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MRC et l’Union Africaine : Analyse d’Azebaze

Dans une tribune disponible sur sa page Facebook, le journaliste Alex Gustave Azebaze tente d’expliquer l’action menée par le MRC devant l’Union africaine.
Il y a de cela quelques temps, le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) a fait une dénonciation auprès de l’Union africaine. Ladite dénonciation parle d’un changement anticonstitutionnel de gouvernement au Cameroun. Maurice Kamto et son parti ont requis des sanctions à appliquer contre notre pays. Cet acte a été considéré par certains comme une trahison. Une considération que ne partage pas le journaliste Alex Gustave Azebaze. Pour lui, le MRC cherche à amener l’Union africaine à se rassurer du respect par le Cameroun de ses obligations statutaires.
«En rappel, selon les lois nationales du Cameroun dont la Constitution est la première, les textes et résolutions des organisations sous-régionales, régionales et internationales dûment ratifiés par le parlement (article 45 de la Constitution) sont applicables sur l’ensemble de notre territoire national. Et matière de prévention des conflits et la préservation de la paix, l’UA a une compétence expresse sur les activités politiques et institutionnelles de ses états membres. En saisissant ainsi la conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’organisation continentale, le MRC qui insiste sur la prégnance, en tous désaccords politiques ou institutionnels, sur les moyens pacifiques pour les règlements des différends. Le parti d’opposition invite ainsi le partenaire panafricain du Cameroun à s’assurer que les actes des dirigeants de son État – partie respectent scrupuleusement ses obligations statutaires (Acte constitutif de l’UA et Charte africaine pour la Démocratie, les élections et la Gouvernance – CADEG-) et ses engagements régionaux d’assurer la bonne mise en œuvre des dispositions des textes continentaux sur son territoire», peut-on lire dans sa tribune.
Le journaliste Alex Gustave Azebaze qui semble comprendre l’action du MRC auprès de l’Union africaine, indique le risque qui prévaut de se retrouver un jour avec un président à la tête du Cameroun, qui ne sera pas passé par une élection présidentielle.
«Tel est le fondement de l’évocation réitérée des dispositions de la Charte africaine pour la Démocratie et la Gouvernance (CADEG) par les critiques et même contestataires de l’esprit et de la lettre de la révision constitutionnelle récente. Faut-il le rappeler, la révision constitutionnelle adoptée ce début avril 2026 et promulguée par le Président Paul Biya malgré la bronca de l’opposition et une bonne partie des citoyens, institue la possibilité d’avoir un jour prochain à la tête de l’État du Cameroun un Président de la république non issu du suffrage populaire, expression de la souveraineté originaire», peut-on lire dans sa tribune.
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335 millions FCFA du Cameroun bloqués au Qatar

Yaoundé veut récupérer 660 000 dollars US versés dans le cadre d’une opération liée à la maintenance d’un hélicoptère présidentiel. Mais au Qatar, la procédure engagée pour récupérer ces fonds est momentanément stoppée par une exigence judiciaire sur le mandat de l’avocat du Cameroun.
L’affaire oppose désormais l’État camerounais à la procédure de liquidation de Horizon Crescent Wealth LLC (HCW), société établie au Qatar Financial Centre. Au cœur du dossier : 660 000 dollars, soit environ 335 millions de FCFA, dont Yaoundé revendique la restitution.
L’affaire remonte à une transaction conclue en janvier 2018 pour la maintenance et la réparation d’un hélicoptère destiné à la présidence de la République. Les fonds, initialement engagés auprès d’une filiale appelée à achever les prestations, auraient finalement été transférés à la société mère HCW. Quelques semaines plus tard, les comptes de cette dernière ont fait l’objet d’un gel conservatoire dans le cadre d’une enquête réglementaire.
L’argent s’est alors retrouvé immobilisé parmi les avoirs de la société, désormais placée dans une procédure de liquidation. Le Cameroun a saisi la Cour civile et commerciale du Qatar Financial Centre le 21 janvier 2025 pour tenter d’en obtenir la restitution. Mais le 24 février 2025, la juridiction qatarie a exigé une clarification formelle du pouvoir de représentation de l’avocat genevois Jean Orso, mandaté pour agir au nom de l’État camerounais.
Ce n’est donc pas encore le fond du dossier qui est en jeu, mais une pièce essentielle de la bataille judiciaire : le mandat permettant à l’avocat de représenter valablement le Cameroun. La justice qatarie n’a, à ce stade, ni ordonné la restitution des 660 000 dollars ni définitivement rejeté la prétention camerounaise. Yaoundé défend une position particulièrement stratégique : il ne demande pas simplement à figurer parmi les créanciers de HCW, mais soutient que ces 660 000 dollars constituent des fonds lui appartenant directement, qui devraient être retirés de la masse des actifs de la liquidation.
Reste désormais au Cameroun à régulariser la représentation de son conseil et à démontrer, pièces à l’appui, la traçabilité des fonds. En attendant, 335 millions de FCFA revendiqués par l’État camerounais demeurent immobilisés au Qatar, au cœur d’un contentieux international dont l’issue reste incertaine. Tant que ces éléments ne sont pas établis devant la juridiction qatarie, les 335 millions de FCFA restent hors de portée immédiate des caisses publiques.
Au-delà du contentieux commercial, l’affaire pose donc une question de gestion des deniers publics : quelles garanties ont entouré le versement de cette somme en 2018, quel suivi a été effectué après le transfert des fonds et quelles mesures ont été prises pour préserver les intérêts financiers de l’État ? La justice qatarie n’a pas encore tranché la propriété de l’argent. Mais elle impose désormais à Yaoundé de produire les preuves et les habilitations nécessaires pour espérer récupérer ces fonds.
Source : Esbi Media
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