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Le Minpostel et One Nation unissent leurs forces contre les discours tribalistes

« Nous prenons un train en marche qui a été lancé depuis plusieurs années par le ministère des Postes et Télécommunications pour promouvoir un usage responsable des réseaux sociaux », a déclaré François Bambou, président de One Nation, lors de la signature de la convention de partenariat avec le Ministère des Postes et Télécommunications du Cameroun. À travers cet accord conclu à la veille de la 54e édition de la Fête nationale du 20 mai 2026, célébrée sous le thème « L’unité nationale, pilier de notre défense et socle du développement du Cameroun », l’association spécialisée dans la lutte contre le tribalisme et les discours haineux rejoint officiellement la coalition nationale pilotée par le Minpostel pour promouvoir un usage citoyen et responsable des plateformes numériques.
Mais One Nation ne vient pas seulement appuyer une campagne institutionnelle. L’organisation apporte un dispositif déjà structuré, pensé pour intervenir directement dans l’écosystème numérique où prospèrent les contenus stigmatisants et les tensions communautaires. « Nous avons des formations, nous avons des campagnes en ligne également. Nous préparons des capsules digitales qui sont faciles à distribuer sur Internet », a précisé François Bambou. Capsules vidéo courtes, contenus viraux, sensibilisation numérique, ateliers de formation et campagnes ciblées sur Facebook, TikTok, WhatsApp ou encore les plateformes communautaires constituent désormais l’ossature opérationnelle de cette stratégie.
L’enjeu est de combattre les discours haineux sur leur principal terrain de diffusion : les réseaux sociaux eux-mêmes. « Notre principal canal d’expression, c’est effectivement les réseaux sociaux également », a insisté le président de One Nation. Dans un contexte marqué par la montée des contenus tribalistes, des campagnes de stigmatisation et des affrontements verbaux en ligne, notamment sur Facebook qui revendique plusieurs millions d’utilisateurs au Cameroun, les autorités publiques et les acteurs associatifs cherchent désormais à déplacer la bataille de la cohésion nationale vers le cyberespace.
Une mission précise dans la coalition
Au sein de la coalition nationale, One Nation occupe un créneau bien défini. L’association ne couvre pas l’ensemble du champ de la cybersécurité. Elle concentre son action sur un segment précis, celui des discours de division. « Notre particularité, c’est que nous luttons contre le tribalisme, les discours stigmatisants, les discours discriminants. C’est essentiellement cela qui est notre apport dans cette lutte du Minpostel en faveur de l’usage responsable des réseaux sociaux », a souligné François Bambou.
Cette spécialisation répond à un constat que le ministre des Postes et Télécommunications a lui-même posé avec gravité lors de la cérémonie. Sans citer nommément le membre du gouvernement, son discours a dressé un tableau préoccupant de la situation dans l’espace numérique camerounais. Selon lui, certains messages, vidéos et commentaires ne visent plus simplement à exprimer une opinion. Ils cherchent à humilier, à exclure, à opposer ou à dresser les citoyens les uns contre les autres. Et lorsque ces discours prennent une coloration communautaire, ethnique, linguistique ou régionale, le danger change de nature. Le tribalisme en ligne devient alors, selon ses termes, « un facteur de fragmentation sociale » qui transforme les appartenances identitaires en instrument de confrontation et de division.
Former, prévenir, mobiliser
Au-delà des capsules digitales, One Nation déploie un programme de formation qui cible plusieurs publics en même temps. Jeunes, élèves, étudiants, professionnels des médias, leaders communautaires et organisations de la société civile font tous partie des cibles identifiées dans la convention signée avec le Minpostel. Les actions comprennent des séminaires, des ateliers, des campagnes de plaidoyer auprès des pouvoirs publics, des leaders religieux et des activités éducatives en milieu scolaire et universitaire. L’association conduit ces initiatives depuis plusieurs années, bien avant la formalisation de ce partenariat institutionnel.
La convention signée le 12 mai 2026 donne à ces actions un cadre officiel et un appui de l’État. Le Minpostel s’engage à intégrer One Nation dans la coalition nationale, à lui apporter un soutien institutionnel dans ses opérations de sensibilisation et à l’accompagner dans ses actions de plaidoyer contre les discours haineux. En contrepartie, One Nation met à la disposition du ministère son chronogramme annuel d’activités pour assurer la coordination de l’ensemble du dispositif.
