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les USA annoncent des sanctions contre Joseph Kabila, ex président de la RDC

L’Administration Trump a annoncé une série de sanctions contre l’ancien président de la République Démocratique du Congo, Joseph Kabila.
Il est reproché à l’ancien chef d’État de la RDC son soutien aux groupes armés.
« Aujourd’hui, les États-Unis agissent à l’égard des menaces à la stabilité en République démocratique du Congo (RDC) en imposant des sanctions à l’ancien président de la RDC, Joseph Kabila, pour avoir fourni un soutien matériel à des groupes armés qui déstabilisent l’est du pays. Grâce au soutien financier et politique de M. Kabila, ces groupes sont les principaux vecteurs de violence et d’instabilité dans la région. Les États-Unis sont solidaires du peuple congolais et appellent tous les dirigeants de la région à rejeter ceux qui perpétuent la violence et l’instabilité. La mesure prise aujourd’hui envoie un message clair : nous tiendrons pour responsable quiconque entrave les efforts de paix en RDC », indique le communiqué.
Sanctions des États-Unis à l’encontre de l’ancien président de la RDC pour son soutien à des groupes armés
Département d’État des États-Unis
Thomas « Tommy » Pigott, porte-parole du département d’ÉtatAujourd’hui, les États-Unis agissent à l’égard des menaces à la stabilité en République démocratique du Congo (RDC) en imposant des sanctions à l’ancien président de la RDC, Joseph Kabila, pour avoir fourni un soutien matériel à des groupes armés qui déstabilisent l’est du pays. Grâce au soutien financier et politique de M. Kabila, ces groupes sont les principaux vecteurs de violence et d’instabilité dans la région.
Les États-Unis sont solidaires du peuple congolais et appellent tous les dirigeants de la région à rejeter ceux qui perpétuent la violence et l’instabilité. La mesure prise aujourd’hui envoie un message clair : nous tiendrons pour responsable quiconque entrave les efforts de paix en RDC.
L’administration Trump est fermement déterminée à faire en sorte que toutes les parties respectent les engagements historiques qu’elles ont pris au titre des Accords de Washington pour la paix et la prospérité et du Cadre de Doha, et elle emploiera tous les outils à sa disposition pour promouvoir une stabilité pérenne dans la région. Les États-Unis continueront de soutenir les solutions diplomatiques visant à mettre fin aux souffrances des civils dans l’est de la RDC et à créer les conditions d’une paix et d’une prospérité durables dans toute la région.
La mesure d’aujourd’hui est prise en vertu des pouvoirs conférés par le décret présidentiel 13413, tel qu’amendé par le décret 13671, pour l’octroi d’une assistance matérielle, le parrainage ou l’apport d’un soutien financier, matériel ou technologique, ou de biens ou services à l’appui du M23 et de l’AFC. Pour plus d’informations sur la mesure prise aujourd’hui, veuillez consulter le communiqué de presse du département du Trésor
Le 30 avril 2026
Communiqué de presse
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335 millions FCFA du Cameroun bloqués au Qatar

Yaoundé veut récupérer 660 000 dollars US versés dans le cadre d’une opération liée à la maintenance d’un hélicoptère présidentiel. Mais au Qatar, la procédure engagée pour récupérer ces fonds est momentanément stoppée par une exigence judiciaire sur le mandat de l’avocat du Cameroun.
L’affaire oppose désormais l’État camerounais à la procédure de liquidation de Horizon Crescent Wealth LLC (HCW), société établie au Qatar Financial Centre. Au cœur du dossier : 660 000 dollars, soit environ 335 millions de FCFA, dont Yaoundé revendique la restitution.
L’affaire remonte à une transaction conclue en janvier 2018 pour la maintenance et la réparation d’un hélicoptère destiné à la présidence de la République. Les fonds, initialement engagés auprès d’une filiale appelée à achever les prestations, auraient finalement été transférés à la société mère HCW. Quelques semaines plus tard, les comptes de cette dernière ont fait l’objet d’un gel conservatoire dans le cadre d’une enquête réglementaire.
L’argent s’est alors retrouvé immobilisé parmi les avoirs de la société, désormais placée dans une procédure de liquidation. Le Cameroun a saisi la Cour civile et commerciale du Qatar Financial Centre le 21 janvier 2025 pour tenter d’en obtenir la restitution. Mais le 24 février 2025, la juridiction qatarie a exigé une clarification formelle du pouvoir de représentation de l’avocat genevois Jean Orso, mandaté pour agir au nom de l’État camerounais.
Ce n’est donc pas encore le fond du dossier qui est en jeu, mais une pièce essentielle de la bataille judiciaire : le mandat permettant à l’avocat de représenter valablement le Cameroun. La justice qatarie n’a, à ce stade, ni ordonné la restitution des 660 000 dollars ni définitivement rejeté la prétention camerounaise. Yaoundé défend une position particulièrement stratégique : il ne demande pas simplement à figurer parmi les créanciers de HCW, mais soutient que ces 660 000 dollars constituent des fonds lui appartenant directement, qui devraient être retirés de la masse des actifs de la liquidation.
Reste désormais au Cameroun à régulariser la représentation de son conseil et à démontrer, pièces à l’appui, la traçabilité des fonds. En attendant, 335 millions de FCFA revendiqués par l’État camerounais demeurent immobilisés au Qatar, au cœur d’un contentieux international dont l’issue reste incertaine. Tant que ces éléments ne sont pas établis devant la juridiction qatarie, les 335 millions de FCFA restent hors de portée immédiate des caisses publiques.
Au-delà du contentieux commercial, l’affaire pose donc une question de gestion des deniers publics : quelles garanties ont entouré le versement de cette somme en 2018, quel suivi a été effectué après le transfert des fonds et quelles mesures ont été prises pour préserver les intérêts financiers de l’État ? La justice qatarie n’a pas encore tranché la propriété de l’argent. Mais elle impose désormais à Yaoundé de produire les preuves et les habilitations nécessaires pour espérer récupérer ces fonds.
Source : Esbi Media
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