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SFI : Gozem négocie 13,8 milliards FCFA pour accélérer son expansion au Cameroun, au Bénin, au Togo et au Congo

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SFI : Gozem négocie 13,8 milliards FCFA pour accélérer son expansion au Cameroun, au Bénin, au Togo et au Congo
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(Investir au Cameroun) – La Société financière internationale (SFI), institution du Groupe Banque mondiale dédiée au financement du secteur privé, examine un projet de prêt de 21 millions d’euros en faveur de Gozem, soit environ 13,8 milliards FCFA au taux fixe de 655,957 FCFA pour 1 euro. L’opération a été publiée le 27 avril 2026 sur le portail de divulgation des projets de l’IFC/SFI.

Ce financement doit accompagner l’expansion de la start-up entre 2026 et 2028 au Bénin, au Cameroun, au Togo et en République du Congo. Gozem exploite une plateforme numérique qui combine transport à la demande, livraison, financement de véhicules et services de paiement.

Selon la SFI, le montage envisagé comprendrait 8 millions d’euros de financement direct de l’institution, soit environ 5,25 milliards FCFA, 8 millions d’euros sous forme de prêt subordonné mobilisé via des mécanismes concessionnels liés à l’IDA21, la 21e reconstitution des ressources de l’Association internationale de développement, et 5 millions d’euros à rechercher auprès d’autres investisseurs.

« Le produit du prêt servira à financer l’expansion de Gozem sur les marchés cibles entre 2026 et 2028. Ces marchés cibles sont le Bénin, le Cameroun, le Togo et la République du Congo », indique la SFI dans sa note d’information.

Ce projet intervient dans un secteur fragmenté et concurrentiel. Sur la mobilité urbaine, Gozem fait notamment face à Yango, présent au Cameroun avec des services de transport à la demande, ainsi qu’aux taxis et motos-taxis traditionnels, très présents dans les déplacements quotidiens.

Sur les services de livraison, de paiement et de “super-application”, la concurrence s’élargit aux opérateurs télécoms, aux fintechs et aux plateformes numériques comme Orange Max it, OPay, Jumia, M-Pesa, Vodapay ou MTN Ayoba, engagés à des degrés divers dans l’intégration de services mobiles, financiers et commerciaux.

L’enjeu pour Gozem n’est donc pas seulement d’étendre une application de transport, mais de consolider un écosystème capable de fidéliser chauffeurs, commerçants et utilisateurs finaux.

Cette opération s’inscrit dans la continuité d’une relation déjà engagée entre Gozem et la SFI. En 2022, les deux parties avaient annoncé un financement de 10 millions de dollars, soit environ 5,6 milliards FCFA, destiné à faciliter l’accès de 6 000 chauffeurs de moto-taxi à des véhicules au Togo et au Bénin.

Présente au Cameroun depuis 2021, Gozem revendique près d’un million d’utilisateurs en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale. D’après les informations attribuées à la SFI, la plateforme aurait enregistré en 2025 environ un million de trajets par mois dans ses activités de transport et de livraison. Ce chiffre doit toutefois être précisé par pays et par segment d’activité avant publication.

Brice R. Mbodiam

Lire aussi:

07-01-2022 - Lionel Mobi (Gozem) : « notre objectif est de révolutionner et moderniser le transport urbain en Afrique »

15-11-2021 - La start-up Gozem débarque au Cameroun avec une offre combinant le transport, les services financiers et le e-commerce

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le CERAC remet 16 000 tables-bancs aux écoles

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le CERAC remet 16 000 tables-bancs aux écoles
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Le Cercle des amis du Cameroun (CERAC) a remis samedi 16 000 tables-bancs aux écoles primaires publiques du département du Mayo-Louti, dans la région du Nord, ainsi que des intrants agricoles, du matériel de production et divers appuis au Centre de promotion de la femme et de la famille de Guider.

La cérémonie s’est tenue dans la cour de l’école publique de Sanguéré, en présence notamment du gouverneur de la région du Nord, Jean Abate Edi’i, du ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Gabriel Mbaïrobé, et du préfet du Mayo-Louti, Tam Likeng Richard Marcel.

La délégation du CERAC était conduite par le Dr Grace Dion Ngute, représentante personnelle de la Première Dame Chantal Biya, présidente fondatrice de l’organisation.