Une conviction partagée au sommet
Pour justifier l’urgence de cette mobilisation, le ministre des Postes et Télécommunications a convoqué une parole ancienne mais toujours d’actualité. Celle du président de la République Paul Biya, prononcée à Douala le 24 février 1983. « L’unité nationale, notre unité nationale, si chèrement acquise, si jalousement préservée, doit rester la première de nos préoccupations. Car cette unité est le préalable constant à toute œuvre de construction du Cameroun. Cette unité, qui est celle d’une jeune nation, demeure exposée à des forces centrifuges ou menacée par des manœuvres de division qui ont pour nom tribalisme, népotisme, discrimination de toutes sortes, l’exploitation ou la propagation de fausses nouvelles, la démoralisation, la dramatisation, la provocation et l’intoxication. »
Quarante ans plus tard, ces mots résonnent différemment. Les plateformes numériques n’existaient pas en 1983, mais les dérives qu’elles amplifient aujourd’hui portent les mêmes noms. C’est précisément ce continuum que la coalition nationale, avec One Nation désormais en son sein, entend rompre. L’approche revendiquée est avant tout préventive et pédagogique. Il ne s’agit pas de dénoncer les dérives après coup, mais d’agir en amont, d’éduquer et de responsabiliser les internautes camerounais avant que le mal ne soit fait.
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Gabriel Bihina Effila : La dernière ligne droite

Il est prévu ce jour, la levée de corps et la mise bière à l’hôpital général de Yaoundé.
C’est ce vendredi 25 septembre 2026 que débutent les obsèques de Gabriel Bihina Effila, ancien maire de la commune d’arrondissement de Yaoundé 4 et par ailleurs, chef de 3ème degré de Mfound’assi 5. Il est prévu ce jour, la levée de corps et la mise bière à l’hôpital général de Yaoundé. L’ancien maire sera inhumé demain samedi 26 septembre au caveau familial dans la stricte intimité, à en croire le programmes des obsèques.
Né le 3 août 1954 à Yaoundé, Gabriel Bihina Effila aura consacré une importante partie de sa vie à la gestion, à l’enseignement, à l’audit, à la finance et au service public.
Son parcours académique témoigne d’une solide expertise dans les domaines de l’économie, de la gestion et de la finance. Il était notamment titulaire d’un DESS en Économie et Gestion Financières Internationales de l’Université Louis Pasteur de Strasbourg, ainsi que d’une Maîtrise en Sciences de la Gestion de l’Université de Lille.
Son expérience professionnelle l’a conduit à évoluer dans le milieu universitaire. Il a notamment enseigné à l’Université Louis Pasteur de Strasbourg, à l’Université de Yaoundé et à l’Institut Siantou.
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Agro-industries : la SABC génère 17,9 % des bénéfices africains de Brasseries et Glacières Internationales

Le Cameroun occupe une place significative dans la géographie africaine des résultats de la Société des Brasseries et Glacières Internationales (BGI). En 2025, SABC et Guinness Cameroun ont dégagé ensemble d’environ 50,6 milliards de FCFA (75,145 millions d’euros) de résultat net, sur un bénéfice cumulé de plus de 248,7 milliards FCFA (379,169 millions d’euros) pour les dix filiales africaines présentées dans les comptes de BGI récemment rendus publics. La contribution camerounaise atteint ainsi 19,8 %.
La Société anonyme des Brasseries du Cameroun, aujourd’hui Boisson du Cameroun concentre l’essentiel de cette performance. Avec un bénéfice net de 77,072 millions d’euros, soit environ 50,6 milliards de FCFA, SABC se classe parmi les principales contributrices de BGI en Afrique. Son chiffre d’affaires atteint 736,664 millions d’euros, près de 483,3 milliards de FCFA, ce qui en fait la première filiale africaine du groupe par le volume d’activité. BGI en détient 84,12 % de part.
La filiale camerounaise a également versé 15,008 millions d’euros de dividendes, soit près de 9,8 milliards de FCFA, à son actionnaire. Sur le continent, seules Brakina, au Burkina Faso, et Sfbt, en Tunisie, affichent un bénéfice supérieur, avec respectivement 96,927 millions d’euros et 88,878 millions d’euros. Solibra, en Côte d’Ivoire, suit avec 69,793 millions d’euros, devant Sobraga, au Gabon, avec 56,887 millions, et Sobebra, au Bénin, avec 38,517 millions d’euros.
GUINNESS CAMEROUN RESTE DÉFICITAIRE
Le second actif camerounais présente une situation différente. Détenue à 100 % par BGI, Guinness Cameroun a réalisé 138,202 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2025, soit environ 90,7 milliards de FCFA. Mais la filiale affiche une perte nette de 1,927 million d’euros, proche de 1,3 milliard de FCFA. Aucun dividende n’a été versé à BGI au titre de l’exercice.
Cette perte réduit la contribution globale du Cameroun. Sans elle, les deux filiales auraient porté à plus de 20 % leur part dans les bénéfices des filiales africaines de BGI. Le contraste est net entre SABC, qui combine une forte activité et une importante rentabilité, et Guinness Cameroun, dont le niveau de chiffre d’affaires ne s’est pas traduit par un bénéfice en 2025.
