaine commence là : lorsque l’incompétence cherche refuge dans la contestation des règles, lorsque le chef politique veut rester propriétaire du changement après avoir échoué à le traduire en résultats.
Le silence des élites devient une faute civique. Les intellectuels, universitaires, hauts fonctionnaires, magistrats, entrepreneurs, guides religieux et responsables sociaux ne peuvent pas regarder le Sénégal être distrait par une comédie politique pendant que la dette se tend, que le Sahel se dégrade, que la géopolitique mondiale durcit les conditions économiques et que les ménages attendent des réponses concrètes. Se taire, à ce stade, ce n’est pas rester au-dessus de la mêlée. C’est laisser le bruit remplacer la compétence. C’est laisser l’animation militante étouffer l’évaluation. C’est laisser une faction maquiller ses limites en combat national.
Le Président Bassirou Diomaye Faye doit reprendre le centre de gravité de l’État. Non pour régler une querelle personnelle, mais pour sauver la fonction présidentielle, restaurer la chaîne décisionnelle et ramener le pays au réel. Il doit s’appuyer sur la Constitution, la justice, les Forces de défense et de sécurité et le peuple souverain pour rappeler que l’État ne se partage pas avec un parti, ne se loue pas à un chef et ne se pilote pas au rythme des humeurs militantes. Le Sénégal est encore à temps. Mais si le populisme continue d’amuser la galerie faute de savoir gouverner l’économie, les lendemains seront difficiles, coûteux et risqués.
Dr Abdourahmane Ba
Président du Think Tank FOYRE
Expert en évaluation des politiques publiques, évidence, management et stratégie de développement
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
Chronologie sociologique de la mobilisation tiktok autour d’un viol sur mineur au Cameroun
Entre le 27 mai 2026 à 16h et le 28 mai 2026 à 22h, le Cameroun a traversé l’une des plus vastes mobilisations numériques de son histoire récente : 24 775 lives TikTok consacrés au viol d’une enfant de moins de trois ans.
Ce raz-de-marée émotionnel, porté à 76 % par la diaspora, a suivi la logique des grandes « tempêtes numériques » décrites par Castells, Tufekci, Cardon, Becker, Butler et Boyd : un fait atroce devient un problème public, puis un événement national, enfin un cri diasporique.
Les communautés identitaires et panafricaines — La Radicale Beti, Tchapaleu, Ubuntu, SK Empire — ont structuré, amplifié et ritualisé cette indignation collective.
-
27 mai 2026 — 16h–18h : Le choc initial, la première onde
Le drame surgit dans l’espace numérique comme une déflagration. Les premières vidéos circulent, encore tremblantes, encore proches du sol où l’innocence a été brisée.
Les lives naissent en Afrique (13 %), dans la proximité brûlante du réel. Selon Howard Becker, c’est l’instant où un fait atroce cesse d’être privé : il devient problème public.
Les communautés identitaires — notamment La Radicale Beti — s’emparent du cri, le portent, le nomment, l’exigent.
-
27 mai — 18h–22h : La diaspora entre en scène
L’émotion franchit les frontières.
L’Europe (37 %) et l’Amérique du Nord (39 %) prennent le relais, comme si la distance géographique avait aiguisé la sensibilité morale.
Tchapaleu et SK Empire déclenchent des lives simultanés, multipliant les angles, les récits, les appels.
Selon Manuel Castells, nous entrons dans la phase des réseaux auto-amplifiés, où l’émotion devient moteur, carburant, architecture.
Les 18–30 ans dominent : indignation brute, souffle court, viralité immédiate.
-
Nuit du 27 au 28 mai — 22h–02h : L’explosion virale
La nuit porte la colère comme un incendie. Les lives se multiplient, se répondent, s’embrasent. Ubuntu donne au drame une dimension morale, continentale, presque liturgique.
Selon Zeynep Tufekci, les réseaux deviennent alors « mégaphones émotionnels » : ils ne transmettent plus, ils amplifient.
Les premiers récits concurrents apparaissent, les premières fractures aussi.
- 28 mai — 02h–08h : L’heure des récits structurés
Les 30–45 ans prennent la parole. Ils analysent, contextualisent, témoignent.
Les lives s’allongent, se densifient, deviennent des espaces de réflexion.
Selon Dominique Cardon, c’est la phase des cadrages interprétatifs : la société cherche à comprendre ce qu’elle voit.
La diaspora africaine -européenne et nord-américaine domine désormais la production de contenus.
-
28 mai — 08h–14h : L’entrée des 45–67 ans
Fait rare sur TikTok : les générations plus âgées entrent massivement dans l’arène numérique. Leur présence donne au mouvement une légitimité morale, une profondeur, une gravité.
Selon Judith Butler, la douleur devient alors publique, performative, collective.
Les communautés identitaires renforcent la dimension civilisationnelle : protéger l’enfant devient protéger le monde.
-
28 mai — 14h–18h : Stabilisation et polarisation
Les récits se cristallisent : indignation identitaire (La Radicale Beti)satire mobilisatrice (Tchapaleu)discours moral panafricain (Ubuntu)amplification spectaculaire (SK Empire)Selon Danah Boyd, les réseaux deviennent des arènes publiques : on y débat, on s’y affronte, on s’y reconnaît.
-
28 mai — 18h–22h : L’institutionnalisation numérique
Le seuil des 24 775 lives est atteint. Les communautés se coordonnent, interpellent, exigent.
Selon Castells, c’est la phase où la mobilisation numérique devient force sociale, capable d’infléchir l’agenda public.
Le drame n’est plus un fait divers : il devient événement national et diasporique.
LECTURE TRANSVERSALE : CE QUE RÉVÈLE CETTE CHRONOLOGIE
- Une diaspora en première ligne76 % des lives viennent de l’extérieur.
La diaspora devient porte-voix, tribunal moral, acteur politique.
- Une mobilisation intergénérationnelle
De 18 à 67 ans : les jeunes déclenchent, les adultes structurent, les aînés légitiment.
- Une fragmentation féconde des récits
Chaque communauté propose son cadre, mais toutes convergent vers une exigence : justice pour l’enfant.
- Une crise de confiance envers les institutions. L’espace public numérique supplée l’espace public institutionnel.
TikTok devient le lieu où la société camerounaise exprime sa douleur, sa colère, sa demande de justice.
Conclusion
Cette chronologie n’est pas seulement celle d’une mobilisation numérique. C’est celle d’un peuple qui refuse l’indifférence. C’est celle d’une diaspora qui refuse l’exil moral. C’est celle d’une humanité qui refuse que l’innocence soit profanée dans le silence.
- Merci au groupe de 20 étudiants qui m’a suggéré cette observation. J’en ai tiré quelque chose.
Vincent Sosthène FOUDA
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
-
Société1 year agoPrésidentielle 2025 au Cameroun: voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures
-
Dernières actualités2 years agoCameroun : Liste complète des 250 ethnies qui font la fierté de la nation
-
Politique1 year agoPrésidentielle 2025 : voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures
-
Politique1 year agoÉlections présidentielles 2025 au Cameroun : Quels candidats ont les meilleures chances de succès ?
-
Actualités locales2 months agoThéodore Datouo élu président de l’Assemblée nationale du Cameroun !
-
Société1 year ago
Obtenez votre CNI en 48 heures : voici les 13 centres d’enrôlement au Cameroun
-
Faits divers2 years agoFrais de retrait Orange Money Cameroun : Tout ce que vous devez savoir
-
Société2 years agoVoici l’origine des noms de 20 quartiers de Yaoundé
