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L’État peine à décaisser 5 044 milliards FCFA pour financer ses projets

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L’État peine à décaisser 5 044 milliards FCFA pour financer ses projets
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Le Cameroun continue d’accumuler une masse importante de ressources financières déjà sécurisées pour ses projets, mais qui restent encore à l’écart des circuits d’exécution. À fin mars 2026, les Soldes engagés non décaissés (SEND’s) atteignent 5 044,6 milliards FCFA, dont 4 798,3 milliards FCFA hors appuis budgétaires, selon la Conjoncture mensuelle de la dette publique au 31 mars 2026 publiée par la CAA. En glissement annuel, ces engagements enregistrent une baisse de 5,2 %, alors qu’ils progressent de 4,4 % en glissement trimestriel.

En variation mensuelle, une légère hausse de 0,2 % est également observée. Ces SEND’s sont constitués exclusivement de financements extérieurs. « Les SEND’s extérieurs hors appuis budgétaires, évalués à environ 4 798,3 milliards FCFA, devraient être mobilisés à 69,1 % auprès des bailleurs de fonds multilatéraux, à 11,2 % auprès des partenaires bilatéraux et à 19,7 % auprès des créanciers commerciaux », indique le rapport de la CAA.

Pour mesurer l’ampleur du phénomène, ce montant dépasse plusieurs fois les dépenses annuelles d’investissement exécutées par l’État camerounais. Il ne s’agit toutefois ni d’argent dormant dans les caisses publiques ni de ressources immédiatement disponibles pour être librement utilisées par le Trésor. Les SEND’s correspondent plutôt à des financements obtenus à travers des accords de prêt déjà signés avec des bailleurs internationaux, mais dont une part importante n’a pas encore été effectivement tirée.

Concrètement, « lorsqu’un partenaire comme la Banque mondiale, la Banque africaine de développement (BAD) ou une banque commerciale internationale signe une convention de financement avec le Cameroun pour construire une route, un barrage, un hôpital, une ligne électrique ou financer un programme public, l’ensemble des fonds prévus n’est généralement pas versé immédiatement. Les décaissements interviennent progressivement, en fonction de l’avancement réel des projets, de l’exécution des travaux ou du respect de certaines conditions prévues dans les conventions », explique un expert.

Même si l’encours recule légèrement sur un an, son niveau demeure particulièrement élevé. Pour plusieurs observateurs des finances publiques, le maintien durable d’un volume important de SEND’s constitue souvent l’un des indicateurs d’une capacité limitée à absorber les financements extérieurs disponibles.

DES FINANCEMENTS EXISTENT, MAIS L’ARGENT N’ARRIVE QU’AU RYTHME DES PROJETS

L’existence d’un stock élevé de SEND’s ne signifie pas automatiquement que les projets sont bloqués ou abandonnés. Elle traduit plutôt, dans de nombreux cas, un décalage entre la vitesse à laquelle les financements sont négociés et sécurisés, et celle à laquelle ils sont effectivement consommés. « Si l’État signe une convention de prêt de 100 milliards FCFA destinée à la construction d’une route, ce montant est considéré comme engagé. Mais si les procédures administratives prennent du retard, que les appels d’offres sont prolongés, que des études techniques complémentaires deviennent nécessaires ou que les travaux avancent plus lentement que prévu, seuls les montants effectivement justifiés seront décaissés. Si, après une année, seulement 30 milliards FCFA ont été mobilisés, les 70 milliards restants deviennent des SEND’s », poursuit notre expert.

Autrement dit, ces ressources existent sur le plan contractuel, mais leur mobilisation reste étroitement liée à la progression effective des projets. « Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette situation : procédures administratives longues, lenteurs dans la passation des marchés publics, difficultés liées aux expropriations, retards dans la libération des emprises foncières, capacités techniques limitées des administrations ou des entreprises, voire exigences particulières imposées par les bailleurs avant les décaissements », conclut notre expert.

Dans plusieurs projets d’infrastructures, l’obtention d’autorisations, la réalisation d’études complémentaires ou encore les difficultés rencontrées par les entreprises chargées des travaux peuvent également repousser les échéances prévues.

