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Yaoundé Cœur de ville : l’AFD débloque une 2e tranche 12 milliards de FCFA pour poursuivre les travaux

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Yaoundé Cœur de ville : l’AFD débloque une 2e tranche 12 milliards de FCFA pour poursuivre les travaux
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(Investir au Cameroun) – L’Agence française de développement (AFD) a débloqué une deuxième tranche de financement de 12 milliards de FCFA en faveur du projet Yaoundé Cœur de ville, porté par la Communauté urbaine de Yaoundé (CUY). L’annonce a été faite le 28 avril 2026 par le maire de la ville, Luc Messi Atangana, à l’occasion d’une visite de chantiers de ce programme destiné à améliorer la mobilité urbaine dans la capitale camerounaise.

« Le rythme des travaux est satisfaisant, si bien qu’il a permis au projet d’obtenir du partenaire financier, l’AFD, le décaissement de sa 2è tranche… Ce qui a servi au paiement des décomptes des entreprises mobilisées », a déclaré l’édile.

Avec ce nouveau décaissement, le montant total déjà mis à disposition par l’AFD dans le cadre du projet atteint désormais 21,1 milliards de FCFA, selon la CUY.

Lancé le 11 juin 2025 sur le site de Mvan, le projet commence à produire des effets visibles sur plusieurs points névralgiques de la ville, selon les autorités municipales.

« Si pour certains esprits, l’annonce de ces travaux était qualifiée de simple promesse de campagne électorale […], rendus au mois d’avril 2026, soit 10 mois après, l’évolution effective des travaux parle d’elle-même », a soutenu Luc Messi Atangana.

À Mvan, les travaux portent notamment sur l’agrandissement du carrefour, tandis qu’une nouvelle gare routière est en cours d’aménagement à proximité. Au niveau du carrefour Elig-Effa, un tunnel en béton permet déjà de mieux percevoir la configuration du futur carrefour dénivelé avec giratoire prévu sur le site. Plus au nord, à Messa, l’ancienne gare routière a été détruite en prélude à la construction d’une nouvelle infrastructure.

Des taux d’exécution supérieurs au rythme contractuel

La mairie de Yaoundé affirme que les travaux dits « structurants » affichent à ce stade un taux de réalisation de 32,2%, pour une consommation des délais de 30%, dix mois après leur lancement.

Les opérations qualifiées de « travaux à impact rapide », qui concernent notamment les terminaux à minibus de la Trésorerie générale et de l’Immeuble Jaco, ainsi que l’aménagement des carrefours Awae Escalier et Sous-Manguiers, seraient encore plus avancées. Selon la CUY, leur niveau d’exécution atteint 70%, neuf mois après leur démarrage.

La progression du chantier a, selon la CUY, été facilitée par le paiement d’indemnisations aux personnes affectées par le projet, permettant une libération plus rapide des emprises.

D’après les chiffres communiqués par la mairie, des accords de compensation de plus de 1,2 milliard de FCFA ont déjà été signés, pour un montant effectivement versé de 944,5 millions de FCFA.

Malgré cela, certaines occupations persistent sur des espaces déjà concernés par les compensations. Le maire de la ville a indiqué que la phase de sensibilisation allait se poursuivre, tout en brandissant la menace d’un durcissement.

« Nous allons poursuivre la sensibilisation. Mais après cette période de tolérance, nous allons devoir utiliser la manière forte », a prévenu Luc Messi Atangana.

Un projet de 48,5 milliards de FCFA cofinancé par l’AFD et l’État

Le projet Yaoundé Cœur de ville représente un investissement global de 48,5 milliards de FCFA. Il est financé à hauteur de 43 milliards de FCFA par l’AFD et de 5,5 milliards de FCFA par l’État du Cameroun.

Le programme prévoit notamment la reconfiguration des carrefours Mvan et Elig-Effa, régulièrement congestionnés, la démolition puis la reconstruction des gares routières de Mvan et de Messa, le réaménagement des carrefours Awae Escalier et Sous-Manguiers, la reconstruction de deux terminus pour minibus et taxis, ainsi que l’aménagement de sentiers de randonnée pédestre sur le Mont Messa.

Les travaux ont été confiés à Razel Bec Cameroun pour une durée de 30 mois. Au-delà des ouvrages de mobilité, le projet comprend également un volet social. Une enveloppe d’environ un milliard de FCFA est annoncée pour les indemnisations, le recasement des commerçants et l’appui à la restauration des moyens de subsistance des personnes impactées, à travers le financement d’activités commerciales.

Dans sa communication, la CUY met en avant une exécution jugée satisfaisante et un chantier engagé sur plusieurs fronts. Reste à savoir si ce rythme pourra être maintenu jusqu’à la livraison des infrastructures annoncées, dans un contexte où la libération complète des emprises demeure un enjeu central.

