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Le Cameroun emprunte plus de 53 milliards FCFA pour l’eau potable, les déchets hospitaliers, la pêche et l’élevage

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Le Cameroun emprunte plus de 53 milliards FCFA pour l’eau potable, les déchets hospitaliers, la pêche et l’élevage
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Plusieurs projets implémentés au Cameroun vont donc bientôt bénéficier des financements supplémentaires. Le président de la République a en effet habilité, le 4 mai dernier, le ministre l’Economie, de la planification et de l’aménagement du territoire à signer avec différents partenaires, des accords de prêt d’un montant de plus de 53 milliards de FCFA pour financer divers projets à travers le territoire national.

Ainsi, le Minepat est habilité, avec faculté de délégation, à signer avec la Belfius Banque Belgique, un accord de prêt sous forme de crédit-acheteur, d’un montant de 13,23 millions d’euros, soit environ 8,678 milliards de FCFA, pour l’achèvement du Projet d’alimentation en eau potable du port de Kribi. Aussi, le Minepat devrait signer avec Unicredit Bank Austria AG, un accord de prêt d’un montant de 10 millions d’Euros, soit environ 6,559 milliards FCFA, avec la garantie d’Oesterreichische Kon trollbank (OeKB), pour le financement du projet de construction d’un Centre de formation aux métiers à Ntui, dans la région du Centre.

Egalement, un accord de prêt, sous forme de crédit acheteur, sera signer avec Unicredit Bank Austria, d’un montant de 6 millions d’euros, soit environ 3,935 milliards FCFA, pour le financement complémentaire du projet de gestion des déchets hospitaliers dangereux au Cameroun. D’autres décrets du président de la République habilitent le Minepat, à signer, avec la Deutsche Bank d’Espagne, une combinaison de prêts sous forme, respectivement, de crédit acheteur d’un montant de 9 497 524,02 euros, soit environ 6,2 milliards de francs CFA, et de crédit commercial d’un montant de 1 204 036,63 euros, soit environ 787,7 millions de francs CFA, pour la réalisation du Projet d’acquisition de deux bateaux de pêche et de réaménagement des installations du débarcadère de Youpwe à Douala, dans la région du Littoral.

Toujours avec la Deutsche Bank d’Espagne, le Minepat est habilité à signer une combinaison de prêts sous forme, respectivement, de crédit acheteur d’un montant de 7 814 399,05 euros, soit environ 5,126 milliards de francs CFA, et de crédit commercial d’un montant de 845 373,91 euros, soit environ 554,565 millions de FCFA, pour la réalisation du Projet de construction, d’équipement et de mise en service de trois fermes porcines à Kouden, Bali et Kaélé.

PLUS DE 10,4 MILLIARDS FCFA POUR CONSTRUIRE UN ABATTOIR INDUSTRIEL À MAROUA

Parmi les décrets signés le 4 mai dernier, il y a aussi celui habilitant le Minepat à signer, avec la Deutsche Bank d’Espagne, une combinaison de prêts sous forme, respectivement, de crédit acheteur d’un montant de 15 398 434,96 euros, soit environ 10,101 milliards de FCFA, et de crédit commercial d’un montant de 569 498,93 euros, soit environ 373,567 millions de FCFA, pour la réalisation du Projet de construction d’un abattoir industriel à Maroua.

Toujours avec la Deutsche Bank d’Espagne, le Minepat va signer une combinaison de prêts sous forme, respectivement, de crédit acheteur d’un montant de 16 087 842,26 euros, soit environ 10,553 milliards FCFA, et de crédit commercial d’un montant de 624 743,23 euros, soit environ 409,805 millions FCFA, pour la réalisation du Projet de construction, d’équipement et de mise en service d’un Centre de production de semence bovine à Ngaoundéré, avec trois centres relais à Lougguéré, Dogba et Jakiri. Des accords de financement ratifiés Des décrets présidentiels signés le 4 mai dernier, certains ratifient des accords de financement.