LES BAILLEURS MULTILATÉRAUX CONCENTRENT L’ESSENTIEL DES RESSOURCES ENCORE NON MOBILISÉES

L’analyse détaillée des chiffres de la CAA montre que les créanciers multilatéraux concentrent l’essentiel des ressources encore non tirées. Sur les 4 798,3 milliards FCFA de SEND’s hors appuis budgétaires, les partenaires multilatéraux représentent 3 563,9 milliards FCFA, soit près de sept francs sur dix. L’Association internationale de développement (IDA), branche de la Banque mondiale dédiée aux pays à revenus modestes, représente à elle seule 1 548,4 milliards FCFA. Elle est suivie par la Banque africaine de développement (BAD), dont les ressources non encore décaissées atteignent 838,5 milliards FCFA.

Viennent ensuite la Banque islamique de développement (BID) avec 334,6 milliards FCFA, la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) avec 162,8 milliards FCFA, la Banque de développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC) avec 151,7 milliards FCFA, l’Union européenne avec 101 milliards FCFA, le Fonds africain de développement (79,2 milliards FCFA), le Fonds de l’OPEP (35,5 milliards FCFA) et le FIDA avec 8,2 milliards FCFA. Les appuis budgétaires représentent, quant à eux, 246,3 milliards FCFA, presque entièrement constitués de financements du Fonds monétaire international, évalués à 245,6 milliards FCFA.

Du côté des créanciers bilatéraux, les ressources non encore mobilisées atteignent 536 milliards FCFA. La France concentre l’encours le plus élevé avec 208,9 milliards FCFA, devant l’Inde avec 94,6 milliards FCFA, l’Arabie saoudite avec 66,6 milliards FCFA, l’Eximbank de Chine avec 50,9 milliards FCFA et la Norvège avec 49,5 milliards FCFA. Les créanciers commerciaux totalisent, quant à eux, 944,7 milliards FCFA. Standard Chartered Londres arrive en tête avec 220 milliards FCFA, suivi de l’ICBC avec 172,2 milliards FCFA, Société Générale Paris avec 108,7 milliards FCFA et Intesa Sanpaolo avec 99,9 milliards FCFA.

LA BAISSE DES INVESTISSEMENTS PUBLICS APPORTE UN SIGNAL SUPPLÉMENTAIRE

Le maintien d’un stock élevé de financements non encore mobilisés intervient dans un contexte où les dépenses d’investissement de l’État ont elles-mêmes connu un ralentissement. Selon le Document de programmation économique et budgétaire à moyen terme 2026-2028, les dépenses d’investissement public au premier trimestre 2025 se sont établies à seulement 118,8 milliards FCFA, contre 200,2 milliards FCFA un an plus tôt, soit une baisse de 40,7 %. Le ministère des Finances précise également que cette enveloppe ne représentait que 12,4 % des dépenses globales de l’État, évaluées à 957,5 milliards FCFA.

Le document précise que cette baisse est principalement liée à un ralentissement des décaissements sur les prêts destinés aux projets. Les prêts-projets effectivement décaissés ont reculé de 11,6 % sur la période, avec un taux d’exécution des objectifs budgétaires limité à 71,6 %. Pris ensemble, ces éléments apportent un signal supplémentaire sur la persistance des difficultés d’absorption des financements extérieurs. Car disposer d’accords de financement signés ne se traduit pas automatiquement par la construction de routes, d’hôpitaux ou d’infrastructures énergétiques. Entre la signature des conventions et la transformation effective de ces ressources en réalisations visibles, plusieurs étapes continuent de ralentir le processus. Tant que ce décalage persistera, une part importante des milliards déjà sécurisés restera davantage disponible sur le papier que sur les chantiers.

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Gabriel Bihina Effila : La dernière ligne droite

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Gabriel Bihina Effila : La dernière ligne droite
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Il est prévu ce jour, la levée de corps et la mise bière à l’hôpital général de Yaoundé.

C’est ce vendredi 25 septembre 2026 que débutent les obsèques de Gabriel Bihina Effila, ancien maire de la commune d’arrondissement de Yaoundé 4 et par ailleurs, chef de 3ème degré de Mfound’assi 5. Il est prévu ce jour, la levée de corps et la mise bière à l’hôpital général de Yaoundé. L’ancien maire sera inhumé demain samedi 26 septembre au caveau familial dans la stricte intimité, à en croire le programmes des obsèques.

