Connect with us

Actualités locales

Coton : la Sodecoton vise un record de 440 000 tonnes en 2026, malgré les menaces climatiques et parasitaires

Published

on

Coton : la Sodecoton vise un record de 440 000 tonnes en 2026, malgré les menaces climatiques et parasitaires
Spread the love

(Investir au Cameroun) – La Société de développement du coton (Sodecoton) anticipe une production de 440 000 tonnes de coton graine au Cameroun au terme de la campagne 2025-2026, qui s’achève théoriquement en mai 2026, selon des données prévisionnelles consultées par Investir au Cameroun. Si ce niveau est atteint, il marquerait une hausse de 100 000 tonnes sur un an et constituerait un record pour la filière cotonnière nationale, qui franchirait pour la première fois le seuil des 400 000 tonnes.

Cette projection s’inscrit dans la trajectoire fixée par la Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30), qui ambitionne de porter la production à 600 000 tonnes d’ici 2029. Mais cette montée en puissance reste suspendue à plusieurs inconnues majeures.

La Sodecoton identifie en effet deux principales menaces : les dérèglements climatiques, qui provoquent des inondations dans les bassins de production sous l’effet de fortes pluies entre août et septembre, et la prolifération des jassides, des insectes ravageurs qui s’attaquent directement aux plants de coton.

Autrement dit, l’atteinte des objectifs annoncés dépendra moins de la mobilisation des 150 000 à 200 000 producteursencadrés par l’entreprise que de la capacité de la filière à contenir ces chocs climatiques et phytosanitaires. La campagne précédente en donne une illustration. Alors qu’une production de 400 000 tonnes était projetée en 2024-2025, la production effective s’est finalement établie à 286 000 tonnes, soit un déficit de 114 000 tonnes par rapport aux prévisions initiales.

11 000 hectares détruits en 2024

Selon M. Nadama, directeur de la production agricole à la Sodecoton, les inondations et les attaques de jassides pèsent de plus en plus lourd sur la filière coton au Cameroun. Lors d’une présentation de la filière faite le 31 mars 2026 à Garoua, ce responsable a détaillé les effets cumulés de ces deux chocs sur la production.

Entre 2023 et 2025, les superficies cultivées sont ainsi passées de 234 000 hectares à 197 000 hectares. En 2024, 11 000 hectares ont été entièrement détruits, tandis que 17 000 hectares ont été partiellement affectés par les attaques de jassides, selon les données officielles.

La dégradation touche aussi les rendements. Le rendement moyen est retombé de 1 600 kilogrammes par hectare à 1 300 kg/ha. D’après la Sodecoton, cette baisse de productivité entraîne une perte de revenus de plus de 10 milliards de FCFA par an pour la filière.

Cette situation fragilise par ailleurs le remboursement des crédits agricoles consentis aux producteurs au début de chaque campagne. Les arriérés de recouvrement atteignent désormais 2 milliards de FCFA, toujours selon l’entreprise. En cause : les pertes subies dans les exploitations, qui empêchent de nombreux producteurs d’honorer leurs engagements. Certains finissent même par abandonner la culture du coton.

Produit d’exportation stratégique, le coton continue pourtant d’occuper une place importante dans l’économie camerounaise. Selon la Sodecoton, il représente 6 % des exportations hors pétrole du pays et 14,1 % du PIB de la branche agriculture d’exportation.

Brice R. Mbodiam

Lire aussi:

06-04-2026 - Semences : la Sodecoton exporte 18 570 tonnes vers cinq pays africains, grâce à la qualité de son matériel végétal

27-03-2026 - À Yaoundé, le coton africain part à la conquête des investisseurs industriels

20-02-2026 - Entretien des pistes rurales : la Sodecoton subit une sous-compensation de 4,5 milliards FCFA pour 9 000 km entretenus

Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Click to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Actualités locales

le gouvernement envisage de reporter le scrutin

Published

on

le gouvernement envisage de reporter le scrutin
Spread the love

Le calendrier électoral camerounais pourrait une nouvelle fois être bouleversé. Selon Africa Intelligence, l’exécutif étudie actuellement le scénario d’un nouveau décalage des élections législatives et municipales, prévues en février 2027.

La revue spécialisée française Africa Intelligence, dans une publication du 17 septembre 2026, affirme que le gouvernement envisage de reporter le scrutin et qu’une contrainte liée au calendrier religieux pourrait être invoquée pour justifier ce changement. Le point avancé concerne le début du Ramadan, attendu le 8 février 2027.

Cette période coïnciderait avec la période envisagée pour la tenue du double scrutin. Pour l’heure, il ne s’agit toutefois pas d’une décision officiellement annoncée : aucune nouvelle date électorale n’a été rendue publique. L’information d’Africa Intelligence fait état d’un scénario actuellement examiné au sein de l’exécutif.