Au-delà des tables-bancs destinés aux établissements scolaires, l’appui comprenait notamment des intrants agricoles et du matériel de production. Des aides multiformes ont également été accordées au Centre de promotion de la femme et de la famille de Guider.

La cérémonie a été ponctuée de danses, de prestations culturelles et de sketchs présentés par les bénéficiaires. Plusieurs intervenants ont salué une initiative qui, selon eux, répond à des besoins particulièrement importants dans le département.

Les bénéficiaires ont exprimé leur gratitude à la Première Dame pour ces différents appuis, présentés comme un soutien aux communautés locales, notamment dans les domaines de l’éducation, de l’agriculture et de l’autonomisation des femmes.

La rencontre s’est déroulée en présence des autorités administratives, traditionnelles et religieuses ainsi que de plusieurs élites du Mayo-Louti.

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Affaire lynchage supposé de Samuel Eto’o au MRC : Mamadou Mota annonce une plainte contre Salomon Beas

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Mamadou Mota, ancien vice-président du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) a annoncé une plainte contre Salomon Beas, ancien militant du parti. Sur sa […]

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335 millions FCFA du Cameroun bloqués au Qatar

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335 millions FCFA du Cameroun bloqués au Qatar
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Yaoundé veut récupérer 660 000 dollars US versés dans le cadre d’une opération liée à la maintenance d’un hélicoptère présidentiel. Mais au Qatar, la procédure engagée pour récupérer ces fonds est momentanément stoppée par une exigence judiciaire sur le mandat de l’avocat du Cameroun.

L’affaire oppose désormais l’État camerounais à la procédure de liquidation de Horizon Crescent Wealth LLC (HCW), société établie au Qatar Financial Centre. Au cœur du dossier : 660 000 dollars, soit environ 335 millions de FCFA, dont Yaoundé revendique la restitution.

L’affaire remonte à une transaction conclue en janvier 2018 pour la maintenance et la réparation d’un hélicoptère destiné à la présidence de la République. Les fonds, initialement engagés auprès d’une filiale appelée à achever les prestations, auraient finalement été transférés à la société mère HCW. Quelques semaines plus tard, les comptes de cette dernière ont fait l’objet d’un gel conservatoire dans le cadre d’une enquête réglementaire.

L’argent s’est alors retrouvé immobilisé parmi les avoirs de la société, désormais placée dans une procédure de liquidation. Le Cameroun a saisi la Cour civile et commerciale du Qatar Financial Centre le 21 janvier 2025 pour tenter d’en obtenir la restitution. Mais le 24 février 2025, la juridiction qatarie a exigé une clarification formelle du pouvoir de représentation de l’avocat genevois Jean Orso, mandaté pour agir au nom de l’État camerounais.

Ce n’est donc pas encore le fond du dossier qui est en jeu, mais une pièce essentielle de la bataille judiciaire : le mandat permettant à l’avocat de représenter valablement le Cameroun. La justice qatarie n’a, à ce stade, ni ordonné la restitution des 660 000 dollars ni définitivement rejeté la prétention camerounaise. Yaoundé défend une position particulièrement stratégique : il ne demande pas simplement à figurer parmi les créanciers de HCW, mais soutient que ces 660 000 dollars constituent des fonds lui appartenant directement, qui devraient être retirés de la masse des actifs de la liquidation.

Reste désormais au Cameroun à régulariser la représentation de son conseil et à démontrer, pièces à l’appui, la traçabilité des fonds. En attendant, 335 millions de FCFA revendiqués par l’État camerounais demeurent immobilisés au Qatar, au cœur d’un contentieux international dont l’issue reste incertaine. Tant que ces éléments ne sont pas établis devant la juridiction qatarie, les 335 millions de FCFA restent hors de portée immédiate des caisses publiques.

Au-delà du contentieux commercial, l’affaire pose donc une question de gestion des deniers publics : quelles garanties ont entouré le versement de cette somme en 2018, quel suivi a été effectué après le transfert des fonds et quelles mesures ont été prises pour préserver les intérêts financiers de l’État ? La justice qatarie n’a pas encore tranché la propriété de l’argent. Mais elle impose désormais à Yaoundé de produire les preuves et les habilitations nécessaires pour espérer récupérer ces fonds.

Source : Esbi Media

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