C’est qu’est ratifié l’accord de financement de vente à tempérament d’un montant de 18,4 millions d’Euros, soit environ 12,05 milliards FCFA, conclu le 09 novembre 2025 entre la République du Cameroun et la Banque islamique de Développement (BID), pour le financement du Projet d’Appui à l’Education de Base au Cameroun (PAEBC).

Tout comme est également ratifié l’accord de prêt Banque islamique de développement (BID)/Fonds de solidarité islamique pour le développement (FSID) d’un montant de 7,4 millions de Dinars islamiques, équivalant approximativement å 9,2 millions d’Euros pour les ressources de la BID, et 9,2 millions d’Euros pour les ressources du FSID, conclu le 09 novembre 2025 entre la République du Cameroun et la BID, pour le financement du Projet d’appui à l’éducation de base au Cameroun (PAEBC).

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Comment le Cameroun tente de convertir son potentiel agricole en levier d’industrialisation

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Comment le Cameroun tente de convertir son potentiel agricole en levier d’industrialisation
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L’intérêt de cet ouvrage tient d’abord à son approche historique. Les auteurs remontent aux politiques agricoles de la période postcoloniale pour montrer comment l’État a progressivement fait de l’agriculture un instrument de développement, de stabilisation sociale et de création de revenus. L’introduction rappelle que le secteur mobilise environ 70 % de la maind’œuvre active et qu’il a longtemps constitué un socle essentiel de l’économie nationale. Les cultures d’exportation — cacao, café, banane, huile de palme, coton — ont notamment participé à l’insertion du Cameroun dans les échanges internationaux.

Cette trajectoire n’est toutefois pas linéaire. À travers quatre chapitres répartis en deux grandes parties, l’ouvrage met en évidence les politiques publiques successives, leurs résultats et leurs limites. Les auteurs évoquent notamment les plans quinquennaux, les investissements publics, les Zones d’Actions Prioritaires Intégrées (ZAPI), le Programme de Développement Rural Participatif Décentralisé (PDRP) ou encore le Programme National de Développement Participatif (PNDP).

Cette rétrospective permet de mesurer la permanence d’un même enjeu : transformer les politiques agricoles en gains durables de productivité et de revenus ruraux. L’un des apports majeurs du livre réside dans l’identification des contraintes qui continuent de peser sur la compétitivité agricole. Les auteurs pointent l’insuffisance du financement, la faiblesse des infrastructures rurales, les difficultés d’accès aux marchés et aux facteurs de production, les problèmes de stockage et de transport, ainsi que les limites de la transformation locale. Ils soulignent également le déficit d’accès aux technologies de l’information et aux services permettant aux producteurs de mieux valoriser leur offre.

Le propos prend une dimension particulièrement économique lorsqu’il relie agriculture, industrialisation et souveraineté alimentaire. La production agricole ne constitue pas seulement une source d’emplois et de revenus : elle peut également réduire les importations, alimenter l’industrie agroalimentaire et élargir la base productive nationale. L’ouvrage rappelle ainsi que le développement agricole doit être pensé en articulation avec la transformation, le financement, les infrastructures et l’accès aux marchés.

La dernière partie ouvre précisément cette réflexion sur l’avenir. Les auteurs préconisent notamment davantage d’investissements, le développement des infrastructures de transformation, l’amélioration des transports et du désenclavement rural, ainsi qu’une implication accrue des collectivités territoriales. Ils insistent également sur la nécessité de sécuriser le foncier et de favoriser une agriculture respectueuse de l’environnement.

À travers cette lecture du Cameroun agricole, le livre pose finalement une question de politique économique : comment convertir le potentiel agricole du pays en croissance productive, en emplois et en réduction durable de la dépendance extérieure ? Son intérêt réside moins dans la célébration du potentiel agricole que dans l’examen des conditions économiques et institutionnelles nécessaires à sa transformation en véritable moteur de développement.