Né le 3 août 1954 à Yaoundé, Gabriel Bihina Effila aura consacré une importante partie de sa vie à la gestion, à l’enseignement, à l’audit, à la finance et au service public.

Son parcours académique témoigne d’une solide expertise dans les domaines de l’économie, de la gestion et de la finance. Il était notamment titulaire d’un DESS en Économie et Gestion Financières Internationales de l’Université Louis Pasteur de Strasbourg, ainsi que d’une Maîtrise en Sciences de la Gestion de l’Université de Lille.

Son expérience professionnelle l’a conduit à évoluer dans le milieu universitaire. Il a notamment enseigné à l’Université Louis Pasteur de Strasbourg, à l’Université de Yaoundé et à l’Institut Siantou.

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Agro-industries : la SABC génère 17,9 % des bénéfices africains de Brasseries et Glacières Internationales

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Agro-industries : la SABC génère 17,9 % des bénéfices africains de Brasseries et Glacières Internationales
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Le Cameroun occupe une place significative dans la géographie africaine des résultats de la Société des Brasseries et Glacières Internationales (BGI). En 2025, SABC et Guinness Cameroun ont dégagé ensemble d’environ 50,6 milliards de FCFA (75,145 millions d’euros) de résultat net, sur un bénéfice cumulé de plus de 248,7 milliards FCFA (379,169 millions d’euros) pour les dix filiales africaines présentées dans les comptes de BGI récemment rendus publics. La contribution camerounaise atteint ainsi 19,8 %.

La Société anonyme des Brasseries du Cameroun, aujourd’hui Boisson du Cameroun concentre l’essentiel de cette performance. Avec un bénéfice net de 77,072 millions d’euros, soit environ 50,6 milliards de FCFA, SABC se classe parmi les principales contributrices de BGI en Afrique. Son chiffre d’affaires atteint 736,664 millions d’euros, près de 483,3 milliards de FCFA, ce qui en fait la première filiale africaine du groupe par le volume d’activité. BGI en détient 84,12 % de part.

La filiale camerounaise a également versé 15,008 millions d’euros de dividendes, soit près de 9,8 milliards de FCFA, à son actionnaire. Sur le continent, seules Brakina, au Burkina Faso, et Sfbt, en Tunisie, affichent un bénéfice supérieur, avec respectivement 96,927 millions d’euros et 88,878 millions d’euros. Solibra, en Côte d’Ivoire, suit avec 69,793 millions d’euros, devant Sobraga, au Gabon, avec 56,887 millions, et Sobebra, au Bénin, avec 38,517 millions d’euros.

GUINNESS CAMEROUN RESTE DÉFICITAIRE

Le second actif camerounais présente une situation différente. Détenue à 100 % par BGI, Guinness Cameroun a réalisé 138,202 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2025, soit environ 90,7 milliards de FCFA. Mais la filiale affiche une perte nette de 1,927 million d’euros, proche de 1,3 milliard de FCFA. Aucun dividende n’a été versé à BGI au titre de l’exercice.

Cette perte réduit la contribution globale du Cameroun. Sans elle, les deux filiales auraient porté à plus de 20 % leur part dans les bénéfices des filiales africaines de BGI. Le contraste est net entre SABC, qui combine une forte activité et une importante rentabilité, et Guinness Cameroun, dont le niveau de chiffre d’affaires ne s’est pas traduit par un bénéfice en 2025.

LES PROFITS AFRICAINS RESTENT CONCENTRÉS

Les chiffres de BGI montrent une forte concentration des résultats sur quelques marchés africains. Brakina, Sfbt et SABC concentrent à elles seules près de 69 % des bénéfices réalisés par les dix filiales africaines recensées par le groupe. Derrière ce trio figurent Solibra, en Côte d’Ivoire, et Sobraga, au Gabon. À l’autre extrémité, Soboa, au Sénégal, accuse une perte de 2,326 millions d’euros, tandis que Guinness Cameroun enregistre un déficit de 1,927 million d’euros. Mocaf, en République centrafricaine, reste bénéficiaire avec 1,131 million d’euros, alors que Bramali, au Mali, dégage un bénéfice de 0,027 million d’euros.