Cette éventualité intervient alors que les mandats concernés ont déjà connu des prorogations. La question du calendrier électoral reste donc ouverte à quelques mois de l’échéance annoncée. Le dossier prend également une dimension budgétaire : selon les informations rapportées par Africa Intelligence et relayées au Cameroun, l’organisation du double scrutin est estimée à près de 100 milliards de FCFA.

Le montant représente le coût annoncé pour l’organisation des élections législatives et municipales. Autre élément relevé dans les informations disponibles : le projet de loi de finances devant être examiné par le Parlement lors de la session de novembre-décembre 2026 ne comporterait, à ce stade, aucune ligne explicitement consacrée à l’organisation du double scrutin, selon certaines sources médiatiques. Cette donnée devra être confrontée aux documents budgétaires officiels lors de leur examen parlementaire.

Le cadre juridique a par ailleurs évolué en 2026. Une modification de l’article 170 du Code électoral a supprimé le plafond de 18 mois auparavant prévu pour la prorogation des mandats des conseillers municipaux. Le nouveau texte prévoit une prorogation « en cas de besoin », sans durée maximale mentionnée dans la disposition citée par les sources consultées. Cette modification intervient alors que le calendrier des prochaines municipales demeure susceptible d’être prolongé.

À ce stade, le seul élément nouveau officiellement vérifiable est donc l’existence d’un scénario de report rapporté par Africa Intelligence. Les élections législatives et municipales restent annoncées pour février 2027 tant qu’aucun acte officiel n’en modifie la date. Si le scénario venait à être confirmé, il s’agirait d’un nouvel ajustement du calendrier électoral, avec en toile de fond une échéance évaluée à près de 100 milliards de FCFA.

CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR camerounactuel.com

Continue Reading

Actualités locales

États-Unis : Donald Trump durcit les sanctions contre la Russie

Published

on

Spread the love

Le président américain Donald Trump a promulgué, vendredi 18 septembre 2026, une nouvelle loi renforçant les sanctions contre la Russie en raison de la guerre […]

Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Actualités locales

une femme condamnée à 10 ans de prison après le meurtre de son mari policier

Published

on

une femme condamnée à 10 ans de prison après le meurtre de son mari policier
Spread the love

Le tribunal de grande instance du Moungo, siégeant à Nkongsamba, a rendu le vendredi 18 septembre 2026 sa décision dans l’affaire opposant le ministère public à Mbezele Mbiti Virginie Laurette, poursuivie à la suite du décès de son époux, le gardien de la paix principal Bengono Mathurin.

La juridiction a condamné la prévenue à 10 ans d’emprisonnement ferme. Cette décision intervient au terme de la procédure judiciaire ouverte après les faits survenus le 9 mars 2026, au cours desquels le policier avait été mortellement blessé au torse par un coup de couteau. Selon les éléments exposés dans le cadre de la procédure, une altercation avait opposé les deux époux le jour des faits.

Au cours de cette dispute, Mbezele Mbiti Virginie Laurette avait utilisé un couteau de cuisine et porté un coup à Bengono Mathurin au niveau du torse. Les blessures occasionnées avaient conduit au décès du gardien de la paix principal. L’affaire avait dès lors été portée devant la juridiction compétente, appelée à examiner les circonstances du drame, les faits reprochés à la prévenue ainsi que leur qualification pénale. Le procès a permis à la juridiction de se prononcer sur la responsabilité pénale de l’accusée et sur la peine applicable.

Le contexte conjugal a également été évoqué dans le dossier. D’après les éléments rapportés, Bengono Mathurin reprochait à son épouse une infidélité présumée, des remontrances qui auraient précédé l’altercation ayant conduit au drame. Ces éléments constituent le contexte dans lequel les faits du 9 mars 2026 se sont produits, sans pour autant modifier le constat judiciaire établi à l’issue de la procédure : la mort du policier à la suite de la blessure occasionnée au cours de cette confrontation.

La décision du TGI du Moungo fixe ainsi à 10 années d’emprisonnement ferme la peine prononcée contre Mbezele Mbiti Virginie Laurette. Le dossier présente également une dimension familiale importante : la condamnée et la victime étaient les parents de deux enfants, âgés respectivement de 17 et 12 ans. Ces derniers se retrouvent désormais privés de leur père, tandis que leur mère est appelée à exécuter la peine prononcée par la juridiction.

Le jugement rendu ce vendredi constitue l’issue judiciaire de première instance de cette affaire, sous réserve des voies de recours éventuellement ouvertes aux parties.

Source : Esbi Media

CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR camerounactuel.com

Continue Reading

Trending

Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infosCliquez ici