LES PROFITS AFRICAINS RESTENT CONCENTRÉS
Les chiffres de BGI montrent une forte concentration des résultats sur quelques marchés africains. Brakina, Sfbt et SABC concentrent à elles seules près de 69 % des bénéfices réalisés par les dix filiales africaines recensées par le groupe. Derrière ce trio figurent Solibra, en Côte d’Ivoire, et Sobraga, au Gabon. À l’autre extrémité, Soboa, au Sénégal, accuse une perte de 2,326 millions d’euros, tandis que Guinness Cameroun enregistre un déficit de 1,927 million d’euros. Mocaf, en République centrafricaine, reste bénéficiaire avec 1,131 million d’euros, alors que Bramali, au Mali, dégage un bénéfice de 0,027 million d’euros.
Pour le Cameroun, l’équation est donc simple. Sur les 75,145 millions d’euros de résultat net générés par les deux filiales, SABC apporte 77,072 millions, Guinness Cameroun venant réduire ce montant avec sa perte. Le marché camerounais constitue ainsi l’un des principaux contributeurs au résultat africain de BGI, mais cette contribution repose largement sur une seule entreprise.
UNE PERFORMANCE FISCALE À PART
Cette publication intervient alors que SABC conserve également une position majeure dans les recettes fiscales. Pour la troisième année consécutive, l’entreprise a décroché le premier Prix des plus grands contribuables, avec 48,6 milliards de FCFA de droits et taxes payés en 2025, contre 40,9 milliards en 2024. La progression atteint près de 8 milliards de FCFA. Au même moment, Guinness Cameroon est engagée dans un processus de fusion-absorption avec SABC. Le projet prévoit le transfert de l’ensemble de ses biens, droits, créances et obligations à SABC. Guinness Cameroon doit disparaître juridiquement à l’issue de l’opération.
Selon les données publiées dans le cadre de la fusion, le patrimoine transmis représente environ 329 milliards de FCFA d’actifs et près de 57 milliards de FCFA de passifs. L’actif net apporté à SABC est évalué à 271,762 milliards de FCFA. En contrepartie, SABC prévoit d’émettre 1 811 106 actions nouvelles de 10 000 FCFA chacune. Son capital passerait de 57,363 milliards à 75,475 milliards de FCFA. Le nombre total d’actions atteindrait 7 547 469, contre 5 736 363 avant l’opération. Les titres nouveaux représenteraient environ 24 % du capital après la fusion. L’écart entre l’actif net apporté et la valeur nominale des actions nouvelles, soit environ 253,65 milliards de FCFA, serait inscrit en prime de fusion.
DE DIAGEO À CASTEL
Cette opération s’inscrit dans la réorganisation de Guinness Cameroon après sa cession au groupe Castel. Le 14 juillet 2022, Diageo avait annoncé la vente de sa filiale camerounaise à Castel pour 389 millions de livres sterling, soit près de 300 milliards de FCFA au taux de l’époque. Guinness devait continuer à être produite et commercialisée au Cameroun par Castel sous licence de Diageo. L’opération avait été autorisée le 28 mars 2023 par les autorités communautaires de la concurrence, avec des engagements sur cinq ans portant notamment sur les investissements industriels, la production locale, la distribution et l’emploi.
Castel avait alors annoncé un programme de 200 milliards de FCFA d’investissements sur cinq ans au Cameroun, notamment sur les sites de Yaoundé, Garoua et Bafoussam et pour l’extension de Socaver. Dans les comptes 2025, BGI précise par ailleurs que ses comptes sociaux ne constituent pas des comptes consolidés du groupe. Les sociétés contrôlées sont intégrées au niveau de DF Holding, qui constitue le niveau de consolidation mentionné dans le rapport.
Par Fabrice BELOKO
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Mercato politique : Bello Bouba Maigari débauche Jean Tsomelou, ancien sénateur et ancien secrétaire général du SDF

Le 22 septembre 2026, le président national de l’UNDP a signé une décision portant nomination de 14 nouveaux membres du Comité central, soit 13 hommes et une femme.
Jean Tsomelou, ancien sénateur et ancien secrétaire général du Social Democratic Front (SDF) dirigé par le député Joshua Osih fait désormais partie des militants de l’Union nationale pour la démocratie et le progrès (UNDP) de Bello Boua Maigari, ancien ministre et candidat à l’élection présidentielle d’octobre 2025 où il a officiellement terminé 4ème avec un score de 2,45% des suffrages exprimés.
L’ancien député et président du Groupe parlementaire SDF au Sénat avait d’ailleurs battu campagne pour le candidat Bello Bouba Maigari lors de la dernière présidentielle. Le 22 septembre 2026, le président national de l’UNDP a signé une décision portant nomination de 14 nouveaux membres du Comité central, soit 13 hommes et une femme.
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