Fabrice BELOKO

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Patrimoine culturel : Le peuple Mvog Manga en quête d’une reconnaissance nationale de leur festival

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Patrimoine culturel : Le peuple Mvog Manga en quête d’une reconnaissance nationale de leur festival
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Les conditions de cette inscription dans le répertoire national ont récemment été présentées par le ministère en charge des Arts et de la culture.

Pierre Ismaël Bidoung Kpwatt, ministre en charge des Arts et de la culture (Minac) a récemment reçu une délégation composée de quelques autorités traditionnelles venant de la communauté Mvog Manga, basée dans les régions du Centre et du Littoral. Ces membres de l’association Anyang Mvog Manga sont allés solliciter auprès du Minac, la reconnaissance nationale de leur festival qui se prépare.

Lors de l’audience, SM Serge Amougou qui était à la tête de la délégation a indiqué que «prendre en compte notre festival, c’est considérer la culture, c’est avoir une vision très poussée de ce que nous voulons faire pour pérenniser la culture ancestrale en pratiquant les rites, us et coutumes des Ekang en général, des Beti et des Mvog Manga en particulier. Nous voulons tenir à ce qu’il n’y ait pas la disparition des pratiques ancestrales. Notre identité culturelle doit être remarquée et remarquable ».

Cette reconnaissance nationale requiert plusieurs préalables. Marie Thierry Edjoa Akoa, directeur du patrimoine culturel au Minac a expliqué qu’il est nécessaire de disposer d’un ancrage historique culturel. La deuxième condition c’est la gouvernance communautaire. Il faut donc avoir une périodicité fixe connue, un comité d’organisation traditionnel légitime reconnu, une chefferie et la participation effective de toute la communauté.

Comme troisième critère, le festival doit être un concentré de patrimoine vivant avec des rites, danses, chants et savoir-faire originel d’art oratoire, la pharmacopée, la lutte traditionnelle, les contes en langue maternelle.

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Gaz domestique : 5 mesures gouvernementales pour rétablir l’approvisionnement

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Gaz domestique : 5 mesures gouvernementales pour rétablir l’approvisionnement
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Dans une lettre circulaire signée le 23 septembre 2026, le ministre de l’Eau et de l’énergie, Gaston Eloundou Essomba fixe désormais des obligations précises aux différents acteurs, avec pour objectif de corriger les dysfonctionnements constatés et améliorer durablement la disponibilité du gaz domestique pour les consommateurs.

Gaston Eloundou Essomba, ministre en charge de l’Eau et de l’énergie (Minee) a publié le 23 septembre 2026, une lettre-circulaire fixant les prescriptions relatives à l’approvisionnement du marché national en gaz et pétrole liquéfié (GPL). Cette note ministérielle fait suite à de nombreux dysfonctionnements qui perturbe les approvisionnements depuis plusieurs semaines.

Pour mettre un terme à ces dysfonctionnements et garantir un approvisionnement régulier du marché national en GPL et assurer la disponibilité du produit dans les points de vente, le membre du gouvernement prescrits 5 mesures.

D’abord, le strict respect par les importateurs du calendrier prévisionnel des livraisons, tel qu’arrêté par le Comité mensuel de suivi du marché du GPL. Ensuite, le membre du gouvernement prescrit le paiement effectif des factures relatives aux importations du GPL dans le strict respect des délais contractuels.

La répartition des cargaisons de GPL par la Société camerounaise des dépôts pétroliers (SCDP), conformément aux parts de marché de chaque marketer et dans le respect des contrats commerciaux qui ont une prééminence sur les partes de marché. Le Minee recommande la priorisation de la réception des importations destinées aux pays voisins et enfin, Gaston Eloundou Essomba recommande l’obligation pour les sociétés agrées à l’exercice de distribution du GPL de disposer au préalable d’un parc d’au moins 10 000 bouteilles avant tout enlèvement dudit produit à destination des points consommateurs.

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