BRM

Lire aussi:

18-09-2025 - Yaoundé Cœur de ville : les fonds sécurisés, le maire rassure sur la réalisation des travaux au-delà de la Présidentielle

23-01-2026 - L’AFD mobilise 115,1 milliards de FCFA pour cinq projets structurants au Cameroun

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le CERAC remet 16 000 tables-bancs aux écoles

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le CERAC remet 16 000 tables-bancs aux écoles
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Le Cercle des amis du Cameroun (CERAC) a remis samedi 16 000 tables-bancs aux écoles primaires publiques du département du Mayo-Louti, dans la région du Nord, ainsi que des intrants agricoles, du matériel de production et divers appuis au Centre de promotion de la femme et de la famille de Guider.

La cérémonie s’est tenue dans la cour de l’école publique de Sanguéré, en présence notamment du gouverneur de la région du Nord, Jean Abate Edi’i, du ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Gabriel Mbaïrobé, et du préfet du Mayo-Louti, Tam Likeng Richard Marcel.

La délégation du CERAC était conduite par le Dr Grace Dion Ngute, représentante personnelle de la Première Dame Chantal Biya, présidente fondatrice de l’organisation.

Au-delà des tables-bancs destinés aux établissements scolaires, l’appui comprenait notamment des intrants agricoles et du matériel de production. Des aides multiformes ont également été accordées au Centre de promotion de la femme et de la famille de Guider.

La cérémonie a été ponctuée de danses, de prestations culturelles et de sketchs présentés par les bénéficiaires. Plusieurs intervenants ont salué une initiative qui, selon eux, répond à des besoins particulièrement importants dans le département.

Les bénéficiaires ont exprimé leur gratitude à la Première Dame pour ces différents appuis, présentés comme un soutien aux communautés locales, notamment dans les domaines de l’éducation, de l’agriculture et de l’autonomisation des femmes.

La rencontre s’est déroulée en présence des autorités administratives, traditionnelles et religieuses ainsi que de plusieurs élites du Mayo-Louti.

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Affaire lynchage supposé de Samuel Eto’o au MRC : Mamadou Mota annonce une plainte contre Salomon Beas

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Mamadou Mota, ancien vice-président du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) a annoncé une plainte contre Salomon Beas, ancien militant du parti. Sur sa […]

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335 millions FCFA du Cameroun bloqués au Qatar

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335 millions FCFA du Cameroun bloqués au Qatar
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Yaoundé veut récupérer 660 000 dollars US versés dans le cadre d’une opération liée à la maintenance d’un hélicoptère présidentiel. Mais au Qatar, la procédure engagée pour récupérer ces fonds est momentanément stoppée par une exigence judiciaire sur le mandat de l’avocat du Cameroun.

L’affaire oppose désormais l’État camerounais à la procédure de liquidation de Horizon Crescent Wealth LLC (HCW), société établie au Qatar Financial Centre. Au cœur du dossier : 660 000 dollars, soit environ 335 millions de FCFA, dont Yaoundé revendique la restitution.

L’affaire remonte à une transaction conclue en janvier 2018 pour la maintenance et la réparation d’un hélicoptère destiné à la présidence de la République. Les fonds, initialement engagés auprès d’une filiale appelée à achever les prestations, auraient finalement été transférés à la société mère HCW. Quelques semaines plus tard, les comptes de cette dernière ont fait l’objet d’un gel conservatoire dans le cadre d’une enquête réglementaire.

L’argent s’est alors retrouvé immobilisé parmi les avoirs de la société, désormais placée dans une procédure de liquidation. Le Cameroun a saisi la Cour civile et commerciale du Qatar Financial Centre le 21 janvier 2025 pour tenter d’en obtenir la restitution. Mais le 24 février 2025, la juridiction qatarie a exigé une clarification formelle du pouvoir de représentation de l’avocat genevois Jean Orso, mandaté pour agir au nom de l’État camerounais.

Ce n’est donc pas encore le fond du dossier qui est en jeu, mais une pièce essentielle de la bataille judiciaire : le mandat permettant à l’avocat de représenter valablement le Cameroun. La justice qatarie n’a, à ce stade, ni ordonné la restitution des 660 000 dollars ni définitivement rejeté la prétention camerounaise. Yaoundé défend une position particulièrement stratégique : il ne demande pas simplement à figurer parmi les créanciers de HCW, mais soutient que ces 660 000 dollars constituent des fonds lui appartenant directement, qui devraient être retirés de la masse des actifs de la liquidation.

Reste désormais au Cameroun à régulariser la représentation de son conseil et à démontrer, pièces à l’appui, la traçabilité des fonds. En attendant, 335 millions de FCFA revendiqués par l’État camerounais demeurent immobilisés au Qatar, au cœur d’un contentieux international dont l’issue reste incertaine. Tant que ces éléments ne sont pas établis devant la juridiction qatarie, les 335 millions de FCFA restent hors de portée immédiate des caisses publiques.

Au-delà du contentieux commercial, l’affaire pose donc une question de gestion des deniers publics : quelles garanties ont entouré le versement de cette somme en 2018, quel suivi a été effectué après le transfert des fonds et quelles mesures ont été prises pour préserver les intérêts financiers de l’État ? La justice qatarie n’a pas encore tranché la propriété de l’argent. Mais elle impose désormais à Yaoundé de produire les preuves et les habilitations nécessaires pour espérer récupérer ces fonds.

Source : Esbi Media

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