Pour le Cameroun, l’équation est donc simple. Sur les 75,145 millions d’euros de résultat net générés par les deux filiales, SABC apporte 77,072 millions, Guinness Cameroun venant réduire ce montant avec sa perte. Le marché camerounais constitue ainsi l’un des principaux contributeurs au résultat africain de BGI, mais cette contribution repose largement sur une seule entreprise.

UNE PERFORMANCE FISCALE À PART

Cette publication intervient alors que SABC conserve également une position majeure dans les recettes fiscales. Pour la troisième année consécutive, l’entreprise a décroché le premier Prix des plus grands contribuables, avec 48,6 milliards de FCFA de droits et taxes payés en 2025, contre 40,9 milliards en 2024. La progression atteint près de 8 milliards de FCFA. Au même moment, Guinness Cameroon est engagée dans un processus de fusion-absorption avec SABC. Le projet prévoit le transfert de l’ensemble de ses biens, droits, créances et obligations à SABC. Guinness Cameroon doit disparaître juridiquement à l’issue de l’opération.

Selon les données publiées dans le cadre de la fusion, le patrimoine transmis représente environ 329 milliards de FCFA d’actifs et près de 57 milliards de FCFA de passifs. L’actif net apporté à SABC est évalué à 271,762 milliards de FCFA. En contrepartie, SABC prévoit d’émettre 1 811 106 actions nouvelles de 10 000 FCFA chacune. Son capital passerait de 57,363 milliards à 75,475 milliards de FCFA. Le nombre total d’actions atteindrait 7 547 469, contre 5 736 363 avant l’opération. Les titres nouveaux représenteraient environ 24 % du capital après la fusion. L’écart entre l’actif net apporté et la valeur nominale des actions nouvelles, soit environ 253,65 milliards de FCFA, serait inscrit en prime de fusion.

DE DIAGEO À CASTEL

Cette opération s’inscrit dans la réorganisation de Guinness Cameroon après sa cession au groupe Castel. Le 14 juillet 2022, Diageo avait annoncé la vente de sa filiale camerounaise à Castel pour 389 millions de livres sterling, soit près de 300 milliards de FCFA au taux de l’époque. Guinness devait continuer à être produite et commercialisée au Cameroun par Castel sous licence de Diageo. L’opération avait été autorisée le 28 mars 2023 par les autorités communautaires de la concurrence, avec des engagements sur cinq ans portant notamment sur les investissements industriels, la production locale, la distribution et l’emploi.

Castel avait alors annoncé un programme de 200 milliards de FCFA d’investissements sur cinq ans au Cameroun, notamment sur les sites de Yaoundé, Garoua et Bafoussam et pour l’extension de Socaver. Dans les comptes 2025, BGI précise par ailleurs que ses comptes sociaux ne constituent pas des comptes consolidés du groupe. Les sociétés contrôlées sont intégrées au niveau de DF Holding, qui constitue le niveau de consolidation mentionné dans le rapport.

Par Fabrice BELOKO

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Mercato politique : Bello Bouba Maigari débauche Jean Tsomelou, ancien sénateur et ancien secrétaire général du SDF

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Mercato politique : Bello Bouba Maigari débauche Jean Tsomelou, ancien sénateur et ancien secrétaire général du SDF
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Le 22 septembre 2026, le président national de l’UNDP a signé une décision portant nomination de 14 nouveaux membres du Comité central, soit 13 hommes et une femme.

Jean Tsomelou, ancien sénateur et ancien secrétaire général du Social Democratic Front (SDF) dirigé par le député Joshua Osih fait désormais partie des militants de l’Union nationale pour la démocratie et le progrès (UNDP) de Bello Boua Maigari, ancien ministre et candidat à l’élection présidentielle d’octobre 2025 où il a officiellement terminé 4ème avec un score de 2,45% des suffrages exprimés.

L’ancien député et président du Groupe parlementaire SDF au Sénat avait d’ailleurs battu campagne pour le candidat Bello Bouba Maigari lors de la dernière présidentielle. Le 22 septembre 2026, le président national de l’UNDP a signé une décision portant nomination de 14 nouveaux membres du Comité central, soit 13 hommes et une femme.

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