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des stagiaires militaires en immersion terrain à Ngaoundéré
La 15ᵉ promotion de l’École Internationale des Forces de Sécurité (EIFORCES) effectue actuellement une mission d’étude dans la région de l’Adamaoua. Conduite par le Général de Brigade André Patrice Bitote, Directeur de l’école, la délégation a effectué, ce jour, plusieurs visites de terrain dans la ville de Ngaoundéré.
Selon Cameroon Tribune, cette descente vise à confronter les enseignements théoriques dispensés au sein de l’établissement aux réalités opérationnelles du terrain. Les stagiaires, originaires du Mali, du Togo et du Cameroun, ont successivement visité la Légion de Gendarmerie de l’Adamaoua, la Délégation régionale des Forêts et de la Faune ainsi que le Secteur des Douanes.
À travers ce stage, l’EIFORCES entend renforcer les capacités des auditeurs en matière de conception, de planification et de conduite des opérations de sécurité au sein d’états-majors nationaux ou multinationaux. Cette immersion pratique permet également aux participants de mieux appréhender les enjeux sécuritaires, administratifs et stratégiques liés à la gestion des territoires et des frontières.
En rappel, l’Ecole Internationale des Forces de Sécurité (EIFORCES) est un organisme camerounais de formation créé par Décret Présidentiel N° 179 2008 du 22 Mai 2008. L’EIFORCES est un Etablissement Public Administratif, doté d’un Conseil d’Administration présidé par le MINDEF et d’une Direction Générale placée sous l’autorité du Général de Brigarde BITOTE André Patrice.
Cette institution vise à dispenser des formations principalement destinées à des personnels de Police et de Gendarmerie appelés à participer aux missions de paix et de sécurité, au sein de la composante “police„, en application des normes de la Force Africaine en Attente (FAA), de l’Union Africaine, conformément aux standards de l’ONU.
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une femme condamnée à 10 ans de prison après le meurtre de son mari policier

Le tribunal de grande instance du Moungo, siégeant à Nkongsamba, a rendu le vendredi 18 septembre 2026 sa décision dans l’affaire opposant le ministère public à Mbezele Mbiti Virginie Laurette, poursuivie à la suite du décès de son époux, le gardien de la paix principal Bengono Mathurin.
La juridiction a condamné la prévenue à 10 ans d’emprisonnement ferme. Cette décision intervient au terme de la procédure judiciaire ouverte après les faits survenus le 9 mars 2026, au cours desquels le policier avait été mortellement blessé au torse par un coup de couteau. Selon les éléments exposés dans le cadre de la procédure, une altercation avait opposé les deux époux le jour des faits.
Au cours de cette dispute, Mbezele Mbiti Virginie Laurette avait utilisé un couteau de cuisine et porté un coup à Bengono Mathurin au niveau du torse. Les blessures occasionnées avaient conduit au décès du gardien de la paix principal. L’affaire avait dès lors été portée devant la juridiction compétente, appelée à examiner les circonstances du drame, les faits reprochés à la prévenue ainsi que leur qualification pénale. Le procès a permis à la juridiction de se prononcer sur la responsabilité pénale de l’accusée et sur la peine applicable.
Le contexte conjugal a également été évoqué dans le dossier. D’après les éléments rapportés, Bengono Mathurin reprochait à son épouse une infidélité présumée, des remontrances qui auraient précédé l’altercation ayant conduit au drame. Ces éléments constituent le contexte dans lequel les faits du 9 mars 2026 se sont produits, sans pour autant modifier le constat judiciaire établi à l’issue de la procédure : la mort du policier à la suite de la blessure occasionnée au cours de cette confrontation.
La décision du TGI du Moungo fixe ainsi à 10 années d’emprisonnement ferme la peine prononcée contre Mbezele Mbiti Virginie Laurette. Le dossier présente également une dimension familiale importante : la condamnée et la victime étaient les parents de deux enfants, âgés respectivement de 17 et 12 ans. Ces derniers se retrouvent désormais privés de leur père, tandis que leur mère est appelée à exécuter la peine prononcée par la juridiction.
Le jugement rendu ce vendredi constitue l’issue judiciaire de première instance de cette affaire, sous réserve des voies de recours éventuellement ouvertes aux parties.
Source : Esbi Media
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